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Une lre expédition lui livra la couronne de fer; une

2e, la couronne impériale , 962. Mais la domination allemande était odieuse aux Italiens, et Othon eut à combattre cinq révoltes des Romains. Il voulut compléter la conquête de l'Italie par celle des provinces méridionales, qui appartenaient encore aux Grecs, et, après une guerre heureuse contre l’empire byzantin , il obtint pour son fils aîné la main d’une princesse grecque, Théophanie, qui lui apportait des prétentions sur la Pouille et la Calabre, 972. Il mourut en 973. G.

othon n, fils et successeur du précédent, né en 955, empereur en 973, m. en 983, surnommé le Sanguinaire par les Italiens à cause de ses cruautés. Il défendit avec succès la Lorraine contre le roi de France Lothaire , et pénétra , à la suite de l’armée ennemie, jusqu’à Montmartre, 977-980. Il rétablit le pape Benoît Vil , détrôné par le consul Crescentius, et essaya d’enlever aux Grecs l’Italie méridionale, 982; il prit Naples, Salerne, Tarente; battu et fait prisonnier à Basentello , il s’échappa à grand’peiue sur une barque, et mourut peu après à Vérone. G.

othon m, fils du précédent, empereur à 3 ans, m. à 19 , 983-1002. Elevé par le savant Gerbert et sa mère Théophanie dans le goût des sciences et des lettres grecques, il préférait l’Italie à l’Allemagne, et voulait fixer à Rome le siège de l’Empire. Il eut cependant à combattre les Romains, toujours soulevés contre les papes. Il mit à mort le consul Crescentius , et plaça successivement sur le trône pontifical son parent Grégoire V, 996, et son précepteur Gerbert, 999. Quelque temps après, il fut assiégé dans son palais par les Romains , qu’il aimait toujours malgré leur ingratitude, et il fut empoisonné, suivant une tradition qui semble peu historique, par la veuve de Crescentius , Stéphanie , qu’il avait voulu séduire. G.

othon iv, de Brunswick, fils de Henri le Lion, duc de Bavière, et de Mathilde d’Angleterre, né en 1175, disputa la couronne impériale à Philippe de Souabe , après la mort de Henri VI , avec l’appui des Guelfes et d’innocent III, 1197. Devenu seul maître de l’Empire après l’assassinat de son rival, 1208, il se tourna contre le saint-siège, qui l’avait soutenu, voulut asservir l’Italie, et fut excommunié par le pape , qui lui opposa le jeune Frédéric II , 1212. Il s’allia à Jean-sans-Terre contre la France : vaincu par Philippe-Auguste à Bouvines, 1214, il alla mourir obscurément dans son château de Harzbourg, 1218. G.

othon , l'illustre ou le Magnifique, duc de Saxe , 880 , et de Thuringe, 907, défendit la Germanie orientale contre les Hongrois, et prépara par ses victoires l’avénement de la dynastie saxonne. A la mort de Louis l’Enfant, 911, il refusa la couronne à cause de son grand âge, et fit élire Conrad de Franconie. Il mourut l’année suivante, 912. Son fils , Henri l’Oiseleur, fut plus tard roi d’Allemagne, 919. G.

othon (Saint), né en Souabe vers 1069, m. en 1139, devint chapelain et chancelier de l’empereur Henri IV, puis évêque de Bamberg en 1100, et convertit la Poméranie au christianisme.

othon de nordiieim, prince saxon, nommé duc de Bavière par l’impératrice Agnès, mère de Henri IV, 1056, entra cependant dans la conspiration qui enleva le pouvoir à cette princesse, 1062. Plus tard, il fut accusé d’avoir voulu tuer l’empereur, et fut dépouillé de son duché. 11 se réconcilia avec Henri, 1075 le trahit de nouveau, et fut

tué avec l’anti-césar, Rodolphe de Souabe, à Volsksheim, 1080. G.

othon de wittelsbach , dit le Grand , fils d’Othoii , comte palatin de Schiren et de Wittelsbach, descendant d’Arnûul le Mauvais, nommé duc de Bavière, en 1180, après la condamnation de Henri le Lion, par Frédéric Barberousse, qu’il avait suivi dans toutes ses expéditions d’Italie, mourut en 1183. Sa famille règne encore auj. en Bavière. G.

othon de freisingen , chroniqueur allemand , fils de Léopold , margrave d’ Autriche, et d’Agnès, fille de Henri IV, fut élève de l’université de Paris, abbé de Morimond, évêque de Freisingen en 1138, accompagna Conrad III en Palestine, et mourut en 1158. 11 a laissé une Chronique en 7 livres, depuis Adam jusqu’en 1146, avec un 8e livre sur la fin du monde et l’Antéchrist , publiée par Cuspinianus, Strasbourg, 1515. Il avait commencé une histoire de Frédéric Barberousse, continuée par le chanoine Radevic. G.

OTHONIEL , premier juge d’Israël , délivra le peuple de Dieu, tombé après Josué, sous le joug de Chusan, roi de Mésopotamie, 1554 av. J.-C. Sa judicature dura environ 40 ans.

OTHRYS, chaîne de mont, de la Grèce, qui se detacne du Pinde vers la source du Sperchius, et court de l’O. à l’E. jusqu’au golfe Pagasétiqne. Elle séparait autrefois divers cantons thessaliens, les Dolopes et l’Aehaïe phthiotide au N., des Enianes ou Œtéens et de Lamia au S. Elle sert auj. de frontière entre le royaume de Grèce et la Turquie, et porte le nom de Gousa ou Katavolhry. Son sommet le plus élevé , le mont Jerako , a 1,775 mèt. L’Othrys était célèbre dans la mythologie comme étant la demeure des Lapithes. „ .G. P.

OTRANTE , auc. Uydrunlum, v. forte du royaume d’Italie, dans la province et à 38 kil. S.-E. de Lerce, petit port sut- le détroit de son nom, qui lie la mer Adriatique à la mer Jon.enne; par 40° 8' 46” lat. N., et 16° 10 5 long. E. : 1,833 hab. Archevêché. Ruines antiques. Comm. d’huile. Mahomet II la prit en 1480. Napoléon I*r donna à Fouché le titre de duc d'Otrante , en 1810. — La Perre d’Otrante fane. Iapygie ), auj. Province de Leoce, situefe à la pointe S.-E. de l’Italie, entre les prov. de Bari au F., de Potenza à 10.. le golfe de Parente au S. -O., le canal d’Otrante et l’Adriatique à l’E., a 8,530 kil. cair., 190 kil. sur 45, et 418,465 hab. Ch.-l., Lecce. Elle est divisée en 4 arrondissements. Climat doux, i-ol tres-tertile et bien cultivé, mais manquas! de bois. Elève de gros bétail, chevaux, mulets, ânes, moutons, chèvres, abeilles. Pêche importante.

OTREPIEF. V. Démétrius (les faux).

OTRICOLI, Ocriculum , vge du roy. d’rtalie (Permise,), à 25 lui. S.-O. de Terni; 1,243 hab. Victoire de Championnet et de Macdonald sur les Autrichiens commandes

par Mack, en 1799. , . ,.T „ t t „u î a»

OTSEGO , v. des Etats-Unis (New-York), ch-1. de comté, sur un lac de son nom, à 106 lui. O. d Albany ;

OTT iPierre-Charles, baron), feld-marechal autrichien né en Hongrie, se distingua dans la campagne de 178.) contre les 'Pures, figura plus tard avec honneur sous Wurmser, Souwarow, et Mêlas en Italie, dtrfgea le siégé de Gênes en 1799, perdit la bataille de Montebelio en 1800, prit part à la campagne de 180o en Autriche, et mourut à Pesth en 1809. , .. v n ,

OTTANGE, vge (Moselle), arr. et à 16 lui. N.-ü. de Thionville; 1 ,264 hab. Forges à fer, datant du xvi siecle, haut-fourneau, platinerie, fonderie.

OTTAWA , riv. de l’Amérique du Nord (Canada], naît au lac de Tommiscanning, forme les lacs Chat et Chaudière, sépare le Haut et le Bas-Canada, et se jette dans le S‘-Laurent , à 40 kil. de Montréal. Cours de 900 kil., au S.- E Le canal Rideau la fait communiquer avec le lac Dntario. — v. du Canada. V. Bytown.

OTTAWAS , peuple indigène de l’Amérique du Nord , abite dans l’Etat d’Ohio et le Michigan , sur la rive O. u lac Michigan. Il compte 5,000 tètes.

OTTERBERG , v. de Bavière, à 10 kil. N. de Kaiserslutern ; 2,600 hab. Lainages, cuirs.

OTTERY. V. Mary-ottery (Saint-).

OTT1NG (ALT-), v. de Bavière, entre l’Inn et la lalza, à H5 kil. S.-O. de Passau; 1,500 hab. Eaux minéales. Abbaye où sont conservés les cœurs des rois de Baière. Monument de Tilly.

OTT.MARSHE1M . vge (Haut-Rhin) , arr. et à 32 kil. î.-E. d’Altkireh; 934 hab. Antique église, où l’on croit econnaître un temple de Mars.

OTW

OUC

OTTO (Eberhard), jurisconsulte, antiquaire et philo- | logue, né en 1685 en Westphalie, m. en 1756, fut professeur à l’université d’Utrecht pendant 20 ans. On a de lui : de Ædilibus coloniarum et municipiorum , Francf., 1713, et Utrecht, 1732, in-8°; Papinianus, sive de vitd, studiis, scriptis , lionoribus et morte Papiniani dialriba, Leyde, 1718, et Brême, 1743, in-8» ; Disserlaltones juris publici et privait , Utrecht , 1723, in-8®; de Vild, studiis, scriptis et honoribus Serrii Sulpitii, ibid., 1725, in-4° : Thésaurus juris romani, Leyde, 1725, 4 vol. in-fol., et Utrecht, 1733-35, 5 vol. in- loi. ; Ad Instilula Justiniani notes criticœ et commentant. i, 17 9, in-4°; de Jurisprudenliâ symbolicâ , 1730, in-8° ; de Tutetd vianim publicarum , 1731 , in-8° , etc. Ce dernier traité a beaucoup servi à Bouchaud pour son livre Sur la poire des Romains (F. Bouchaud). Tous les ouvrages d’Otto sont encore fort estimés, et prouvent une science solide, exacte et variée.

otto (Louis-Guillaume), comte de Mosloy, né en 1754 dans le gr. -duché de Bade, m. en 1817, vint terminer ses études à Paris, fut secrétaire du chevalier de la Luzerne, ambassadeur français à Vienne, entra ensuite au ministère des affaires étrangères, remplit , sous la République, le Consulat et l’Empire, des missions importantes aux Etats-Unis, à Berlin, à Londres, où il prépara la paix d’Amiens, à Munich, où il découvrit, en 1805, les préparatifs hostiles de l’Autriche, et devint, en 1809, ambassadeur à Vienne, où il négocia le mariage de Napoléon 1er avec Marie-Louise. Depuis la 2e Restauration , il vécut dans la retraite.

OTTO DE GUERICKE. V. GUERICKE.

OTTOBEUERN, brg de Bavière, à 13 kil. E.-S.-E. de Memmingen , sur la Kunz; 2,600 hab. Ancienne abbaye de Bénédictins.

OTTOBONI, pape. V. Alexandre VIII.

OTTOCAR Ier (Przémysl), duc de Bohême en 1192, déposé en 1193, rétabli en 1197, reçut de l’empereur Philippe de Souabe, en 1198, le titre de roi , qui lui fut confirmé par Othon IV et le pape Innocent III en 1203.

ottocar il, le Victorieux, roi de Bohême, fils et successeur de Wenceslas III, acquit l’Autriche et la Styrie en 1253, la Carinthie et la Carniole en 1270, refusa de reconnaître l’empereur Rodolphe de Habsbourg, se vit enlever toutes ses acquisitions en une seule campagne, 1276, et, ayant renouvelé la guerre, périt à la bataille de Marchfeld ou Laa, en 1278.

ottocar de harneck , noble ménestrel du duché de Styrie, auteur d’une chronique rhythmique : Austriæ chrofiicon germanicum , poème informe en dialecte bavarique, contenant le récit des événements survenus en Autriche et en Styrie de 1250 à 1309, composée au commencement du xive siècle, et publiée en entier avec notes, en 1745, par le P. Jérôme Pez, bénédictin.

OTTOCHACZ (Régiment), division administr. des Etats autrichiens (Confins militaires de Croatie); 2,783 kil. carrés; 69,389 hab. Ch.-l., Ultochacz, à 123 kil. S. -S. -O. d’Agram.

OTTOMAN (Empire). V. Turquie.

OTTOMANS, branche de la nation turcomane, tire son nom d'Othman 1er, qui fonda l’empire turc.

OTTON. V. Othon.

OTTOllOCORRHAS, l'Utlara-Kuru des Indiens, partie la plus orientale des monts Emodes des anciens, auj. la partie de l’Himalaya située à TE. du Boutan et se prolongeant par les monts Nan-ling (chaîne du Midi) dans la province chinoise de Youn-nan. Ces montagnes étaient habitées, d’après Ptolémée, par les Ottorocorrhæ , identiques sans doute aux Altacori de Pline; capitale, Ottorocorr/ia. C. P.

ÜTTWEILER, v. des Etats prussiens (prov. du Rhin), à 66 kil. S.-E. de Trêves; 3,000 hab. Fabr. de siamoises.

OTUMBA , v. du Mexique, départem. et à 80 kil. N.-E. de Mexico, fut autrefois importante, et eut 50,000 hab. Aqueduc très-remarquable et constructions aztèques. Cochenille. — Cortez remporta près de là une victoire sur les Mexicains, en 1520.

OTWAY (Thomas), poète dramatique anglais, né dans le Sussex en 1651 , m. en 1685 , fut à la fois auteur et acteur. Malgré le succès qu’obtinrent plusieurs de ses pièces, il vécut presque dans la misère. Ses compatriotes lui donnent la première place après Shakspeare. On a publié ses OEuvres à Londres, 1736, 2 vol. in-12 ; 1768 et 1812, 3 vol. in-12. Les comédies d’Otway sont auj. oubliées; mais parmi ses tragédies on remarque: Don Carlos, 1676, qui a inspiré a Schiller une tragédie de même nom; Titus et Bérénice , 1677, imitée de Racine; C. Marins ; l’Orphelin , 1680 ; Vemse sauvée, 1682, dont le sujet est emprunté à la

Conjuration des Espagnols contre Venise , par Saint-Réal , et que Lafosse a imitée dans son Manlius.

OTZNETZI (Jean), surnommé le Philosophe, patriarche arménien du vme siècle, un des plus élégants écrivains de sa nation , a laissé : Discours synodal , un des chefsd'œuvre de l’éloquence arménienne, Venise, 1833, 1 vol. in-8®, avec traduction latine et notes explicatives par le P. J. -B. Aucher; deux traités Contre les erreurs des hérétiques nommés Fantastiques , et Contre les Pauliniens , dans lesquels brille sa vaste érudition, Venise, 1816, 1 vol. in-8®, avec la trad. latine en regard, par le même Père; Explication des offices et des cérémonies de l'Eglise arménienne ; Recueil de canons d'anciens conciles. Son style est plein d’énergie et d’éloquence. C — a.

OUAH-EL-BATIARYEH et OUAH-EL- KARGEH.

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