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VARINS ou VARNES, Variai, Varni, peuple Je la Germanie, au N., sur les bords de la Baltique, entre l’Elbe et l’Oder, habitaient le Mecklembourg actuel.
VARIÉS (Lucius) , poëte latin, ami de Virgile et d’Horace, avait entrepris , en l’honneur d’Agrippa et d’Octave, une épopée qui jouit d’une grande réputation , et composé une tragédie de Thyeste , que l’on comparait aux chefsd’œuvre des Grecs. Il ne reste de Varius qu’une quinzaine de vers (dans le recueil de Maittaire). Ce fut Varius qui , avec Tucca, empêcha Virgile mourant de brûler son Enéide, et se chargea de la publier. V, Weichert, De L. Varii et Cassii Parmensis vilâ et carminibus, 1836, in-8°.
VARLET. V. Valet.
VARNA , anc. Odessus, Constanlia ou Barne , v. forte de la Turquie d'Europe (Silistrie), à l’embouchure du Pravadi dans la mer Noire, à 75 kil. E. de Choumla , 115 S.-E. de Silistrie, 376 de Bukharest, 460 N. de Constantinople, par 43» 12’ 3” lat. N., et 25» 37’ 10” long. E. ; 18,000 hab. Elle est protégée au S.- O. par un lac. Rade ouverte. Archevêché grec. Commerce actif de blé, vins, fruits, suifs, cuirs, cire, miel, bois de construction. Célèbre victoire des Turcs , commandés par Amurat II , sur Ladislas V, roi de Hongrie, en 1444 (19 novembre). Prise en 1828 par les Russes, la ville fut rendue par eux, mais démantelée , au traité d’Andrinople. Ses fortifications ont été relevées depuis.
VARNER (Antoine-François), vaudevilliste, né à Paris en 1789 , m. en 1854, fit ses études au collège Ste-Barbe , s’enrôla dans les dragons en 1808 , entra bientôt dans les bureaux du ministère de la guerre , fut adjoint au commissaire des guerres dans la campagne de Russie, 1812, perdit sa place à la Restauration , et se mit à travailler pour le théâtre. Sa première pièce , le Solliciteur, ou l’Art d’obtenir des places, petit tableau de mœurs administratives, donnée en 1817, en société avec MM. Scribe et Ymbert, eut un grand succès. Parmi ses autres ouvrages , on remarque les Deux Maris, la Mansarde des Artistes, le Précepteur dans l'embarras , Père et Portier, l’ Académicien de Pontoise, la Perle des servantes, etc. , faites en collaboration avec MM. Scribe, Mélesville, Bayard, et autres. En 1830, Varner entra à la Préfecture de la Seine comme chef de bureau , place qu’il perdit en 1848.
VARNES. V. Varins.
VAROTARI (Alexandre), peintre, dit R Padovanino, né à Padoue en 1590 , alla étudier son art à Venise , imita avec succès le Titien , et réussit aussi bien dans le paysage que dans le genre historique. On cite de lui : la Vie de St André (3 tableaux) , à Bergame ; les Noces de Cana , et la Vie de St Dominique (4 tableaux) , à Venise.
VAROUNA, l’un des 8 Vaçous de la mythologie hindoue , dieu de la mer et des eaux , réside à l’ouest. On le représente tantôt comme une divinité bienfaisante qui répand la fertilité sur la terre , tantôt comme un dieu infernal qui plonge les âmes coupables au fond de l’Océan, et leur y fait subir de cruels tourments. L’art le montre couronné de lotus et voguant sur un crocodile.
VARRON , Caïus Terentius Varro, consul romain l’an 537 de la ville , 216 av. J.-C. , était fils d’un boucher, et avait lui-même exercé quelque temps cette profession. Ses richesses et sa présomptueuse ambition le poussèrent dans la carrière des honneurs. Adversaire du système de temporisation de Fabius Maximus dans la guerre contre Annibal , il appuya les prétentions du maître de la cavalerie , Minucius. Elevé lui-même au consulat par le peuple , dont il flattait les passions , il livra , malgré son collègue Paul- Emile, la bataille de Cannes, et la perdit. Quand il rentra à Rome, le sénat le félicita de n’avoir pas encore désespéré du salut de la république. B.
varron, Marcus Terentius Varro, célèbre polygraphe, dit le plus savant des Romains, hé l’an 637 de Rome, 116 av. J.-C. , m. en 26 av. J.-C. , étudia sous Stilon à Rome, puis sous Antiochus d’Ascalon à Athènes, et suivit quelque temps avec éclat la carrière du barreau. Recherchant ensuite les fonctions civiles et militaires , il fut associé aux publicains, puis devint tribun du peuple. Chargé par Pompée du commandement d’une escadre contre les pirates de Cilicie , il remporta une victoire navale , et , le premier des Romains, obtint la couronne rostrale. Lors de la guerre civile il suivit le parti de Pompée , dont il fut le lieutenant dans l’Espagne Ultérieure ; après la victoire de César, il se retira à la campagne. Plus tard, César lui confia le soin de former la bibliothèque qu’il voulait fonder pour le public. Inscrit par Antoine sur la liste des proscrits, il sauva sa tête au prix d’une de scs propriétés. Il vit le prineipat d’Auguste , et acquit une si grande réputation, que son buste fut mis, de son vivant, par Asinius
Pollion , dans une bibliothèque publique qu’il fonda sur le mont Aventin. Varron avait écrit un très- grand nombre de livres d’antiquités, d’histoire, de philosophie, de grammaire , etc. Nous n’avons plus de lui qu’un Traité d’agri ■ culture [de Re rustird ) en 3 livres, le meilleur et le plus méthodique que l’antiquité nous ait laissé ; un ouvrage sur la langue latine (de Lingua latina ) , les livres 5 à 10 seulement, sur 24 livres; des fragments de Satires Ménippées , mélanges de prose et de vers, de philosophie , d’érudition, de satire proprement dite. Il reste aussi des fragments de dialogues appelés Logislorici , discussions historiques et morales , mises sous le nom d’un personnage connu ; quelques phrases d’ouvrages Sur les poètes , Sur Plaute , un petit recueil de Sentences, etc. Varron, antiquaire passionné en fait de langage comme d’usages et de traditions, est plein d’enthousiasme pour l’enfance de la littérature latine ; il admire beaucoup les vieux auteurs , et surtout Plaute , sur lequel il avait fait de nombreux travaux ( Plautinæ quœstiones, de Comœdiis Plautinis , etc.). Cette admiration a passé jusque dans le style de Varron , qui abonde en formes archaïques. Les livres de Re rusticâ ont été publiés dans les Rei rusticæ scriptores de Schneider, et trad. en français très-librement par Saboureux de la Bonneterie , Paris, 1771, in-8° ; par Ëousselot , dans la Bibliothèque latinefrançaise de Panckoucke, 2e série, Paris, 1843, in-8°. Le de Linguâ latinâ a été publié avec les fragments par IL Estienne, 1569; par O. Mueller, Leipzig, 1833, in-8°; par M. Eg-ger, Paris, 1837, in -16. V. François Œhler, Salurarum Menippearum reliquiœ, Quedlimbourg, 1845, in-8°; Pape, Diss. Iiistorico-litteraria de C. Terentio Varrone, Leyde 1835, in-8°; Ritschl, de Logistoricis apud Varronem, Bonn, 1845, in-4°; id. , de Térentii Varronis Aisciplinarum libris , Bonn, 1845, in-4°; Chapuis, Sentences de Terentius Varron, et liste de ses ouvrages, Paris, 1856, in-18; Boissier, Etude sur la vie et les ouvrages de Varron, Paris, 1861, in-8°. D — r.
varron, P. Terentius Varro Atacinus, poëte latin, né à Narbonne vers l’an 672 de Rome, 82 av. J.-C., m. en 37 av. J.-C., tira son surnom de la rivière d’Aude (Alax). Il s’exerça dans l’épopée, la poésie didactique, l’élégie, et la satire; il paraît avoir beaucoup imité les Alexandrins, Aratus dans ses poésies maritimes et géographiques, Euphorion dans ses élégies; il traduisit en vers les Argonautiques d’Apollonius de Rhodes. Il n’obtint pas de succès dans la satire. Varron avait fait un poëme de Bello sequanico. Il ne reste de lui que peu de fragments, réunis dans les Poetœ lalini minores de Wernsdorff. Voir Wuelner, de Terentii Varronis Atacini vila et scriptis, Munster, 1829. 1) — R.
VARSOVIE, en polonais Warszava, en allemand Warschau, v. de la Russie d’Europe, capitale de l’anc. royaume de Pologne et du gouvernement de son nom, jadis de toute la Pologne, sur la rive g. de la Vistule, à 1,161 kil. S.-O. de S'-l’étersbourg, 1,407 de Moscou (en poste), 596 de Berlin, 600 de Vienne, 2,093 N.-E. de Paris par chemins de fer; par 52» 13' 5" lat. N., et 18° 41' 45" long. E. ; 243,512 hab., dont 42,720 Juifs et une forte garnison. Résidence du gouverneur russe de la Pologne. Archevêché primatial. L’Université, fondée en 1816, a été supprimée en 1832. Ecoles de droit, vétérinaire, des arts et métiers, forestière , des beaux-arts , et de sourds-muets ; 2 gymnases; bibliothèque, jardin botanique, observatoire, conservatoire de musique. Académie militaire pour le génie et l’artillerie. Sociétés des amis des sciences , d’agri culture, de médecine, de physique. Monnaie, banque, hôpital militaire. Varsovie , située sur une hauteur, est jointe par un pont au faubourg de Praga, qui est sur la rive dr. de la Vistule ; elle a 21 kil. de tour. La citadelle, construite en 1632 , a été augmentée de nos jours par des ouvrages qui la rendent presque inexpugnable. Les principaux édifices de la ville sont : la cathédrale de S1- Jean , les églises Sle-Croix , S ‘-André , et un magnifique temple luthérien; le Zamek, ancien palais des rois de Pologne, et où descend l’empereur de Russie ; le palais Krasinski , habité par le gouverneur; les palais de Saxe, Brühl, Rad zywill , Zamoyski , Poniatowski , Casimir, etc. ; le bazar Marie-Ville , imitation du Palais-Royal de Palis, et où sont la Bourse, la Douane, et 300 boutiques; la place Sigismond, ornée d’une statue colossale en bronze de Sigismond III. et d’une autre statue de Copernic; la place d’armes, où 10,000 hommes peuvent manœuvrer; le pont de pierre, sur lequel est la statue de Jean Sobieski. A part les édifices publics , la ville n’est qu’un assemblage de maisons chétives. Fabr. de lainages, draps, toiles, bonneterie, tapis, sellerie, carrosserie, quincaillerie, papier, tabac, produits chimiques , liqueurs, instruments de musique . imprimeries sur coton, brasseries. — Ville ancienne , mais
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longtemps peu importante, Varsovie ne devint capitale du royaume de Pologne qu’en 1566, sous Sigismond II. Sous ses murs, en 1656, les Polonais perdirent une bataille de trois jours contre Charles-Gustave, roi de Suède, et Frédéric -Guillaume, électeur de Brandebourg. Prise par Charles XII en 1703 , saccagée par Souwarow et les Russes en 1794, elle échut à la Prusse dans le 2e partage de la Pologne. Les Français y entrèrent le 30 novembre 1806, et, de 1807 à 1815, elle fut la capitale du grand-duché de Varsovie. Donnée ensuite aux Russes, la révolution de novembre 1830 l’affranchit pour quelques mois; le général Paskévitch la reprit, le 8 septembre 1831. Une nouvelle insurrection, en 1848, la fit bombarder. B.
Varsovie (Gvt de). V. Supplément.
Varsovie (Grand-duché de), Etat formé, en 1807-9, de la plus grande partie de l’anc. royaume de Pologne, entre la Prusse au N. et au N.-O., la Silésie à l’O. et au S.-O., la Vistu'e et la Gallicie au S., la Russie à 1E. et au N.-E., dont le séparaient le Boug et le Niémen. Capitale, Varsovie; v. princip. : Cracovie, Lublin, Posen, Zamoseh. Il fut donné au roi de Saxe, Frédéric-Auguste, petit-fils de l’anc. roi de Pologne, Auguste II. En 1815, les pays qui avaient servi à le former firent retour à leurs précédents possesseurs.
VARTAN , historien arménien du xme siècle, a laissé une Histoire universelle jusqu’à l’an 1267, très-précieuse pour l’exactitude des renseignements et la multiplicité des faits relatifs à l’histoire des Croisades et des Tartares. On a de lui, en outre, des Commentaires sur l'Ecriture sainte, des Eloges, des Hymnes, des Fables, dont la plupart ont été traduites en français par Saint -Martin, et publiées par la Société asiatique de Paris, 1825. C — a.
VARTAN. F. aussi VARDANE.
VARUS (P.-Quintilius), général romain, fut consul l’an 741 de Rome, 12 av. J.-C., puis proconsul de Syrie, où il commit beaucoup d’exactions, et enfin gouverneur de la Gaule Belgique. Attiré dans une embuscade par le chef des Chérusques, Arminius, au milieu de la forêt de Teutberg, il périt avec trois légions, l’an 9 av. J.-C. Ce désastre causa une vive douleur à Auguste, et pendant longtemps on l’entendit s’écrier: « Varus! Varus! rends-moi mes légions. » — Un Quintilius Varus, ami d’Horace, et homme de goût, est considéré par quelques-uns comme étant le même que le précédent. O.
VARUS, nom latin du var.
VARZY, ch.-l. de eant. (Nièvre), arr. et à 12 kil. S.-O. de Clameey; 1,967 hab. Jadis fortifiée. Belle église de Sl- Père (du xive siècle). Collège. Jolies promenades.
VASA ou WASA , famille qui a donné 7 rois à la Suède et 3 à la Pologne, a pour tige Gustave Vasa, et tire son nom d’un château situé à 4 kil. de Stockholm.
vasa, v. de Finlande. V. nicolaïstadt.
VASARHÉLY, v. de Hongrie (Csongrad), sur les marais du Hod et le canal Carolin, à 25 kil. N.-E.-E. de Szegedin; 42,501 hab. Récolte de vin, tabac, fruits. Elève considérable de bestiaux.
vas arh él y (maros-), en allemand Neumarht ou Marlcsladt, v. forte de Transylvanie, sur le Maros, à 72 kil. E.-S.-E. de Klausenbourg; 14,000 hab. Ch.-l. du comitat de Maros; cour d’appel des pays Hongrois et Szeklers; lycée, gymnase; 2 bibliothèques. Eglise et château remarquables. Cumin, de tabac, vin, fruits, grains.
vasarhély (somlyo-), v. de Hongrie (Veszprim), à 54 kil. O. de Veszprim; 25,000 hab. Vins estimés.
VASARI (Giorgio), peintre, architecte, et écrivain, né à Arezzo en 1512, m. en 1574, se forma surtout à Rome en dessinant les ouvrages de Michel- Ange, de Raphaël et des meilleurs artistes de cette école, ainsi que les plus beaux marbres antiques. Parmi ses tableaux, on distingue : la Conception , dans l’église S‘-Apostolo à Florence; la Décollation de St Jean, dans l’église de ce saint à Rome ; le Festin d’Assuérus , aux Bénédictins d’Arezzo ; une Cène , dans la cathédrale de la même ville ; la Salutation angélique, St Pierre marchant sur les eaux, la Cène, la Passion, au musée du Louvre. Il s’y montre surtout imitateur de Michel-Ange. Habile architecte, Vasari fut appelé à Florence, en 1553 , par Cosme 1er, et dirigea les travaux que ce prince ordonna, entre autres, le Palais des Offices et le Palais-Vieux. Vasari avait une extrême facilité, et souvent il en abusa ; aussi n’est-il pas un grand peintre. On le connaît principalement par des Fies des meilleurs peintres, sculpteurs et architectes , depuis la Renaissance jusqu’à son temps, Florence, 1550, traduites en français par Jeanron et Leclanché, Paris, 1840, 10 vol. in-8». Cet ouvrage est précieux pour l’histoire de l’art, bien qu’il y ait beaucoup de fautes dans la nomenclature et la chronologie des
artistes; les jugements en sont généralement sains et impartiaux. B.
VASARIUM, somme d’argent remise, chez les anciens Romains, aux gouverneurs de province; par le Trésor public, pour les dépenses de leur mission, et les gratifications aux gens de leur suite. Ils en avaient la libre disposition , mais, à leur retour, devaient rendre compte de son emploi , et , s’il y avait un reliquat , le reporter au Trésor. C. D — y.
VASATENSIS ager, nom latin du Bazadais.
VASA TES , peuple de la Gaule ( Novempopulanie) , entre les Bituriges Vivisques, les Nitiobriges et les Elusates; ch.-l., Vasales ou Cossio |auj. Bazas).
VASCO DE BALBOA. V. Balboa.
vasco-fernandez, surnommé Gran-Vasco, peintre portugais, fils du peintre François Fernandez, né à Viseu en 1552. Le plus grand nombre de ses œuvres datent des dernières années du règne de don Sébastien et de la première moitié de la domination espagnole. Le tableau de la cathédrale de Viseu, représentant le Calvaire, est peut-être de lui , ainsi que ceux de la sacristie ; un St Pierre, en particulier, est, entre ses œuvres, la plus remarquable. Le caractère de sa peinture parait surtout grave et élevé.