‹ Dictionnaire général de biographie et d'histoireChapitre 626 sur 864 · VACCA (CABEZA DE). V. CABEZA · texte numérisé non relu

VACCA (CABEZA DE). V. CABEZA

VACCÉENS, Vaccœi, peuple d'Hispanie (Tarraconaise), au S. des Cantabres, dont les séparait l’Idubeda; v. principales : Palentia, Cauca. Subjugués par Postumius après 14 ans de guerre, en 178 av. J.-C., rebelles à l’époque des guerres contre les Celtibériens , ils furent encore domptés par les Romains en 150, 136 et 100. Leur pays forme aujourd’hui une partie de la capitainerie de Léon et Vieille-Castille.

VAÇOUDEVA, radjah indien de race lunaire, épousa Dévaki, sœur de Kansa, roi de Mathoura, vit six de ses enfants égorgés par ce prince, mais parvint à sauver Krichna et Bala-Rama.

VAÇOUS, génies hindous, protecteurs et régulateurs des 8 régions du monde, figurent, dans la hiérarchie céleste, immédiatement après Brahma. Ce sont : Indra, dieu bienfaisant, gardien de l’Est, présidant à l’étlier et au jour; lama, au Sud, dieu de la mort et des Enfers; Nirouti, au S.-O., prince des mauvais génies; Agni, au S.-E. , dieu du feu, surnommé Pacava (purificateur) ; Varouna ou Pratcheta, àl’O., dieu des eaux et de l’Océan; Paoulastia, au N., gardien des richesses minéralogiques; Pavana ou Marouta, au N. -O., roi de l’air, des vents et des odeurs; Içania, au N.-E., incarnation de Siva.

VACQUERIE (jean de La), magistrat, né à Arras vers le commencement du xv« siècle, m. en 1497, n’était encore qu’un des notables de sa ville natale, quand Louis XI voulut s’en emparer en 1476. Il résista avec fermeté aux envoyés du roi, qui demandaient la soumission des habitants. Louis XI ne l’en nomma pas moins 1er président au parlement de Paris en 1481. La Vacquerie montra dans ce nouveau poste la même énergie. Opposé à des édits qui établissaient des taxes nouvelles, il alla, avec sa compagnie, trouver le roi, et lui dit : « Sire, nous venons remettre nos charges entre vos mains, et souffrir tout ce qu’il vous plaira, plutôt que d’offenser nos consciences ; » démarche courageuse, qui eut un plein succès. Il fit également des représentations pendant la régence d’Anne de Beaujeu. Ed. T.

VADÉ (Jean-Joseph), né à Ham en 1720, m. en 1757, poëte burlesque, créateur du genre poissard, vint de bonne heure à Paris, où il mena une vie de plaisir et de dissipation. Il avait beaucoup d’esprit naturel, de la facilité et de la gaîté, et imagina de se faire le pocte des halles. Il en reproduisit les mœurs et le langage dans de petites poésies appelées OEuvres poissardes qui se composent principalement de la Pipe cassée, poëme épi-lragi-poissardi-héroicomique, en vers de 8 syllabes et en 4 chants ; de Bouquets poissards , de Lettres de la Grenouillère, etc. On a encore de lui quelques jolies chansons, et plusieurs opéras-comiques, entre autres les Troqueurs, le Trompeur trompé, Nicaise, etc. Grâce aux mœurs de son temps, Vadé, qu’on ne lit plus,

eut presque une réputation littéraire; la société, qu’il amusait, le surnomma le Corneille des halles, le Tèniers de la poésie, bien que le burlesque et le poissard ne soient guère poétiques, et Voltaire mit sous son nom quelques-uns de ses pamphlets facétieux, pseudonyme dont personne n’était dupe. Les OEuvres de Vadé ont été publiées en 1758 , 4 vol. in-8°.

VADICASSES ou VIDUCASSES , peuple de la Gaule (Belgique 2e), au S.-O. des Suessions, habitait le pays nommé depuis Valois. — Peuple de la Gaule (Lyonnaise 2e), entre les Baïocasses et les Lexoviens ; son pays correspond auj. au départ, du Calvados.

VAD1CASSINUS AGER, nom latin du pays de Galevesse.

VADIER (Marc-Guillaume- Alexis), né en 1735, m. en 1828, était conseiller au présidial de Pamiers, quand il fut député du Tiers-Etat de Foix aux Etats-Généraux de 1789. Après l’arrestation de Louis XVI à Varennes, il proposa de le traduire devant la haute-cour nationale. Député de l’Ariége à la Convention, il se rangea parmi les Montagnards, vota la mort du roi sans appel ni sursis, se montra, au 31 mai, l’un des adversaires les plus ardents des Girondins, pressa plus tard la condamnation de Danton et de Desmoulins, fit ensuite partie du Comité de sûreté générale, où il imagina les conspirations des prisons, dénonça Catherine Théot à la Convention, prit une part active â la révolution du 9 thermidor, et, atteint à son tour par la réaction thermidorienne, fut condamné à la déportation avec Billaud-Varennes, Collot-d’Herbois et Barrère, le 5 frimaire an m (2 mars 1795). Il parvint à se cacher dans Paris, fut ensuite compromis dans la conspiration de Babeuf, acquitté par la haute-cour de Vendôme, et relégué â Cherbourg jusqu’au Consulat. Exilé par la loi de 1816, il se retira dans les Pays-Bas, et mourut à Bruxelles. B.

VADIMON (Lac de), Vadimonis lacus, auj. de Bassano, lac d’Etrurie, au N.-E. de la forêt Ciminienne; ses eaux étaient sulfureuses. Sur ses bords, les Romains battirent les Etrusques en 310 av. J.-C., et les Sénonais en 283. Auj. ce lac est à peu près couvert d’une croûte de terre flottante, et devient souterrain.

VADü, anc. Sabalia Vada}v. forte du royaume d’Italie, port militaire sur le golfe de Gêues , à 6 kil. S.-S. -O. de Savone; 1,465 hab. Pêche active.

VADUZ, capitale de la principauté de Lichtenstein, prés du Rhin, à 48 kil. S.-O. de Bregenz; 1,800 hab. Château.

VÆNIUS (Otto), peintre. V. Van Veen.

VÆROE , ile de Norvège (Norrland), à l’extrémité S.-O. de l’archipel des Lofoden. C’est entre cette ile et Môsken que se trouve le Malstrom ( V. ce mol).

WÆSTERA8, v. de Suède, ch.-l. du lan de son nom, à 140 kil. N.- O. de Stockholm, à l’embouchure du Swart dans le lac Mælar; 4,700 hàb. Evêché luthérien ; lycée. La cathédrale renferme le tombeau d’Eric XIV. Château royal. Comm. de fer, cuivre, laiton, vitriol. En 1544, une diète, qui se tint dans cette ville, assura l’hérédité de la couronne en Suède.— Le lân de Væsteras (Suède propre), entre ceux de Geiieborg au N., de Stora-Kopparberg au N.-O., d’Œrebro à l’O., de Nykoping au S., et d’Upsal à l’E., a 140 kil. sur 80, 6,893 kil. car., et 98,941 hab. Le lac Hielmar le borde au S. Sol généralement plat. Elève de bétail. Industrie métallurgique. Sources minérales.

VAG, riv. de Hongrie. V. YYaag.

VAG A, nom latin de la Medvvay.

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