VIA
! et ruines d’un château du duc d'Egmont. Tissage de lin.
| vianen, v. du royaume de Hollande (Hollande méri dionale), sur le Leck, à 11 kil. S. d’Utrecht; 1,800 hab. Prise par les Français en 1672.
VlAREGGIO, v. forte du royaume d’Italie (Toscane-), petit port sur la mer Tyrrhénienne, prov. et à 26 kil. O. de Lucques ; 17,438 hab. Bains de mer. Commerce actif de cabotage.
YIAS (Balthazar de), poète latin moderne, né à Marseille en 1587, m. en 1667, assista aux Etats-Généraux de 1614 en qualité d’assesseur de sa ville natale, et fut nommé par Louis XIII gentilhomme de la chambre et conseiller d’Etat. On a de lui : Henricœa, Aix, 1606, in-4°, recueil de poésies dédié à Henri IV ; Silvæ régies, Paris, 1623, in-4o; Charilum libri III, ibid. , 1660, in-4°. Toutes ces poésies sont pleines de facilité et d’élégance.
VIATEUR, Viator, appariteur unique de chaque tribun du peuple et de chaque édile plébéien chez les anciens Romains. Il y avait aussi des viateurs attachés au sénat, dans les premiers temps de Rome, et chargés d’aller convoquer les sénateurs à domicile quand il devait y avoir séance. C. D — t
VIATIQUE, Vialicum, argent donné, chez les anciens Romains, par le trésor public à des entrepreneurs, chargés de fournir aux magistrats qui allaient gouverner les provinces, des mules, des tentes, des moyens de voyage pour eux et leur suite.
viatique, sacrement de l’Eucharistie, administré aux malades catholiques, en danger de mort, pour les disposer au passage de cette vie à l’autre. — argent qu’une communauté donne à un religieux qui va faire un voyage.
VIATKA, v. de la Russie d’Europe (Russie orientale), ch.-l. du gouvernement de son nom, au confluent de la Viatka et de la Klinovka, à 1,460 kil. E.-S.-E. de Sl-Pétersbourg, par 58° 24’ lat. N., et 47° 19’ long. E.; 10,000 hab. Archevêché; cour d’appel. Séminaire, gymnase; cathédrale, avec un riche sanctuaire. Commerce de grains, tanneries, savonneries. — Ville ancienne, occupée par les Novogorodiens en 1181; réunie à la Russie par Ivan III au xve siècle. — Le gouv. de Viatka, entre ceux de Vologda au N., de Kostroma à l’O., de Nijni-Novogorod au S.-O., de Kazan au S., ceux d’Oufa et de Perm à l’E., a 143,014 kil. carr., 520 kil. sur 450, et 2,123,904 hab. Il est divisé en 10 districts. Sol plat, souvent marécageux, et peu fertile; grandes forêts. Elève de bestiaux; mines de fer, de cuivre et de houille.
viatka, riv. de la Russie d’Europe, naît à 31 kil. N.-E. de Glazov, arrose le gvt de Viatka, et se jette dans la Kama, rive droite, à 14 kil. S. deMamadiehe; cours de 970 kil.
VIAU (Théophile de), plus connu sous le nom de Théophile, poète français, calviniste, né à Boussères, dans l’Agénois, en 1590, m. en 1626, vint à Paris à l'âge de 20 ans. Il s’y lia avec Balzac, puis se brouilla avec lui, à la suite d’un voyage en Hollande, 1612, pendant lequel ils avaient eu quelques démêlés. Son esprit satirique et railleur et son scepticisme religieux s’étant manifestés dans des poésies médiocres, telles que des impromptus, des épigrammes, des sonnets, il s’attira nombre d’ennemis, qui le dénoncèrent comme immoral et impie, et le firent exiler, 1619. De retour en France, il abjura le calvinisme, reçut une pension du roi, mais ne réforma pas ses mauvaises mœurs.*!. a publication d'un recueil de vers obscènes et sacrilèges (le Parnasse satirique , 1622), qui renfermait plusieurs pièces de sa composition, attira de nouveau sur lui les rigueurs de la justice. Condamné par contumace à être brûlé vif, il put obtenir, par le crédit du duc de Montmorency, que cette peine fût commuée en un simp.e bannissement de Paris, avec maintien de sa pension. 11 revint bientôt après à Paris, où il mourut. Il avait l’esprit vif, l’imagination féconde, et l’expression facile; mais il manqua de goût, ne respecta ni la religion ni les mœurs, et par là se condamna lui-même à n’être jamais connu des honnêtes gens que de nom. Ses OEuvres furent publiées à Paris, 1621, en 2 parties; une 3e partie, à Rouen, 1626; il faut y joindre sa Correspondance, imprimée sous le titre de Nouvelles œuvres deM. Théophile, Paris, 1644. M. AUeaume a édité de nouveau les OEuvres complètes de Théophile, Paris, 1856, 2 vol. in-12. C. N.
VIAUR, riv. de France, sépare le départ, de l’Aveyron de celui du Tarn, et se jette dans l’Aveyron; cours de 135 kil.
V1AZMA, v. de la Russie d’Europe, gvt et à 163 kil. E.-N.-E.deSmolensk, sur la Viazma (affluent du Dnieper); 12,000 hab. Pain d’épice renommé. Comm. de lin, chanvre, graines. — Un traité y fut signé en 1634, par lequel
vie
Michel Romanov renonça a toutes prétentions sur la Pologne, l’Esthonie, la Livonie et la Courlande.
VIB1I forum, v. de la Gaule Cisalpine; auj. Revello. VIBINUM, nom anc. de Bovino.
VIBISCUM ou V1VIACUM, nom anc. de Vevay. YIBIUS , empereur. V. Gallus et Volusien.
YlBius crispüS , orateur romain, jouit d’un grand crédit, sous Néron et Othon, par ses talents oratoires. 11 fit quelquefois le métier de délateur, et conserva son influence jusque sous Domitien, dont il fut un des courtisans.
vi Bios séquester, géographe latin, qu’on croit avoir vécu entre le ve et le vne siècle, est auteur d’un opuscule intitulé : de Fluminibus, fonlibus, lacubus, nemoribus, paludibus, monlibus, genlibus , quorum apud poêlas fit menlio, dont Oberlin a donné une bonne édition, Strasbourg, 1778, in-8°. C’est une espèce de Dictionnaire géographique pour aider à la lecture des poètes.
vibius sérénus, délateur fameux sous Tibère, se plaignit amèrement de n’être pas assez récompensé, et fut exilé dans l’ile d’Amorgos.
VIBO ou VIBONA VALENTIA. F. Hipponium.
VIBORG ou WIBORG, v. de la Russie d’Europe (Finlande], dh.-l. du gvt de son nom, à 140 kil. N.- O. de St-Pétersbourg , sur une baie du golfe de Finlande ; par 60° 42’ 42” lat. N., et 26» 25’ 50” long. E.; 5,900 hab., presque tous Suédois, Allemands ou Finlandais, et non compris la garnison. Place forte , défendue par une citadelle et une muraille de rochers. Arsenal , hôpital et magasins militaires. Les maisons sont construites en bois et en briques. Le port est à Trang-Sund, à 12 kil. de la ville. Export, de bois de construction, résine, potasse. Pêche active. Fondée en 1293 par Torkel Kuutson, régent de Suède, Viborg fut la capitale de la Carélie. En butte aux attaques des Russes en 1322, 1359, 1496 et 1710, elle fut prise par Pierre le Grand en 1710, et réunie à la Russie, en vertu de la paix de Nystadt, en 1721. — Le gvt de Viborg, entre ceux de Kuopio au N., de Sankt-Michel à l’O., le golfe de Finlande au S., le lac Ladoga et les gvts d’Olonetz et de Sl-Pétersbourg àl’E., a 44,000 kil. carrés, 400 kil. sur 220, et 272,048 hab. Arrosé par la Kymmène, et entrecoupé de lacs. B.
viborg, v. du Danemark (Jutland), ch.-l. du stift de son nom , sur un lac , à 400 kil. N.-O. de Copenhague; 4,861 hab. Evêché luthérien. Siège des Etats provinciaux et de la Cour d’appel du Jutland. Cathédrale du xie siècle. On suppose que cette ville était Cimbrisberga, capitale des Cimbres. — Le stift de Viborg a 2,640 kil. carrés, et 55,000 hab. Sol plat. Industrie agricole et élève du bétai»
VIBRAYE , ch.-l. de cant. (Sarthe), arr. et à 19 kil. N. de St-Calais, sur la Braye et près de la forêt de son nom ; 1,392 hab. Fers, poteries, etc.
VIC ( Henri de ) , mécanicien allemand , fut appelé à Paris par Charles V, en 1370, pour y construire l’horloge de la tour du Palais-de-Justice. Ce fut la lre qu’on vit à Paris, et même en France, et la 3« qu’on connaisse dans l’histoire.
vie (Dominique de), seigneur d’Ermenonville, serviteur dévoué d’Henri IV, avait été éloigné de l’armée, en 1586, par une grave blessure à la jambe. Fatigué de trois années de souffrances , et non moins désespéré de ne pouvoir aller offrir ses services au roi, il se fit amputer, et, dés qu’il eut recouvré ses forces, alla combattre avec gloire à Ivry, 1590, fut nommé gouverneur de Sl-Denis, 1591, puis de la Bastille, 1594, après la reddition de Paris, à laquelle il contribua, et enfin de Calais, avec le titre de vice-amiral, 1602, et reçut une mission extraordinaire auprès des Ligues- Grises en 1604. Après l’assassinat d’Henri IV, il fut appelé à Paris, comme conseiller d’Etat ; en passant dans la rue de la Ferronnerie, qui avait été le théâtre du crime, il fut saisi d’une si vive douleur, qu’il en mourut le lendemain, 1610.
vie (Claude de), bénédictin de la congrégation de Sl-Maur, né à Sorrèze en 1670, m. en 1734, prit l’habit de religieux en 1687, et professa la rhétorique au collège de Sl-Sever, 1701. Il eut une grande part à la composition de l’ Histoire générale du Languedoc de Dom Vaissette ( V. cemot ).
vic-dessos, ch.-l. de cant. (Ariége), arr. et à 31 kil. S.-S.-O. de Foix, sur le Gave de son nom, affluent de l’Ariége; 707 hab. Riches mi îs de fer aux environs; forges à la catalane, martinets.
vic-d’osona. V. vicn.
vic-EN-BicoRRE , ch.-l. de cant. (Hautes -Pyrénées), arr. et à 16 kil. N. de Tarbes, sur la rive dr. de l’Echez; 3,543 hab. Collège. Fabr. de chaux; tuileries, tanneries, distilleries. Comm, de bestiaux et de vins. Restes d’an-
ciennes murailles et d’un château-fort, avec tours carrées.