N ER
vent obstrué par des rocs , des îles , des bas-fonds et des rapides.
NÉRÉE, Nereus , dieu marin, fils de l’Océan et de Téthys, et père des Néréides, avait le don de prophétie , et pouvait changer de forme à son gré. Il prédit à Paris les malheurs de Troie. On le représentait sous la figure d’un vieillard , avec une barbe couleur d’azur.
NÉRÉIDES, filles de Nérée et de Doris, et nymphes des mers intérieures , comme les Naïades étaient nymphes des eaux douces , et les Océanides nymphes de l’Océan. Au nombre de 50 , elles résidaient avec leur père au fond des eaux , et aidaient les marins en péril. On les adorait dans les ports de mer. Des peintures , des vases et des basreliefs les représentent jeunes, belles , parées d’algues et de coquillages, groupées autour d'Amphitrite et au milieu des Tritons.
NERESHEIM , v. du Wurtemberg (Iaxtj, à 28 kil. S.-E. d’Ellwangen; 1,000 hab. Près de là est un beau château des princes de Tour-et-Taxis , ainsi qu’une abbaye de bénédictins.
^ NÉRETS , c.-à*d. noirs , nom donné , pendant le moyen âge , à toutes les monnaies de billon.
NERI (S1 Philippe), fondateur de la congrégation de l’Oratoire en Italie , né à Florence en 1515 , m. en 1595 , se rendit à Rome en 1533 pour étudier la philosophie , la théologie et le droit canon , et s’y consacra au service des malades et des Pèlerins. En 1548, il fonda la confrérie de la S'e-Trinité , qui eut pour but de donner des secours aux étrangers que la dévotion amenait à Rome. Il établit aussi un hospice des Pèlerins, qui devint assez riche pour donner, lors du jubilé de l’année 1600, l’hospitalité pendant trois jours à 480,000 personnes. Ayant reçu les ordres sacrés en 1551 , il se voua à l’instruction des enfants , avec d’autres ecclésiastiques qu’il réunit en congrégation , sous le nom d’ Oratoriens , parce qu’ils se plaçaient devant l’église pour appeler le peuple à la prière (oraito). Les statuts de cette congrégation furent approuvés par Grégoire XIII en 1575. On a de S1 Philippe Neri : des Lettres, Padoue, 1751, in-8»; des Avis spirituels, et quelques poésies. Fête, le 26 mai.
neri ( Antoine ) , prêtre Florentin du xvie siècle, refusa les honneurs de l’Eglise, pour se livrer entièrement aux sciences et parcourir la plus grande partie de l’Europe dans l’intérêt de ses études. S’occupant particulièrement de chimie, il publia : Arte vetraria (l’Art du verrier), Florence, 1612, in-4°, traduit en français par d’Holbach.
NÉRICIE , anc. prov. de la Suède, au centre; ch.-l. OErebro. Auj. comprise dans le S. du lân d’Œrebro.
NÊRIGLISSOR, roi de Babylone , 560-556 av. J.-C., assassina son beau-frère Evilmérodac, et périt lui-même dans une bataille contre Cyrus. Il eut pour successeur son fils Laborosoarchod.
NÉRIGON, nom primitif de la Norvège.
NÉRIKO, riv. de la Sénégambie, dérivée delaFalémé. On a cru longtemps qu’elle servait de communication entre le Sénégal et la Gambie.
NÉRIS, Aquœ Neræ , brg (Allier), arr. et à 8 kil. S.-E. do Montluçon ; 1 ,147 hab. Eaux thermales connues des Romains , qui y fondèrent une ville assez importante. Ruines et antiquités romaines. Etablissement de bains trèsfréquentés depuis 1821. Aux environs, exploit, de houille.
NER1TUM , nom anc. de Nardo.
NERITUS, mont. d’Ithaque, et île voisine de celle-ci.
NERJA, v. d’Espagne (Malaga), à 22 kil. S.-E. de Velez-Malaga; 6,400 hab.
NÉRON (Caius-Claudius), officier romain, lieutenant de Marcellus, l’an 537 de Rome, 216 av. J.-C., fut envoyé en Espagne après la mort des deux Scipions en 541, et laissa échapper Asdrubal enfermé dans le défilé des Pierres Noires. Consul en 546, avec Livius Salinator, son ennemi personnel, il sacrifia son ressentiment à l’intérêt de la patrie, défit Annibal près de Grumentum, et, tandis que celui-ci le croyait encore campé en face de lui, alla joindre sou collègue avec 7,000 hommes, et gagna la bataille du Métaure sur Asdrubal, qui y perdit la vie. Il revint à ses premiers campements, et fit jeter la tête d’ Asdrubal dans les retranchements de l’ennemi. Six ans après, il fut élu censeur.
neron (Tibérins-Claudius), l" mari de Livie et père de Tibère, servit sous César en qualité de questeur , l’an 706 de Rome, 47 av. J.-C., prit parti, après la mort du dictateur, pour Brutus et Cassius, fut obligé de s’enfuir en Sicile, où la hauteur de Sextus Pompée le blessa, et revint à Rome. Il céda sa femme à Octave, qui adopta plus tard Drusus, dont elle était alors enceinte.
néron, Lucius DomitiusNero Claudius, 5e empereur romain,
de l'an 807 à 821 de Rome, 54 à 68 de J.-C.,néàAntium l’an790 de la ville, 37 de J.-C., fils deDomitius Ænobarbus et d’Agrippine, et beau-fils de Claude. Par le crédit d’Agrippine, il épousa la fille de Claude, Octavie; ce fut Agrippine encore qui le fit adopter, éloigna de la cour Britannicus, fils de Claude, et le priva de la succession à l’empire. Burrhus et Sénèque, l’un gouverneur, et l’autre précepteur de Néron, ne purent changer son caractère vicieux. Les cinq premières années de son règne parurent sages et modérées; il diminua quelques impôts, réduisit la récompense accordée aux délateurs, et, regretta, en signant deuxarrêtsde mort, de savoir écrire. Mais bientôt la jeunesse corrompue de la cour l’entraîna dans des plaisirs qui le livraient au mépris public; son premier crime fut l’empoisonnement de Britannicus en 808, que l’impérieuse Agrippine, éloignée des affaires, menaçait de lui substituer. La courtisane Poppée, dont il était éperdument épris, et qui craignait que Néron ne retombât sous l’influence d’Agrippine , le poussa au parricide : Néron ordonna la mort de sa mère, et l’affranchi Anicet exécuta le crime, 812 (F. Agrippine). Burrhus étant mort, et Sénèque s’étant retiré de la cour, Néron s’entoura d’histrions et de pantomimes, parut avec eux et figura au théâtre, disputa le prix de la course équestre aux cochers du cirque, et répudia Octavie pour épouser Poppée, que, dans un accès de colère, il tua d’un coup de pied, peu de temps après. Un incendie dévorant une grande partie de Rome, l’an 817, il y assista du haut d’une tour, en chantant un poème de sa composition sur l’embrasement de Troie, et en s’accompagnant de la lyre. La voix publique l’accusait de ce crime ; il le rejeta sur les chrétiens, et ordonna contre eux la lre persécution, 64-68 de J.-C. Après cet incendie, il consacra d’énormes richesses pour se bâtir dans Rome une immense demeure, si somptueuse, qu’on l’appela la Maison d'or. L’année suivante, Pison, un de ses favoris, conspira contre lui; le complot fut découvert, et Néron en profita pour faire périr, parmi les coupables, Pétrone, Thraséas, Corbulon, Sénèque, Lucain et beaucoup d’autres. Il entr^ prit ensuite un grand voyage artistique en Grèce, où Tl concourut, dans les jeux publics, comme chanteur et musicien, et remporta 1,800 couronnes. Tant de folies et de cruautés portèrent au comble le mécontentement et la haine des patriciens de Rome : Vindex et Galba firent révolter la Gaule celtique et l’Espagne, et Nymphidius Sabinus souleva les prétoriens, qui proclamèrent Galba empereur. Néron perdit la tête, se sauva de Rome, et ayant appris que le sénat l’avait déclaré ennemi public et avait reconnu Galba, il se fit égorger par son secrétaire Epaphrodite. Il s’écria en mourant : « Faut -il que le monde perde un si grand artiste ! » En lui s’éteignit la race de César. Quelques hommes distingués jetèrent un peu d'éclat sur le règne de ce monstre. A l’extérieur, les Germains étaient divisés ; Suétonius Paulinus avait comprimé la révolte de Boadieée en Bretagne, 61; Corbulon avait fait reculer les Parthes; Vespasien avait été envoyé contre les Juifs révoltés, 67; enfin la Cilicie et le royaume de Cottius avaient été réunis à l’empire.
NÈRONDE, ch.-l. de cant. (Loire), arr. et à 37 kil. S.-E. de Roanne; 649 hab. Fours à chaux. Il y avait autrefois un château-fort des comtes du Forez. Aux environs, on récolte des fruits estimés.
NÉRONDES, ch.-l. de cant. (Cher), arr. et à 40 kil. N.-E. de Sl-Amand-Mont-Rond, sur le chemin de fer du Centre ; 1,619 hab.
NERONIS forum, nom anc. de Forcalquier.
NÉRONIENS (Jeux), concours littéraires, pour la poésie et l’éloquence, institués à Rome par Néron, Tan 813 de la ville, 61 de J.-C. Ils devaient être quinquennaux; mais Néron, qui y concourait, et s’y faisait décerner des prix comme orateur, les fit célébrer plus souvent. Il y avait des juges établis pour présider à ce concours.
NERPIO, v. d’Espagne (Albacete), sur une riv. de son nom, à 40 kil. S. -O. de Moratella; 4,500 hab.
NERSÈS (Saint), dit le Grand , de la famille des rois Arsacides, arrière-petit-fils de S1 Grégoire TUluminatcur, s’est rendu célèbre par sa charité, qui lui a mérité le surnom de Père des malheureux. Après avoir exercé pendant quelque temps les fonctions de grand-chambellan à la cour d’Arschag (Arsace) III, roi d’Ai'ménie, il fut élu, à l’unanimité, patriarche de sa nation, 364, restaura les institutions et règlements de ses prédécesseurs, et couvrit l’Arménie d’hospices pour les malades, les orphelins et les vieillards. Il mourut en 383, empoisonné par l’ordre de Bab , roi d’Arménie , à qui il reprochait ses désordres. C A.
nersès gi.aïetzi , surnommé Chnorhali (le Gracieux),
NES
NES
patriarche arménien, poëte, théologien et philologue distingué, né vers le commencement du xne siècle, m. en 11.73, succéda à son frère Grégoire Bahlavouni, en 1166. Il a laissé un poème de 8,000 vers, intitulé Hisous-Vorti (Jésus-Fils), Venise, 1830, 1 vol. in-24 ; une élégante Elégie en 2,090 vers sur la prise d'Edesse, Paris, 1826; une Histoire d'Arménie en vers, Constantinople, 1824; de belles Poésies sacrées sur différents sujets; des Enigmes assez ingénieuses. Ses ouvrages en prose sont : une belle Prière en 24 versets, imprimée avec une traduction en 24 langues, Venise, 1832, in-12; une Correspondance avec Manuel Comnène, empereur de Constantinople, 1 vol.in-24, 1838, etc. L’abondance, l’élégance, la grâce, la facilité, sont les caractères distinctifs de son style. Ses Œuvres complètes ont été traduites en latin par l’abbé J. Cappelletti, 2 vol. in-8°, Venise, 1833. C — A.
NERTCHINSK, v. de la Russie d’Asie (Transbaïkal), par 51° 58' lat. N., 114° 15' long. E., sur la Nertcha, près de la frontière de Chine; 5,000 hab. Commerce de pelleteries. Mines de plomb, or, argent, mercure et étain, découvertes en 1691, et auxquelles la couronne fait travailler les condamnés à mort qui ont une commutation de peine.
NERTCHINSKOI-ZAVOD, v. de la Russie d’Asie, près de l’Argoun, à 200 kil. S.-E. de Nertchinsk; 2,000 hab. Direction des mines.
NERTOBRIGA, v. d'Hispanie (Tarraconaise), chez les Celtibériens. Auj. Rida.
NERUSES, Nerusi , peuple de la Gaule ( Alpes-Maritimes), avait pour ch.-l. Vintia (Vence).
NERVA ( Marcus -Coccéius), empereur romain de l’an 849 à 851 de Rome, 96 à 98 de J.-C., né l’an 785 de Rome à Narni, d’une famille de jurisconsultes célèbres, fut proclamé par le sénat après la mort de Domitien. Avec lui commença la période des Antonins. Il rappela les bannis et leur rendit leurs biens, fit cesser les persécutions dirigées contre les chrétiens sous le régne précédent, distribua des terres aux pauvres, et pourvut à l’entretien des enfants abandonnés. Il consultait le sénat, et délibérait avec lui sur toutes les affaires ; mais il fut assez faible pour remercier les prétoriens d’avoir fait périr les meurtriers de Domitien. Cette faiblesse même le détermina du moins à adopter Trajan , son meilleur général , qui lui succéda trois mois après. O.
NERVIENS, Nervii , peuple gaulois de race belge, habitait , au temps de César, le pays borné au S. par les sources de l’Escaut, de la Sambre et de l’Oise, qui le séparaient des Véromanduens, à l’O. par l’Escaut, limite des Atrébates et des Ménapieus, au N. par l’Escaut, au N.-E. et à l’E. par la Dyle et la Sambre, qui le séparaient des Atuatiques et des Trévires. C’est auj. la partie E. du départ, du Nord , et une partie des prov. belges de Flandre orientale et occidentale, de Hainaut et de Brabant. Ils avaient sous leur domination plusieurs petits peuples, les Levaci , les Geiduni (environs de Gand), les Pleumoxii (près de Mons), les Grutii (près d’Oudenarde), les Centrones (près de Bruxelles). César les représente comme les moins civilisés de tous les Belges, défendant l’entrée de leur pays aux marchands, repoussant le vin et toutes les délicatesses de la vie civilisée, enfin implacables ennemis des Romains. Leur infanterie était redoutable. Unis aux Atrébates et aux V éromanduens, ils attendirent César sur les bords de la Sambre, en 57 av. J.-C., mais éprouvèrent une telle déroute, que 3 sénateurs sur 600, et 500 soldats sur 60,000 échappèrent seuls à la mort; ceux qui restèrent se soumirent ; mais, en 54, unis aux Eburons et aux Atuatiques, et excités par Ambiorix, ils assiégèrent Q. Cicéron , lieutenant de César, dans son camp ; César vint le dégager. Les Nerviens se soulevèrent encore l’année suivante sous Iudutiomar, furent vaincus par Labiénus, par César luimême, et tellement épuisés, qu’à l’époque de l’insurrection de Vercingétorix, ils ne purent mettre sur pied que 5,000 hommes. Soumis enfin comme tous les autres Gaulois, ils reçurent le nom et les privilèges de peuple libre. Leurs villes principales étaient: Bagacum (Bavay) , et Cameracum (Cambrai). Dans les divisions postérieures de la Gaule, leur pays fut compris dans la 2e Belgique, sous le nom de Civilas Camtracenshtm (Cité de Cambrai). Leur nom ne subsista que dans celui de la côte de la Manche appelée Nervicanus traclus. Leur pays, presque désert, avait été partagé entre des peuplades germaniques transplantées d'ontre-Rhin par les empereurs, et donné, surtout depuis Constance Chlore , a des Lètes et à des Francs. C. P.
NEIt WILDE. V. Neerwinden.
. NESACTUM, v. de l’Italie ancienne (Istrie), sur l’Arsia ; prise par les Romains en 221 av. J.-C.
NES1S, nom anc. de Nisita.
NESLE , ch.-l. de cant. (Somme), arr. et à 20 kil. S. de Péronne; 2,000 hab. Moutarde, huile, sucre de betterave. Anc. seigneurie, érigée en comté en 1466, et en marquisat en 1545 ; c’était le premier de France; 1,800 fiefs en dépendaient. On y battit monnaie. La ville fut prise en 1472 par Charles le Téméraire , qui y ordonna un affreux massacre.
nesle (tour de), anc. tour de l’enceinte de Paris, dès le règne de Philippe-Auguste. Située sur la rive g. de la Seine, vers l’aile orientale du palais actuel de l’Institut, elle était ronde, très-élevée, et accouplée à une deuxième tour moins haute, qui contenait l’escalier à vis. La tour de Nesle formait, avec une deuxième tour sur la rive opposée, une des défenses de Paris en temps de guerre : on tendait alors de l’une à l’autre une chaîne qui interceptait la navigation du fleuve. Elle tenait à l’une des portes de la ville et dura jusqu’en 1663, époque où on la démolit pour faire place au collège Mazarin, auj . l’Institut.
NESMOND (Henri de), prédicateur distingué, d’une famille noble de l’Angoumois, fut évêque de Montauban , puis archevêque d’Albi , et remplaça Fléchier à l’Académie Française en 1710. Promu enfin à l’archevêché de Toulouse, il 'mourut en 1727, emportant les regrets des calvinistes eux-mêmes. On a de lui des Discours et Sermons, Paris, 1734, in-12.
NESR ou NESROCH, divinité assyrienne, représentée sous la forme d’un vautour.
NESS, terminaison commune à plusieurs noms géographiques anglais. C’est le danois ou norvégien nœs, cap ou promontoire : Dungeness, Sheerness, etc.
NESS, lac d’Ecosse, dans le comté d’Inverness, communique avec le golfe de Murray par le canal calédonien qui le traverse.
NESSERIÉ. V. Nosaïris.
NESSIR-KHAN, souverain et législateur du Béloutchistan, fils d’Abdallah-Khan , né vers 1710, m. en 1795, suivit Nadir-Chah dans l’Inde en 1738, et, au retour de cette expédition , où il s’était fait une grande réputation de bravoure et de justice, détrôna et tua même, dit-on, son frère Hadji-Mohammed, qui s’était rendu odieux à ses sujets. Proclamé khan des Béloutchis, il leur rendit la paix, leur donna d’utiles règlements, et favorisa le commerce. En 1747, il reconnut pour suzerain Ahmed-Chah- Ahdally, fondateur de la monarchie de Kaboul et successeur de Nadir ; mais, onze ans après, il se rendit indépendant. En 1769, il aida son ancien suzerain à repousser les Persans, et obtint de lui une augmentation de territoire. Il mourut révéré de ses compatriotes.
NESSUS , centaure, voulut enlever Déjanire, femme d’LIercule, et fut tué, par le héros, d’une flèche trempée dans le sang de l’hydre de Lerne. En mourant , il donna à Déjanire sa tunique imprégnée de sang empoisonné, et lui persnada que le héros, s’il s’en couvrait , lui serait fidèle. Ce fut la cause de la mort d’Hercule.
NESTE (Val de), petit pays de l’anc. France (Bigcrre); ch.-l. La Barthe de Nesle , auj. dans le département de3 Hautes-Pyrénées.
NESTIER , ch.-l. de cant. (Hautes-Pyrénées), arr. et à 34 kil. E. de Bagnères-de-Bigorre ; 345 hab.
NESTON (GREAT-), vge et paroisse d’Angleterre, comté et à 16 kil. N.-O. de Chester, sur l’estuaire de la Dee ; 3,200 hab. Aux environs, bains de mer de Park-Gate.
NESTOR , le plus jeune des douze fils de Nélée et de Chloris, et le seul qu’épargna Hercule, régna sur Pylos, combattit contre les Centaures aux noces de Pirithoiis, prit part à la chasse du sanglier de Calydon et à l’expédition des Argonautes, et , quoique très-âgé lors de la guerre de Troie, donna aux rois grecs l’exemple du départ. Homère personnifie en lui la vieillesse vénérable, le général plein de sagesse et de prudence , conciliateur des différends, aimant les longs discours , mais ayant la parole douce comme le miel. Nestor, après le siège de Troie, où il perdit son fils Antiloque , retourna en Messénie , et y mourut. On l’appelait aussi Pylius, du nom de sa capitale.
Nestor , le plus ancien historien russe , né en 1056 , m. en 1116, entra à 29 ans dans le monastère de Petchoski à Kiew, et écrivit une Chronique qui s’étend de 862 à 1115 , continuée jusqu’en 1206 par Sylvestre , moine à Kiew , et ensuite archevêque de Péréiaslaw , publiée à Sl-Pétersbourg en 1767 , d’après un manuscrit trouvé à Koenigsberg en 1716 , et trad. en franç. , avec notes et pièces inédites touchant les anciennes relations de la Russie avec la France, par A. L. Paris, Paris, 1834-35 , 2 vol. in-8°. Sehlœzer a publié à Gœttingue, 1802-1809, 5 vol. in-8°, le texte le plus correct , avec une traduction allemande. Pl.
NESTORIANISME , hérésie de Nestorius (7. ce mot).
NEU
NESTORIUS , fameux hérésiarque, né à Germanieia (Syrie) , fut élevé à l’évêché de Constantinople en 428 , commença par chasser les Ariens de cette capitale , et rétablit la mémoire de S1 Jean Chrysostôme; puis il se mit à enseigner, d’après Théodore de Mopsueste , qu’il y a deux personnes distinctes en J.-C. , qu'on ne pouvait dire que J.-C. est Dieu-homme et homme-Dieu, que la Ste Vierge est mère de J.-C. et mère de Dieu. Attaqué par S* Cyrille, patriarche d’Alexandrie, Nestorius fut condamné par le concile d’Eplièse en 431 , et déposé , puis relégué dans la Thébaide , où il mourut. Mais en vain les empereurs poursuivirent ses partisans par la confiscation de leurs biens et en brûlant leurs livres; les Nestoriens passèrent de l'Empire en l’erse, et, de nos jours encore, le Nestorianisme est professé par les Chaldéens ou Nestoriens de Syrie. V. le P. Doucin , histoire du Nestorianisme. M.
NESTUS, auj. Nesto ou Karasou, riv. de l’anc. Thrace, séparait ce pays de la Macédoine , et se jetait dans la mer Egée.
NESVIJ. V. Niesxviez.
NËTHE, riv. de Belgique, affl. du Rupel à Rumpst, est formée près de Lierre par la réunion de la Petite-Nèthe et de la Grande-Nèthe ; cours de 15 kil. , navigable. La Petite-Nèthe prend sa source dans le Brabant septentrional, et passe à Ilerenthals; cours de 50 kil. La Grande- Nèthe naît dans le Limbourg, et devient navigable à Westerloo ; cours de 70 kil. — Sous le 1er empire français , il y eut un département des Deux-Nètlies , formé en 1801 d’une partie du Brabant septentrional , du marquisat d’Anvers et de la seigneurie de Malines ; ch.-L, Anvers; s.-préf., Bréda , Malines, Turnhout.
NÉTHOU (Mont). V. Pyrénées.
NETSCHER | Gaspard ) , peintre de l’école hollandaise , né en 1639 à Heidelberg, m. en 1687, fut emmené à Arnheim par sa mère qui fuyait la guerre dont le Palatinat avait à souffrir, y étudia la peinture, alla ensuite à Deventer prendre les leçons de Gérard Terburg , et se fixa à La Baye. Il peignit des scènes de la vie intime, des épisodes de la Fable ou de l’histoire sainte dans de petites proportions ; il exécuta aussi le portrait. Ses chairs sont délicatement peintes et d’une très-bonne couleur; ses attitudes, ses costumes, agréables et vrais; il excellait à rendre le satin , le velours , la toile , la batiste , et , en général , tous ies accessoires. Le Louvre possède de lui deux tableaux : la Leçon de basse de viole et la Leçon de chant; la Pinacothèque de Munich en renferme trois. — Constantin Netscher, fils de Gaspard, né a La Haye en 1670, m. en 1732, ne se montra pas indigne de lui. A. M.
NETTUNO, anc. Ceno , port d 'Antium, vge des Etats de l'Eglise , à 40 kil. S.-S.-E. de Rome , petit port sur la Méditerranée; 1,000 hab. On voit sous les eaux de la mer les ruines d'un temple de Neptune.
NEU , nouveau en allemand; préfixe d’un grand nombre de dénominations : NEuban/ , corrélatif du français Aeufchuleau , etc.
NEUBOURG, anc. principauté immédiate de l’Empire d’Allemagne , bornée à l’O. et au N. par le Palatinat , à l’E. par la Bavière, au S. par la Souabe, avait une superficie de 250,000 hect. , et 90,000 hab. Elle fit partie de la Bavière, qui la céda, en 1503, avec Sulzbaeh, à l’électeur palatin; delà lui vient aussi le nom de Nouveau-Palatinat. Lors du partage de 1569, Neubourg échut au fils du palatin Wolfgang de Deux-Ponts, Philippe-Louis, fondateur de la ligne de Palatinat Neubourg. A l'extinction de cette maison en 1742, la principauté passa à la maison de Palatinat-Sulzbach ; après la mort de Charles-Théodore en 1799, à la maison de Palatinat-Deux-I’onts , et, avec celle-là, à la Bavière. Une petite partie, réunie en 1802 à l’électorat de Salzhourg, fut restituée en 1810 à la Bavière. Depuis 1837, Neubourg forme, réuni à la Souabe, un cercle administratif du royaume de Bavière.
neubourg, ville de Bavière (cercle de Souabe-et-Neubourg), ancienne capitale de la principauté de son nom, sur la rive droite du Danube, à 47 kilomètres N.-N.-E. d’Augsbourg; 7,000 habitants. Château royal, avec une collection d’armes rares Cour d’appel. Gymnase. A 5 kilomètres S. -O. est le village d’Oberhausen, auprès duquel se trouve le monument de La Tour-d’Auvergne, premier grenadier de France, tué là en 1800. Neubourg, autrefois fortifié, fut pris par Tillyen 1623 et par les Impériaux en 1741. E. S.
neubourg (le), cli.-l. de canton (Eure), ait. et à 25 kil. S.-O. de Bouviers ; 2, 173 hab. Fabriques de molletons, basins, siamoises. Commerce de grains, laines, bestiaux. Quelques ruines d’un ancien château. Patrie de Dupont de l’Eure.
NEU
NEU -BRANDENBURG. V. Brandebourg (Nouveau-).
NEUCHATEL, en allemand Neuenburg, en latin Neocomum, Novicastrum, Noviburgum, v. de Suisse, au pied du Jura, à l’embouchure du Seyon dans le N. -O. du lac de Neuchâtel; capitale du canton de son nom, à 38 kil. O. de Berne, 100 O. de Lucerne, 122 O. -N. -O. de Zurich; par 46° 59' 33" lat. N., et 4° 35' 32" long. E., 10,382 hab. Siège du gou' ernement cantonal. Société d’émulation patriotique, école normale supérieure, collège, 2 b. bliothè— ques, cabinet d’histoire naturelle. Cathédrale du xne siècle, hôtel-de-ville, ancien château, hôpitaux remarquables. Fabr. de tissus de laine et de coton, papiers, dentelles, horlogerie, chapeaux de paille; distilleries. Fondée, dans une magnifique situation, au xie siècle, par l’empereur Conrad II, elle fut souvent brûlée ou inondée.
neuchatel (Canton de), cant. de la Suisse, le 21e, àl’O., ch.-L, Neuchâtel ; entre ceux de Berne au N., de Fribourg à DE., de Yaud au S., et la France (Doubs) à l’O.; 808 kil. carr., 51 kil. sur 10 à 18; 87,369 hab., presque tous protestants; v. principales, Le Locle, La Chaux-de-Fonds, AIotiers-Travers. Climat froid. Le sol, sillonné par les ramifications du Jura, et traversé dans sa partie N. -O. par le Doubs, est très-boisé, et, en général, peu fertile, mais bien cultivé : il fournit des vins fins trés-estimés. Bons et abondants pâturages. Préparation de fromages, dits de Gruyère. Exploit, de fer, gypse, houille, marne; sources d’eau ferrugineuse. Fabriques importantes d’horlogerie, de dentelles, de toiles peintes. On parle surtout le français. — Ce canton a été formé de l’ancien comté de Neuchâtel, qui avait, dès le xie siècle, des souverains particuliers, sous la suzeraineté de la maison de Bourgogne. 11 fut ensuite annexé à l’Empire. Le comté de Valengin y fut réuni en 1579. En 1503, Neuchâtel échut parles femmes à la maison d’Orléans-Longueville, qui s’éteignit en 1707. Frédéric 1er, roi de Prusse, eu hérita. En 1806, Napoléon 1er se fit céder par la Prusse la principauté de Neuchâtel, qu’il donna au maréchal Berthier. En 1814, elle retourna à la Prusse, tout en demeurant comprise dans les cantons suisses. Le roi de Prusse exerça le pouvoir exécutif et le pouvoir judiciaire. Le pouvoir législatif appartint à des Etats-Généraux, dont 45 membres sur 75 furent nommés par le roi. En 1848, Neuchâtel se rendit indépendant. 11 occupe le 21e rang dans la Confédération par l’ordre de son admission, le 14e par son étendue, le 12e par sa population. V. G. -A. Matile, Monuments de l’histoire de Neuchâtel, 1844, in-fol.
neuchatel (Lac de) ou d’y Verdun, entre les cantons de Neuchâtel, de Vaud, de Berue et de Fribourg; 40 kil. surB.Surses bords sont Neuchâtel, Gransou, Y verdun, etc. Très-poissonneux. 11 communique avec l’Aar par la Thiéle et le lac de B-enne; superf., 240 kil. carrés.
NEUDA.YIN, v. des Etats prussiens (Brandebourg), à 77 kil. N. de Francfort- sur -l’Oder; 3,000 hab. Papier, lainages, bonneterie.
NEUDORF, en hongrois Iglo , v. de Hongrie (Zips), à 185 kil. N.-N.-E. de Bude, 8 S.-S.-E. de Leutschau; 6,000 hab. Ch.-l. de l’administration des villes privilégiées de Zips. Trib. dès mines; fer, cuivre, marbre ; toiles. Bains d’eaux minérales.
NEUENBUUG, nom allemand de Neuchatel.
neuenburg, v. du Wurtemberg (Forèt-Noire), sur l’Enz, à 48 kil. O. de Stuttgard ; 1,000 hab. Forges à fer, tanneries, scieries de planches, papeteries. Vieux château.
neuenburg, v. des Etats prussiens (Prusse), sur la rive gauche de la Vistule, à 28 kil. S.-O. de Marienwerder ; 2,500 hab. Fabr. de toiles, brasseries, distilleries.
NEUENGRAMM. F. Bergedurf.
NEUENK1RCHEN, brg des Etats autrichiens (Basse- Autriche), à 53 kil. S.-S.- O. de Vienne, sur la Schwarza; 2,2(10 hab.
NEUENSTEIN, v. du royaume de Wurtemberg (Iaxt), à 7 kil. E.-N -E. d’Œhringen; 1,600 hab. Château des princes de Hohenlohe.
NEUI -BR1SACH. V. Brisach.
NEUFCHATEAU, s.-préf. (Vosges), à 70 kil. N.-O. d’Epinal, sur le Mouzon, près de la Meuse; 3,473 hab. Tribunal de lre instance, collège, bibliothèque, lubrique considérable de clous, pointes de Paris, chaînes en fil de fer; commerce de grosses toiles, ouvrages en osier, etc. Château où les Etats de Lorraine s’assemblèrent eu 1515. Autrefois seigneurie, possédée depuis le xne siccle par les ducs de Lorraine, sous la suzeraineté des comtes de Champagne. Sous la lre République on la nomma Mouzon- Meuse.
neufchateau, v. de Belgique (Luxembourg), à 39 kil.