ROI
rite, duchesse de Rohan-Chabot , un procès fort long , relatif à la possession d’ctat, le perdit devant le parlement de Paris en 1646, prit parti contre la cour pendant la Fronde, et périt dans une embuscade au milieu du bois de Vincennes.
eohan-montbazon (Marie de). V. CHEVEEUSE ( duchesse de).
Eohan (Louis de), dit le chevalier de Rohan, fils de Louis de Rohan-Guémenée, né vers 1635, m. en 1674, se fit remarquer par un luxq^ excessif, et des aventures scandaleuses indignes de son illustre maison , fut l’amant de Mme de Thianges (F. ce mot), et enleva Hortense Mancini à son époux, le duc de Mazarin. D’une grande bravoure, il se distingua à l’attaque des lignes d’Arras en 1654, au siège de Landrecies en 1655, fut nommé en 1656 grand veneur de France, et suivit Louis XIV dans les campagnes de Flandre, 1667, et de Hollande, 1672; enfin, perdu de dettes, privé de ses charges à cause des scandales de sa oonduite, il ourdit, avec Latréaumont, officier subalterne, un complot pour livrer Quillebœuf aux Hollandais. 11 fut découvert, condamné à mort, et décapité à Paris. B.
eohan (Marie -Eléonore de), tante du précédent, née vers 1628, d’Hercule de Rohan-Guémenée, duc de Montbazon , prit l’habit de religieuse chez les Bénédictines de Ylontargis en 1645, devint , en 1651 , abbesse de la Trinité à Caen , puis de Malnoue, près de Paris, et mourut au monastère de S1- Joseph de cette ville, en 1681. Elle composa : Morale du sage, ou les Proverbes; les Sept Psaumes de la pénitence, en forme de paraphrase, etc. , ouvrages qui dénotent une profonde connaissance des livres saints.
eohan (Armand-Gaston de), 5e fils du premier prince de Soubise, de la branche de Rohan-Guémenee, né à Paris én 1674, m. en 1749, prit les ordres sacrés, fut nommé en 1701 coadjuteur du cardinal de Furstenberg, évêque de Strasbourg, lui succéda en 1704, devint cardinal en 1712, grand-aumônier de France en 171.3 , sacra Dubois archevêque de Cambrai , et entra au conseil de régence en 1722. Il était membre de l’Académie Française depuis 1704. eohan (Armand de), cardinal de Soubise. V. soubise. eohan (Charles de), prince de Soubise. F. SOUBISE. eohan ( Louis-René-Edouard, cardinal de), né en 1734, m. en 1803, connu d’abord sous le nom de prince Louis , fut voué à l’état ecclésiastique, devint, très-jeune encore, évêque in partibus de Canope. puis coadjuteur de son Oncle, Louis-Constantin de Rohan, évêque de Strasbourg. Nommé ambassadeur à Vienne, en 1772, il scandalisa par son luxe, sa conduite peu édifiante et ses libertés de parole, l’impératrice Marie-Thérèse , qui demanda et obtint son rappel , 1774. Mal accueilli à son retour par Louis XVI et Marie-Antoinette, il n’en fut pas moins pourvu de riches bénéfices, et nommé grand-aumônier de France, abbé de S'-Waast d’Arras, proviseur de la Sorbonne, administrateur de l’hôpital des Quinze-Vingts, évêque de Strasbourg •m 1779, et enfin cardinal. L’affaire du Collier ( F . ce mot) le perdit : jeté à la Bastille, absous par le parlement, 1785, il perdit néanmoins ce qu’il tenait de la cour, et fut relégné à l’abbaye de la Chaise-Dieu en Auvergne. On lui permit bientôt de rentrer dans son diocèse. Le clergé du bailliage de Haguenau le députa aux Etats-Généraux de 1789; mais il ne tarda point à donner sa démission, fut accusé d'entretenir des correspondances avec les émigrés, d’exciter ses diocésains à désobéir aux lois nouvelles, et, ayant refusé son assentiment à la Constitution civile du clergé, alla vivre dans la partie de son évêché située sur la rive dr. du Rhin, 1791. Il y leva des troupes, qui grossirent l’armée de Condé. Lors du Concordat de 1801, il se démit de son évêché, et mourut à Ettenheim. B.
eohan-guémenée ( Henri-Louis-Mériadec, prince de), neveu du précédent, né vers 1745, m. vers 1800, fut grand Chambellan de I rance, et épousa la fille du maréchal de Soubise. Il se fit remarquer, ainsi que sa femme, par des prodigalités inouïes, qui aboutirent, en 1782, à une banqueroute de 33 millions de livres! Ils durent renoncer à leurs charges et quitter la cour. Le prince vécut, dit-on, d’une profession manuelle, qu’il exerçait sous un nom emprunté.
eohan - chabot ( Louis-François-Auguste , duc de), prince de Léon , né à Paris en 1788, m. en 1833, fut élevé en Angleterre, où sa famille avait émigré, rentra de bonne heure en France , devint chambellan de Napoléon Ier, puis, à la Restauration , officier de mousquetaires de Louis XY III. Ayant perdu sa femme, il prit les ordres sacrés, fut grand-vicaire de Paris, archevêque d’Aueh, puis de Besançon , 1829 , et cardinal , 1830. Il quitta la France après la révolution de Juillet, mais revint dans son diocèse pendant le choléra de 1832, pour partager les dangers de son troupeau.
ROHAULT ( Jacques) , physicien, né à Amiens en 1620, m. en 1675, vint étudier la philosophie à Paris, s’attacha particuliérement à la partie démonstrative et mécanique de la physique, et fut éclairé par la doctrine de Descartes sur la méthode à suivre dans l’application des principes de ses démonstrations. Il fit des leçons publiques, et écrivit un Traité de physique, 1671, in-4°, et 1682, 2 vol. in-12, qui fut longtemps classique. Accusé par des envieux de nier la transsubstantiation , il se justifia par des Entretiens sur la philosophie, 1671, 1673 et 1675. On a encore de lui des OEuvres posthumes, 1682, in-12.
ROHILLAS (Les), tribu d’Afghans, qui abandonna le Kaboul à la fin du xvne siècle et s’établit entre le Gange et la Gogra , dans la partie E. du Delhi , qui en a pris le nom de Rohilltend.
ROHITSCH , brg des Etats autrichiens (Styrie), à 50 kil. N.-N.-O. d’Agram , 35 E.-N.-E. de Cilly. Bains fréquentés d’eaux minérales acidulées, dites Eaux de Cilly , et qu’on exporte au loin.
ROHRAU , brg de la Basse-Autriche, sur la Leitha , à 36 kil. E.-S.-E. de Vienne; 575 hab. Patrie de Haydn.
ROHRBACH. F. Roebach.
ROHRBACHER (René-François, abbé), savant historien ecclésiastique, né au vge deLangatte (Meurthe) en 1789, m. en 1856, était fils d’un régent d’école de sa paroisse, sentit de bonne heure sa vocation, entra au séminaire, fut ordonné prêtre en 1812, devint curé de Lunéville, puis missionnaire diocésain. Il s’est illustré par un grand ouvrage, qui lui a coûté plus de 30 ans de travaux, l’ Histoire universelle de l’Église catholique , Paris , 1842-49 , 29 vol. in-8°, 3e édition, Paris, 1857-60, 29 vol. in-3® et atlas.. Cette histoire, écrite au point de vue des prérogatives du Saint-Siège, montre Dieu gouvernant le genre humain, depuis l’origine jusqu’à la fin des temps, par le moyen de son Eglise divinement inspirée. On y trouve une science solide et profonde, beaucoup d’exactitude , des aperçus neufs et frappants; le style seul laisse à désirer : souvent il est rude, négligé, et manque d’élégance ; mais ces défauts ne nuisent pas à la vigueur du récit, et l’on rencontre aussi, dans cette vaste composition, des pages de la plus haute éloquence. L’abbé Rohrbacher a publié encore : Lettre d'un membre du jeune clergé à Mgr l’évêque de Chartres; la Religion méditée, 1836, 2 vol. in-18; Motifs qui ont ramené à l’Eglise catholique un grand nombre de protestants ; le Catéchisme du sens commun, 3e édit., 1842; Tableau des principales conversions ; Vie des saints pour tous les jours de l'année, Paris, 1852, 6 vol. in 8°, etc.
ROI (Comté du). F. King’s county.
eoi (Conseil du). F. conseil.
eoi d’^emes, chef des hérauts d’armes dans l’anc. monarchie française. Il avait juridiction sur eux, admettait les candidats dans le corps après avoir constaté leurs connaissances (F. Héeault) , et remplissait souvent en personne les principales fonctions confiées à ces officiers. Dans les grandes missions, il représentait le roi. Tous les 3 ans, il tenait une assemblée de hérauts d’armes, où ces derniers lui soumettaient les généalogies et les blasons des familles nobles ou anoblies des provinces. On croit que le Roi d’armes fut créé au xe siècle, sous le roi Robert. Plus tard , les hérauts, assemblés en chapitre à Paris, dans l’église du Petit-S*-Antoine, choisissaient un candidat, le plus savant en blason , et le présentaient au roi ; s’il l’agréait, il venait à l’église, un jour de fête, avec le connétable et les maréchaux, pour l’instituer : le candidat s’agenouillait devant le roi , qui , après avoir reçu son serment , lui revêtait la tunique ; les maréchaux lui posaient une couronne d’or sur la tête, et lui remettaient un sceptre, puis il était baptisé des noms de Montjoie Saint- Denis, et toute l’assistance le proclamait. Le roi d’armes avait pour costume une tunique de velours violet , ornée, devant et derrière, de 3 fleurs de lis plus grandes que celles des hérauts, de l’écu royal de France sur la poitrine et au dos, et portait, brodés à l’extrémité de la manche droite , les mots : Montjoie Saint-Denis, et , à la manche gauche, Roi d'armes de France. C. D — -Y.