KIN
supérieure), à 125 kil. N.-O. de Bukharest, 53 E.-N.-E. de Riœnik ; 4.000 hab. Comm. de transit avec la Transylvanie.
KINBOIJRN. V. Kilbourn.
KINCARDINE, vge d’Ecosse, comté de son nom, dont il était jadis la capitale. Ruines d’un anc. château royal.
kincardine, v. et port d’Ecosse, comté et à 40 kil. S.-S.-O. de Perth, sur le golfe du Forth; 2,200 hab. Construction maritime. Exportation de houille.
kincardine, v. d’Ecosse (Ross et Cromarty), à 25 kil. O. -N.- O. de Tain; 2,108 hab. Montrose y perdit sa dernière bataille, 1650. — Le comté de Kincardine ou Mearns, à l’E. de l’Ecosse, entre la mer du Nord à l’E., les comtés d’Aberdeen au N., de Forfar au S. et à l’O., a 99,000 hect., et 34,500 hab. Les monts Grampians le traversent. A leurs pieds est la riche plaine nommée Howe of the Mearns. Riv.: Dee, Esk N., Bervie. Agriculture avancée. Fabr. de grosses toiles, de tabatières, etc. Cap.: Stonehaven ; v. princ.: Inverbervie.
KlN-CHA-KIANG , c.-à-d. rivière au sable d'or, riv. de l’Empire chinois, naît dans le pays de Khou-khou-noor, arrose les prov. de Ssé-Tchouan et d’Yun-nan , et, après un cours de 1,600 kil., se réunit au Yaloung-kiang pour former le Yang-tsé-kiang.
KIXETON. V. Kington.
KING (William), prélat irlandais, né à Antrim en 1650, m. en 1729, écrivit, comme protestant, plusieurs pamphlets contre Jacques U , fut enfermé à Dublin , mis en liberté après l’avénement du prince d’Orange , en 1689 , et créé archevêque de Dublin en 1702. On a de lui plusieurs ouvrages de controverse , entre autres , un traité fameux de Origine mali, Dublin, 1702, in-4°, que Bayle et Leibnitz ont essayé de réfuter.
KING (William), écrivain anglais, né à Londre=> en 1663, m. en 1712, célèbre par son esprit original et mordant, suivit d’abord la carrière du droit, la quitta pour se livrer exclusivement à la vie littéraire, fut secrétaire du prince George en 1692, vicaire général du primat d’Irlande, un des premiers auteurs de V Examiner, et rédacteur du Gazetier. On a de lui : Dialogues des morts, 1697, et Voyage fait à Londres en 1698, remplis tous deux d’une raillerie piquante et acérée; l’Art d’aimer d’Ovide, trad. en vers, 1708; l’Art de la cuisine, à l imitation de l’Art poétique d'Horace, 1709, etc. On a publié, en 1776, ses OEuvres complètes en vers et en prose, Londres, 3 vol. iu-8°; ses Œuvres posthumes l’ont été en 1732, sous le titre de Demains ou Restes.
king (Pierre), né en 1669 à Exeter, m. en 1744, parent de Locke, étudia le droit , alla suivre en Hollande les leçons des plus habiles maîtres, entra à la Chambre des communes, fut greffier de la ville de Londres, 1er juge des Plaids communs, membre du conseil privé en 1714, pair et grand-chancelier d’Angleterre en 1725. Il a laissé, en anglais : Recherches sur la constitution , la discipline, l’unité et le culte Je la primitive Eglise, Londres, 1691, 2 part. in-8°; Histoire du Symbole des Apôtres, 1702, in-8°, traduit en latin par Godefroy Olearius, Leips., 1706.
king, île d’Australie, dans le détroit de Bass, entre la Nouvelle-Hollande et la Tasmanie; 60 kil. sur 35. Point de ports sûrs. — Découverte par Head , en 1799.
KINGO | Thomas ) , poëte danois, né à Slagerup en 1643, m. en 1703, fils d’un tisserand, étudia à Copenhague, et devint prêtre. En 1677, il fut nonirné évêque en Fionie.Eu 1682, le roi lui conféra le titre de docteur. En 1683, il fut anobli. Les Danois le comparent à Horace, et le vantent comme le régénérateur de leur poésie nationale. Malgré sa nature toute poétique et malgré l’élévation de ses écrits, Kingo était d'un caractère querelleur, et fort avare. Quelques-uns de ses nombreux Psaumes, 1689, sont de douces et tendres élégies, et sont restés dans le Psautier danois ; on lui attribue le chant dont les veilleurs de nuit récitent Un couplet à chaque heure qui sonne. A. G.
K1NGS , c.-à-d. livres, mot par lequel les Chinois désignent spécialement 5 ouvrages qu’ils regardent comme sacrés: Y- King, cosmogonie; Chi-King, chants populaires; Chou-King, livre des annales, œuvre de Confucius ; Li-Ki, livre des rites et cérémonies religieuses; Tchun-Tsiéou , chronique du roy. de Lou (patrie de Confucius). On y joint quelquefois le Tao-té-King de Lao-Tseu.
king’s county, c.-à-d. Comté du roi , ainsi nommé de Philippe II , époux de la reine Marie Tudor, au centre de l’Irlande, dans le Leinster occidental , entre ceux de Meath et de West-Meath au N., de Roscoinmon à l’O., de Tipperarv au 3., de Itildare à l’E.; 211,907 hect.; 88,491 hab. Sol plat, excepté au S. Grand marais d’Allen au N. Riv.: Shannon , Brosna, Barrow, Boyne. Le Grand-Canal le traverse. Climat assez sec. Vastes tourbières. Culture des
céréales ; élève de gros bétail . Peu d’industrie. Ch.-l. , P/iilipstown , v. princ.: Tullamore et Birr.
KING’s LYNN. V. LYNN-REGIS.
king’s mountain, montagne des Etats-Unis, dans l’Ode la Caroline du Nord, à 35 kil. O. de Charîottenbourg. Victoire des Américains sur les Anglais, 7 oct. 1780.
KINGSTON, v. et port de la Jamaïque (Antilles anglaises), sur la côte S. de l’île, au fond de la magnifique haie de Port-Royal, que défendent 2 forts; par 18° lat. N. et 78° 53' long. O. ; jolie ville, bien percée, bien bâtie, malsaine en été; 35,000 hab. Comm. très-important eu sucre et rhum. — Fondée en 1693, à la suite d’un tremblement de terre qui détruisit Port-Royal, érigée en ville en 1802, dévastée par un incendie en 1843.
Kingston , v. forte de l’Amérique anglaise ( Haut-Canada), sur le S'-Laurent , à l’extrémité N.-E. du lac Ontario, à 225 kil. E.-N.-E. de Toronto; 12,000 hab. Arsenal , chantier militaire, station de la flotte anglaise pour l’intérieur. Entrepôt du commerce entre Montréal et les lacs de l’E. Elle donne son nom à l’évêché catholique du Haut-Canada, dont le siège a été transféré à Toronto. Elle a été la cap. de tout le Canada, de 1839 à 1843.
Kingston, v. des Etats-Unis (New-York), sur l’Esopus, à 81 kil. S. d’Albany, à 5 kil. de l'Hudson ; 5,900 hab.
Kingston, v. de la Guinée anglaise (Sierra-Leone), à 310 kil. S.-E. de Freetown , à l’embouchure du Mesurado. Fondée en 1809.