‹ Dictionnaire général de biographie et d'histoireChapitre 13 sur 864 · K AT · texte numérisé non relu

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KAZ

kasicaskia, v. des Etats-Unis (Illinois), sur la rive dr. de la Kaskaskia et près de son confl. avec le Mississipi, à 127 kil. S.-O. de Vandalia.

KASMARKT. V. Kæsmarkt.

KASSA, nom hongrois de Kaschau.

KASSAN, v. de Sénégambie, dans l’Etat d’Yani, sur la Gambie, à 50 kil. N. -O. de Pisania. Résidence du prince.

KASSAY, contrée de l’Inde. V. Cassa*.

KASSAYS. V. Karoüss-Arals.

KASSEL, v. de la Hesse. V. Cassel.

KASSIM-BAZAR. V. Cossim-bazar.

KASSIMOV, autrefois Gorodetz, v. de la Russie d’Europe, gvt et à 135 kil. E.-N.-E. de Riazan, sur la rive g. de l’Oka: 9,000 hab. Fabr. de cordages, vitriol, poterie; tanneries; comm. de fourrures. Jadis résidence de chefs tartares, dont le 1er, Kassim, donna son nom à la ville.

KASSOU, Etat de l’Afrique occidentale (Sénégambie), entre le Jafnou au N. et le Fouladou au S.; ch.-l., Kouniahari; 150,000 hab. La France y a le poste de Médine.

KASSOVO. V. Cassovie.

KASTAMOUNI. V. Costamboul.

KASTRI, brg de Grèce (nome d’Argolide et Corinthie, éparchie de Trézène), petit port sur le détroit d’Hermione, vis-à-vis l’île d’Hydra, à 70 kil. S.-S.-O. d’Alhènes. Aux environs, ruines de l’anc. Hermione.

kastri, brg du royaume de Grèce (Phocide), à 12 kil. E. de Salona. Ruines de l’anc. Delphes.

KASYNAH, v. de Nigritie. V. Kaschna.

KASZEBEN. V. Cassoubes.

KATABA (Royaume de). V. Yani.

> KATAGOUM, v. de la Nigritie centrale, dans l’Etat d’Haoussa, près de la rive g. du Yéou, à 200 kil. E.-N.-E. de Kano; 8,000 hab. Une des principales forteresses des Fellatahs. Comm. de grains, bétail, esclaves.

KATCH ou KOTCH (Golfe de), anc. Canlhi sinus ou Baraces, en anglais Culch, golfe formé par la mer d’Oman sur la côte O. de l’Hindoustan, près des bouches du Sind, entre le Katch-Bhoudj au N., et le Guzerate au S. ; 380 kil. de l’O. à l’E., 65 de largeur à l’entrée et 9 à l’extrémité. Il communique avec îa lagune marécageuse du Rinn.

katch-bahar, anc. principauté de l’Hindoustan, dans l’anc. Bengale, est auj. comprise dans la présidence anglaise de Calcutta, et a pour ch.-l. Bahar; conq. eu 1765.

katch-bhoudj , principauté médiate de l’Hindoustan anglais, au N.- O., ch.-l. Bhoudj; 280 kil. sur 150; entre le Goudjérate au S.-E., l’Adjemir au N.-E., et le Sindhy au N., comprend deux parties : celle du N., occupée par le marais du Rinn, que traverse le Louny; celle du S., formant une île entre le Gony (bras du Sind) au N., le Rinn au N.-E., le golfe de Katch au S., et la mer d’Oman au S.-O. Sol bas et marécageux. Chaleurs excessives, fréquents tremblements de terre. Elève de bœufs, ânes, chevaux, chameaux. Comm. de coton, sel, tabac.

katcii-gandaya, prov. de Béloutchistan , au N.-E., ch.-l. Gandava; entre l’Afghanistan au N. et à l’E., le Sindhy auS., les prov. de Djalaouan et de Saravan à l’O.; 225 kil. sur 200. Sol plat, bien arrosé et très-fertile. Trèsforte chaleur en été. Récolte de grains, coton, indigo.

KATCHAR ou HA1ROUMBO, région de l’Inde transgangétique, entre l’Assam au N., dont le sépare le Brahmapoutra, le Djintiah à TO., le Cassay au S. et à l’E. ; 250 kil. du N. au S., sur 180 de l’E. à l’O.; 17,000 kil. carr.; 500,000 hab. Ch.-l., Khospour. Sol montueux, boisé, bien arrosé, et fertile en riz, canne à sucre, coton. Comm. de fer, cuivre, bois de charpente, cire, soie, sel. — Occupé par les Birmans en 1818, le Katchar fait partie, depuis 1853, de la présidence anglaise de Calcutta.

KATMANDOU, v. de l’Hindoustan. V. Catmandou.

KATRINE (Lac), lac d’Ecosse (Perth), formé par la Teath; 13 kil. sur 3. Il est célèbre par le poëme de W.- Scott intitulé la Dame-du-Lac.

KATTAK, KETEK ou CUTTAK, v. de l’Hindoustan anglais, dans l’auc. Orissa, présid. et à 370 kil. S.-O. de Calcutta, sur le Mahanaddy ou Kattak, par 20» 30’ lat. N. et 83° 41’ long. E.; 40,000 hab. — Le district de Kattak a 18,400 kil. car., et 2,000,000 d’hab. Sol marécageux sur la côte du golfe de Bengale, sec au centre, montagneux dans l’O. Récolte de riz, blé, maïs, canne à sucre, légumes, épices. Exploitations de fer et de sel.

kattak, riv. de l’Hindoustan. V. mahanaddy.

KATTYAVAR, district de l’Hindoustan, au centre de la presqu’île de Guzzerat , ainsi nommé de la tribu des Kattys qui l’habite. Environ 1,5(0,000 hab.

KATLNGA, v. de la Nigritie centrale, capit. du roy. d’Yarriba, par 9° 9' lat. N. et 3° 46' long. E.

KATYF (LL-), v. forte d’Arabie (Lahsa) , à 80 kil.

N. -O. de Lahsa, à 520 S. -S.-E. de Bassora, port sur le golfe Persique; 6,000 hab. Pêche de perles,

KATZ, poète hollandais. V. Catz.

KATZBACH, riv. des Etats prussiens (Silésie), affl. de l’Oder; cours de 60 kil. Sur ses bords Bliicher battit les Français, entre Goldberg et Liegnitz, le 26 août 1813.

KATZENELLENBOGEN , anc. comté d’Allemagne, entre l’Odenwald, la Wettéravie et le Rhin, entra dans la maison de Hesse au xive siècle, et passa aux ducs de Nassau en 1815.

KAUFBEUREN, v. murée de Bavière (Haut-Danube), sur la Wertach, à 61 kil. S.-S.-O. d’Augsbourg; 4,900 hab. Gymnase. Fabr. de flanelle , cotonnades , toiles , papier.

KAUFFMANN (Marie- Anne- Angélique-Catherine) , femme célèbre dans la peinture, née à Coire (Grisons), en 1741, m. en 1807, eut pour premier maître son père, peintre médiocre , et se distingua dès l’âge de 20 ans dans le portrait, où elle devait se faire une réputation européenne. Comme elle était habile musicienne, on voulut lui faire préférer cet art à la peinture ; mais, après quelque hésitation, elle resta dans la lre voie, et ne cultiva plus la musique que comme délassement. Elle voyagea pour se perfectionner dans la peinture, visita Parme, Florence, Rome, Naples, se fixa à Londres en 1766, y épousa d’abord un aventurier qui la trompa en prenant le nom de comte de Horu, et, après sa mort, se maria, eu 1784, avec Antoine Zacchi, peintro vénitien. Retournant alors à Rome, où l’accueillirent les plus brillants hommages, elle y mourut. Parmi ses plus belles compositions, on cite : Léonard de Vinci expirant dans les bras de François Ier ; le Retour d'Ârminius vainqueur de Varus ; Nymphe surprise , se couvrant à la hâte d'un voile blanc ; la Pompe funèbre de Pallas, etc. Les tableaux d’Angélique Kauffmann ont, avec les écrits de Mengs, affranchi la peinture des principes de l’école exclusive de Carlo Maratti; ils sont d’un faire élégant et facile, mais pèchent souvent par le dessin.

KAUFUNGEN, brg du roy. de Prusse (prov. de Hesse), sur la Losse ; 2,000 hab. Anc abbaye impériale, fondée par Ste-Cunegonde en 1008 et supprimée en 1527. Exploit, de houille. Poteries et meubles.

KAUNITZ ou KANITZ , v. des États autrichiens (Moravie) , à 26 kil. S.-S.-O. de Briinn , sur l’Iglawa ; 2,600 hab. Anc. château fort. Comm. de fruits, grains et vins.

kaunitz ( Wenceslas- Antoine , prince de), comte de Rietberg, célèbre homme d’Etat autrichien , né en 1711 à Vienne, m. en 1794, fut nommé par l’empereur Charles VI conseiller aulique. L’impératrice Marie-Thérèse lui donna différentes missions diplomatiques à Rome , à Turin et aux Pays-Bas. De 1745 à 1746 , il administra provisoirement les Pays-Bas. En 1748 , il signa le traité d’Aix-la-Chapelle, et fut nommé , en 1750 , ambassadeur auprès de la cour de France. Par son habileté, il sut gagner la faveur de la marquise de Pompadour, et conclut un traité d’alliance entre la France et l’Autriche , 1752 , traité qui ne fut connu qu’en 1756 , mais qui garantit à l’Autriche le secours de la France contre le roi de Prusse. En 1753 , il retourna à Vienne , et fut nommé chancelier d’Etat. Dès lors il dirigea toutes les affaires jusqu’à la mort de Marie-Thérèse , quoiqu’il n’eût pas soutenu sa réputation de diplomate dans l’affaire de la succession de Bavière. Joseph II , et surtout Léopold II , s’affranchirent peu à peu de l’influence de Kaunitz ; enfin, à l’avénement de François II, ce ministre donna sa démission , et rentra dans la vie privée. E. S.

KAURZIM, autrefois Kurim et Zlkslto, v. des Etats autrichiens (Bohême), anc. ch.-l. de cercle, à 40 kil. E.-S.-E. de Prague; 2,500 hab. — Le cercle de Kaurzim, au centre de la Bohême, entre ceux de Bunzlau et de Bidczow au N., de Czaslau à l’E , de Tabor et de Beraun au S., de Rakonitz à l’O., avait 2,876 kil. carr., 90 kil. sur 65, et 194,000 hab. Sol boisé, arrosé par l’Elbe et la Moldau; il est auj. réparti entre ceux de Prague et de Czaslau.

KAVALA ou LA CAVALE, anc. N en polis , v. de la Turquie d’Europe (Salonique), port sur le golfe du même nom, à 128 kil. N.-E. de Salonique; 4,000 hab. Comm. de tabac. Patrie de Méhémet-Ali.

KAVARNA, petite v. de la Turquie d’Europe ( Silis— trie), sur la mer Noire, à 45 kil. N. de Varna; 3,000 hab. Excellent mouillage.

KAVÊRY, fl. de l’IIindoustan. V. Cave'ry.

KAY AG A. V. G al a.m.

KAYSERSBERG. V. Kaisersberg.

RAZAN, v. forte delà Russie d’Europe, à l’E. , ch.-l. du gvt de son nom , sur la Kazanka et à 10 kil. de son embouch. dans le Volga, à 900 kil. E. de Moscou, 1,656 S.-E. de Sl-Pétersbourg; par 55° 47’ 30” lat. N. et 46° 46’ 10” long. E.; 63,100 hab. Archevêché; tribunaux. Univer-

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sité fondée en 1803 , avec bibliothèque , observatoire , jardin botanique, cabinet de médailles; académie ecclésiastique , deux gymnases pour l’enseignement des langues , école militaire de cadets , école de navigation ; imprimerie turque. Arsenal, poudrerie militaire. Import, tanneries, savonneries, fonderies de suif, fabr. de chandelles, bougies, etc. Chantiers de construction. Grand commerce par la mer Caspienne; entrepôt du commerce de la Boukharie et de la Sibérie avec la Russie d’Europe. — Fondée en 1257 par Sayn, fils de Batou-khan, prise et détruite en 1397 par Yasili Dmitriévitch, rebâtie peu après par les Tartares, efie fut la capitale d’un khanat dépendant de l’empire du Kaptchak ; elle fut définitivement soumise par les Russes sous Ivan IV, en 1552. Pugatchef la pilla en 1774.

kazan (Gouvernement de), division administrative de la Russie d’Europe, entre ceux de Yiatka au N., de Nijni- Novogoi’od à l’O., de Simbirsk au S., et d’Orenbourg à l’E.; 60,264 kil. carr. ; 1,543,344 lmb., en majorité de races tartare et turque. Ch.-l., Kazan. Sol plat, arrosé par la Kama et le Volga, couvert en grande partie de forêts. Mines de fer, cuivre ; albâtre. Récolte de grains, chanvre, houblon, légumes, fruits. Fabr. de tapis en écorce de tilleul. Elève de bétail et de chevaux.

KAZBEIC ou MQUINWARI , une des plus hautes montagnes du Caucase, dans la région caucasienne de l’Empire russe, sur la limite des gouvernements de Stavropol et Tiflis, à 115 kil. N. -O. de Tiftis; 4,755 mèt.

KAZBJN , anc. Arsacia? v. de Perse ( lrak-Adjémi ) , près du Chah-Roud, à 145 kil. O. -N. -O. de Téhéran; par 36° 15’ lat. N. et 47° 17’ long. E. ; 40,000 hab. Jadis renommée pour la fabrication des lames de sabre. Manuf. d’étoffes et de couvertures pour les chevaux. Entrepôt de commerce. Aux environs, vins renommés. Bien que Kazbin soit exposée en été à d’étouffantes chaleurs et à une poussière suffocante, les Persans la nomment Djemal- Abacl (ville de perfection).

KAZEROUN, v. de Perse (Farsistan ) , à 100 kil. S. -O. de Schiraz ; 4,000 hab. Presque ruinée par les tremblements de terre et les guerres civiles. Près de là et au N. -O. sont les ruines de Schapour.

KAZIMIERZ , v. de Pologne , sur la rive dr. de la Vistule, à 41 kil. O.-N.-O. de Lublin; 6,700 hab. — brg des Etats prussiens (Posen) , à 24 kil. N.- O. de Posen; 700 hab. Patkul y fut exécuté, en 1707, par ordre du roi de Suède Charles XII.

KAZWINI ( Zacharia-ben-Mohammed ), naturaliste arabe de Cazwyn (Cazbin) en Perse, ra. en 1283. Son livre le plus célèbre est intitulé : Merveilles de la nature et singularités des choses créées. C’est de là qu’ont été tirées les Recherches sur l'origine et la signification des notns des constellations, publiées en allemand parldelér, Berlin, 1809 , et la Description des trois règnes de la nature, placée par Ohézy à la suite de la Chrestomathie de S. de Sacy.

KCF1ATRYAS , CHATRIAS ou XATHRYAS , ou les guerriers, 2e caste de l’Inde. Ils descendent de Kchatrya, 2e fils de Brahma. On les distingue à leur ceinture, formée de fils de mourvi, et à leur cordon, qui est de laine, tandis que celui des Brahmanes est de coton. Autrefois ils avaient seuls le droit de régner et de rendre la justice.

KÉABÉ (la). V. Caba.

KEADY , paroisse et vge d’Irlande , comté et à 11 kil. S.-S.-O. d’Armagh; 1,571 hab. Mine de plomb. Fabr. importante de toiles, nombreuses blanchisseries.

KEAN (Edmond), célèbre acteur anglais, né à Londres en 1787, d’un pauvre tailleur, et m. en 1833, s’enrôla de bonne heure dans une troupe de comédiens ambulants , puis s’essaya dans la tragédie , où il réussit. Engagé en 1814 au théâtre de Drury-Lane à Londres, il y joua avec un succès prodigieux la comédie et la tragédie, et fut, jusqu’à sa mort, en possession de la faveur du public. Il gagna dans sa profession des sommes énormes , qu’il dissipa avec la prodigalité la plus insensée. Il a laissé la réputation méritée d’un véritable acteur de génie.

KEATE (George) , écrivain anglais , né vers 1729 , m. en 1797, visita presque tous les pays de l’Europe, puis entra au barreau, et se livra enfin à la littérature. Il était lié avec Voltaire. Ses principaux ouvrages sont : Rome ancienne et moderne , poëme , 1760 ; Tableau abrégé de i histoire ancienne , du gouvernement et des lois de la république de Genève, 1 vol. in-8°, 1761; Ferney, épitre envers adressée à Voltaire , 1769 ; les Alpes, son chef-d'œuvre comme poëme, 1763; Esquisses d'après nature dans un voyage à Margate , 1779, 2 vol. in-12 , imitation du Voyage sentimental de Sterne; une traduction de la Sémiramis de Voltaire; Relation des iles Pelciv, 1788, traduit en français, 1 vol. in-4°, ou 2 vol. in-8°.

KEBIR, c.-à-d. grand en arabe , entre dans la compo sition de beaucoup de noms géographiques.

KÉCHAN ou ROUSKOINÀN , v. forte de la Turquie d’Europe (Audrinople), à 47 kil. N. de Gallipooli; 5,000 hab.

KÈCHO. V. Kescho.

KECSKEMET , KESKEMET ou KETSKEMET , v. des Etats autrichiens (Hongrie) , comitat et à 120 kil. S.-E. de Pesth, dans une vaste lande qui s’étend entre le Danube et la Theiss; 40,000 hab. , dont 12,000 protestants. Gymnase de Piaristes, gymnase calviniste. Tanneries, savonneries; comm. de bétail, chevaux, laine, suif, tabac.

KÉDAH , v. de la presqu’île de Malacca, sur la côte O., cap. d’un royaume de même nom , à l’embouch. du Ivédah dans le détroit de Malacca ; par 6° 7’ lat. N. et 98° long. E. ; 6,000 hab. — Le royaume de Kédah , entre 5» 30’-8° 35’ lat. N. , 96° 15’-98° 47’ long. E. , a 400 kil. sur 80. Son nom signifie enclos pour prendre des éléphants ; ces animaux y vivent en effet très-nombreux dans les bois.

KEDJÉ , v. du Béloutchistan , capit. de la prov. de Mekran , sur le Doust , à 430 kil. S. -O. de Kélat. Grand commerce avec le Kandahar, Kolat et les ports de l’Inde.

IvEENE (Benjamin) , ambassadeur d’Angleterre à Madrid de 1729 à 1742, et de 1749 à 1757. Sa Correspondance , modèle de sens, de finesse et de jugement, a beaucoup servi à M. Coxe dans son Histoire de l’Espagne sous la maison de Bourbon.

keene , v. des États-Unis (New-Hampsliire), ch.-l. de comté, à 90 kil. N. de Sandy-Hill; 3,000 hab. Mines de fer.

KEF (EL-) , v. de l’État de Tunis. V. El-Kef.

KÉFA , v. de la Russie d’Europe. V. Caffa.

KEFT , v. de la Haute-Egypte. V. Coptos.

KEHL , v. du gr. -duché de Bade (üffenbourg) , sur la Kinzig et la rive dr. du Rhin, à 15 kil. N.-u. d’Offenbourg, en face de Strasbourg , avec laquelle elle communique par le fameux pont de Kehl; 1,500 hab. Chemin de fer pour Mauheim, Carlsruhe, Bâle et Fribourg. Là était la célèbre imprimerie où Beaumarchais fit la grande édition de Voltaire, dite de Kehl. La ville fut prise par les Français en 1703, 1733, 1793, 1796 et 1797. A l’O. sont les ruines du fort de Kehl, construit à la tête du pont par Vauban en 1688, et rasé en 1815; pont fixe construit en 1860-61.

KÉ-HOA ou TOHAN-HOA , ville et port de l’empire d’Annam ( Cochinchine ) , ch.-l. d’une province de même nom , à 400 kil. N. -O. de Hué ; 30,000 hab.

KEICHME , KICHEMA ou KISCHM , anc. Oaracta, île du golfe Persique , sur la côte du Laristan , et dans le détroit d’Ormuz; 115 kil. sur 26; 16,000 hab. , dont 4,000 dans une ville de Keichme, sur la côte E. de l’ile. Sol fertile en coton et raisins. Pêche de perles. — Elle dépei. c de l’iman de Mascate.

KEIGHLEY , paroisse et brg d’Angleterre , sur l’Aire , comté et à 53 kil. O.-S.-O. d’York ( West-Riding) ; 14,000 hab. Fabr. de toiles, draps , lainages , coton.

KEILL (Jean), mathématicien, né à Edimbourg en 167] , m. en 1721, débuta d’une manière brillante à Oxford dans l’enseignement des sciences, fut nommé en 1700 professeur suppléant de philosophie, et en 1710 professeur d’astronomie dans la même université : il fut reçu membre de la Société royale de Londres en 1706. C’est lui qui fut choisi pour arbitre entre Newton et Leibnitz, qui réclamaient l’un et l’autre l’invention du calcul différentiel ; il se déclara pour Newton. On a de lui : Examen de la théorie de la terre, 1698, où il réfute les livres de Burnet et de Whiston; Introduclio ad veram physicam , 1700 et 1705 ; Introductio ad veram astronomiam , 1718 , réimpr. en anglais en 1721.

KEIROTONIE ou CHE1ROTONIE, manière de recueillir les suffrages par l’élévation de la main, dans les assemblées populaires d’Athènes. Ce fut aussi le mode d’élection des évêques et des prêtres dans la primitive Eglise.

KEISER (Reinhard), compositeur de musique, né vers 1673 près de Leipsick , m. en 1739, organisa île célèbres concerts à Hambourg , et fut maître de chapelle du roi de Danemark. Hændel , Hasse et Graun devaient beaucoup à la lecture de ses œuvres si profondes d’expression , si originales de forme. Iveiser fit représenter plus de cent opéras, dont une partie n’a pas été publiée ; Basilius est un chefd’œuvre. Il a écrit aussi une grande quantité de musique d’église. B.

KEITH (George) , général écossais, plus connu sous le nom de Milord Maréchal, titre qu’il tenait de son père, comte-maréchal d’Ecosse, né en 1685, m. en 1778, fut nommé capitaine des gardes de la reine Anne , se distingua sous les ordres de Marlborough , refusa de reconnaître George Ier, 1714, souleva l’Ecosse en faveur du Prétendant quitta sa patrie après la fuite de ce prince, fut dépouillé de ses biens et condamné à mort par le parlement , et s’en-

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gagea au service de l’Espagne, puis à celui de Frédéric II, roi de Prusse, qui le nomma gouverneur de Neuchâtel, et le fit réhabiliter dans sa patrie. Après un court séjour en Ecosse, il revint près de Frédéric, qui lui témoigna jusqu’à sa mort l’affection la plus sincère. Il fut le protecteur de J. -J. Rousseau.

keitii (Jacques), frère du précédent, né en 1696, m. en 1758, quitta l’Angleterre après l’avénement de George Ier, 1715, étudia en France sous Maupertuis, voyagea en Italie, en Suisse et en Portugal, refusa, en 1717 , les offres de Pierre le Grand , qui voulait l’attirer à son service , mais, après avoir servi à Madrid dans les brigades irlandaises du duc d’Ormond , passa à la cour de la tzarine Anne Ivanowna. Général dans la guerre contre les Turcs , il contribua à la prise d’Otchakow. Envoyé en Finlande sous les ordres de Lascy , 1741 , il gagna la bataille de Wilmanstrand, et prit les îles d’Aland. Il participa à la révolution qui mit sur le trône Elisabeth Pétrowna , fut chargé d’une ambassade en Suède en 1743, commanda un corps de troupes pour Adolphe-Frédéric de Holstein contre le roi de Danemark, et reçut à son retour le grade de maréchal, 1744. Quelque temps après, il passa au service de Frédéric II, roi de Prusse, fut nommé feld-maréchal et gouverneur de Berlin, assista aux batailles de Kollin, de Rosbach, de Leuthen, et périt à celle de Hochkircben. B.

keith ( George elpiiinstone, lord), né en 1747, m. en 1823, entra dans la marine en 1762, servit en Amérique, prit part à la défense de Toulon en 1793 sous les ordres de lord Ilood , fut nommé vice-amiral en 1795 , dirigea l’expédition qui mit au pouvoir de l’Angleterre le Cap de Bonne-Espérance, conduisit en Egypte l’armée d’Abercromby en 1801, devint amiral et pair du royaume, et reçut, eu 1803, le commandement de toutes les forces maritimes dans la Manche et dans la mer du Nord. En 1815, il était chargé de couper la retraite à Napoléon vaincu, et dirigea son embarquement pour Ste-Hélène.

keith, v. et paroisse d’Ecosse, comté et à 28 kil. O.- S. -O. de Banff, sur l’Isla ; 2,650 hab. Fabr. de toiles et lainages. Patrie de l’astronome Ferguson.

KÉLAOUN ( Malek -Almançour-Saïd-Eddyn) , sultan d’Egypte , était un esclave amené du Kaptchak. Il entra, en 1249, dans les Mameluks, devint un puissant émir, détrôna Malek-al-Saïd, puis Selamesch, et enfin se fit reconnaître sultan en 1279. Il repoussa une invasion des Tartares-Mongols, et gagna sur eux une grande bataille à Emèse, 1281 ; voulant chasser les chrétiens de la Syrie, il les attaqua en 1285 , détruisit Tripoli , 1288 , et allait peut-être s’emparer d’Acre, quand il mourut, 1290.

KÊLAT , c.-à-d. forteresse, v. capit. du Béloutchistan et ch.-l. de la prov. de Saraouan, sur un plateau élevé, par 29° 6’ lat. N., et 63° 21’ long. È.; 20,000 hab. Place forte. Manuf. d’armes. — Prise par les Anglais en 1839.

KELENDRI, anc. Ctlenderis, v. de la Turquie d’Asie (Caraman), à 59 kil. O. -S. -O. de Selefkèb, port sur la Méditerranée, vis-à-vis i’île de Chypre. Comm. de bois.

KELHEIM, v. de Bavière (Basse-Bavière), à 17 kil. S. -O. de Ratisbonne, au confl. de l’Altmühl et du Danube, et à l’une des extrémités du canal Louis; 2,900 hab. Navigation active ; comm. de grains ; exploit, de marbre.

KELLER (Jacques) , en latin Cellarius , célèbre jésuite allemand, né à Seckingen en 1568, m. en 1631, professa la rhétorique et la philosophie, fut recteur du collège de Ratisbonne, puis de celui de Munich. Son écrit le plus curieux a pour titre : Tyrannicidium, seu scitum calholicum de tyranni intemecionc , Munich, 1611, in-4°, où il réfute ceux qui accusaient son Ordre d’avoir enseigné le régicide.

keli.er (Jean-Balthasar), fondeur, né à Zurich en 1638, m. en 1702, commissaire général de la fonte de l’artillerie du roi, inspecteur de la fonderie de l’Arsenal à Paris, est encore, avec son frère Jean-Jacques , l’auteur de presque tous les bronzes, vases, statues et groupes de Versailles, de Marly, de S*-Cloud et des Tuileries. Il osa, le premier, fondre de grands ouvrages en une seule pièce. Son chefd’œuvre était la statue équestre de Louis XIV, qui occupa le centre de la place Vendôme de 1692 à 1792.

XELLERMANN (François-Christophe), duc de Valmy, né à Strasbourg en 1735, m. en 1820, entra au service en 1752, fit la guerre de Sept Ans, s’acquitta honorablement d’une mission en Pologne, 1771, et fut nommé colonel en 1784, maréchal de camp en 1785. Dévoué à la Révolution il devint de général de division, commandant de l’armée de la Moselle, et gagna sur les Prussiens, de concert avec Dumouriez, la bataille de Valmy, 20 septembre 1792. Custine , commandant de l’armée du Rhin, le dénonça deux fois à la Convention ; envoyé à l’armée des Alpes et d’Italie, la calomnie le poursuivit encore, et il fat

enfermé 13 mois à l’Abbaye. Mis en liberté après le 9 thermidor , il eut de nouveau le commandement de l’armée des Alpes. De retour à Paris en 1797, il organisa la gendarmerie, et fut nommé membre du bureau militaire établi près du Directoire. Napoléon Ier le nomma sénateur, grand-cordon de la Légion d’honneur, maréchal de l’Empire , duc de Valmy, commandant de toutes les troupes de réserve sur le Rhin; néanmoins Kellermann vota, en 1814, la déchéance de l’Empereur, et accepta de la Restauration le titre de pair de France. Il vota, du reste, pour nos libertés publiques jusqu’à sa mort. — Son fils, François-Etienne, marquis, puis duc de Valmy, né à Metz en 1770, m. en 1825, suivit Bonaparte en Italie, fut nommé général de division après la journée de Marengo, se distingua aux batailles d’Austerlitz, de Vimeiro, de Bautzen, dans la campagne de France, puis à Waterloo, fut pair pendant les Cent-Jours; exclu par la 2' Restauration, il succéda, en 1820, à la pairie de son père. J. T.

KELSO , v. d’Ecosse (Roxburgh), à 13 kil. N.-N.-E. de Jedburgh. sur la rive g. de la Tweed, vis-à-vis l’embouchure du Teviot ; 3,500 hab. Fabr. de draps, toiles, bonneterie, souliers. Beau château de Fleurs, aux ducs de Roxburgh. Ruines d’une abbaye, fondée par David Ier en 1128, et de la forteresse de Marchidun.

IvELYOUB, v. de la Basse-Egypte, à 16 kil. N. du Caire. Ch.-l. d’une prov. du même nom, de 553 kil. carr. ;

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