‹ Dictionnaire étymologique de la langue franc̜aiseChapitre 134 sur 169 · V. pu (75. voir · texte numérisé non relu

V. pu (75. voir

Puisque, 0. pois.

Puits, 1»^' i classique pûteum. Dérivés ; puisard, puisa* tier, puiser, ù'où épuiser qui a produit lui-même épuisem^nt et inépuisable.

Pulluler, V. poale, Pulmenalrs, pnlmoniqQe,

u. poumon.

Pulpe^ du latin pulpa, partie charnue d*un corps animal, puis d'un fruit.

Pulsation, u. poal5. tion, pulvériser, piUyéra-

Pulvërlsateur, pulvérisa- lent, v. poudre.

Punais, punaise, v.posmr.

Punch, mot anglais qui vient de i*Inde où il signifie cinq (le punch contenant en principe cinq ingrédients). Cf. Pendjab, pays des cinq rivières, et le grec pente au mot cinq.

Punir, punissable, punition, v. peiiM.

Pupille, nom masculin, latin papiUarrif diminutif àe piipiirriy enfant. Les mots poQpëe, ponpard, poapon, d'où Tadjectif dé rivé poupin, paraissent bien se rattacher à popam, malgré la difficulté phonétique. La prunelle de l'œil s'appelle aussi pupille (1. pupilla), parce qu'elle forme miroir et quon croit y voir une petite forme humaine.

Pupitre, du latin pulpitam, proprt estrade.

Pur, d'où pureté, impur, . impureté, purisme, puriste, puritain (emprunté de l'anglais pizn/an), est le latin parum, peut-être apparenté au greo pur, feu, voy. feu. Composés : épurer, d'où épure, proprt mise au net d'un plan, et épuration; apurer (un compte), d'où apurement; dépuratif; purifier, purification, v. faire ^. Sur purum, le latin avait fait purgare, rendre pur, devenu purger, d'où purge, purgation, purgatif, purgatoire, expurger.

Purée, dérivé d'un vieux verbe purer, presser des légumes, qu'on rattache à pur.

Purger, purifier, v. pur.

Pythie] DU français. 535

Pupîn, dérivé du latin pas, génitif piim, v. pourrir.

Puriste, puritain^ v: pur. Purulence, purulent, pus,

Purpurin, vl pourpre, v, pourrir.

Pusillanime, d'où pusillanimité, proprt qui a r&me très petite, latin pasiMum, très petit, et animum, voy. âme, ,

Pustule, V, pourrir. Putatif, v. conter.

Pute (dont putain est Tancien cas régime), est le latin *putta, jeune fille., comparez la signification péjorative actuelle du mot fille,

PutQjl», putrâlactloii, pa- Puy, v, piedf

tréfier, putride, v. pourrir, ^

PYgm^e» du grec pugmaion,

PYJama^ niot hindou.

Pylône est tiré d'un dérivé du grec pol^, porte, et signifie proprt « portail »; propylée signifie « qui est devant la porte », ^t pylore (un des orifices de l'estomac) : « portier », le pylore ne s'ouvre que lorsque les aliments ont été digérés dans l'estomac.

Pyramide, d'où pyramidal, çrec puramida.

Pyrèthre, greo purethron,

pyrite, pyrogravèr, pyrotechnie, v,feu.

Pythie, prêtresse de Delphes, pythoé^. sorte de «erpent boa (^inai nommé du nom du serpent monstrueux tué par Apollon), et pythonisse, prophétesse, se rattachent è Pathé, nom grec de la région de Delphes.

Qnadr-. Ponr le» mots commençant ainsi, Toy. quatre. Quai, mot celtique.

Quai-. Pour les mots commençant ainsi, voy. quel.

Quand est le latin qaando, et quant le latin quantum^ ces deux mots se rattachent au pronom relatif gai et signifient proi)reraent, l'un « auquel moment, au moment où », l'autre a de quelle grandeur ». Quantum a été emprunté tel quel : fixer le quantum, c'est fixer la grandeur, c'est-à-dire le montant, d'une redevance. Les dérivés de quantum expriment aussi le nombre et même le rang : quantité, 1. qaantitaUm, d où quantitatif; quantième, proprt de quel rang est le jour du mois i-ième est le suffixe « ordinal » qu'on a dans deuxième, troisième, etc.) ; encan (qui équivaut h en qaant\ vente où l'on demande « pour combien? ». La locution prépositive quant à est arrivée à marquer un simple rapport : en ce qui se rapporte à.

Quarantaine, quarants. Quart et mots commençant

quarantième, v. quatre ». par quart-, v. quatre K

Quartz, mot allemand.

Quasi, mot latin dont la première syUabe se rattache au pronom relatif qui; il équivaut à « comme si » (comme équivaut lui-même à «^ de quelle ou de laquelle façon», u. mode»), d où le sens de « presque » : un quasi-délit est presque un délit, — « comme si » c'était un délit. Dans la forme populaire quasiment, -ment fait pléonasme, cf. mémoireK

Quaterne, quatorze, v, le suivant.

Quatre, d'où quatrième, quatrain, est le mot latin qaat-

tuor (cf. goth. fidwor, ail. vier, angl. /our), employé à peu

Quatre] dictionnaibe étymologique 537

près tel quel conïme terme musical, il est facilement reconnaissable dans quatorze, qui est le latin quattuordecim (proprt quatre et dix, cf. quinze au mot cinq)^ dérivé : quatorzième. Oiï a la forme grecque tetra- dans Tadjectif tétragone, à quatre angles (v. décagone et ci-dessous, § 6, quadrangulaire)y aussi dans trapèze, v. pied ^.

1. Au mot latin qnater, quatre fois, se rattache Tadj. pluriel quaternosy par quatre, qui nous a donné qaaterne, terme de jeu, et quaternaire, disposé par quatre ou venant le quatrième. En formation populaire, quaternum a donné le vieux français caern, proprt assemblage de feuilles par quatre, et son diminutif caernet, qui sont devenus le premier cahier et le second carnet. Cf. caserne au mot ease.

2. L'adjectif ordinal corresponde^nt à quatre est en latin quartum, que nous employons à l'ablatif dans la locution toute latine in-quarto, désignant le format où la feuille est pliée en quatre, et aussi dans l'adverbe quarto. Quart, qui est quartum, ne s'emploie plus que substantivement, sauf dans quelques locutions : fièvre quartey se moquer du tiers, comme du quart {du troisièmle comme du quatrième, de tout le monde). Dérivés et composés : une quarte, terme ^e jeu, de musique et d'escrime; un quartaut, quart de muid; écarter, d'où écart (sur écarter et écart, termes de jeu, Yoy. charte), écarteur, écartement. Écarter, c'est proprement repousser dans un quart d'espace, dans un coin, d'où éloigner, séparer; *écartiller, devenu écarquiller, d'où écarquillement, proprt mettre en quarts, en quatre, k force d'ouvrir, ouvrir démesurément les yeux. Quartum a aussi produit le mot quartier, désignant une partie M'un tout, qui peut, par extension de sens, n'en pas êt^e le quart : un quartier de ville, un quartier de rocher, un quartier d'orange ; un quartier-maître est proprt un maître de quartier, un fourrier, aujourd'hui un « caporal » de marine. Ne pas faire de quartier, c'est ne mettre à part (n'écarter pour lui sauver la vie) aucun prisonnier. Dérivés, et composés de quartier : quarteron; quartenier, pour quarterier; écarteler, pour écarterer, proprt mettre en quartiers, d'où écartellement.

3. Un certain nombre de dérivés de gaa</aor commençaient en latin par quadr- eX ont donné en français des formes empruntées commençant par quadr- ou cadr-, et des formes populaires commençant par quar-, car- ou carr-. Il y avait tout d'abord le nom de nombre exprimant quatre dizaines.

5St DICTIOimAHIS ÉTTM0L06IQDB [Que

qaadraginta^ devenu quarante^ d'où qnartutièmOt qnaranlaine, dérivé savant : quadragénaire. L'adjectif ordinal correspondant était en latin quadragesimam, ^ant^is qoadragésime (quarantième jour avant Pèques), dont le dbublet populaire est le mot carême, période de quarante-six jeun qui précède Pâques, dérivé : qnadragésimal*

4. Le latin quadram, carré ou quadruple, et ses diminutifs ^ nous ont donné : cadre, forme italienne, d'où encadrer, encadreur, encadrement; carreau, d'où carreler, carrelage, carreleur; quadrille (forme espagnole), ensemble de quatre personnes ou de quatre groupes, et aLUsai petit carré» d'où le sens du verbe quadriller, dérivé quadrillage ; caril* Ion, d'où carillonner, carillonneur, proprt réunion de quatre objets, ou, d'aprèa une autrô interprétation, objet oarré, les premières cloches ayant été carrées. Se rattachent encore directement à quadrum les doublets équerre (préf, ex-)t instrument pour tracer des carrés, et escadre (d'or, italienne), proprt corps de bataille carré, d'où escadron» escadrille ; le mot escouade vient de la forme espagnole du même mot, et square, jardin carré, en est la forme anglaiser

5. Sur quadrum, le latin avait fait le verbe quadrare, d'où quadrature et les substantifs participiaux cadran pour cadrant (le cadran solaire avait la forme carrée) et carré; autres dérivés : carrure, développement carré du do8, car* rière de pierres (d'où carrier), équarrir, couper en carré ou couper en quartiers, à la seconde acception se rattochent la mot équarrisseur et l'un des sens d'équarrissage. L'infinitif quadrare est lui-même représenté par les doublets cadrer, proprt coïncider par les quatre côtés, s'adapter exactement, et se carrer, développer toute sa carrure ; composé contrecarrer, qui paraît .avoir été d'abord un terme du jeu de bouillotte. Cf. encore bécarre.

6. En composition avec p/ic- (v. plier ^), quadrum a produit quadruple, lat. quadruplum^ d'où quadrupler. Autres composés : quadrangulaire, qui a quatre angles, quadrilatère (d'où quadrilatéral), figure à quatre côtés, voy. lez et décagone-, quadriennal, qui dure quatre ans; quadrige, V. Joindre 2; quadrupède. Garrefeui' est *quadrifureum, Heu « fourchu )) en quatre directions.

Quatrillion, v. billion, Qxn, u. qaU

Quatuor, v. quatre.

Questeur] TiV français. 539

Quel est le latin qaaleniy qui se rattache au pronom quL l)ans son emploi interrogatif ordinaire, et dans la locutioti lequel; quel est devenu synonyme de qui. Sa valeur propre se montre encore dans les phrases telles que « Quel homme est-ce », dans « tel quel », w quel que» et dans l'emploi exclamatif;eile s'est conservée aussi dans le substantif qualité, qualitatem, d'où l'adjectif qualitatif, et dans qualifier, qualifi- . cation, qualificatif (t;./aire^),d'oùinqualifiable, disqualifier.

•^ Le dérivé latin qualeincumque a fourni quelconque, proprt quel qu'il soit ; cf. quiconque^ èU mot qui. Le composé français quelque (d'où quelqu'un) équivaut aussi à « quel qu'il soit », mais il est arrivé h exprimer non plus la qualité (sauf dans ^quelque que, où il a remplacé abusivement quel)y mais une quantité ou un nombre indéfinis.

Quémandep, d'où quémaudéUr, origine inconnue.

Ouenelle, probablement de l'allemand knôdel.

Quenotte, dent, origine germanique.

Ouenoullie, d'où queuouillée, est le latin populaire *coluôulay diminutif du latin coiwm, même sens.

Querelle, d'où querôUer, quôrélleur, est le latin querella^ qui se rattache au verbe queri, se plaindre.

QuéHi*, latin classique qusererê, supin quœÉitum. Dérives : quête (proprt recherche), qui est le participe passé quœsita et qui a produit quêter, d'où quêtdur ; question, quasstionem, rècherchs par interrogation, et supplice qui accompagnait ' Tinter rogatoire dans l'ancien régime, questionnaire, questionner, d'où questionneur; questeur, quœstorem, d'où questure, magistrature qui à l'origine comportait certaines recherches.

;— Les composés latins sont en -quifêrèy -qulsiturriy mais dans les formes françaises on trouve un mélange de radicaux avec é eu ^ et de radicaux avec i : acquérir, d'où acquéreur, acquid, acquêt, et acquisition; conquérir, proprt chercher ensemble, rassembler, englober dans ses possessions, d'où Conquérant, conquête, reconquérir; exquis, proprt recherché, choisi ; enquérir, d'où enquête, enquêteur, et les formes savantes inquisition, inquisiteur, inquisitorial ; perquisition, recherche à travers, d^où perquisitionner; requérir, propft rechercher, d'où réclamer, dérivés : requérant, requête, réquisition, réquisitoire.

~ Ûuestenr, question, quête, v. le précédent.

540 DICTIONNAIRE ÉTYMOLOGIQUE [Qnia

f • Queue, latin classique eaada^ dont nous employons ia forme italienoe coda comme terme musical. DériTés popu laires : couard (qui porte la queue basse), d'où cooaniise, qneuter, terme du jeu de biUard. Dérivés savants : caudal, caadataire, porte-queue. Au figuré, quene de morne, qneni de pie, servant à désigner plaisamment Thabit de cérémome.

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