S AL
sœur d’Alexandre le Grand; elle devint, sous les Romains, la capitale de la Macédoine. Au partage de l’Empire, elle échut avec ce pays à l’empire d’Orient, et y resta attachée jusqu'en 1179, époque où Manuel Comnène la donna avec son territoire, sous le nom de royaume de '1 hessalonique, à Renier de Montferrat, qui épousait sa fille; mais ce royaume revint à l’Empire vers la fin du xinc siècle. La ville fut cédée en 1313 aux Vénitiens, à qui elle fut enlevée par les 'J ures sous Amurat II. — E valet. V. Suppl.
SALOP, comté d’Angleterre. V. Shrop.
SALOUEN ou THSAN-LOUEN, fleuve de l’Inde transgangétique, naît dans les monts du Ihibet sous le nom d’Oir-tchou, traverse la province chinoise d’Yun-nan sous le nom de Lou-Kinng, prend ensuite celui de Snlouen, coule du N. au S. entre l’empire Birman et le royaume de Siam, entre les prov. anglaises de Pegou et de MartaLau, et afflue à l’Océan Indien dans la baie de Martaban.
SALOUM (Royaume de), Etat de la Sénégambie, à l’O. de celui d’Ovdli, sur la rive dr. de la Gambie, a 230 kil. sur 100; 300, 000 hab. Ch.-l., Kahon.
SALP1, lac du roy. d’Italie (Prov. de Foggial, près de l’Adriatique, à 8 kil. N.-O. de l’embouch. de l’Ofanto; 18 kil. sur 4.
SALSETTE , en hindou Djhalta, île de l’Inde anglaise, sur la côte O., au N. et prés de celle de Bombay, à laquelle l’unit une chaussée; 35 kil. sur 25; 60,000 hab. Ch.-l., Tannah. Sol fertile, mais inculte. On y remarque d’immenses excavations. — Les Portugais prirent cette île au xvie siècle ; les Malirattes, qui les en chassèrent en 1750, furent expulsés à leur tour par les Anglais en 1774.
SALSO, anc. Mimera , rivière de Sicile, au S., arrose la prov. de Caltanisetta, et se jette dans la Méditerranée.
SALT (Henri), voyageur anglais, né à Lichfield (Stafford), m. en 1827, fut chargé par le gouvernement, en 1809, de porter des présents au roi d’Abyssinie, et devint consul en Egypte. On lui doit un Voyage en Abyssinie, Londres, 1814, qui servit à contrôler celui de Bruce, et un Essai sur les hiéroglyphes, 1825.
SALTA ou SAN-FELIPE DE TUCUMAN, v. de la république de la Plata, ch.-l. de l’Etat de son nom, à 1,200 kil. N. -N. -O. de Buénos-Ayres, par 24° 20’ lat. S., et 66° 53’ long. O.; 11, 300 hab. Siège de l’évêché de Tucuman. Coinm. de bestiaux et de produits agricoles. — L’Etat de Salta, entre ceux de Jujuy au N., de Rioja à l’O., de Tucuman au S., a 700 kil. sur 450, et environ
66.000 hab. Sol fertile et très-accidenté. Beaux pâturages. Mines d’or, d’argent , de cuivre et de fer. Cette prov. a beaucoup souffert dans la guerre de l’Indépendance.
SALTATION , Sallalio , nom que les anc. Romains donnaient à la pantomime.
SALTCOATS, brg d’Ecosse (Ayr), petit port sur la Clyde et la mer d’Irlande, à 40 kil. S.-O. de Glasgow;
4.000 hab. Bains de mer. Mines de houille; exploit, de sel, manuf. de coton , chantiers de construction maritime.
SALTZA , SALTZBOURG. V. Salza , Salzbourg.
SALUCKS, anc. Augusta Vagiennorum , Salutiæ et Salutium en latin moderne, en italien Saluzzo, v. du royaume d’Italie (Coni), ch.-l. de l’arrond. de son nom, à 25 kil. N.-N.-O. de Coni, au pied d une colline entre le Pô et la Vraita; 15,814 hab. Evêché sufîragant de Turin. Belle cathédrale; ancien palais des marquis de Saluces. Collège royal. Prison centrale du royaume. Fabr. d’étoffes de soie, chapeaux, cuirs, coutellerie. Comm. de vins, grains, bétail, bois. Patrie de Bodoni. — Saluces fut , au moyen âge, le ch.-l. d’uu marquisat, dans lequel étaient compris Carmagnola, Revello, Cental , etc., et dont les maîtres, issus de la maison de Montferrat , furent vassaux d’abord de l’Empire, puis des ducs de Savoie. Pendant les guerres de Charles VIII, de Louis XII et de François Ier en Italie, les marquis de Saluces servirent dans les armées françaises. Le marquisat, pris par François 1er en 1529, fut remis par Henri IV au duc de Savoie, en vertu du traité de Lyon, 1601. B.
saluces (Griselda, marquise de). V. griselda.
SALUM, riv. de l’Afrique occidentale, entre le Sénégal et la Gambie, donne son nom à un royaume indigène qui compte 300,000 hab.
SALUTAT1 (Coluccio). V. Coluccio.
SALUTATION, Salulatio, réception du matin dans les grandes maisons, chez les anc. Romains. Les clients venaient faire la cour à leurs patrons, les saluer ( d’où le nom de Salutation). 11 les recevait dans son atrium, où, suivi d un nomeuclateur (F. ce nom), il faisait un accueil proportionné à la condition de chacun. La Salutation commeuçait à la première heure du jour, et durait environ deux heures. U. D— y.
salutation angélique. Paroles que l’ange Gabriel adressa à la Vierge Marie, pour lui annoncer, par l’ordre de Dieu, que le mystère de l’incarnation du Verbe devait s’accomplir en elle. L’Église eu a fait une prière jointe à l’Oraison dominicale, et qui commence par ces mots : «Je vous salue, Marie, pleine de grâces,... »
SALUTIÆ, SALUT1UM, noms latins de la ville de Saluces.
.■SALVADOR (SAN-), en langue indigène Cuscaltun.v. de l’Amérique centrale, cap. d’un État de son nom, sur le Jiquilisco, à 230 kil. S.-E. de Guatemala; 40,000 hab. Elle est au pied d’un volcan, qui l’a presque détruite en 1839. Un tremblement de terre en a encore renversé une partie en 1854. L’Espagnol Alvarado la fonda en 1528. Evêché. Aux environs sont d’immenses champs de tabac et d’indigo. Le commerce de l’indigo s’est élevé jusqu’à une valeur de 150 millions de francs par an. — L’Etat ou république de Sai - Salvador, entre ceux de Guatemala au N.-O., de Horduras au N.-E. et à l’E., et l’océan Pacifique au S., a 41,900 kil. carr., et 600,000 hab. Climat très-chaud. Sol fertile. Mines d'or, d’argent, de fer et de plomb.
Salvador (San-), île de l’océan Atlantique. V. CAT.
Salvador (san-), v. du Brésil. V. baiiia.
Salvador DOS-CAMPOS (san-), v. du Brésil, prov. et à 240 kil. N.-E. de Rio-Janeiro, sur le l’arahiba;
5,000 hab.
Salvador (san-), rivière de l’Amérique du Sud. V. JUJUY.
salvador-de-bayamo (san-), v. de File de Cuba, sur la côie E , dans le département de l’E., près du Cauto, à 80 kil N.-O. de Santiago; 14,000 hab.
Salvador (san-), Ranza des indigènes, v. de la Guinée méridionale, capitale du Congo, près du Eelunde, affluent du Zaïre, à 508 kil. N.-E. de Loando, par 5° 2’ lat. S., et 13° 30' long. E. ; 24,000 hab. Evêché portugais. Ee palais du roi est le seul bâtiment remarquable, au milieu de. chaumières de forme circulaire.
SALVADOUE (SAN-), v. du royaume d’Italie, prov. et à 10 kil. N.-O. d’Alexandrie; 6,508 hab.
SALVAGES (iles), petit groupe d’ îles inhabitées, dans l’océan Atlantique, entre Madère au N. et les Canaries au S.; par 30» 7’ 39” lat. N., et 18e 11’ 11” long. O. Elles appartiennent aux Espagnols. On y recueille de l’orseille.
SALVAGNAC, ch.-l. de cant. (Tarn), arr. et à 25 kil. O. de GaiMac; 365 hab.
SALVALEON, Iuteramnium , v. d’Espagne, prov. et à 40 kil. S.-E. de Badajoz; 3,000 hab. Château en ruines.
SALVATIERRA, v. du Mexique (Mechoacan), à 146 kil. N.-O. de Mexico; 7,000 hab. Fruits excellents.
SALVATOR ROSA. V. Rosa.
SALVERTE ( Anne-Joseph-Eusèbe Baconnière de), né à Paris en 1771 , m. en 1839, étudia au collège de Juilly, acquit en 1789 une charge d’avocat du roi au Châtelet, entra en 1792 dans les bureaux du ministère des affaires étrangères, donna sa démission l’année suivante, et fut admis comme professeur d’algèbre à l’Ecole des ponts-etchaussées. Au 13 vendémiaire an m , ayant présidé une des sections révoltées contre la Convention, il fut condamné à mort par contumace, fit purger sa contumace l’année suivante, et dès lors abandonna les affaires publiques pour la culture des lettres. Il publia, entre autres ouvrages : Romances et poésies, 1798, in-8°; Eloge philosophique de Diderot, 1801, in -8°; Rapports de la médecine avec la politique, 1806, in- 12; Tableau littéraire de la France au xvuie siècle , 1819, in 8°, qui avait obtenu en 1807 une mention honorable de l’Institut; Essai historique et philosophique sur les noms d'hommes, de peuples et de lieux, considérés dans leurs rapports avec la civilisation , 1824, 2 vol. in-8° ; Horace et l'empereur Auguste, ou Observations qui peuvent servir de complément aux Commentaires d’Horace, 1823, in-8°; livre ingénieux, mais où il prête à Auguste des intentions, et à Horace une servilité, qu’ils n’avaient pas; IJes sciences occultes, ou Essai sur la magie , les prodiges et les miracles, 1829, 2 vol. in-8° ; De la civilisation : Venise, Raguse, 1835, in-8°, fragment d’un ouvrage non terminé. Marié en 1815, Salverte avait résidé 5 ans à Genève , de retour en France, il s’associa aux publicistes qui poursuivaient le développement des institutions constitutionnelles , fut député de Paris depuis 1828, et siégea sur les bancs de l’opposition. En 1830, il avait été nommé membre libre de l’Académie des Inscriptions et Belles-Lettres.
SALVETAT-D’ANGLES (La), ch.-l. de canton (Hérault!, arr. et à 22 kil. N. de S'-Pons, près de l’Agout, au milieu de montagnes élevées; 81 1 hab. Fabr. de molletons, flanelles, etc. Comm. de laines et de beurre. Eaux minérales à Rieumajou.
SAL
SAM
s al vet a T-rE y it a les ( la ), ch.-l. de canton (Aveyron), aiT. et à 50 kil. S.-O. de Rhodez; 285 hab.
SALVI (J. -B.), peintre. V. Sassoferrato. salvi (Nicolas), architecte italien, né en 1690, m. en 1751, est surtout connu par la magnifique fontaine de Trévi, à Rome.
SALVIAC , ch.-l. de cant. (Lot), arr. et à 18 kil. S.-O. de Gourdon ; 1 ,109 hab. Tanneries. Bons vignobles.
SALVIANI (Hippolyte), médecin, né en 1514 à Cittadel-Castello (Ombrie), d’une famille patricienne, m. en 1572, exerça et enseigna son art à Rome, et fut médecin du pape Jules III. 11 s’est beaucoup occupé d’ichthyologie; on a de lui : Aquatilium animalium hisloria, Rome, 1554-58, in-fol., avec de belles fig., ouvrage remarquable pour l’époque.
SALYIATI (Jean), évêque de Florence et cardinal, né à Florence en 1490, m. en 1553, petit-fils de Laurent le Magnifique et neveu de Léon X , fut chargé par le Saint- Siège de négocier auprès de Charles-Quint la délivrance de François 1er ; il réussit dans cette négociation. De retour à Rome, il se montra le protecteur éclairé et généreux des savants et des artistes. B.
Salviati (Bernard], frère du précédent, né à Florence vers la fin du xve siècle , m. en 1568 , fut général des galères de l’Ordre de Malte, ravagea Tripoli et Scio , prit Coron et Modon , quitta l’Ordre, suivit en France Catherine de Médicis, sa parente, dont il devint 1er aumônier, devint évêque de Clermont et cardinal, et figura parmi les députés du clergé aux Etats-Généraux de 1558.
salviati (Léonard), critique florentin, de la famille des précédents, né en 1540, m. en 1589, censura le Tasse avec aigreur dans un écrit signé 1 1 Infarinato , qui était son nom d'Académie de la Crusca. 11 écrivit aussi deux volumes sur le style de Boccace. Il a posé les bases du premier dictionnaire classique des langues modernes , le VocabulaHo délia Crusca. On a de lui enfin 2 comédies, et 14 Discours , Florence, 1575, in-4°. B.
salviati (Francesco de’ rossi, dit il), peintre célèbre, né à Florence en 1510, m. en 1563, élève d’André de! Sarto et de Baccio Bandinelli , prit son nom du cardinal Jean Salviati, son protecteur. Il a enrichi de nombreux travaux plusieurs palais de Florence, de Rome, de Venise, et vint en France, où le cardinal de Lorraine lui fit décorer son château de Dampierre. 11 est remarquable par la richesse de la composition, la hardiesse et la correction du dessin; son coloris laisse quelque chose à désirer. Le musée du Louvre a de lui l’ Incrédulité de Si Thomas. salviati {Giuseppe). K. porta.
SALVIEN , Salvianus, né à Cologne ou à Trêves, d’une famille distinguée des Gaules, vers la fin du ive siècle, m. en 484, reçut une brillante éducation, devint surtout habile dans les lettres sacrées, convertit à la foi chrétienne sa femme Palladia, et, bien qu’ayant eu une fille, Auspiciola, résolut de renoncer au monde. Il distribua ses biens aux pauvres, embrassa la vie religieuse , se retira à l’abbaye de Lérins en 420, puis à Marseille, où il fut ordonné prêtre en 430. On le surnomma le Maître des evéques, parce qu’il composait des homélies et des instructions pour les prélats des Gaules que leur inaptitude forçait de recourir â lui. De tous ses ouvrages, écrits en latin avec beaucoup d’élégance , il ne reste plus que des Lettres, un traité Adeersùs avaritiam , et un autre de Gubematione Dei , où il montre, dans les Barbares chargés par Dieu de châtier le monde romain, les promoteurs d’une société régénérée. Ses œuvres ont été publiées par Baluze, Paris, 1684, in-8°, et trad. en français par le P. Bonnet, 1700, le P. Mareuil, 1734, Grégoire et Collombet, 1834. V. Verdière, Comparanlur Auijustini et Salviuni judicia de suorum temporum calnmitalibus, Paris, 1843, in-8°; Giraud, De Salviano , 1849; Méry, Salvien , prêtre de Marseille , et son époque, 1849; J. Bonnet, Le Salviani libro ad gubernationem Del pertinente, 1851 , in-8°. B.
SaLVINO degli Armati, physicien, né à Florence en 1245, m. en 1317, fit, sur la puissance et la réfraction de la lumière, des travaux suivis, qui lui affaiblirent beaucoup la vue, dans un âge- peu avancé. Il chercha à remédier à cette infirmité, et trouva deux verres qui, à un1 certain degré d’épaisseur et de courbure, grossissaient les objets. 11 fut donc l’inventeur des lunettes, et voulait garder ce secret, mais son ami Spina le révéla.
SAL VT LS. V. Tryphon et Edit perpétuel. SALVES, SALLUV11 ou SALIOLS, peuple ligure, habitait en Gaule (Narbonnaise 2e) la côte méridionale entre la Méditerranée, le Rhône, la Durance, le Verdun et le Var ; villes principales: Arelate, Tarasco, Glanum. Leurs démêlés avec les habitants de Marseille amenèrent
| l’intervention romaine : ils furent soumis par Sextius, qui fonda dans leur pays Aquœ Sexliœ ( Aix ). Line de leurs tribus avait passé les Alpes à la suite de Bellovèse, et s'était établie en Italie entre la Stura du Nord et la Sesia, le long du Pô. C. P.
SALZ , c.-à-d. sel en allemand, est un mot qui accompagne le nom de plusieurs lieux connus par des salines • SALzftourg, bourg au sel.
SALZA , Javavus , Jovavus , riv. des Etats autrichiens, naît dans les montagnes qui séparent l’Autriche du Tyrol, coule à l’E., puis au N., passe à Salzhourg, reçoit laSaale autrichienne, sépare l’Autriche de la Bavière, et se jette dans l'inn, rive dr., un peu au - dessus de Braunau ; cours de 260 kil., navigable sur 110.
SALZBACH. y. Sasbach.
SALZBOURG , Salisburgum, anc. Juvavia, Juravum, Jovuvum, v. forte des Etats autricliieus ( duché de Salzbourg), sur laSalza, à 275 kilom. Ouest-Sud -Ouest de Vienne; 17,000 habitants. Capitale du duché de son nom; archevêché; lycée {jadis université, 1623- 181U); séminaire, gymnase, école polytechnique élémentaire; 2 abbayes de Bénédictins ; 2 bibliothèques ; collections d’art et scientifiques. Ville bien bâtie, avec de nombreux et beaux édifices : la cathédrale { dans le style de St - Pierre de Home), les églises du lycée et de l’abbaye de S* - Pierre { celle-ci avec le tombeau d’Haydn), l’ancien palais des archevêques, les châteaux de Mirabell et de Kuenhurg, le cimetière, et la porte Sigismond , galerie taillée dans le roc, longue de 141 mèt., large de 7, haute de 13. Fabr. de fi) de fer, cuirs, poterie, tresses. Commerce important de transit. Le duché de Salzbourg a 146,779 habitants. — Salzbourg , ville de l’ancienne Norique Riveraine, détruite par Attila en 448, fut relevée de ses ruines, vers 716, par les ducs de Bavière, à la sollicitation de S1 Rupert, qui en devint le premier évêque. Son importance grandit vite, et elle fut érigée en archevêché en 784. Charlemagne y tint, en 803, des conférences avec les ambassadeurs de Nicéphore Ier pour la délimitation des deux Empires. Les archevêques de Salzbourg , primats de Germanie, princes d’Empire depuis 1278, et souvent légats du pape , avaient juridiction métropolitaine sur la Bavière, l'Autriche, la Bohême, la Moravie , etc., et étaient souverains particuliers d'un Etat qui s’étendait entre la Haute- Bavière à l’O., l’Autriche et la Styrie à l’E., la Carinthie et le Tyrol au S., qui leur rapportait 4,000,000 de florins, et pouvait mettre 25,000 hommes sur pied de guerre. C’était un riche pays , surtout par ses mines métallurgiques de tontes sortes. Les Juifs en furent chassés en 149H, les protestants en 1731. Salzbourg fut pris par les Français en 1800, et son archevêché, sécularisé en 1802, fut d'abord donné au grand-duc de Toscane, puis en 1805 à l’Autriche , en 1809, à la Bavière, et, en 1814, de nouveau, à l’Autriche, sauf le territoii'e de Berchtesgaden , qui resta à la Bavière, Patrie de Mozart.
salzbourg , v. de Hongrie (Saros), à 4 kil. S.-S.-E. d’Eperiès ; 4.000 hab. Salines de sel gemme.
SALZBRUNN , vge des Etats prussiens ( Silésie) , à 60 kil. S.-O. de Breslau ; 1,900 hab. Eaux minérales renommées et dont les bains sont très-fréquentés.
SALZE (GROSS-), v. des Etats prussiens (Saxe), à Ï4 kil. E.-S.-E. de Magdebourg ; 2,600 hab. Maison de détention. Sources salines et établissement de bains.
SALZGR1JB, KOLOSZ ouKLOSMARKT, Colosium, hrg de Transylvanie, comitat et à 20 kil. E. de Klausenbourg Riche mine de sel.
SALZMANN { Chrétien-Gotthilf), ministre protestant, né en P 44 près d’Erfurt, m. en 1811, professa au Philantliropinum de Dessau en 1781, fonda en 1781 à Schneepfenthal ( dans le pays de Gotha ) une maison d'éducation, devenue célèbre, et y appliqua plusieurs des idées de J.-J. Rousseau et «le Basedow. Outre des Discours et divers écrits sur l’éducation , il a laissé un roman sentimental, Cari de Carlsberg, 1781-85, 6 vol.
SALZÜNGEN, v. murée du duché de Saxe-Meiningen, à 31 kil. N.-N.-O. de Meiningen, sur la YVerra; 3,500 hab. Exploit, «le sources salées.
SAI.ZWEDEL , v. des Etats prussiens. V. Soi.twedel.
SAMAH I Ben-Mélik-AI-Khaulany AI,-), émir arabe d'Espagne, protégea les sciences et les arts, fit une invasion dans le midi de la Gaule, subjugua le pays depuis Carcassonne jusqu’à Toulouse, assiégea cette ville, mais fut défait et tué sous ses murs par Eudes , duc d’Aquitaine, en 721.
SAMAKOYr, v. de la Turquie d’Europe, chef-lieu d’un livah de l’eyalet de Nissa, située à 97 kil. O. de Philippopoli; 5,000 hab. Mines de fer.
SAM
SAM
SAMALHOUT ou SAMANIÎOUT, vge de la Moyenne- Egypte, sur la rive g. du Nil, à 95 kil. S. de Bény- Soueyf. Desaix y battit les Arabes en 1799.
SAMANA, v. d'Haiti (République Dominicaine), au N.-E. de 1 ile. Grande exportation d acajou Elle est située au fond d'une baie et au S. d’une presqu’île de même nom, qui renferme de magnifiques forêts et une riche mine de houille; la baie offre le plus beau port de l’ile.
SAMANAKODOM , grand dieu des Siamois, n’est autre que Bouddha, 9e incarnation de Vichnou.
SAMANAP, v. sur la côte S.-E. de l’ile de Madura (archipel de la Sonde), par 7® 5’ lat. S., et 111° 40’ long. E. Comni. de riz et de bois.
SAMAXÉENS , nom donné par les anc. Grecs à des solitaires hindous, distincts des brahmanes ou gymnosophistes, mais vivant comme eux dans l’austérité. On l’applique aussi aux adorateurs du I)alai-Lama.
SAMANHOUD, en copte Djemnouti, anc. Sebennylus, v. de la Basse-Egypte , sur la rive g. de la branche orientale du Nil, à 4 kil. E. de Méhallet-el-Kébir ; 4,500 hab.
SAMAX1 ( Abou-lbrahim-lsmaël AL-), chef persan, né en 847, m. en 907, gouvernait la Transoxiane, lorsqu’il conquit, de 892 à 902, le Tabaristan, le Ivhoraçan et une portion de la l’erse occidentale. Il est le fondateur de la dynastie des Su numides. ■
SAMAXIDES, dynastie persane, fondée par Ismaël, petit-fils de Saman , en 902, supplanta celle des Soffarides, pendant le califat de Mamoun. Elle régna dans le Turkestan, le Sigistan, le Khoraqan, le Mazendéran, le Tabaristan et le Djordjan. Mais , dès 932 , elle fut obligée de céder le Fars et l’îrak-Adjémi aux Bouides. Elle ne se maintint dans le reste de ses possessions que jusqu’en 999. Voici les noms des princes de cette dynastie : lsmaïl (Samani), Ahmed, Nasser, Abdelmélek, Mansor, Nouh, Mansor II, Abdelmélek II. Les Samanides, élevés à la cour de Mamoun , y avaient puisé des mœurs polies et le goût des sciences. On vit à leur cour les médecins Rhazès et Avicenne. M. Defrémery a publié l’ Histoire des Samunides de Mirkhond, Paris, 1845, in-H®. D.
SAMAR ou IBABAO , ile de la Malaisie , une des Philippines, à 20 kil. S.-E. de Luçon. Les Espagnols y possèdent -Cathalogan | 0,000 hab. ) ; l’intérieur est habité par des peuplades indépendantes.
SAMARA, riv. de la Russie d’Europe, dite Sviatata- Iieka ( rivière sainte), arrose le gvt d’Iékatérinoslav, et se jette dans le Dnieper vis-à-vis Iékatérinoslav ; cours de 250 kil. — riv. de la Russie d’Europe, traverse les gvts d'Orenbourg et de Lamara, et tombe dans le Volga à Samara ; cours de 500 kil., du S.- E. au N. -O.
samara , v. de la Russie d’Europe, à 200 kil. S.-E. de Simbirsk, au confluent de la Samara et du Volira ; 34,130 hab. Fabr. de savon, tanneries. Des incendies l’ont ravagée en 1850 et 1854. — Comprise auparavant dans le gvt de Simbirsk. elle est, depuis 1850, le cli.-l. d’un gvt de son nom, formé aux dépens de ceux d’Orenbourg, de Simbirsk, et de Saratov ; 1,530,039 hab. ; 168,158 kil. carrés.
Samara, nom anc. de la SOMME.
SAM A RANG, v. forte de l’xle de Java, sur la côte N., port à l'embouch. d’une riv. de son nom; par 6" 59’ lat. S., et 108° 8’ 50" long E., à 420 kil. E. de Batavia; 40,000 hab. Ch.-l. d’une résidence hollandaise, qui a 550,000 hab.
SaMaiîang (Archipel). V. Supplément.
SAMARCANDE. V. Samarkand.
SAMAR1E, Samaria, v. de Palestine, dans la demitribu occid. de Manassé, fondée par Atnri, vers 913 av. J.-C., devint, dès cette époque, la capitale du royaume d’Israël , à la place de Thirsa. Prise et détruite en 721 par Salmannzar, roi d’Assyrie, elle fut relevée peu après par les Cuthéens que ce prince y envoya, et qui, mêlés avec les Israélites, formèrent le peuple Samaritain. Elle fut embellie par Hérode, qui la nomma Se buste en l’honneur d’Auguste, et définitivement détruite lors de la révolte des Juifs contre la domination romaine sous Ves pasien. C. P.
sam a rie ou samaritide, division de la Palestine, occupant à peu près le centre de cette contrée, entre la Galilée au X., la Méditerranée à l’O., la Judée au S. , et le Jourdain àl'E.;capit., Samarie. Elle correspondait aux anciens territoires de la tribu d’Ephraim et de la den:itribu occidentale de Manassé, et au livah actuel de Naplouse ç p
SAMARITAINS, nom que les Juifs du royaume de Juda donnèrent au mélange des Cuthéens. peuple idolâtre d’audelà de l’Euphrate, envoyé par Salmanazar, roi d’Assyrie, pour repeupler Samarie et son territoire, avec les Israélites des dix tribus restés dans le pays , et ceux qui y
revinrent, en même temps que les Juifs proprement dits, par la faveur de Cyrus. Les Cuthéens, après être demeurés quelque temps idolâtres, se convertirent à la religion juive, mais la défigurèrent par le mélange du culte de leurs dieux; de là la haine que leur vouèrent les Juifs restés fidèles à la loi de Moïse. Les Samaritains voulurent empêcher les Juifs de rebâtir le temple de Jérusalem, en les calomniant auprès des rois de Perse ; ne pouvant réussir, ils bâtirent sur la montagne de Garizim, voisine de Samarie, un temple tout semblable à celui de Jérusalem, et y attirèrent bon nombre de Juifs, qui ne pouvaient supporter les réformes sévères introduites par Esdras et Néhémie. Les Samaritains n’admettaient comme Ecritures Saintes que les cinq livres de Moïse, et s’en tenaient à la seule parole écrite, rejetant les commentaires des docteurs juifs. Leur langue était un mélange de l’ancien hébreu moins pur des régions du Nord, altéré par l’influence toujours croissante à cette époque des langues araméennes, et par l’introduction de mots non sémitiques apportés par les colons étrangers. Leurs livres se composent : 1 ® du texte hébreu du Pentateuque , écrit dans l’ancienne langue hébraïque pure, et avec les caractères primitifs que l’on appelle samaritains, parce que ces peuples ont conservé l’ancienne écriture , tandis que les Juifs proprement dits ont adopté, au retour de la captivité, les lettres chaldaïques; 2® d’une version de ce Rentateuque en langue samaritaine , version que la plupart des critiques rapportent au 1er siècle de notre ère; 3® d’une version arabe faite au XIe ou xne siecle. Ils paraissent enfin avoir eu une version grecque faite au ne siècle en Egypte, et calquée sur celle des Septante. Depuis, leur langue s’est beaucoup mêlée d’arabismes. La ville de Naplouse |anc. Sichem) est auj. le centre des derniers débris de cette race et de cette langue, qui sont à la veille de s’éteindre. On y en comptait environ 500 en 1820; 150 seulement en 1838; ils avouèrent en 1842 qu’ils étaient léduits à 40 familles : quelques individus de cette secte sont encore dispersés en Syrie et en Egypte. C. P.
SAMARKAND ou SAMARCANDE, anc. Maracanda.y. de la Tartarie indépendante (Boukharie) , sur le mont Kohak, près du Sogd ou Zer-Afehan, à 200 kil. E. de Boukhara, par 39® 30’ lat. N. et 66® 30’ long. E.; 10,000 hab. C’est la 2e ville du khanat , avec une enceinte d’environ 50 kil., mais qui ne renferme guère que des ruines. On n’y voit plus que quelques mosquées, et 3 écoles, dans l’une desquelles était le célèbre observatoire d’Ouloug-beg. Le tombeau de Tamerlan, construit en jaspe, est le monument le plus curieux. — Samarcande, anc. capitale de la Sogdiane, fut prise par Alexandre le Grand, et appartint ensuite au royaume grec de Bactriane et aux califes. Conquise en 1220 par Gengis-Khan ,- elle devint, sous Tamei lan, la capitule des Tartares, et l’une des plus florissantes et des plus belles villes d’Asie; elle compta alors jusqu'à 150,000 hab., 300 mosquées, 40 médressèhs ou écoles, et faisait un immense commerce avec la Turquie, la Russie, l lnde et la Chine. Mais en perdant son indépendance au xvi® siècle, elle perdit aussi sa prospérité. Le khan de Boukharie vient, à son avènement, s’asseoir solennellement sur un trône antique conservé à Samarkand, et y passe l'été chaque année.
SAMAROBKIVA, c.-à-d pont sur la Samara, v. de la Gaule (Belgique 2e), capitale des Ambiani ; c’est aujourd’hui Amiens.
SA MARRA, anc. Orchoê, v. de la Turquie d’Asie, à 133 kil. N. -N.- O. de Bagdad, sur la rive gauche du Tigre; 2,000 hab.
SAMATAN, ch.-l. de cant. (Gers], arr. et à 4 kil. N.-E. de Tombez, sur la Save; 1 327 hab. Il se forma au xii® siècle autour d’un château des comtes de Comminges. Coram. île blé, laine, bétail.
SAMAULIS. V. SoMAULis.
SAMA-VËDA. V Védas.
SAMBA ou SUMBA, ile de l’Océanie ( Malaisie), dans l’archipel de la Sonde et le groupe de Sumbava-Timor, à 80 kil. S. de l’ile Florès; par 9® 35’-10® 15' lat. S., 117® 1.3’-1 18° long. E.; 126 kil. sur 50. Partagée entre plusieurs chefs vassaux des Hollandais. Le bois de saridal, qui y abonde, lui a fait donner par ceux-ci le nom de Sandelbosch.
SAMBAS, v. forte de l’ile Bornéo, sur la côte O., à 40 kil. de l'embouchure d'une riv. de son nom, par 1® 22’ lat. N. et 107® long. E. Ch.-l. d'un Etat qui porte le même nom et qui est vassal des Hollandais, entre le royaume de Bornéo au N. et à l’E., et celui de l’ontianak au S. Export, de diamants, or, antimoine, fer, camphre, eiro, ébène , poivre , bézoar.
SAM
SAM
SAMBLANÇAY (Jacques de Beaune , baron de), né â Tours en 14 15, d'un argentier de Louis XI et Charles VI II, ni. en 1527, fut surintendant des finances sous Charles VIII, Louis XII et François 1er, et montra un grand esprit d'ordre et d’exactitude. La reine-mère, Louise de Savoie, qui s’était approprié l’argent destiné à la solde des troupes de Lautree dans le Milanais, accusa Samblançay île malversation auprès de son fils. Le surintendant se disculpa, 1523 ; mais il perdit ses fonctions pour avoir refusé, en 1525, d’avancer à François 1er 1 arpent nécessaire à une nouvelle expédition dans le Milanais, et, pendant l'absence du roi, Louise le fit traduire devant une commission nommée par son confident Duprat ; des témoins furent subornés ; Samblançay , sur une vague accusation de péculat, fut condamné, et pendu au gibet de Montfaucon. Son innocence fut bientôt reconnue, et son fils fut rétabli dans tous ses biens. B.
Sam n Lan ça y (Charlotte de). V. sauves (Baronne de).
samblançay, vge (Indre et-T.oire), arr. et à 16 kilom. X. -O. de l’ours; 1,1 «F hab. Ruines d’un beau château bâti par Foulques Nerra, reconstruit et habité par le surintendant Samblançay. Charles Vil et Henri II y habitèrent.
SAMBOANGAN, v. forte de File Mindanao, sur la côte S.-O., ch.-l. des possessions espagnoles dans l’ile ; 1,000 ha h.
SAMBOli, v. des Etats autrichiens (Galicie), sur la rive g. du Dniester, à 73 kil. S.-O. de Lemberg; 11,000 hab. Ch.-l. d’un cercle qui a 5,230 kil. carr., et 257,000 hab. Gymnase, fabr. de toiles, salines. Aux environs, mines de fer et forges.
SAMBRACITANUS ou GAMBRACIUS sinus, nom anc. du golfe de Grimaud ou de Sl-Tropez.
SAMllRE, Subis, riv. de France et de Belgique, prend sa source à 4 kil. N.- E. de Nouvion ( Aisne |, coule au N. et au N'.-E., passe à Landrecies, Maubeupe , et Marchiennes, entre en Belgique, traverse Charlerov, et se jette dans la Meuse, rive g., à Namur. Cours de 200 kil., navigable sur 156 kil. Elle reçoit en France les deux Helpe, et, en Belgique, l’Heure, le Piéton et l’Urneau. Un canal la lie au canal de St-Quentin.
SA.MBKK-ET-MEUSE, anc. dép rtement de la République et du 1er Empire français, de 1795 à 1814, entre ceux des Ardennes et de Jemmapes à l’O., des Forêts au S., de l’Ourthe à LE., et de la Dyle au N.; ch.-l. Namur; arr. : Namur, Dinant, Marche, et S*- Hubert. I! fut formé du comté de Namur, et du N. -O. du grand-duché de Luxembourg. En 1814, il fut donné à la Belgique.
SAMBUCUS (Jean I, littérateur et antiquaire, né en 1531 à Tyrnau ( Hongrie), ni. en 15H4, fut historiographe des empereurs Maximilien II et Rodolphe II. Pendant 22 ans de voyages, il trouva et fit connaître un grand nombre de médailles, portraits, manuscrits précieux, etc. On lui doit des traductions latines d’Hésiode, Platon, Xénophon, Thucydide, etc., des notes et commentaires sur divers auteurs grecs et latins, des Vies des empereurs romains, une Histoire de Hanyne depuis Mathias Connu jusqu'à Maximilien II , etc. Pl.
SA.MBUQUE, Sambura , instrument de musique des anciens, espèce de cithare triangulaire pour accompagner le chant. Les cordes en étaient d’inégale grosseur comme d’inégale longueur. — Sambuq ue, machine de guerre des anc. Romains; c’était une espèce de pont-levis au sommet d’une tour roulante, pour attaquer une ville assiégée. Quand la tour avait été poussée au pied des murailles, on abattait le pont-levis dessus , et les assiégeants sautaient dans la ville. (,’. D — y.
SAME, nom de l’ile de Céphallénie dans Homère, et de la principale de ses villes, situee sur la côte E., en face d’Ithaque, [irise et détruite en 189 par les Romains.
SAMEDI, le dernier jour de la semaine. Chez les païens, il était consacré à Saturne, et s'appelait Dies Snturut ; les Anglais le noniineul encore Siiturilny , jour de Saturne. C’était le jour du Sabbat chez les Juifs, et, dans le Bréviaire, il porte aussi le nom de Die s Snbhati. Les catholiques l’ont particulièrement consacré à la S<*-Vierge. Le Samedi saint est celui qui précède immédiatement le jour de Pâques ; on y fait la bénédiction de l'eau.
SAM ER, ch.-l. de caut. ( Pas-de-Calas |, arr. et à 16 kil. S.- E. de Boulogne; 1,456 hab. S1 Wâlmer y fonda une abbaye en 668 ; ou voit encore des ruines.
S A M 1 1 A RA , région montagneuse d’ A l’rinu •, entre F A byssinie propre à l'O., et la mer Rouge à l'E.; couverte de forêts ipie peuplent les bêtes féroces, et où vivent quelques tribus indépendantes.
SAMIt'U.M, très-ancienne ville du Péloponèse, dont l'existence se liait A la tradition des amours de Jupiter
et d'Electre. On retrouve les murs de soi acropole près du fort Klidi, à l’extrémité du lac Kaiapha.
SA .MISAT ou SEMlSAT, anc. Samosate , v. de la Turquie d’Asie leyalet UAlcpJ, sur l’Euphrate, à 90 kil, N.-E. d’Ain-Tab.
SAM LAND, anc. division de la Prusse orientale ; ch.-l. Kœniysberg.
SAMMARTHANUS. V. Sainte-Marthe.
SAMMONICUS t Quintus-Sérénus), nom de deux poëtes • médecins; le père forma une bibliothèque de 62,000 vol., et fut tué dans un festin par ordre de l'empereur Caracalla, parce qu’il avait été, disait-on, du parti de Géta. Le fils vécut dans l’intimité d’Alexandre Sévère et des Gordiens. Un ne sait auquel des deux appartient un poëme de Medirinâ, dont la meilleure édition est celle d’Ackermann, Leipzig, 1786; c’est un recueil de préceptes curatifs pour toutes les maladies, une compilation de conseils sages et de fables absurdes. B.
SAMN1TES, peuple de Pane. Italie, de la race Sabelliennc, guerrier et pasteur tout à la fois. Ils se divisaient en Caracènes et Pentres au N., Ilirpins au S., et étaient répandus dans le Samnium et quelques contrées voisines.
SAMNiTES (Gladiateurs). V. gladiateurs.
SAMNIUM , contrée de l'Italie ancienne, entre la Campanie au S., le Latium à PO., et les Frentaus au N.; v principales : Aufidena, Bovianum, Maleventum (plus tard Beneventum ), Caudium , etc 11 devint, sous l’empire ro • main , une province du diocèse d’Italie, dans la préfecture d’Italie. 11 forme auj. le Sannio ou province de Motise, la Principauté Ultérieure, et une partie de P Abruzze.
samnium (Guerre du ), nom donné à la grande lutte de l’indépendance italienne contre les Romains, 343-290 av. J.-C., et dont les peuples de la confédération samnite furent les héros. Une attaque des Samnites contre Teanum Sidicinum, puis contre Capoue, qui se donna aux Romains, en fut le prétexte. Dans une lre lutte, 343-341, Cornélius Cossus fut enveloppé près de Saticula, et ne dut son salut qu’au tribun légionnaire Décius Mus ; mais \ alérius Corvus battit les Samnites au pied du mont Gaurus. La guerre fut compliquée d'une grande insurrection des Latins, que Manlius Torquatus et Décius Mus défirent sur les bords du Véséris, 340. — La guerre du Samnium fut reprise en 326 : on y remarque la querelle du dictateur Papirius Cursoret de son maître de la cavalerie Fabius Rullianus, l’humiliation que Pontius Hérennius infligea aux Romains aux Poun hes Caudines, 321, et le triomphe de Papirius Cursor et de Publilius Philo à l.uccric, 319; l’Apulie, alliée aux Samnites, tomba sous le joug des Romains. — La 3e période de la guerre, 311-305, à laquelle prirent part les Etrusques et les Ombriens, fut signalée par les victoires de Fabius Rullianus sur les F.trusquesà Sutrium et dans la forêt Ciminienne, sur les Ombriens â Pérouse, par celle de Papirius Cursor sur les Etrusques près du lac Vadimon . tandis que Bubulcus battait les Samnites à Lougula. — Dans une dernière guerre. 300-290, le second Décius Mus défit les Ombriens à Seminum , et Papirius Cursor les Samnites à Aquilonie ; Ourius Dentatus ruina ensuite le Samnium par une dévastation méthodique. B.
SAMNOU, v. murée du Fezzan, à 170 kil. N. de Mourzouk.
SAMO, marchand frank, né dans le vi« siècle à Sens selon les uns, à Soignies (Ilainauti selon les autres, se trouvait, vers 630, pour son commerce chez le» Wendes. Il leur persuada de secouer le joug des Avares, contribua à les en affranchir, fut élu roi par eux, et gouverna pendant 35 ans. Il soutint avec avantage une guerre contre Dagobert , roi des Francs.
SAMOA illes). V. Hamoa.
SaMOCHONITIS ou MEROM , auj. El-Unula. lac de la Palestine, au N., entre la tribu de Nephthali et la demitrilm orientale de Manassé, traversé par le Jourdain , et sur les bords duquel Josué vainquit J.tbin et d’autres rois chananéens. Eaux bourbeuses, malsaines, et très-poissonneuses.
SAMOGITIE, en lithuanien Sznmafl, anc. prov. de Lithuanie, entre la mer Baltique et la Courtaude au N., la Prusse à PO., la Lithuanie propre au S. et à l’E.; capitale, ftnssieny. l.’Ordre Teutonique posséda ce pays de 1404 à 141 1 ; le christianisme n’y fut établi qu’en 1131. La Samogitie est auj. comprise dans le gouvernement russe de Kowuo, et donne sou nom à un évêché, dont le siège est à Kossiény.
.SAMOIEDES. V. Samoyèdes.
SA.MON. V. Samo.
SAMONIOUS. V. Sammonicus.
SA MOS , auj. Samo, en turc Soutam-Adassi, Ue de la mer
' SAM
Egée, l’une des Sporades, sur la côte 0. de l’Asie-Mineure, en face du mont Mycale, dont elle n'est séparée que par un détroit «le 2 ldi.; par .'17° 4M’ 4M” lat. N. et 24° 18’ 8” long. E. De forme ovale, elle est découpée au S. et à PE., et est traversée de PU. à PE. par la chaîne de l’Ampélos, dont la partie occidentale, le Cercétius (auj. Kerki ), a une hauteur de 1 ,480 mèt. Le Chésios et l'imbrasos, qui coulaient vers le S., prés «le la ville de Samos, étaient les principaux cours d’eau. I.’ile a 46 kil. de PE. à PU., du cap Colonna (anc. Poseidion ) au cap Kerki (anc. Kanlttarion ), et 20 du N. au S., du cap Ambélaki au cap Blanc |auc. Ampéios). Célèbre autrefois par l’agrément de son climat , Samos est auj. exposée aux vents violents du N. et aux exhalaisons malsaines des marais, par l'incurie des habitants, qui ont déboisé les montagnes et laissé les eaux croupir dans les plaines. Elle produit en abondance des oliviers, orangers, figuiers, grenadiers, citronniers, mûriers, châtaigniers, cotonniers; des vignes, qui portent uu raisin muscat renommé; du blé, du mais; elle exporte de la cire, du miel , et quel«iues plantes médicinales, le julep et la scaminonée. l.es montagnes renferment des mines d’ocre et de fer, de l’émeri, et un beau marbre blanc. Le gibier est très-abondant. — Samos dut jadis à l'abondance de ses fleurs et de ses arbres les noms de Dry usa, Cypurissia, ilélamphytlos, Anthémis, Stcpliané. I.e nom de Samos vient, dit-on , d'un mot phénicien, qui signifie éleoe, et l’escarpement de ses rivages, surtout vers l’E., semble justifier cette appellation. Habitée d’abord par les Pélasges, «jui y fondèrent le culte de leur grande déesse, Héra ou Junon , Samos fut colonisée par des Lélèges et des Cariens, et reçut enfin , à l'époque de la grande migration ionienne, une colonie venue de PAttique sous la conduite de Tembrion et de Proclès. l.a famille de ce dernier conserva la royauté jusqu'au milieu du vne siècle; aux rois succédèrent des magistrats appelés Géomores , remplacés euxmêmes par la démocratie, «jui fit bientôt place à la tyrannie de Polycrate ( V. ce mot). Lorsqu’il eut péri victime de la trahison des Perses, Samos revint à la démocratie, prit part à la révolte de l’Ionie, et fut déclarée libre, â la paix de Citium , 419. Soumise par Périclès, 410, elle fut fidèle à Athènes pendant toute la guerre du Péloponése; prise par Lysandre en 403, elle fut abandonnée aux Perses par la paix d’Antalcidas, 387, et rendue aux Athéniens par Timothée. Disputée entre les successeurs d’Alexandre, elle resta définitivement aux rois de Pergame, et passa, avec le reste de leurs Etats, aux Romains, 129. Souvent pillée par leurs généraux (Syllu, Verrès, Antoine), elle reçut d’Auguste la liberté, et la conserva jusqu’à Vespasien, qui, l’an 70 de J.-C., la comprit dans la nouvelle province des Iles. Samos, au temps de sa puissance, avait fondé de nombreuses colonies, Samothrace, Anæa en Carie, Périnthe, Bisauthe, et Heræon-Tichos sur la Propontide, Amorgos dans les Cyclades, Nagidos et Celenderis eu Cibcie, (Jydonie (l.a Canée) en Crète, une ville dans l’oasis de Thébes en Libye, Zanele en Sicile, Dicæurchie en Italie L'industrie des Samiens comprenait les tissus de laine, les tapis, les vases. A Samos sont nés les architectes Rhœcus, Théodore et Mandroclès, le sculpteur Téléclès, les peintres Calyphon et Timanthe, les musiciens Stésandre et Téléphone, les poètes Prodicus et Chrerile, les historiens Eugéon et Duris, enfin Pythagore. Sous t’empire grec, Samos devint le ch.-l. «lu lu® thème de Purent, fut souvent ravagée par les Sarrasins, puis dépeuplée par les incursions des Turcs, qui la réunirent a leur Empire, en 1550. Elle prit une part active à la guerre de l’Indépendance, en 1821; mais, trop voisine de la Turquie d’Asie pour faire partie du royaume de Grèce, elle obtint au moins à la paix une demi-liberté: le gouverneur, nommé par la Porte, est choisi parmi les Grecs, et paie un tribut «le 400,000 piastres. Samos a une constitution, un sénat, une chambre des députés depu s 1852, une administration propre. La population de Pile est d'environ 50,000 hab.; Mégalé-Chora au S., Val lit au N., en sont auj. les villes principales. L’anc. capitale, qui portait le même nom que Pile , était située au S., à peu de distance de Mégalé-Chora, et était célèbre par ses monuments, un vaste môle, un aqueduc, des tours et «les murailles «le marin e blanc, un théâtre, enfin le célèbre llerreon ou temple de Junon; de tous ces monuments, il reste à peine quelques débris. V. Guérin, Description des iles de Patmos et de Samos, Paris, 1856, in-8®. C. P.
samos (\ aisselle de), Vasa Samia, vases et plats de terre cuite commune, à l’usage de la table, chez les anc Komams C’était la vaisselle des gens peu riches, du temps de la République et sous les empereurs. C. D y.
SAMOSATE , auj. Sa misât , anc. v. de Syrie, capitale de latomagène, sur l’Euphrate. Patrie de Lucien.
SAM
SAMOTHES, fils de Japhet, serait, selon d’antiques traditions, la tige de la race des Celtes.
SAMOTHRACE, aui. Samolhraki, en turc Sémendrek, île de la mer Egée, non loin des côtes de la Thrace et de l'embouchure de l’Hèbre, entre Thasos et Imbros, par 4M® 15’ long. E., et 40® MO' lat. K. Peu fertile, sans ports, elle n’eut d’importance pendant l’antiquité que par ses sanctuaires religieux. Elle fut tour à tour appelée Saonèse, de Saon, son l” roi ; Leucosia ou Leucania.sims doute à cause de la blancheur de ses rochers; enfin la Samos de Thrace, depuis qu’elle reçut une colonie de Samiens. Samothrace fut d'abord colonisée par des Pélasges, qui y foinlèrent les mystères des Cabires, puis par des Phéniciens, et , vers 1100, par des Ioniens de Samos. Indépendants justpTaux guerres méiliques, les Samothraciens avaient conquis plusieurs villes de T hrace, Salé, Zone, Serrhion , Mésambrie. Assujettis par Darius, 508, ils combattirent avec valeur à Salamine, et devinrent ensuite sujets d’Athènes, qui leur imposa un tribut de 2,400 drachmes. Conquise par Philippe, père d’Alexandre, sur les Athéniens, Samothrace resta à la Macédoine jusqu’à la défaite de l’ersée, qui s’était réfugié dans ses sanctuaires, 168. Les Romains la laissèrent se gouverner elle-même jusqu’à l’épo«iue de Vespasien, qui la réunit à la province des Iles, 70 ap. J.-C. Elle appartint à l’Empire grec jusqu'en 1204, puis aux Vénitiens, et aux princes génois de Lesbos, les Gateluzi, sur lesquels Mahomet II la conquit en 1462. Elle fut impitoyablement ravagée pendant la guerre de l’Indépendance. Un y compte à peine auj. 1,500 hab. C. P.
SAMUYEDES, en russe Sumeanda , dans leur tangue Khnsova, peuple de l’Empire russe, probablement de race tchoude, répandu, en Europe, dans les gouv. d'Arkhangel et de Vologila, et, en Asie, dans ceux de Tobolsk et de Tomsk. Ils sont petits et laids, habitent sous des yourtes (tentes), ont des mœurs douces, pratiquent l’idolâtrie, et paient au tzar un tribut en fourrures et pelleteries.
SAMPEYKE, v. du roy. d'Italie (Coui), sur la Vraita, à 24 kil. S.-O. de batuces; 5,000 hab.
SAMPlEl’RU, célèbre capitaine corse, né à Bastelica vers 1501, m. en 1567, obtint sous François 1er le commandement général «1rs Italiens au service de la E rance, se couvrit de gloire par la défense de Fossano, 1536, prit part aux sièges de Coui et de Landrecies, à la bataille «le Cérisolles, et alla, en 1552, avec le maréchal de Thermes, arracher la Corse aux Génois, A la paix, cette ile ayant été restituée, il jugea prudent de se réfugier eu Turquie, revint plus tard avec 25 hommes seulement, et voyait «lejà grossir le nombre de ses partisans, quand son valet de chambre l’assassina, à l'instigation «les Génois et des parents de sa femme, Vauuina d’Ornano : il l'avait étranglée, parce qu elle avait imploré le sénat de Gènes eu sa faveur, quand on avait mis sa tête à prix. B.
SAMP1GNY, vge (Meuse!, arr. et à 10 kil. X.-O. de Commercy ; 1,128 hab. Dépôt «le remontes. Erigé eu comté, en 1750, pour le fina cier Pâris «le MontmarteL
SAMSCE , ile du Danemark, dans le Cattégat, entre le Jutland et l’ile de beelaud ; 112 kil. carr.; 26 kit. sur 10;