‹ Dictionnaire général de biographie et d'histoireChapitre 203 sur 864 · NOL · texte numérisé non relu

NOL

NOM

noguera ribagorzana , riv. d’Espagne, affluent de la | Sègre, à 13 kil. S.- O. deLérida; cours de 130 kil.

NOINTEL (Charles François Olier, marquis de), fils d’un conseiller au parlement de Paris , né dans le pays Chartrain , m. à Paris en 1685, conseiller d’Etat en 1661, fut envoyé en 1670, avec une escadre de quatre vaisseaux, réclamer de la Porte le rétablissement des Echelles du Levant, et un libre commerce par la mer Rouge. Il s’acquitta de sa mission avec tant de fermeté et d'habileté, pour maintenir la dignité de son caractère, qu’il fut nommé ambassadeur à Constantinople. Accompagné de deux peintres pour dessiner les objets qui lui plaisaient , et de quatre maçons pour enlever dans Athènes les marbres et les bas-reliefs 1-es plus précieux, il fit tant de dépenses en acquisitions d’antiquités, que Louis XIV, ne voulant plus payer ses dettes , le rappela et le disgracia, en 1678. NOIODUNUM. V. Diablintes et Noviodunum.

NOIR (Le prince), fils d’Edouard III. V. Edouard, noir (Code). V. code.

NOIRE ( Mer ) , en russe Czarne-More , en turc Kara-Degniz, anc. Ponl-Euiin, mer formée par la Méditerranée, â laquelle elle est jointe par le détroit de Constantinople, la mer de Marmara et le détroit des Dardanelles, et qui communique à la mer d’Azov par le détroit d’Iénikalé. Elle s’étend entre la Russie au N. et à l’E., et la Turquie à l’O. et au S., baignant les limites de l’Europe et de l’Asie; entre 41° et 47u lat. N., 25° et 39° long. E. ; 1,080 kil. sur 620. Eaux profondes, claires, moins salées que l’Océan, sans marée, peu coupées d’îles ou de hauts-fonds, gelant en hiver sur la côte N. Quelques courants, causés nar les affluents. Côtes assez régulières, basses à l’O. et au N., plus élevées des autres côtés. Dans cette mer, le mouvement des eaux est très-violent par les tempêtes. Son nom actuel lui fut donné par des Tartares, probablement à cause des forêts sombres qui couronnent ses côtes ; d’autres font venir le nom de mer Noire du ciel gris-foncé, souvent chargé de nuages, qui la domine. Ses principaux affluents sont, en Europe : le Danube, le Dniester, le Boug, le Dniéper, le Don, le Kouban ; et, en Asie : l'Ieschyl, le Kizil, et la Sakharia.Los ports principaux sont : en Russie, Odessa, Sébastopol, Caffa, Anapa, Poti ; en Turquie, Trébizonde, Sinope, Varna, Bourgas. Elle a été déclarée mer neutre, par le traité de paix de Paris du 30 mars 1856.

NOIRE (Forêt). V. FORÊT NOIRE.

NOIRÉTABLE, ch.-l. decant. (Loire), arr. et à 44 kil. N. -O. de Montbrison; 644 hab.

NOIRMOUTIERS, lier ou lleria, Nigrum monastcrium , île de l’océan Atlantique, sur la côte de France (Vendée), à 66 kil. N. -O. des Sables-d’Olonne, au S. -O. de la baie de Bourgneuf ; séparée du continent au S. par le goulet de Fromantine, à sec à marée basse; 4,500 hect. ; 19 kil. sur 7; 44 kil. de tour; 2,194 hab. Sol très-bas, protégé contre les hautes marées par des digues. Beaux pâturages, marais salants; pêche d’huîtres, fabr. de soude de varech. Ch.-l., Noirmoutiers , sur la côte E. Place de guerre de 4e classe, défendue par un fort, et ch.-l. de canton. S[ Philibert y fonda une abbaye de Bénédictins vers 680 ; les Normands y descendirent en 835 et 843. En 1674 les Hollandais la pillèrent. Elle appartint longtemps aux La Trémoille, et ne fut réunie à la couronne qu’enl720. Le 5 mars 1793, les Vendéens, commandés par Charette , s’en emparèrent; les républicains les en expulsèrent le 30 avril, mais les Vendéens y rentrèrent le 12 octobre suivant, et 'en furent chassés définitivement le 2 janvier 1794; leur généralissime d’Elbée y fut fait prisonnier, jugé et fusillé.

NOIRS (Les). V. Blancs et noirs.

NOISIEL , vge (Seine-et-Marne ), arr. et à 27 kil. S.-O. de Meaux, sur la rive g. de la Marne; 190 hab. Importante fabr. de chocolat; pulvérisation de substances propres à la pharmacie et à la teinture.

NOISY-LE-SEC, vge (Seine), arr. et à 15 kil. S.-E. de B'-Denis, à 9 kil. N.-E. de Paris; 2,188 hab. Belles maisons de campagne. Récolte de fruits et légumes. Fort dépendant du système de défense de Paris.

NOJA, v. du roy. d’Italie (Prov. de Bari), à 16 kil. S.-E. de Bari; 7,600 hab.

NO LA, v. du royaume d’Italie (Prov. de Caserta), près du Vésuve, et à 37 kil. S.-E. de Capoue; 12,964 hab. Evêché; belle cathédrale. Hôpital militaire. Collection de vases étrusques. — Très-anc. ville de Campanie; fondée par les Ausoniens, elle fut prise par les Romains, et leur resta toujours fidèle; Annibal y fut battu par Marcelius, l’an 439 de Rome, 314 av. J.-C. L’empereur Auguste y mourut. Vespasien l'érigea en colonie romaine; Pompe! lui servait de port. Les cloches y furent inventées au ye siècle par S1 Paulin évêque.

NOLASQUE ( S1 Pierre ) , fondateur de l’ordre de la Merci, né vers 1189, près de St-Papoul (Languedoc), m. en 1256 à Barcelone, suivit Simon de Montfort à la croisade contre les Albigeois, et fut chargé par lui de l’éducation de Jacques, son prisonnier, fils de Pierre II d’Aragon, tué à la bataille de Muret. Ayant suivi son élève dans ses Etats, en 1215, il se voua à la rédemption des captifs, fonda à Barcelone la première maison de la Merci en 1223, racheta plus de 400 chrétiens dans le royaume de Valence, visita la côte d’Afrique dans le même but, refusa, à cause de ses infirmités, de suivre Louis IX en Terre- Sainte, et se démit, en 1249, du généralat de son ordre. Fête, le 31 janvier.

NOLAY, ch.-l. de cant. (Côte-d’Or), arr. et à 20 kil. S. -O. de Beaune; 2,213 hab. Restes d’un château, belle église. Patrie de Carnot. Vins blancs, grains, laines, marbres. Tanneries. Environs très-pittoresques; ruines, d’un camp romain.

NOLI, anc. Naula, v. du roy. d’Italie (prov. de Gênes), petit port à 13 kil. S. -S. -O. de Savone ; 1,753 hab. Elle forma, au xne siècle, une petite république, et conserva, sous la protection de Gênes, son indépendance jusqu’en 1805.

noli (Antoine de). V. cadamosto.

NOLLET (L’abbé Jean - Antoine) , physicien, né à Pimpré (Noyonnais) en 1700, m. en 1770, fut associé d’abord aux recherches de Dufay sur l’électricitc, puis secondé dans ses études par Réaumur. Il fit, avec beaucoup de succès, des cours publics de physique dans différentes villes. Chargé, en 1749, d’aller recueillir des documents sur l’état des sciences en Italie, il fut nommé, à son retour, à une chaire de physique expérimentale créée pour lui au collège de Navarre, 1756, puis maître de physique et d’histoire naturelle des enfants de France, et professeur aux écoles d’artillerie de La Fère et de Mézières. Il a beaucoup contribué à répandre en F’rance le goût de la physique, et fait connaître les découvertes de Newton en optique. On a de lui ; Leçons de physique expérimentale. Paris, 1743, 6 vol. in-12; Recherches sur les causes partievr Itères des phénomènes électriques, 1749, in-12; Essai sur l'éleo tricité des corps, 1750, in-12; Recueil de lettres sur i électricité, 1753, 3 vol. in-12; l'Art des expériences, 1770, 3 vol. in-12; enfin des Mémoires insérés dans le recueil de l’Académie des sciences de Paris , à laquelle il appartenait depuis 1739. V.

NOLLI ( Giambattista ) , architecte, né à Côme, m. ec 1780 , florissait vers le milieu du xvme siècle. Il a construit à Rome l’église Sle-Dorothée ; mais il est surtout connu par un grand plan de Rome, Nuova Pianta di Roma, 1748 , en 16 feuilles in-fol. et 16 in-4». C’est le plan de Rome moderne , avec indication des ruines antiques , très-beau ettrès-bon travail, le plus exact qu’on avait fait jusqu’alors , et qui a servi de base à la plupart des travaux de même genre publiés depuis. On doit encore à Nolli une réduction in-fol. de ce plan , et un autre plan de Rome, in-fol. aussi, qui ne contient que les ruines antiques. C. D — T.

NOM B RE-DE-DIOS. V. Dios.

NOMBRE D’OR, période de 19 ans, au bout de laquelle les nouvelles lunes reviennent au même jour du mois. En commençant le cycle, on compte 1, lorsque la nouvelle lune arrive au 1er janvier; par conséquent la nouvelle lune n’arrive le 1er janvier que tous les 19 ans. L’an 1er de l’ère vulgaire, d’après la chronologie adoptée par les Bénédictins, le nombre d’or était 2. Donc, en ajoutant 1 à l’année demandée et divisant par 19, le reste de la division donnera le nombre d’or de l’année demandée. Le cycle de 19 ans fut, dit-on, trouvé par l’Athénien Méton, et on l’appela nombre d’or, parce qu’il fut regardé comme une découverte si belle, qu’on en gravait le calcul en lettres d’or. M.

NOMBRES (Le Livre des), un des livres de Moïse, le 4e du Pentateuque, tire son nom de ce qu’il commence par le dénombrement du peuple et des Lévites. Il renferme le récit de ce qui s’est passé pendant 39 ans du voyage des Israélites dans le désert.

nombres sacrés. Dans tous les temps et dans tous les pays, on a attribué aux nombres certaines propriétés mystérieuses , certains caractères symboliques , dont les modernes sont loin de posséder toujours l’explication. Les Pythagoriciens avaient, à ce sujet, une théorie célèbre: ils disaient que l’unité , qui n’a point de parties , est moins un nombre que le principe générateur des nombres, et ils en faisaient l’attribut essentiel , le caractère de la divinité. Le nombre 2 désignait, suivant eux, le mauvais principe, et ils regardaient comme funestes tous les nombres qui

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commençaient par ce chiffre : ce fut sans doute d’après I cette prévention que les Romains dédièrent à Pluton le 2e '■ I mois de leur année , et que , le 2e jour de ce mois , ils sacrifient aux Mânes. Les Pythagoriciens appelaient le nombre a une harmonie parfaite , et avaient aussi de la vénération pour le nombre 4, qui renfermait, disaient-ils, toute la religion du serment, et leur rappelait l’idée de la puissance infinie de Dieu dans l’arrangement de l’univers : de même, le nombre 3 se retrouve dans la Trinité de l’Inde et du christianisme, dans les 3 Grâces , les 3 Parques, les 3 juges des Enfers chez les Grecs. Le nombre 5 , formé par l’addition de 2, premier nombre pair, et de 3, premier nombre impair, était, pour les Pythagoriciens, l’emblème du mariage, et placé sous la protection de Junon. Le nombre 6 caractérisait la justice, qui marche toujours d’un pas égal. Les médecins croyaient voir, dans le nombre 7 , les vicissitudes de la vie humaine ; il revient à chaque instant dans les coutumes des peuples : on cite le chandelier à sept branches chez les Hébreux, les 7 enceintes d’Ecbatane, les 7 conseillers des rois de Perse , les 7 jeunes filles qui servaient Esther, les 7 collines de Rome, et, chez les chrétiens , les 7 fenêtres et les 7 arcades du chœur dans certaines églises gothiques , les 7 chapelles autour du chœur, image des 7 sacrements ou des 7 dons du Sl-Esprit , enfin les 7 péchés capitaux , Notre-Dame des Sept-Douleurs , et les 7 étoiles placées dans le nimbe de la Vierge. Aux yeux des Pythagoriciens, 8 représentait la loi naturelle, qui suppose tous les hommes égaux; ils redoutaient 9, comme l’image de la fragilité des fortunes humaines. Mais le nombre 10 était le symbole de la merveilleuse harmonie de l’univers; c’était aussi le signe de la paix, parce que l’union de deux mains forme 10 doigts. Les multiples de chaque nombre avaient le même sens , la même propriété que ce nombre. Par exemple, on rencontre souvent le nombre 12 , produit de 3 par 4 : il y avait 12 tribus chez les Hébreux; à Athènes, les 12 poleis étaient distribuées en 12 demoi, 12 phralriai, 12 ’phulai; 12 vautours apparaissent à Romulus; il y a 12 grands dieux de l’Olympe grec , 12 compagnons d’Odin chez les Scandinaves , 12 chevaliers de la Table ronde d’Arthur, 12 paladins à la cour de Charlemagne ; l’Etrurie formait 12 lucumonies. Le nombre 30 joua aussi un grand rôle : ce sont les 30 membres du sénat de Sparte , les 30 petits qu’Enée vit naître d’une truie à l’endroit où Rome s’éleva plus tard , les 30 villes de la confédération Latine , les 30 Sabines enlevées par les Romains , les 30 curies instituées sous Romulus, les dix mois de 30 jours dans l'année cyclique, etc. Certaines institutions rappelaient les divisions du calendrier : les 300 sénateurs de l’anc. Rome correspondent aux 300 jours de l’année cyclique ; les 360 maisons d’Athènes , les 360 amphictyons étaient en rapport avec les 360 jours de l’année solaire ; Carthage avait un sénat de 104 membres, le double des semaines d’une année, etc.

NOMENCLATEUR, Nomenclator, esclave qui, chez les riches Romains, était chargé de reconnaître, par leurs noms, toutes les personnes qui venaient dans la maison de son maître. Quand ce maître recevait, le matin, la visite de ses nombreux clients, le nomenclateur se tenait près de lui, un peu en arrière, et lui soufflait à l’oreille le nom de celui qui se présentait. Dans la brigue des comices, au Forum ou au Champ de-Mars, chaque candidat se faisait accompagner d’un ou de deux nomenclateurs, qui lui disaient les noms de tous les citoyens qu’il abordait, et qu’il devait saluer nominativement pour solliciter leur suffrage; ils le renseignaient même , au besoin , en peu de mots , sur l’importance du personnage. C. D — y.

NOMÉNOÉ, seigneur breton, nommé comte ou duc de Bretagne par Louis le Débonnaire vers 825, m. à Vendôme en 851, secoua le joug de Charles le Chauve, prit le titre de roi, chassa les évêques qui ne voulurent pas le sacrer, et repoussa les Normands qui s’étaient emparés de Nantes, 847. 11 laissa un fils, Erispoé, qui sut se maintenir dans l’héritage de son père.

NOMENTUM, auj. Lamenlano, v. de l’Italie ancienne, dans la Sabine, à 12 milles (16 kil. environ) N.-E. de Rome ; célèbre par une victoire de Servilius Priscus Fidenas sur les Véiens et les Fidénates, l’an 418 de Rome, 335 av. J.-C. On appelait Voie Nomentane, une route qui conduisait de Rome à Nomentum, et qui passait au mont Sacré.

NOMÉNY, ch.-l. de cant. (Meurthe), arr. et à 28 kil. N. de Nancy, sur la Seille; 1,212 hab. Jadis titre d’un marquisat.

NOMES , divisions de l’ancienne Egypte, dont les gouverneurs s’appelaient Nomarques ; en voici les noms, d’après les Egyptiens et d’après les Grecs :

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