‹ Dictionnaire étymologique de la langue franc̜aiseChapitre 68 sur 169 · V. main · texte numérisé non relu

V. main

Émanep (d'où émanation), latin emanare^ composé de manarôy couler.

Émargement, émarger, v. Embarbouiller, v. harhouilr

marge. 1er,

Emballage, emballement. Embarcadère, embarca-

emballer, emballeur, v. halle. tion, v. barque.

Embardée, d'origine inconnue. Il est bon de noter que le mot a été d'abord un terme de marine/ désignant un écart brusque du navire.

Embargo, v. barre. Embellie, embellir, embel-

Embarquement , embar- lissement, v. bon.

quer, v. barque. Emberlificoter, emberlu-

Embarras, embarrasser, ooquer (s')> origine inconnue.

embarrer, v. barre. * Emblaver, v. blé.

Embaucher, embaucheur. Emblée, v. voler ^.

V, débaucher. Emblématique, emblème,

Embauchement , embau- v, parole^.

mer, v. baume. - Embobiner, v. bobine.

CLÉDAT. — DICT. iTYM. FR&MÇ.

224 DICTIONNAIRE ETYMOLOGIQUE [Emmailloter

Smboire, v. boire. Embrasement, embraser,

Emboîtage, emboîtement, v. braise.

emboîter, V. boite. Embrassade^ embrasse,

Embolie, v, parole '. embrassement, embrasser,».

Embonpoint, v. poindre. bras.

Emboquer, v, bouche. Embrasure/ origine incon-

Embosser, v. bosse, nue.

Embouche, emboucher, Exhbrayer, origine dou-

embouchure, u. bouche, teuse.

Embourber, v. bourbe. Embrigader, v, brigade.

Embout, embouter, v. boa- Embrocher, v. broche.

ter 2. Embrouiller, v. brouiller.

Embranchement, embran- Embrumer, embrun, v,

cher, V. branche. -brame.

Embryon^ d'où embryonnaire, vient du grec emhraon, dont le sens propre est : qui croit à Tintérieur.

Embûche, embasoade, em- Ênéchë, v. mèche.

b«s(ïuer, v. bûche,

Émeraude se rattache par une forme Mine au grec smaragdorij d'origine sémitique.

Émergep, latin émergerez coinposé de mergere, supin mersum, qui signifie plonger. Composés avec d'autres préfixes : immerger» d'où immersion; submerger, d'où submersible, insubmersible.

Émepi, du grec smurida, par le latin et l'itaiien.

ÉmeriUon, d'où émeril- Émeute, émeutier, v, mon-

lonné, origine inconnue. voir^.

Émôrite, v. mérite. Ëmiettement, ômietter, v.

Émerveiller, v. mirer. mie.

Ëmètique, v. vomir, Émigrant, émigration,éini-

Émettre, v. mettre^. gré, émigrer, v. migration.

Émincé, v. mince.

Éminence, éminent, éminentissime se rattachent au verbe latin eminere, composé de minersy qui signifie s'élever et qui est apparenté à mont. Surcomposés : prééminent prééminence, proéminent, proéminence, les deux premiers s'employant au figuré et les deux autres au propre. Composé avec un autre préfixe . imminere^ d'où imminent, imminence l'idée première est ceiie de pencher Sur, menacer.

Émir, V. amiral Emmagasinage, emmaffa-

Émissaire, émission, v, siner, v. magasin, mettre^* Emmailloter, v, maille i.

Empire] dutranÇais. 225

Bmxuanoher, emmancha- Emmener, v. mener,,

re, v.main^. Emmieller, v. miel.

Emmêler, v. mêler. Emmitoufler, v. mitaine.

Emménager, ô. manoir *. Emmurer, v. mur.

Émoi, substantif verbal d'émayer, émoyer^^ vieux verbe d'origine germanique qui signifie proprt priver de force, comme effrayer signifie priver de tranquillité. La racine se trouve dans l'allemand môgen, apparenté au grec mêkhanêy V. machine.

Émollient, v. mon. Empaler, v. piea.

Éfiiolument, v. moudre K Empan, v. épanouir.

Émonder, v. monde. Empanaché, v. empenné.

Émotion, v. mouvoir*. Empaqueter, v, paquet,

Émoucher, ômouchet, o. Emparer, v, pair 3.

mouche. EmpAtement, empftter, v.

Émoulu, V, moudre^, pâte.

Émousser, v. mousêe, Empaumer, v. palme.

Émoustiller, origine incon- Empêchement, empêcher,

nûe. empêcheur, v. pied s.

Émouvoir, v. mouvoir ^. Empeigne, origine incon-

Emi^aillage, empailler, em- nae.

pailleur, v. paille.

Empenné se rattache au latin penna ou pinna, plume, aile (v. pétition^). Dérivé : pennon, sorte de drapeau, d'où le diminutif panoncaaU) écusson de notaire. Panache (pennache au XVH® siècle), dérivé d'origine italienne, d'oii empanaché, panaché ^yarié de couleurs comme le sont souvent les panaches), panachure. Dépenaillé équivaut à déplumé.

Empereur, v, empire. Empêtrer, v. paître ^,

Empeser^ v, poix. ^ Emphase, emphatique, v.

Empester, v. peste, fantaisie *.

Emphysème^ proprt gonflement. Ce mot, d'origine grecque, est l'équivalent du mot d'origine latine insafjlalion,

Emphytéose, v. physique. Empiétement, empiéter, v.

Empiècement, v, pièce. pied ^ .

Empierrement, empierrer, Empiffrer, v. piper. ». pierre. Empilement, empiler, v,

pile 1 .

Empire (latin imperium) et empereur (latin imperatorem) sont entrés ensemble en français. Dérivés savants d'imperium, empruntés moins anciennement : impérial (d'où impé-

2|26 DICTIONNAIRE ÉTYMOLOGIQUE [En

rialisme, impérialiste) et impérieux. Imperatorem est le nom d'agent formé sur le verbe imperare, commander, auquel se rattachent aussi les mots savants impératrice et impératif.

Z«mpirer, v. par ^. sonner, empoisonneur, v. poi-

Empirique, empirisme, v. son.

expérience. Empoissonner, v. poisson.

Emplacement, v. place. Emportement, emporter,

Emplâtre, emplfttrer, o. v, port.

plastique. Empoter, v. pot.

Emplette, v. plier ^. Empourprer, v. pourpre.

Emplir, V. plein. Empreindre, empreinte.

Emploi, employer, v. plier * . empressé , empressement,

Emplumé, t>. plume. empresser (s*), v. près.

Empoober, v, poche. Emprisonnement, . empri-

Empoigner, v. poing. sonner, v. prendre.

Empois, V. poix. Emprunt, emprunter, em-

Empoisonnement, empoi- prunteor, v. muer,

Empyrée, v./eu.

Émule» d'où émulation, latin aemulum.

Émulsion, liquide laiteux, se rattache au latin emulgere, composé de mulgerey traire, supin malsum. Voy. mousse.

En. Il faut distinguer trois en :

i° En- qui est le in- négatif du latin (voy. a-, préfixe gœc, et ne, et cf. germanique un-) dans les mots tels que ennemi {v. ami)j enfant (v. affable ').

2<> En adverbe et en- ou em- préfixe» qui est le latin inde = de cet endroit, puia de cette chose, de cette personne ; c'est le préfixe des verbes emporter (porter de là), enfuir (fuir de là), etc. ; rien, pour la forme, ne le distingue de en 3^, sauf dans l'adverbe composé souvent (souv-ent) où souv- est le préfixe latin sub- ; le sens propre de souvent est « en remontant de là )), d'où u en reprenant, en recommençant ».

3^ En préposition et en- ou em- préfixe, qui est le latin in, préposition-préfixe marquant situation et pénétration, au propre et au figuré. A noter que cette préposition peut avoir le sens de sur : casque en tête, portrait en pied.

— Deux de ces particules, en i^' et en 5°, figurent dans les mots savants sous la forme latine. Bien que n'ayant entre elles aucun rapport d'origine ni de sens, elles sont identiquement im- devant 6, m, p, in- ailleurs (ou simplement i suivi de r ou l double) ; par exemple impoli, c'est « non poli », et importé : « porté dans ».

A. Le in qui a produit notre en 3^^ et qui correspond au

Enj DU FRANÇAIS. 227

grec en (et eU pour er\jè\ doit nous arrêter plus longuement. Notons d'abord que le grec eis a produit l'adverbe eu6 ou 6sd, d'où ésotériqae, enseigné à l'intérieur, secrètement; cf. exotérique à é- *. Le latin in a formé l'adverbe intus « à l'intérieur », d'où provient notre vieil adverbe e/w, ans, qui, en s 'adjoignant le préfixe de, a donné daBS, et, en redoublant le préfixe, dedans. Céans vient de ça ens et signifie : par ici dedans. Dans^ devenu préposition, est substitué par l'usage courant à en, qui s'est d'ailleurs conservé dans un grand nombre de locutions. Intas a formé intestinam, d'où intestin, adjectif et substantif, dérivé : intestinal; le dérivé grec enteron a formé, de son côté, entérite et dysenterie, dont la signification étymologique est la même : u maladie de l'intestin », le préfixe dys- exprimant la même idée péjorative que le suffixe -ite; ajoutez lienterie (leion^ lisse), écoulement intestinal, et mésentère, v. mi. Ces mots sont à rapprocher d'entraiUes qui se rattache à un autre dérivé de în, intra ; in^ra est également dans l'adjectif intrinsèque (qui exprime* proprt un mouvement vers l'intérieur, comme extrinsèque le piouvement inverse, v, ^-'), et peut-être aussi (cf. trans) dans le verbe entrer, qui est le latin inirare., composé rentrer, substantifs participiaux entrée et rentrée.

B. Le même préfixe in- prend quelquefois la forme introou, plus rarement, indu- (industrie) ou indi- {indigène, V. génital *), cf. le préfixe endo- d'origine grecque (endocarde, endosmose). In a engendré aussi la préposition-préfixe inter-, qui est un comparatif (comme intra et intro) devenu simplement une forme adverbiale, et qui signifie « en dedans », d'où : parmi, pendant, et de l'un à l'autre. Inter^ d'où vient notre préposition-préfixe entre (v. ce mot), a produit d'autre part : 1^ l'adverbe intérim, qui signifie « dans l'intervalle )> et dont nous avons fait un substantif, dérivé : intérimaire ; 2» l'adjectif internum, français interne, d'où internat, interner et internement; 3^ l'adjectif au comparatif interiorem, français intérieur; le superlatif correspondant est iniimnm,, le plus en dedans, tout à fait en dedans, français intime, d'o". : intimité et le verbe juridique intimer, aller au fond, au Yk^ai, dans un procès, assigner en appel, puis, par figure, signifier un ordre. Comparez les formes extérieur et extrême à l'article é- ^, inférieur et infime à l'article enfer, supérieur et suprême à l'article sur^^ postérieur et posthume. h puii.

DICTIONNAIRE ÉTYMOLOGIQUE [Énerg:ie

, Énamouré, v. aimer.

Encabl^re, v. câble.

Enoadrexnent, encadrer, onoadreur, v, quatre^.

£ncais8e, encaiseemeiit , encaisser, encaisseur, o.

châsse.

Encan, v. quant.

Encanailler, v, chien.

Enoaquer, v. caque.

Encarter, v. charte.

Encastrer, v. chaton 2.

Encaustique, v. brûler.

Encavage, encaver, enoa- . veur, V. cave^,

Encelndre, enceinte, v.

ceindre.

Encens, encenser, encen-

seur, encensoir, v. candeur.

Encéphale, v.cap ^.

Encercler, v. cercle.

Enchaînement, enchaîner, V. chaîne.

Enchantement, enchanter, enchanteur, v. chant 1.

Enchftsser, v. châsse.

-Enchère, enchérir, enohérisseur, v. cher.

Enchevêtrer, v. capable^.

Enchiiren6, v. chanfrein.

Enclave, enclaver, v. clou^.

Enclin, V. cligner i .

Enclitique, v. cligner 3.

Enclore, enclos, v. clou '.

Bnolouer, v. clou.

Enclumey latin populaire Hncudinem^ formé sur incudem.

Enooche, encocher, v. e<h chef.

Encognure, v, coin.

Encolure, v. col.

Enoombre,encombrement, endombrer, v, comble.

Encontre, v. contre.

Encorbellement, v. corbeau.

Encore, v. heure.

Encorné, v. cor.

Encouragement, encourager, V. cœur.

Encourir, v. courir.

Encrassement,, enorasser, V. gras.

Encrage, enore, enorar»

enerier, v. brûler.

Encroûtttr, v. croûte,

Encuver, v. coupe 2.

Encyclique, encyclopédie, V. cycle.

Endémique, v. peuple.

Endetter, v. avoir ^.

Endèver, origine inconnue.

Endiablé, v. parole 3.

Endiguer, v. digue.

Endive, bas latin endivia^ déformation du grec entabon.

Endocarde, v. cœur.

Endoctriner, v. docte.

Endolori, v. douleur.

Endommager, v. dam, Endormeur, endormir, v.

dormir.

Endosmose, formé avec le greb âsmoriy poussée; sur le préflxe endo-j voy. en, B,

Endosser, endosseur, 9. dos. durcir, endurcissement, en- Endroit, V. régir 8. durer, v. dur.

Enduire, enduit, v. duire 3. Énergie, énergumène, v. Endurance, endurant, en- chirurgie.

fiDs:ueuter] tv français. 220

Énervant, énervement, ment, enfanter, enfantUénerver; v. nerf, ^ lage, enlantin, v. affable^.

Enfanoe, enfant, enfante- Enfarlner, v. farine.

Enfer est le latin infernum, d'où infernal. /n/ernum dérive d^inferum qui est un comparatif dont le positif manque en latin, et qui signifie proprt <( plus en bas ». Superlatif infimumy d'où infime, tout à fait en bas. Sur inferum a été fait inferioreruy doublement comparatif, qui a le même sens, français iniérieor, d'où infériorité. Comparez, à Tarticle é- *f extérieur et extrêmey et, à l'article en B, intérieur et intime.

Enfermer, v. ferme. Enfilade, enfiler, v.fll^.

Enferrer, v. fer. Enfin, v. fin.

Enfiévrer, v, fièvre. Enflammer, v. flagrant,

Enflep (d'où désenfler, enflure, renfler renflement) est le latin inflarcy composé àeflare, souffler. Flatuosité se rattache au supin flatum. Autres composés : gonfler (pour confier) ^ qui nous vient de l'italien, d'où gonfle, gonflement, dégonfler, dégonflement; souffler, qui est le latin sufflare (préf. sub-), d'où souffle, soufflet, souffleter, essouffler, essoufflement; boursoufler (dont la syllabe initiale est inexpliquée, dérivé : boursouflure), et le composé savant insuffler.

Enfoncement, enfoncer. Engeance, origine incon-

enfonoeur, v. fond. nue.

Enfouir, enfouissement, v. Engelure, v. gel.

fossé. Engendrer, V. ^^ni ton.

Enfourcher, enloavtfhure. Engin, v. génital 3.

Page 1