ZAG — 2813. — ZAM
1726 à Frankenhausen (Thuringe), m. en 1777, étudia à Leipzig, fit partie du cercle littéraire de Goettingue, obtint la chaire de poésie du collège Carolinum à Brunswick , et rédigea le journal de cette ville depuis 1768. Ses Poésies ont été publiées à Brunswick, 1763-65, 9 vol. in-8°. Les plus remarquables sont : Phaéton, poëme héroïque en 6 chants ; les Quatre parties de la journée, poëme descriptif en 4 chants , de la Femme dans les quatre époques de son âge ; les Métamorphoses, le Mouchoir, poëmes héroï-comiques, etc. On n’y a pas compris des Fables et Contes, 1771, et diverses pièces traduites de l’espagnol sous le titre de Théâtre espagnol , 1770-71. Zacharie se distingue par la richesse de l’imagination et du style. Il est très-remarquable aussi dans le genre comique.
ZACHT-LEVEN ou SAFT-LEEVEN (Corneille), peintre et graveur, né à Rotterdam en 1606, m. après 1661, peignit avec beaucoup d’esprit des bivouacs, des corps-degarde, des réunions de paysans, des fêtes rustiques ou guerrières. 11 groupait ingénieusement ses personnages, et savait donner beaucoup d’expression aux attitudes comme aux figures. Il a gravé des eaux-fortes recherchées. Le musée du Louvre a de lui le Portrait d'un peintre, qu’on croit être son propre portrait. A. M.
zacht leven ou saft-leevEn (Herman) , frère du précédent, peintre et graveur, né en 1609 à Rotterdam, m. en 1685, étudia dans l’atelier de Van Goyen, mais se forma surtout en copiant la nature. Il a fréquemment reproduit les sites des bords du Rhin, et des environs d’Utrecht. 11 modifiait les paysages suivant ses inspirations, et les animait de nombreuses figures, de vaisseaux et de quadrupèdes, où il imitait avec bonheur la manière de Paul Potter. L’harmonie de la couleur, la justesse de la perspective, le charme idéal de l’ensemble, et la délicatesse du travail, distinguent ses tableaux; ses teintes sont dégradées avec un soin extrême. Il a laissé des dessins qui sont aussi recherchés que ses toiles. Le musée d’Amsterdam possède de lui trois vues du Rhin; le Louvre n’en a qu’une seule; on en voit 4 à la Pinacothèque de Munich. Bartsch, dans son Peintre-graveur, décrit 35 morceaux exécutés, par Herman Zacht-Leven, à l’eau-forte ou au burin, de 1640 à 1669. A. M.
ZACUALPA, anc. v. du Mexique. V. Guixar.
ZACYNTHE , Zacynthus , auj. Xante, île de la mer Ionienne, au S. de Céphalénie, et vis-à-vis l’embouchure de l’Alphée, avait un ch.-l. de même nom, sur la côte E. Elle fit partie des Etats d’Ulysse, puis appartint aux Athéniens, et, quand les Romains eurent réduit la Grèce en province romaine, fut annexée à l’Epire.
ZAD1KIM. V. Chasidim.
ZADRACARTA ou ZANDRACARTA, v. d’Hyrcanie, chez les Tapiriens , était la résidence des rois d’Hyrcanie au temps d'Alexandre le Grand.
ZÆHRINGEN (Maison de), maison noble d’Allemagne, tirait son nom d’un château du gr. -duché de Bade, à 3 kil. de Fribourg-en-Brisgau , et descendait de Contran le Riche, comte de Brisgau au xe siècle. Bertnold Ier, dit le Barbu, 2e fils de ce prince, la commença, changea son titre de comte contre celui de duc en 1052, et ajouta à son patrimoine la Carinthie et la Marche de Vérone. Il eut deux enfants: Berthold II, 1077-1111, qui forma la ligne de Zæhringen , et Hermann , tige de la maison de Bade. Berthold III fonda Fribourg-en-Brisgau , 1120, et eut pour successeur son frère Conrad, qui fut créé vicaire ou régent du royaume de Bourgogne par l’empereur Lothaire II. En 1152, la maison de Zæhringen se divisa en branches de Zæhringen et de Teck; la lre s’éteignit en 1218 avec Berthold V, la 2e en 1439. Les biens patrimoniaux de Berthold V passèrent à ses deux sœurs et aux margraves de Bade ; ce qu’il possédait en Suisse ( Berne , Genève, Zurich, Soleure, Thurgovie, le Valais) devint une province immédiate de l’Empire.
ZAFRA, anc. Segeda et Restilula Julia, ville d’Espagne 1 Estramadure ), dans la prov. et à 80 kil. S.-E. de Badajoz ; 6,000 hab. On y remarque le palais des ducs de Medina- Cœli et l’église collégiale. Fondée par des Celtes, agrandie par César, elle fut enlevée aux Maures par le roi S‘ Ferdinand en 1240, et fit partie, depuis 1394, du duché de Feria, uni plus tard à celui de Medina-Cœli.
ZAGORA, anc. Achéron , riv. de la Turquie d’Europe ( Janina), forme le lac Tchouknida (anc. Acherusia palus |, reçoit le Cocyte, et se jette dans la mer Ionienne, à 8 kil. E. de Parga.
zagora, nom moderne du mont Pélion.
ZAGRAB, nom croate d’AGRAM.
ZAGREE, Zagreus, dieu crétois, fils de Jupiter et de Proserpine, fut tué par les Titans. Jupiter fit naître de son
cœur Bacchus. Quelques-uns rangent Zagrée parmi les Tritopators.
ZAGROS (Monts), auj. Djebel-tagh, chaîne de montagnes en Asie. Ils se lient au Taurus au S. du lac de Van, se déploient parallèlement au Tigre, puis aboutissent à Gomroun, sur le golfe Persique, en traversant le Laristan et le Farsistan.
ZAÏRE ou CONGO, riv. de la Guinée méridionale, naît dans le haut plateau de l’Afrique australe, chez les Eégas, coule au N.- O., au S.-O., puis à l’O., à travers les royaumes de Humé , des Mouchingi , des Cassanges, de Cancobella, et de Holo-ho, reçoit l’Hogi, le Louimbi, le Bancora, et se jette dans l’Atlantique, par une embouchure large de 4 kil.; cours .évalué à 2,600 kil. Sa rapidité et de nombreuses chutes en rendent la navigation impossible. — Le Zaïre fut découvert , en 1434, par le navigateur portugais Diego Cam.
ZALAD , comitat de Hongrie. V. Szalad.
ZALATHNA ou ZLAGNA, brg de Transylvanie, sur l’Ampoly, comitat et a 26 kil. O. -N. -O. de Carlsbourg; 5,000 hab. Riches mines d’or, d’argent, de mercure, de cuivre, et de plomb.
ZALESZCZYKI, ville des Etats autrichiens (Galicie), ch.-l. du cercle de Czortkow, à 164 kil. S.-E. de Lemberg, sur le Dniester; 5,500 hab., dont plus de 3,000 juifs.
ZALEUCUS, philosophe et législateur grec, né vers l’an 700 av. J.-C., a été regardé à tort comme disciple de Pythagore, qui vécut un siècle plus tard. Il donna à la ville de Locres un code de lois, dont Stobée nous a conservé textuellement le préambule, et dont l’esprit général était aristocratique. Une de ces lois condamnait à perdre les yeux l’homme coupable d’adultère; le fils de Zaleucus ayant été convaincu de ce crime, le peuple voulut lui faire grâce ; Zaleucus résista aux prières (les Locriens ; mais, bon père autant que sévère magistrat, il se fit arracher un œil, pour soustraire le coupable à la moitié de la peine.
ZALT-BOMMEL. V. Bommel.
ZAMA, auj. Zouarim , anc. v. d’Afrique (Zeugitane), à 150 kil. S.-O. de Carthage, près d’un petit affluent du Bagradas; célèbre par la victoire que Scipion l’Africain remporta sur Annibal, l’an 202 av. J.-C., et qui termina la 2e guerre punique. Zama devint une des capitales de la Numidie après la ruine de Carthage , et repoussa les attaques de Métellus en 109 ; mais elle fut détruite après la défaite de Juba 1er par les Romains , en 46.
ZAMAH (AL-), général arabe. V. Samah.
ZAMBÈZE ou COUAMA , fleuve de l’Afrique australe, naît dans le pays des Cazimbes, coule au S., puis à l’E., à travers le Monomotapa, où il arrose Zimbaoé, franchit ensuite les monts Lupata par un défilé très-étroit, parcourt les lliviéres-de-Séna (Mozambique), et se jette dans le canal de Mozambique par 4 embouchures principales. Il déborde de novembre à mai ; son cours est entravé de barres et de hauts fonds, et ses rives infestées de crocodiles et d’hippopotames; exploré par Livingstone, eu 1851-56.
ZAMET (Sébastien), financier italien, né à Lucques vers 1549, d’un cordonnier, m. en 1614, vint en France à la suite de Catherine de Médicis, qui l’attacha au service de son fils Henri III. Il sut plaire à ce prince et aux grands de la cour, se jeta dans les affaires de finance, et fit une immense fortune. Entraîné dans le parti de la Ligue, employé par Mayenne pour négocier sa soumission à Henri I\r, il obtint la faveur de ce dernier, et l’aida de son argent, qui lui fut plus tard remboursé au centuple. Il eut aussi la confiance de Marie de Médicis, devenue régente. — Un de ses fils, Jean Zamet, baron de Murat et de Billy, parvint au grade de maréchal-de-camp, fut l’ami d’Arnauld d’Andilly, et périt au siège de Montpellier en 1620. Un autre, Sébastien Zamet , fut aumônier de Marie de Médicis, puis évêque de Langres, et protégea les solitaires de Port-Royal. B.
ZAMÔLXIS, personnage fabuleux, fut adoré par les Gètes de la Thrace, auxquels il enseigna, diCon, le dogme de l’immortalité de l’âme. Quand il tonnait, les Gètes tiraient des flèches contre le ciel, pour menacer Zamolxis.
ZAMURA, anc. Oc.ellum Duri ou Ocellodurum , v. d’Espagne, ch.-l. de la province de son nom, sur la rive dr. du Douro, et à 257 kil. N.-O. de Madrid. Evêché suffragnnt de Santiago ; belle cathédrale; ruines du palais du Cid. Ecole militaire. Fabr. de chapeaux, couvertures et étoffes de laine , liqueurs ; tanneries, teintureries. Commerce de vins, grains, etc. Souvent disputée entre les Maures Pt les chrétiens, prise par Alphonse le Catholique, roi îles Asturies, en 748, par Almanzor, roi de Cordouo, eu 985, par le Cid, en 1093, cette ville fut définitivement acquise au royaume de Léon. Pop. de la commune : 12,420 hab. — La