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OUDDEN, v. d’Arabie (Yémen), à 48 lril. N.-O. de Taas ; 2,000 hab. Excellent café.
OUDE , c.-à-d. vieux en hollandais : OuDEnarde, vieille terre.
oude ou aoude, v. de l’Hindoustan anglais (Bengale), capitale primitive de l'anc. Etat de son nom , sur la Gograli, à 120 kil. E. de Lucknow. Jadis l’une des villes les plus considérables et les plus florissantes de ces contrées, elle est auj. presque ruinée , et n’est plus visitée que par des pèlerins. — Le royaume d’Oude était enclavé entre le Népaul au N.-E., et la vice-présidence d’Agrah de tous les autres côtés; entre 26" et 28°lat. N., 77° 30’-8)“ long. E.; 73,040 kil. carrés environ; 8,000,000 d’hab. Ch.-l., Lnlcnau ou Luclcnou'. Sol plat, limité au N. par les premiers contre-forts de rHimalaya, à l’O. et au S. parle Gange; très-fertile en grains, sucre, indigo, opium. Belles forêts, pleines de bêtes féroces. Jadis compris dans l’empire du Grand-Mogol, gouverné par des souverains sous la protection de l’Angleterre depuis 1765, annexé, en 1856, aux possessions britanniques, il forme 4 districts, qui font partie de la présidence des provinces Nord-Ouest.
OUDEG1IERST (Pierre D’) , jurisconsulte de Lille, est auteur de Chroniques et Annales de Flandre, de 620 à 1476, Anvers, 1671, in-4°. C’est un ouvrage plein de recherches exactes.
OUDENARDE ou AUDENARDE , v. forte de Belgique (Flandre orientale), sur l’Escaut, à 29 kil. S.- O. de Gand; 6,000 hab. Toiles, cuirs, amidon, tabac; fabr. de coton, toile et lin. On remarque l’hôtel de ville et l’église de Sle-Walburge. L’armée française , commandée par le duc de Bourgogne et Vendôme, y éprouva une défaite, le 11 juillet 1708; cette place fut prise et démantelée par les Français en 1745. Patrie d’Adrien Brauwer.
OUDENDORP ( François D ), philologue, néàLeydeen 1696, m. en 1761 , élève de J. Gronovius et de P. Burmann , fut recteur des écoles de Nimègue en 1724 , de celles de Harlem en 1726 , et professeur d’éloquence et d’histoire à Leyde en 1740. Il a donné des éditions estimées de Julius Obsequens, Leyde, 1720; de Lucain, 1728; de F mu lin , 1731 ; de César, 1737 ; de Suétone, 1751.
OUDIN (César), littérateur, m. en 1625, était fils d’un grand-prévôt du Bassigny, et fut nommé par Henri IV, en 1587, secrétaire- interprète pour les langues étrangères. On a de lui : une traduction de Don Quichotte, Paris, 1639, 2 vol. in-8° ; des Grammaires et des Dictionnaires des langues espagnole et italienne.
oudin (Antoine), fils du précédent, m. en 1653, remplaça son père comme interprète , et donna des leçons d’italien à Louis XIV. 11 a laissé des D ctionnaires sous les titres suivants : Recherches italiennes et françaises, Paris, 1640, 2 vol. in-4° ; Trésor des deux langues espagnole et française, 1645, in-4°.
oudin (François) .jésuite , né en Champagne en 1673, m. à Dijon en 1752, rédigea les 4 premières lettres de la Bibliothèque latine des écrivains de la Société de Jésus, ainsi que 700 notices qui devaient suivre, fut l’éditeur des Poemata didascahca qui parurent sous le nom de d’Olivet, et donna une éditi ,n de P. Syrus , Dijon, 1734, in-8°.
OUD1NOT (Nicolas Charles) , né à Bar-le-Duc en 1767, m. en 1847, s’engagea à 17 ans. Les premières guerres de la Révolution lui donnèrent l’occasion de faire connaître ses talents militaires et sa bravoure ; chef d’un bataillon de la Meu e en 1792, colonel après une belle défense du château de Bitche, il gagna, en 1794, le grade de général de brigade à l’affaire de Moortlauter, prit Trêves, Nordlingen , Donauwerth, Nenbourg, et, à la suite des combats d’Ingolstadt et de Felldrch, devint général de division en 1799. Chef d'état-major de Masséna, il fut blessé à la bataille de Zurich, et fit des prodiges au siège de Gênes et sur les bords du Mincio. Mis à la tête d'un corps d’élite de 10,000 grenadiers et voltigeurs, il ouvrit avec Murat la campagne de 1805, battit les Autrichiens à Wertingen , prit Vienne, franchit le Danube défendu par une artillerie formidable, figura glorieusement à Austerlitz, occupa la principauté de Neufchâtel, fit les campagnes de 1806 en Prusse, et de 1807 en Pologne, remporta la victoire d’Ostrolenka, et eut une grande part à celle de Friedland. Ses éclatants services lui valurent le titre de comte et une dotation d’un million. Pendant le congrès d’Erfurl, Oudinot fut gouverneur de cette place. A l’avant-garde pendant la campagne d’Autriche de 1809, il se distingua tellement à Pfaffeuhofcn , Ebersberg, Essling et Wagrara, qu’il fut nommé maréchal d'Empire et duc de Reggio, avec une dotation de 100,000 fr. de rente. En 1810, il occupa la Hollande, fut gouverneur de Berlin en 1812, et commanda le 2e corps de l’expédition de Russie. Dans la re-
traite, il repoussa les Russes à Borizof , dégagea ainsi les abords de la Bérésina, et assura le passage des débris de l’armée. Dans la campagne de 1813, il contribua au gain de la bataille de Bautzen , mais fut battu par Bernadette à Gross-beeren, commanda la retraite après la bataille de Leipzig. Sa conduite fut encore admirable en 1814, â Brieune, Champaubert, Nangis, Bar-sur-Aube, Arcis-sur- Aube. 11 avait été blessé 35 fois pendant sa vie militaire.
11 vit tomber l’Empire, et, nommé ministre d’Etat, pair de France, il resta fidèle au roi pendant les Cent-Jours A la 2e Restauration, il eut le commandement en chef de la garde nationale de Paris, et, en 1823, le commandement du 1er corps de l’armée d’Espagne. Louis-Philippe le nomma grand -chancelier de la Légion d’honneur en 1839 , et gouverneur des Invalides en 1842. En 1850, une statue lui fut élevée à Bar-le-Duc par une souscription nationale, et la ville de Paris a donné, en 1851, à la rue Plumet, où il avait demeuré, le nom de rue Oudinot. — Le maréchal a laissé quatre fils : Victor (V. Oudinot, au Supiilém.); Auguste, né en 1799, tué en 1835 en Algérie, où il étaitcolonel de chasseurs d’Afrique ; Cbarles-Josepi - Gabriel, né en 1819, m. lieutenant-colonel en 1858; Victor-Angélique-Henri, aujourd’hui au service.
OUDIXSK (VEKKHNEI-1, v. de la Russie d’Asie (Sibérie), prov. et à 240 kil. S.-E. d’irkoutsk, an confluent de l’Ouda et de la Selinga; 2,800 hab. Commerce de pelleteries avec Kiakhta.
OL'DJANI, riv. d’Asie, la même que le Kizil-Daria.
OUDJE1N . anc. Ozene , v. de l’Hindoustan (Sindhyah ), dans l’anc. Malwa, sur la Siprah, à 1,600 kil. O. de Calcutta, 55 N.- N.- O. d’Indore ; 100,000 hab. Ecoles célèbres; observatoire, où les géographes hindous font passer leur 1er méridien. Dans cette ville, sainte pour les Hindous, on remarque les temples de Kriehna et de Rama, et le Kalidèh (palais des eaux). Comrn. très-actif avec le Bengale.
UUDON, riv. de France, naît à La Gravelle (Mayenne), passe à Craon, à Segré, où elle devient navigable, et se jette dans la Mayenne au Lion-d’ Angers (Maine-et-Loire). Cours de 66 kil.
oudon, vge (Loire-Infér.) , arr. et à 9 kil. O.-S.-O. d’Acenis; 1,683 hab. On y visite une tour, magnifique donjon d’un château auj. détruit.
O U DRY (Jean-Baptiste), peintre et graveur, né à Paris en 1686, m. en 1755, fut élève de Largillière, et s’est distingué comme peintre d’animaux. Le musée du Louvre a de lui la Chasse au loup et la Chasse au sangDer. Comme graveur, il a laissé la Chasse au loup , d’après son propre tableau , un Livre d’ animaux et de chasse, et une suite de dessins pour les Fables de La Fontaine. Il grava avec beaucoup de goût , et sa touche est très-spirituelle.
OUED-EL-KEBIR. V. Guadalqijivir et Rummel.
OUKD-JER. V. CH1FFA.
OU El , une des 4 prov. du Thihet, entre le Turkestan chinois au N., et le Boutan au S.; 700 kil. sur 470; ch.-l. Lassa. Beaucoup de lacs.
ouEi-TCHÉou , v. de la Chine propre, à 230 kil. S. de Nan-king; ch.-l. de département. Encre et vernis de Chine, thé.
O U EL, HOEL ou OWEL , dit le Don, roi du pays de Galles, 907-48, rédigea un code de lois, et le soumit à la sanction du pape. Ces lois ont été publiées en gallois, avec traduction latine et notes explicatives, par Watton, sous le titre de Leges Wallicœ , 1730, in- fol. V. Mangourit , la Charte d' Hoel-le-Bon , Paris, 1819.
OUELBE , riv. de l’Afrique orientale, affluent de la mer des Indes à Brava. Cours de 1,200 kil.
OUEN (Saint), en latin Audoenus, né vers 609, à Sancy, près de Soissons, m. en 686, fut appelé â la cour du roi Clotaire II , et s’y lia d’une étroite amitié avec S‘ Eloi. Nommé ensuite chancelier de Dagobert Ier, S1 Ouen, qui, à trente ans, était entré dans les ordres, fut, peu de temps après, élu évêque de Rouen , 640. Il montra dans ces nouvelles fonctions autant de sagesse que de piété, et mourut près de Cliehy, au lieu où s’est élevé depuis le village de S'-Oucn. Ses restes, rapportés à Rouen , furent déposés dans l’église de l’abbaye célèbre qui prit aussi son nom. Fête, le 24 août. S1 Ouen a laissé une Vie de St Eloi, insérée dans les Vitœ sanclorum. D- — T R.
ouen (saint-), vge (Seine), arr. et à 4 kil. S.-O. de St-Denis, 8 N.-O. de Paris, sur une élévation près de la rive dr. de la Seine, où il a un petit port; 2,640 hab. On y voyait avant 1820 un château royal, où Louis XVIII signa, le 2 mai 1814, une déclaration célèbre, qui posa les bi° es de la Charte constitutionnelle ; ce château a été démoli et remplacé par un pavillon moderne, bâti par