‹ Dictionnaire général de biographie et d'histoireChapitre 334 sur 864 · PONCE PILATE. V. PILATE · texte numérisé non relu

PONCE PILATE. V. PILATE

PONCÉ , Puns Cœsaris , vge ( Sarthe), arr. et à 24 kil. S. de Saint- Calais.; 757 hab. Antiquités romaines.

PONCES (îles). V. Ponza.

PONCET DE LA GRAVE (Guillaume), littérateur, né à Carcassonne en 1725, m. vers 1800, fut procureur-général au siège de l'amirauté de France. On a de lui, entre autres ouvrages : Précis historique de la marine de France, 1780, 2 vol. in-12; Mémoires intéressants pour servir à l'histoire de France, tableau historique, civil et militaire des maisons royales, châteaux et parcs des rois de France, 1788-90, 4 vol. in-12; Histoire générale des descentes faites en Angleterre et en France depuis Jules César, 1799, 2 vol. in-8°, etc»

PONCI1ER (Etienne), homme d’Etat, né à Tours en 1446, fut président aux enquêtes en 1498, évêque de Paris en 1503, garde-des-sceaux en 1512, et archevêque de Sens en 1519. Louis XII et François 1er l'admirent dans leur conseil , et l'employèrent dans plusieurs négociations importantes. On a de lui des Constitutions synodales, publiées en 1514.

PONCIN, ch.-l. de cant. (Ain), arr. et à 25 kil. S.-O. de Nantua, au pied d’une montagne et d’un vieux château du xuie siècle; 1,225 hab.

PONDICHÉRY, v. de l'Hindoustan, capitale de l’Inde française, sur la côte de Coromandel, dans l'ancienne province de Karnatic; par 11° 55' 41” lat. N. et 77°31'30" long. E.; à 168 kil. S.-O. de Madras, 1,600 de. Calcutta, 4,100 de l’île de la Réunion. On y va de France en 40 jours par Suez, en 110 par le Cap. Pop. : 40,000 hab., dont 700

Européens. La ville est séparée par un canal en Ville blanche, à l’E. , sur le bord de la mer, et Ville noire; elle a deux rades : la petite sert pour la belle saison, la grande pour 1 hivernage. Résidence du gouverneur des établissements français dans l’Inde et des autorités centrales ; du supérieur des missions françaises dans l’Inde (évêque de Drousipare); cour impériale, trib. de lre instance pour le territoire; justice de paix; lycée; bibliothèque; jardin botanique. On y remarque l'hôtel du gouvernement , le bazar, et le phare. Nombreuses teintureries d’indigo; fabr. de toiles de coton bleu, dites guinêes , exportées pour la Réunion et le Sénégal en échange de la gomme. Pondichéry, qui n’était qu’une bourgade, fut acheté et colonisé en 1683 par Fr. Martin; pris par les Hollandais en 1693, rendu en 1697, enlevé par fes Anglais en 1761, 1778 et 1793, il fut restitué en 1816. — Le territoire de Pondichéry, qui a une superf. de 27,950 hect., et 122,000 hab., est fractionné en divers enclavements disséminés dans le pays anglais. Il se divise en 3 districts ; Pondichéry, c’est-à-dire la ville et 11 villages ou aidées hindous; Villenour, 45 vges; Bahour, 36 vges. Il est fertile en grains, riz, manioc, pavot, indigo, sésame, arachide, ricin, tabac, etc.

PÜNENT (rivière du). V. Gênes ( Etat de j.

PONIATOWSKI (Stanislas, comte|, noble polonais, né en 1678, m. en 1762, fut le compagnon d’armes du roi de Suède Charles XII, et le suivit en Turquie. Partisan de Stanislas Leezinski, il fit plus tard sa soumission à Auguste II, tut chargé de plusieurs missions à la cour de b rance, et obtint, en 1752, la dignité de castellan de Cracovie. Son fils a été roi de Pologne sous le nom de Stanislas II ( V. ce mot).

Poniatowski (Joseph-Ciolek, prince), neveu de Stanislas II, dernier roi de Pologne, né à Varsovie en 1763, m. en 1813, fit ses premières armes dans l’année autrichienne contre les Turcs, rentra dans sa patrie en 1789, fut nommé commandant en chef pendant la guerre de 1792, et remporta des avantages signalés à Zielenka et à Dublinska. Contrarié par la Diète dans ses opérations, il donna sa démission, sortit du pays, et n’y rentra qu’à la nouvelle révolution de 1794. Il servit alors sous Kosciuszko; mais l’issue désastreuse de cette dernière lutte des Polonais contre les Russes le força encore de s’expatrier. En 1798, il rentra à Varsovie, et il y vivait dans la retraite, lorsque après la bataille d’Iéna, 1806, la Pologne étant ouverte aux armées françaises, le roi de Prusse le nomma gouverneur militaire de Varsovie. Les généraux français le pressèrent de se rallier à la France; il hésitait : l’arrivée de Napoléon Iee le décida. Il ne prit ce parti qu’aprês en avoir informé le roi de Prusse. Alors un gouvernement provisoire ayant été établi à Varsovie, il fut nommé ministre de la guerre. Depuis ce moment, il demeura fidèle à la cause de sa patrie et de la France. En 1809, i) résista, à Razin, avec 8,000 hommes, à 60,000 Autrichiens commandés par l’archiduc Ferdinand; en 1812 et 1813, il se se signala dans les troupes auxiliaires de Napoléon I»r, fut nommé maréchal de France sur le champ de bataille de Leipzig |16oct. 1813), mais, trois jours après, chargé de protéger la retraite, pressé par des forces supérieures sur les bords de l'Elster, dont les Français avaient coupé le pont, blessé, sommé de se rendre, et ne pouvant plus combattre, il se jeta dans le fleuve et disparut ( 18 octobre 1813). Poniatowski joignait une brillante valeur au plus noble caractère ; il était adoré des Polonais, et fut unanimement regretté dans l’armée française.

PONS (Antoine), peintre, né à Bexix prés de Ségorbe , en 1725 , m. en 1792, fut placé dans l’atelier d’Antoine Richartà Valence, et alla se perfectionner à Madrid, puis à Rome , où il s’occupa autant d’archéologie que de peinture. De retour dans sa patrie , le roi le chargea de peindre , à l’Escurial , les portraits des écrivains illustres de l’Espagne , pour décorer la bibliothèque ; ce travail l'occupa cinq ans; il profita de la circonstance pour lire une foule de manuscrits et d’ouvrages rares. Envoyé en Andalousie, afin de choisir parmi Tes tableaux des Jésuites ceux qu’il jugerait dignes de servir de modèles aux élèves de l’Académie de San-Fernando, il prit des notes le long de la route, et conçut l’idée de publier une description générale de l’Espagne. Charles III lui accorda un bénéfice pour le mettre en état de réaliser son projet. Pons parcourut presque toute la Péninsule, et publia 18 vol. de renseignements sur les arts, les antiquités, l’industrie , l’histoire et l’agriculture. C’est un recueil des plus précieux. A. M.

pons (J. -Louis), né en 1761 à Peyre (Hautes-Alpes), m. en 1831 , d’abord simple concierge de l’Observatoire do Marseille , s’exerça seufoux observations, et y acquit une'

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grande habile’é. Astronome-adjoint en 1813, il obtint la direction de l’Observatoire de Lacques en 1819, et de celui de Florence en 1825. Il a découvert 37 comètes.

pons, dit de Verdun , né en 1757, m. en 1844, fut avocat au Parlement, député à la Convention, où il vota la mort de Louis XVI, puis au conseil des Cinq-Cents, fit partie du comité de législation, devint, sous Napoléon Ier, avocat -général à la Cour de cassation, et fut exilé par Louis XV11I en 1 81H. Sous le titre de Mes loisirs , 1807, in-8", il a publié des contes et des poésies diverses tons, ch.-l. de cant. i Charente-Inférieure), arr. et à 22 kil. S. de Saintes, sur la Seugne, dominé par un vieux château; 2,909 hab. Jadis ch.-l. de seigneurie. Cette ville fut fort fiée par les Calvinistes, et démantelée par Louis XIII; les sires de Pons étaient barons du royaume. Source d’eau minérale. Fabr. de lainages. pons dhusi, nom latin de botzen ou bolzano. PONS-DE-THOM1ÈRES (SAINT-), s.-préf. (Hérault), à 12fi kil. O -N.-O. de Montpellier, sur le Jaur, dans un vallon entouré de hantes collines; 3,432 hab. Tribunal de lre instance, collège, petit séminaire L’église et la plupart des maisons sont en marbre sortant des carrières voisines. Fabr. de draps et de couvertures de laine. Comm. de bestiaux. Mines de fer. — Cette ville se forma autour d’une abbaye de Bénédictins, fondée en 936. Elle eut un évêché depuis 1318 jusqu’en 1611.

PONT 'Royaume de), Pontus , contrée du Nord de l’Asie-Mineure, ne comprenait d'abord que la partie de la Cappadoce voisine du Pont-Euxin, et était appelée pour cet’e raison Cappadoce Maritime ; elle s’étendait depuis l’Hnlys à 10. jusqu’au Phase à l’E. La côte était occupée par d’importantes colonies grecques, Amisus, Themiscyra, Œnoé, Sidé, Cotyora, Cérasont.e, Cordylé, Hermonassa, Trapezonte, Phasis. Dans l’intérieur vivaient des peuples barbares, Chalybes, Tibaréniens, Mosynèques, Saspires, Masques, Taoques, Panni, etc. Le pays fut donné par Darius Lr, comme satrapie héréditaire, au Persan Artabaze, appartenant, dit-on, à la famille royale des Achéménides. Artabaze et ses successeurs se rendirent à peu près indépendants ne la Perse, et Mithridate II, s’étant soumis à Alexandre le Grand, et l’ayant même suivi dans son expédition contre Darius Cotoman, conserva son gouvernement ; il le transforma en royaume, quand il eut forcé Antigone, dans le lot duquel étaient tombés ses Etats, de reconnaître son indépendance. Il mérita le surnom de Ctistès ou fondateur, et doit être considéré comme le premier roi de Pont Ses successeurs luttèrent, avec des alternatives de succès et de revers, contre les rois de Bithynie et de Pergame, pour s’emparer de la Paphlagonie et de la Cappadoce, jusqu’à Mithridate VII, Kupator ou le Grand, le terrible ennemi des Romains. Au royaume de Pont proprement dit, il ajouta la Paphlagonie, la Cappadoce jusqu’au Taurus, toute la côte du Pont-Euxin depuis le Phase jusqu’au Bosphore Cimmérien, et la plus grai de partie de la ChersonèseTaurique. Mais vaincu par Pompée, et trahi par son fils Pharnace, il se fit tuer par un Gaulois, 63. Le sénat fit quatre parts de ses Etats. Pharnace reçut, pour récompense de sa trahison, le royaume de Bosphore ; Aristarchus, la Colchide ; le Galate Déjotarus, la partie voisine de la Galatie, de l’Halys à l’Iris, d’ou vint à cette province le nom de Pont Galatique ■ le reste, à l’E. de l’Iris, fut réduit en province. Pharnace voulut profiter de la guerre civile pour reprendre les Etats de son père, et parvint en effet à reconquérir le Pont ; mais César le vainquit, en 47, et fit entrer le pays sous la domination romaine. Antoine, maître de l’Orient, confirma à Amyntas, successeur de Déjotarus, la possession du Pont Galatique, et donna la partie romaine à un Grec, Polémon, d’où le pays prit le nom de Pont Polémoniaque A la nwt d’Amyntas i25 av. J.-C.l. le Pont Galatique fut attaché au gouvernement de Bithynie. Polémon II ayant volontairement cédé son royaume à Néron, le Pont Polémoniaque, après avoir formé pendant peu de temps une province particulière, fut uni. sans doute par Vesparien, au même gouvernement de Bithynie, et administré, sons les ordres du proconsul de cette province, par un officier ayant le titre de preefectus orœ Ponticœ. Une partie du Pont Polémoniaque avait été portée en dot par Pythodoris, veuve de Polémon I‘‘r, à Archélaiis, roi de Cappadoce, et avait pris le nom de Pont Cappadocien. Enfin, au IVe siècle, le Pont, dans son étendue première, formait deux provmces distinctes ; le Pont Galatique, appelé par Constantin Hélénoi’Ont, du nom de sa mère Hélène, capitale Amnsée ; le Pont Polémoniaque, auquel on avait réuni le Pont Cappadocien, capitale Néocésarée (Niksara), avec les villes de Polémonium (lanc. Sidé),

! Pharnacie ( l'anc. Cérasus) , Comana du Pont , Phasis. Ces I deux provinces, qui correspondent, la De aux livahs d’Amasia et de Tokat dans l’eyalet de Sivas, la 2® a l’eyalet de Trébizonde , faisaient partie , au îv® siècle , du diocèse de Pont, de la préfecture et de l’empire dOrient.

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