‹ Dictionnaire général de biographie et d'histoireChapitre 181 sur 864 · NEL - 1899 — NEM · texte numérisé non relu

NEL - 1899 — NEM

dans les îles du delta de ce fleuve. Ces sectaires sont ennemis iurés des Russes.

NÉLÉE, Neleus, fils de Neptune et de Tyro, disputa à son frère Pélias la souveraineté d'Iolcos ; vaincu, il se retira en Triphylie, où il régna sur la ville de Pylos. On le compte parmi les Argonautes. Il eut douze fils, qui furent tués par Hercule, à l'exception du seul Nestor. Nélée mourut à Corinthe, où il fut tué avec ses fils par Hercule.

nélée, un des fils de Codrus, céda le pouvoir à son frère Médon, et conduisit en Asie-Mineure une colonie d’ioniens. On lui attribue la fondation de Clazomènes, Colophon, Lébédos, Ephèse et Milet.

nélée de scepsis, disciple de Théophraste, reçut de lui les manuscrits d’Aristote, et les cacha si bien, dit-on, qu’ils ne furent retrouvés qu’au temps de Sylla par Andronicus de Rhodes.

NELLORE , v. de l’Hindoustan anglais, dans l’ancien Karnatic, présid. et à 160 kil. N. -O. de Madras, à 17 kil. Je la côte de Coromandel. Grand comm. de sel.

NELSON (Horatio), le plus grand des amiraux anglais, né en 1758 à Burnham-Thorpe (Norfolk), m. en 1805. Fils d’un recteur de village, et allié de loin , par sa mère, à la famille Walpole, il devint marin, des l’âge de 12 ans, et malgré une constitution débile. Après un voyage au long cours, il commanda un cutter de la station de Chatam , et, par l’exploration des bancs de la Tamise, acquit de l’habileté et de la hardiesse. En 1773, il accompagna l’expédition au pôle Nord. Midshipman aux Indes-Orientales,

1775, il tomba gravement malade, revint en Angleterre en

1776, découragé, agitant des pensées de suicide, et ne triompha de cette défaillance que par la résolution d'être un héros. Lieutenant de la marine royale, 1777, il servit sous Cormvallis contre les Américains et leurs alliés, défendit la Jamaïque contre d’Estaing , transporta des troupes contre deux forts espagnols du Honduras, puis, malade de fatigue, alla se rétablir dans sa famille. A l’époque de la Neutralité armée, 1781, envoyé dans les mers du Nord, il étudia avec soin les côtes du Danemark. La paix lui donna des loisirs, qu’il passa à Sl-Omer. En 1784 commence son rôle politique : dès le début se révèlent l’activité, le patriotisme ardent et exclusif, l’esprit de décision et la rapidité d’action , qui sont les traits saillants de son caractère. Commandant du Boréas dans la station des lles-sous-le- Vent, il applique l’acte de navigation aux Américains qui, sous le prétexte que l’enregistrement de leurs bâtiments était antérieur à la guerre de l’Indépendance, continuaient avec les colonies anglaises un commerce interdit aux étrangers. Il épouse en 1787 mistress veuve Nisbeth, qu’il devait abandonner plus tard pour lady Hamilton , et ne reprend la mer qu’en 1793. Commodore dans l’escadre de la Méditerranée, et détaché à Naples pour hâter l’envoi de troupes à Toulon , il y fait la connaissance fatale de l’ambassadeur W. Hamilton et de sa femme. Toulon a été repris avant l’arrivée des sfocurs : Nelson contribue, sous Hood, à l’occupation de la Corse (sièges de Bastia et de Calvi, 1794). Dans le combat du 13 mars 1795, il décide la victoire par les évolutions hardies de son bâtiment. A la fin de 1795, Jervis le distingue, et le charge de croiser dans la Rivière de Gênes, pour y soutenir les Autrichiens; en capturant les bâtiments chargés du matériel de siège attendu devant Mantoue, Nelson retarde, autant qu’il dépend de lui , les succès de Bonaparte. Lorsque la guerre éclate entre l’Angleterre et l’Espagne, alliée de la République française, 1796, et que Jervis est obligé d’abandonner la Méditerranée, c’est par Nelson qu’il fait relever la garnison de Porto-Ferrajo. Au combat du cap SLViucent, 1797, livré par Jervis à l’Espagnol Cordova , Nelson décide encore la journée; il est nommé contre-amiral et chevalier du Bain. Mais, ’thargé d’attaquer l’ile de Ténériffe, il est repoussé, et perd le bras droit, emporté par un boulet. Commandant de la croisière dans la Méditerranée en 1798, il essuie une tempête pendant laquelle la flotte équipée à Toulon lui échappe et prend Malte, devance cependant cette flotte à Alexandrie, explore en vain la Méditerranée orientale , se croise au retour, sous une brume épaisse, avec les Français, et, désespéré, va mouiller en Sicile. Mais bientôt, persuadé que l’Egypte seule a pu attirer Bonaparte, il quitte Syracuse, et reparaît devant Alexandrie. Les fautes de Brueys, l’inaction de Villeneuve, le génie, l’activité et l’audaeë de Nelson, decmerent la bataille d’Aboukir, dont le résultat fut pour 1 Angleterre le salut de l’Inde, l’occasion de la 2e coalition , et la domination de la Méditerranée. Nelson , créé baron du Nil et de Burnham-Thorpe, fut comblé d’honneurs et de pensions^ par la couronne, la Compagnie des Indes et la C.-té, A-Raples surtout, on l’accueille comme

le sauveur de l’Europe; objet des flatteries de la cour, enivré d’adulations par lady Hamilton , docile instrument de cette femme, il s’associe â toutes les colères des princes de Naples, contre la France, les transporte à Païenne quand Championnet inaugure la République parthénopéenne, et ne revient devant Naples, après les succès de Ruflo, que pour violer la capitulation accordée par ce cardinal et signée par son propre lieutenant. Les troubles de son âme l’aigrissent : il se souille du supplice de Carraccioli , et, quand Ferdinand lui donne le titre de duc de Bronte, avec 3,000 liv. sterl. de revenu, c’est la récompense infamante des nombreuses exécutions qu’il commande ou qu’il autorise. De retour en Angleterre, 1800, il sacrifie à lady Hamilton sa femme et son beau-fils J. Nisbeth, qui l’a sauvé à Ténériffe. Heureusement, la quadruple alliance des Neutres l’arrache à sa passion. Sous Hyde Parker, il commande en 2e l’escadre de la Baltique, précipite les résolutions de son généreux chef, franchit le Sund sous le canon de Kronborg , attaque la flotte danoise devant Copenhague, et impose au Danemark un armistice favorable à l’Angleterre, 1801. Créé vicomte, et chargé de détruire la flottille de Boulogne, il échoue à deux reprises. La paix d’Amiens lui permit un repos "de deux années. En 1803, lorsque Napoléon Ier méditait l’invasion de l’Angleterre, Nelson bloqua l’escadre de Toulon par une croisière continue. Mouillé dans la rade d’Agincourt (détroit de Bonifacio), il apprit la sortie de Villeneuve en 1805; une tempête, et la supposition que l’escadre française était destinée pour l’Egypte, firent qu’il ne l’empêcha pas de franchir le détroit de Gibraltar et de se réunir à Gravina; mais il courut rejoindre l’escadre combinée de Calder et de Collingwood, feignit de lever le blocus de Cadix, attira l’ennemi hors de la rade, et, après une série d’évolutions habiles, lui livra la décisive bataille de Trafalgar. La flotte française fut détruite presque tout entière, mais Nelson fut tué au moment où Villeneuve était obligé d’amener. L’Angleterre lui fit à Westminster de splendides funérailles, et adopta ses parents ; Napoléon ordonna de distribuer à tous les officiers de la marine française, comme une leçon à méditer, ce dernier ordre du jour de l’actif amiral au moment de livrer la bataille : “ L’Angleterre compte que chacun fera son devoir. » Le caractère de Nelson présente un singulier mélange de bizarrerie et de grandeur : il fatiguait l’amirauté de ses caprices, et il savait entretenir dans ses flottes un ordre admirable, s’occupant des moindres détails du service nautique, militaire et sanitaire. Ses officiers et ses marins l’adoraient. Dans les grandes circonstances, il écrivait avec une incomparable noblesse, ordres du jour, rapports, ou lettres privées. Ailleurs, il se laissait aller aux emportements d’une vanité et d’une haine puériles. Si la morale ne peut lui pardonner ni sa passion coupable pour lady Hamilton , ni ses crimes politiques à Naples, on doit reconnaître que ce fut un grand génie, le plus réel soutien des coalitions dont Pitt était l’âme. Sa Vie a été écrite par S. Clarke, Londres, 1810 ; Churchill , 1813 ; Robert Southey, 1813. On a publié les Lettres de Nelson, Londres, 1844-46. V. Jurien de la Graviére, Nelson, Jervis et Collingwood ( Revue des Deux Mondes, 1846-47). A. C.

NELSON, riv. de l’Amérique du Nord (Nouvelle-Bretagne), se forme par la réunion des deux Saskatchavan, qui viennent des Montagnes-Rocheuses , traverse le lac Winnipeg, parcourt la Nouvelle -Galles, et se jette dans la mer d’Hudson.

NEMAUSUS, v. de la Gaule (Narbonaise lre) , ch.-l. des Volees Arécomices; fondée, dit-on, par des Phéniciens, colonisée par les Marseillais, et florissante sous les Romains. Auj. Nimes.

NEMBROD. V. Nemrod.

NÉMÈE, Nemea, v. de l’anc. Grèce (Péloponèse), dans l’Argolide, sur la route de Corinthe à Argos, entre Cléones et Phlionte. Célèbre par le lion qu’y tua Hercule , et par les jeux qu’on y célébrait. On voit encore les restes du temple de Jupiter Néméen.

NEMÈENS (Jeux). Archémore, fils du roi de Némée, ayant été tué par un serpent sur une touffe d’ache , où sa nourrice Hypsipyle l’avait posé, les Sept Chefs, pour calmer la douleur paternelle, instituèrent des jeux Néméens, qui se célébraient tous les 3 ou 5 ans. Plusieurs fois déchus , puis remis en honneur, ils furent destinés , après l’expulsion des Perses, à rappeler le sang versé pour la patrie, et acquirent alors un grand éclat. On les célébrait dans la forêt de Némée ; les Argiens en étaient les juges ; ils y présidaient en habits de deuil , et des couronnes d'ache mortuaire y étaient distribuées comme récompenses. Les exercices y étaient les mêmes qu’aux autres

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