‹ Dictionnaire féodal ou recherches et anecdotesChapitre 40 sur 76 · CES · texte numérisé non relu

CES

velle, où toutes les viandes sont échauffées. On aurait pu en conseiller l'abstinence par des moyens moins rigoureux ; mais on en a fait un devoir de religion ; et, en arrachant les dents k ceux qui ne l'observaient pas , on a cru venger l'Éternel offensé.

Ce qu'il y a de plus admirable dans tout ceci , c'est qu'en payant on peut manger de la viande en carême, et qu'on est damné si on fait gras, sans avoiracheté une dispense de jeûne (i).

CÉLIBAT. — ( Voyez Mariage ).

CENS. — Rente que les serfs payaient à leur seigneur. — Quand Charlemagne affranchit ceux des Saxons qui avaient embrassé le christianisme, il les exempta de payer le cens. C'était une même cbose d'être serf et de payer le çens, d'être libre et de ne le payer pas (2).

(1) La censure littéraire pourrait bien être regardée comme quelque chose de féodal. A la fin du dernier siècle , un libraire français avait fait passer en Allemagne plusieurs exemplaires de la Cuisinière Bourgeoise ; les censeurs prohibèrent ce livre comme irréligieux, parce qu'ils virent, à la table des matières : Recette pour apprêter les carpes au gras. — On dit que ce trait appartient à la ville de Munich.

(2) Montesquieu. Esprit des lois. Liv. 3o, ch. i5.

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