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Je Poeticœ facultatif excellentiâ et perfections , ipectatâ in tribus poetarum princijiibus , script ore Jobi , Homero et Ossiano , ibid. , 1HOO; de Naiurd optimâ eloquenliœ sacrœ magistrâ , 1806 ; 3 vol. de Sermons , etc.
RAUCOURT ( Françoise-Marie - Antoinette Saucerotte| , née à Nancy en 1756 , m. en 1815 , fille du comédien Saucerotte, suivit son père en Espagne, et fit à Rouen , en 1770 , le succès de Gaston et Bayard. En 1773, elle débuta au Théâtre-Français par le rôle de Didon; la perfection de son jeu et sa beauté portèrent au comble l’enthousiasme du public. Un tel succès éveilla l’envie : la jeune actrice, forcée de se dérober aux cabales et aux créanciers, s’enfuit en Russie, 1776, et ne rentra au Théâtre- Français qu’en 1779. Dès lors sa supériorité ne fut plus contestée. On reconnut que , si la puissance de son organe se refusait à l’expression de la sensibilité , elle avait au plus haut degré la noblesse , la dignité , l’ironie , la véhémence ; qu’elle excellait dans les rôles où dominent les fortes passions, dans Cléopâtre , Cornélie , Agrippine, Alhalie , Medée , Sémiramis. Emprisonnée, sous la Terreur, avec l’élite des comédiens, elle les rallia plus tard à l’Odéon , vit fermer son théâtre transporté dans la salle de la rue de Louvois , rentra dans celle de la rue Richelieu en 1799, reçut de Napoléon le privilège de la direction des théâtres français dans le royaume d’Italie , et revint en France en 1814. J. T.
raucottrt, ch.-l. de cant. (Ardennes), arr. et à 15 kil. S. de Sedan; 1,437 hab. Fabr. importante de boucles, éperons, mors, etc. C’était autrefois une petite seigneurie.
RAUCOUXou ROCOUX , vge de Belgique, prov. et à 5 kil. N.-O. de Liège; 400 hab. Victoire du maréchal de Saxe sur les alliés commandés par Charles de Lorraine, le 11 octobre 1746.
RAUD1ENS (Champs), Raudii campi , plaine du pays des Insubres (Gaule cisalpine) , à 36 kil. N.-O. de Mediolanum. Marins y remporta sur les Cimbres, en 101, la victoire dite de Verceil.
RAUDNITZ , v. des Etats autrichiens ( Bohême) sur la rive g. de l’Elbe, à 23 kil. N.-N.-E. de Schlan; 3,200 hab., dont 1,000 juifs. Château des princes de Lobkowitz, avec bibliothèque, galerie de tableaux et musée d'armes. Couvent de Capucins, lieu de sépulture de la famille Lobkowitz.
RAUGRAVE, Baugraf en allemand, c.-à-d. comte des pays âpres ou montagneux , titre porté par plusieurs familles du moyen âge. Il y avait des raugraves de Dassel , du Rhin , ainsi que dans les pays de Trêves , de Kreuznach et d’Alzey. Tous ces territoires ayant été , à l’extinction des familles seigneuriales, incorporés au Palatinat, l’électeur palatin, Charles-Louis, renouvela le titre de raugrave, en 1667 , en faveur de son épouse morganatique , Louise de Degenfeld, appelée dès lors la Raugravine. Aucune possession ne fut attachée à son titre. E. S.
RAUL1N (Jean|, prédicateur, né à Toul en 1443, m. en 1514, fut principal du collège de Navarre à Paris, puis, par piété, entra, en 1497, dans l’ordre de Cluny, que le cardinal d’Amboise le chargea de réformer en 1501. On a de lui un Commentaire sur les ouvrages de Logique d’Aristote, des Lettres et des Sermons en latin, publiés à Paris, 1542, et où se trouve un singulier mélange de gravité et de comique. La Fontaine a emprunté à Raulin le sujet de sa fable des Animaux malades de la peste, et Rabelais a tiré parti d’une historiette de cet auteur dans les chap. 9 et 27 de son Pantagruel. Les Œuvres de Raulin ont été réunies à Anvers, 1612, 6 vol. in-4».
RAURAC1E (République de). V. Bale (Evêché de).
RAURAQUES, Rauraci, peuple Gaulois, dépendait, au temps de César, des Séquanes, et faisait, comme eux, partie de la Celtique. Auguste, en envoyant une colonie romaine s’établir dans leur pays, à Augusta Rauracorum, (Augst, à l’E. de Bâle), en fit un peuple distinct. Ses bornes étaient: à l'O. , les Vosges et la chaîne qui les relie, par le mont Terrible, au Jura septentrional; au S. le mont Vocetius (auj. Jura helvétique ), jusqu'au confluent de l’Aar et du Rhin ; à l’E., le Rhin ; au N., le pays des Tribocci. Les Rauraques occupèrent donc la plus grande partie du Haut-Rhin en France; en Suisse, le canton de Bâle et la partie de ceux d'Argovie, de Soleure et de Berne qui est à l’O. du Jura helvétique. Au ive siècle, ils furent rangés dans la province de Grande-Séquanaise : leurs villes étaient, outre Augusta Rauracorum, Basilia (Bâle) et Argentuaria ( Artzenheim). C. P.
RAUSCRENBERG, v. de la Hesse-Cassel (Hesse- Supérieure), à 15 kil. E.-N.-E. deMarbourg; 1,500 hab. Ane. château ruiné des Landgraves.
RAUZAN, vge ( Gironde), arr. et à26 kil. S.-E. de Li-
bourne; 1,075 hab. Ruines assez considérables d’un château du xiv* siècle.
RAVAILLAC (François), né à Angoulême en 1578 ou 1579, fut successivement clerc, valet de chambre, maître d’école et solliciteur de procès dans sa ville natale, prit l’habit de frère convers chez les Feuillants pendant un voyage à Paris, fut renvoyé, six semaines après, comme visionnaire, revint à Angoulême, où il entendit dire que le roi Henri IV allait faire la guerre au pape, et crut faire acte méritoire en l’assassinant dans la rue de la Ferronnerie, au milieu d’un embarras de voitures, le 14 mai 1610. Arrêté sur-le-champ, il déclara n’avoir point de complices; le 27, il fut tenaillé et écartelé.
RAVANA, célèbre géant hindou à 10 têtes, enleva Lanka (Ceylan) à son frère Couvéra, fut précipité par Siva dans un gouffre, où il passa 20,000 ans, combattit Rama (F. ce mot ), et périt de la main de Wichnou.
RAVEI ou RAVI, anc. Hydraotes, rivière de l’Hindoustan (Pendjab), sort de l’Himalaya, et se jette dans le Tohennah. Cours de 700 kil.
RaVELLO, v. du royaume d’Italie, située dans la province et à 14 kil. O. de Salerne; 1,600 hab. Evêché. La cathédrale de S'-Rantaléon a une magnifique chaire en mosaïque.
RAVENNE, Ravenna, v. du roy. d’Italie, ch.-l. de la prov. de son nom, à 346 kil. N. de Rome, sur le Montone et à 6 kil. de son embouchure dans la mer Adriatique, par 44° 24’ 50" lat. N., et 9° 51' 39" long. E.; 19,118 hab. Archevêché. Trib. de commerce. Bibliothèque, galerie de tableaux, musée d’antiques. Cette ville, entourée de vieux remparts, a des rues étroites, des maisons anciennes, et un aspect sombre. On y remarque la cathédrale, le Baptistère, les églises de SLVital, de SLNazaire et Sl-Celse, de Sl-Apollinaire , celle des Franciscains, où est le tombeau de Dante , Sle-Marie-de-la-Rotonde ou tombeau de Théodoric, les ruines du palais de Théodoric, la Porte d’Or, etc. Fabrique peu importante de soieries. — Ra venne, fondée, dit-on, par des Thessaliens, occupée successivement par les Etrusques et les Gaulois Sénonais r tomba au pouvoir des Romains, l’an 234 av. J.-C., et eut rang de municipe. Elle avait, au temps d’Auguste, un port magnifique, que des atterrissements ont peu à peu comblé. Résidence des empereurs romains d’Occident depuis 404 ap. J.-C., puis d’Odoacre,et des rois Ostrogoths, elle devint, en 568, la capitale d’un exarchat. Pépin le Bref l’enleva, en 754, à Astolphe, roi des Lombards, qui s’en était emparé deux ans auparavant, et en fit don au Saint-Siège. Pendant le moyen âge, elle recouvra quelque temps sa liberté, fut soumise à la famille des Polenta, et, de 1440 à 1509, appartint à Venise, qui la restitua au pape après la bataille d’Aignadel, Les Français y remportèrent, le jour de Pâques 1512, une brillante victoire sur les Espagnols et les troupes du pape Jules II, mais perdirent leur général Gaston de Foix. B.
ravenne (Province de), division administrative du royaume d’Italie, entre celles de Ferrare au N., de Bologne au N.-O., de Forli au S.-E., de Florence au S. -O. et au S., et l’Adriatique à l’E. ; 192,200 heot. ; 80 kil. sur 35; 209,518 hab. Elle est formée de la partie N. de l’ane. Romagne, et divisée en 3 arrond., Ravenne, Lugo, laenza.
ravenne (Exarchat de). V. exarque.
ravenne (L’anonyme de), auteur inconnu d’un traité de géographie en 5 livres, dont le manuscrit fut trouvé à, Ravenne, et publié par Dom Porcheron, Paris, 1688, in-8°. On présume qu’il vivait au VIIe siècle.
ravenne (Jean de), né vers 1350 près de Ravenne, ni. vers 1420, fut l’élève de Pétrarque, et l’un des restaurateurs des lettres en Italie. Il enseigna à Bellune, Udine, et Florence. — On l’a confondu avec un autre Jean de Ravenne, chancelier de François de Carrare, et dont les bibliothèques du Vatican, d’Üxford, et de Paris possèdent plusieurs manuscrits.
RAVENSBE11G, anc. comté d’Allemagne, dans le cercle de Westphalie, ch.-l. BieUfeld; fait actuellement partie de la province prussienne de Westphalie (régence de Minden); superf., 81,000 hect.; 90,000 hab. La maison des comtes de Ravensberg s’éteignit en 1346, et le comté échut alors au duché de Juliers, et, avec ce duché, en. 1666, à la Prusse. , ,, E. S.
RAVENSBURG, ville du royaume de Wurtemberg (cercle du Danube) , à 80 kil. S.-O. d’Ulm; 4,500 hab. Lycée; école polytechnique élémentaire. Industrie active: tissus, bonneterie, papier, etc. Anc. ville libre impériale. Aux environs, sur le mont Veitsberg ouSchlossbeig, tuines
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Hollande (Bradant Septent.), sur la rive g. de la Meuse, à 28 kil. E.-N.-E. de Bois-le-Duc; 1,200 hab. Ane. château-fort. Elle a été le ch.-l. d’une seigneurie, annexée en 1397 au comté de Clèves, donnée en 1024, par le traité de Düsseldorf, aux palatins de Neubourg, et que le traité do Lunéville fit passer, en 1801, à la Hollande.
RAVI. V. Ravei.
RAVISIUS TEXTOR (Jean Tixier de Ravisi , en latin), savant français, né en 1480 à Sl-Saulge (Nivernais), m. en 1524, fut professeur au collège de Navarre, puis recteur de l’Université de Paris en 1520. Il a composé plusieurs ouvrages relatifs à l’enseignement, entre autres : Specimen epitlielorum, Paris, 1518, in-4°; de Prosodid libri iv ; O/ficina , vel Natures historia, etc., 1522; de Memorabilibus et Claris mulieribus aliquot diversorum scriplorum opéra , 1521; Epistolœ, Berlin, 1681; Dialogi aliquot et Epigrammata, Paris, 1536, in-8°.
RAVI US, nom latinisé de Rau.
RAVRIO (Antoine- André) , ciseleur en bronze, né à Paris en 1759, m. en 1814, porta à une grande perfection l’art de fabriquer les bronzes dorés. Il fonda par testament un prix de 3,000 fr. pour celui qui trouverait un moyen de dorer sans recourir à l’emploi funeste du mercure; ce prix fut gagné par D’Arcet.
RAWA, v. de Pologne, gouv. et à 63 kil. S.-O. de Varsovie, sur la Rawka ; 4,720 hab.
RAW1TSGH ou RAW1CZ, v. dcsEtats prussiens (Posen), à 102 kil. S. de Posen; 10,000 hab. Tribunaux. Fabr. de draps, toiles, cuirs, poterie. — Fondée par des réfugiés allemands après la guerre de Trente-Ans, elle fut brûlée en 1707 et 1802.
RAWI.INSON (Richard), antiquaire, né vers 1700, m. en 1755, fonda une chaire d’anglo-saxon dans l’université d’Oxford, et laissa à cette université ses manuscrits, ses médailles et sa bibliothèque. On a de lui : The english topographes , 1720. 11 amassa des matériaux pour la continuation de TAthenœ Oxonienses de Wood, et prit part à divers ouvrages sur l'histoire et les antiquités de Winchester, de Hereford, de Rochester, de Salisbury, etc.
RAY ou WRAY (John), en latin Raius , naturaliste, né dans le comté d'Essex en 1628, m. en 1705, fils d’un forgeron, étudia au collège de la Trinité à Cambridge, fut professeur de grec à 23 ans, occupa ensuite des chaires d'humanités et de mathématiques, prit les ordres en 1660, refusa son adhésion à l'acte d’uniformité en 1662, fit avec le jeune Ch. Willoughby, son élève, des voyages scientifiques en Angleterre, en France, en Allemagne et en Italie, et, de retour en Angleterre, fut nommé membre de la Société royale de Londres, 1667. On a de lui : Catalogue des plantes des environs de Cambridge, 1660, avec suppléments en 1663 et 1685 ; Catalogue des plantes de V Angleterre, 1677, réimprimé sous le titre de Synopsis, etc., 1690, 1696 et 1724; Melhodus planlarum nova, Londres, 1682, in-8°; Slirpium europœarum extra Britannias nascenlium sylloge, 1696, in-8°; Historia planlarum , 1686-1688-1704, 3 vol. in-fol.; Synopsis methodica animalium quadrupedum et serpentini generis , 1693, in -8°; Synopsis methodica avium , 1713 ; Synopsis methodica piscium, 1713 ; Historia insectorum, 1710, in-4° ; Traité de la sagesse de Dieu, manifestée dans les œuvres de la création, en anglais, 1691, in-8», exposé des admirables précautions avec lesquelles la Providence a disposé chaque être pour les fonctions qu’il doit remplir dans le grand ensemble de l’univers. Diverses espèces de plantes et de poissons portent le nom de Ray, comme ayant été découvertes par lui. B.
ray de saint-geniez (Jacques-Marie) , écrivain militaire, né àSl-Geniez en 1712, m. en 1777, servit avec distinction dans les guerres d’Italie et d’Allemagne. On a de lui ; l'Art de la guerrewpralique , Paris, 1754, 2 vol. in-12 ; Histoire militaire de Louis XIII, 1755, 2 vol. in-12; Histoire militaire de Louis le Grand, 1755, 3 vol. in-12 ; l'Officier partisan, 1763-66, 2 vol. in-12 ; Stratagèmes de guerre des Français, ou leurs plus belles actions militaires depuis le commencement de la monarchie, 1769, 6 vol. in-12. B.
RAYAS, c.-à-d. en arabe troupeau, terme de mépris par lequel sont désignés les chrétiens qui habitent l’empire ottoman. Ils étaient autrefois soumis à la capitation, et enduraient toutes sortes de mauvais traitements. Leur sort a été amélioré en 1855 et 1856, par l’influence de la France et de l’Angleterre.
RAYMOND (Saint), né en 1175 au château de Peüafort (Catalogne), d’une famille ancienne et illustre, m. en 1275, fit des progrès si rapides dans les sciences, qu’à 20 ans il ouvrit un cours de philosophie II alla se perfectionner dans la connaissance du droit en Italie, occupa une chaire à Bologue, et, à son retour en Espagne, devint
chanoine de Barcelone. En 1222, il entra dans l’ordre des Dominicains , et en fut général en 1238. Il contribua à établir l’Inquisition en Aragon et dans le midi de la France. Fête , le 23 janvier. On a de lui un recueil de Décrétales, Mayence, 1473, in-fol.
Raymond iv, dit de St-Gilles, comte de Toulouse, duc de Narbonne, marquis de Provence, né vers 1042, m. en 1105, fut un des principaux chefs de la lrc croisade, 1096, et un des prétendants au trône de Jérusalem après la prise de cette ville. 11 refusa la couronne à la mort de Godefroy de Bouillon, et mourut dans la forteresse de Châtel-Pèlerin , qu’il avait fait bâtir près de Tripoli. B.
Raymond v, comte de Toulouse, né en 1134, m. en 1194, petit-fils du précédent, épousa Constance, fille de Louis le Gros, la répudia, et soutint avec succès la guerre contre Henri II d’Angleterre et Alphonse II d’Aragon. Il aima les lettres et protégea les troubadours.
Raymond vi, comte de Toulouse, né en 1156, m. en 1222, protégea les Albigeois, et fut excommunié par Innocent 111 après le meurtre du légat Pierre de Castelnau, qu’on lui imputa, 1208; une croisade fut alors prêchée contre lui, et, attaqué par Simon de Montfort, il s’humilia à Avignon. Dépouillé néanmoins de ses Etats, adjugés au chef de la croisade, il appela à son secours Pierre III d’Aragon, qui fut vaincu et tué à Muret, 1213. Appelé par les Toulousains, il vient assiéger Montfort dans sa capitale, 1218 ; ce prince est tué, la croisade se dissout, et Raymond ressaisit une partie du comté de Toulouse, malgré Amaury de Montfort, fils de Simon. B.
Raymond vu, fils du précédent, né à Beaucaire en 1197, m. en 1249 , partagea la fortune de son père, remporta des avantages sur Amaury de Montfort, entra dans la coalition féodale contre Blanche de Castille, régente du royaume, fut réduit à signer le traité de Paris en 1229, maria sa fille unique, Jeanne, avec Alphonse de Poitiers, frère de Louis IX , 1237, et consentit à leur abandonner ses Etats après sa mort. B.
Raymond (Joachim-Marie), général, né en 1755 à Sérignac (Tarn), m. en 1798, s’embarqua en 1775 pour les Indes orientales, obtint la faveur de Nizam-Ali, souverain du Décan, lui forma une armée à l’européenne, employa son crédit pour établir la prépondérance des Français dans cette partie de l’Hindoustan, voulut détacher Nizam- Ali de l’alliance anglaise pour le coaliser avec Tippoo- Saëh, sous les auspices de la France, et était sur le point d’y réussir, lorsqu’il mourut. Raymond était un militaire distingué, et connaissait très-bien l’Inde. Sa mort fut at tribuée à un empoisonnement.
Raymond (Jean-Michel), chimiste, né en 1756 à Saint- Vallier (Drôme), m. en 1837, fonda dans son pays natal un établissement pour le blanchiment des toiles et une fabrique de produits chimiques, devint, en 1795, préparateur de chimie à l’Ecole polytechnique, et professa à l’Ecole centrale de l'Ardèche, 1802, puisa Lyon. En 1812, il eut un prix de 8,000 fr. pour la découverte d’une couleur dite Bleu-Raymond.
raymond-bérenger, comte de Barcelone et roi d’Aragon, épousa Pétronille, fille de Ramire IV, dernier roi de la dynastie d’Aznar, et administra glorieusement l’Aragon de 1137 à 1162. Par la réunion de la Catalogne, il prépara la puissance maritime de ce royaume. Les comtés de Cerdagne, de Carcassonne, et de Forcalquier, la Provence, cédée à la maison de Barcelone en 1125, étendirent sur de nouveaux théâtres l’influence de l’Aragon, et le sollicitèrent à de nouvelles guerres. II.
Raymond d’agiles , chanoine du Puy, suivit, en 1096, à la lre croisade, son évêque Adhémarde Monteil, etdevint, pendant l'expédition, chapelain de Raymond IV, comte de Toulouse. Il a écrit un récit de la croisade, inséré dans les Gesla Dei per Francos de Bongars , et traduit en français dans les Mémoires sur l’histoire de France par M. Guizot, t. XXI.