‹ Dictionnaire général de biographie et d'histoireChapitre 853 sur 864 · AVE S · texte numérisé non relu

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WARNKŒNIG (Léopold- Auguste', jurisconsulte, né en 1791 à Bruchsal (Bade), m. en 1866, fit ses études à Heidelberg, fut reçu docteur à Gœttingue, professa à Liège, à Louvain, à Gand, à Fribourg, et, depuis 1844, occupa la chaire de droit canon catholique à l’Université de Tubingue. Il a publié : Ins'titutiones sive elemenlorum juris romani privait lib. VI, Liège, 1818; le Droit fondé sur un principe rationnel , Bonn, 1819; Commentarii juris romani privali, Liège, 1825-29, 3 vol. ; Recherches sur la législation belge au moyen âge , Gand, 1834; Histoire de la Flandre et du droit flamand, Tubingue, 1834-39, 3 vol. ; Histoire externe du droit romain , Bruxelles, 1836; Histoire du Dro:t belge pendant la période franke, ibid. , 1837; Philosophie du droit, Francfort, 1837 ; Histoire de la France et du droit français (avec Stein), Bâle, 1845-48, 3 vol. ; Encyclopédie du droit, Erlangen, 1853, etc.

WASHINGTON (Territoire de), division politique des Etats-Unis d’Amérique, dans le N. -O., entre 45° 30’-49° lat. N,, et 1170-127° long. O.; borné au N. par le détroit de F nca et la Colombie anglaise, à l’E. par le Montana, au S. par l’Idaho et l’Orégon, à l’O. par le Pacifique. 11 est formé de trois régions distinctes : à l’O., depuis l’Océan jusqu’à la chaîne Cascade, une région pittoresque et fertile, mêlée de plaines et de montagnes (Olympe, Ste-Hélène, Rainier, Baker), où se trouvent les plus belles forêts ; au centre, une vaste plaine moins fertile, arrosée par le cours moyen de la Columbia; à l’E., un plateau presque stérile, coupé par la rivière Clarke, s’élevant jusqu’aux montagnes Cour-d’Aleine, et couvert de neiges pendant une partie de l’année. La capitale est Olympia, à l’O. Superf., 186,000 kil. carrés; pop., 12,519 hab. Ancienne partie du pays d'Orégon, partagé en 1846 avec l’Angleterre, il a été organisé en Territoire en 1853. C. P.

WATTEVILLE (Adolphe du Grabe, baron de), administrateur et économiste, né à Paris en 1801, m. en 1866, se distingua pendant le choléra de 1832, fut nommé inspecteur des établissements de bienfaisance en 1833, inspecteur général en 1838, et devint directeur de l’Institution impériale des Jeunes Aveugles. Il a publié : Du sort des enfants trouvés en France, 1846; Situation administrative des monts-de-piété , 1846; Code de l’administration charitable, 1847; Législation charitable, 1847 ; Essai statistique sur les établissements de bienfaisance, 1847 ; Du patrimoine des pauvres, 1819 , Rapport sur le service des enfants trouvés, 1849; Du travail dans les prisons et les établissements de bienfaisance , 1850; Rapport sur V administration des monts-de-piété, 1850 ; Sur les hôpitaux et hospices , 1851; Rapport sur la situation du , paupérisme en France , 1854; Sur les infanticides en France , 1856. Les écrits de Watteville donnent la plus complète et la plus curieuse enquête qui ait jamais paru sur le paupérisme et surle service de l’assistance publique, pour lequel les gouvernements étrangers eurent souvent recours à ses lumières.

watteville ( Nicolas - Rodolphe , baron de), né en 1760, m. en 1832, fut avoyer de la ville et république de Berne de 1805 à 1831, deux fois élu Landamman de la Confédération helvétique, en 1804 et 1810, et délégué de Berne à Paris, en 1802, pour discuter avec le gouvernement français les termes de l'acte de médiation. En 1806 il devint ministre plénipotentiaire de la Confédération en Bavière, et en 1807 en France. Pendant les guerres de 1805 et 1813, il fut nommé général en chef de l'armée chargée de veiller au maintien de la neutralité du territoire fédéral. Il avait pris part comme officier supérieur aux combats de Veneneck, Morat et Payerne.

watteville (Albert-Rodolphe, baron de), né en 1789, m. en 1812, servit en France en 1808 comme officier d’ordonnance du maréchal Lannes, assista au siège de Saragûsse, aux batailles d’Ebersdorf et de Wagram, où il se fit remarquer, et fut nommé lieutenant-colonel, et officier d’ordonnance de Napoléon I5r. L’empereur l’employa dans les négociations entamées à cette époque avec la Confédération helvétique, dont son père était Landamman. Il mourut près de Smolensk, pendant la retraite de Russie.

WEBSTER (Daniel), homme d’État américain, né ea 1782 à Salisbury ( New-Hampshire ) , m. en 1852, reçu avocat à Boston en 1805, se plaça bientôt au premier rang parmi les jurisconsultes et parmi les orateurs , fut élu membre de la Chambre des représentants en 1812 , y traita jusqu’en 1817 les questions de finances avec netteté et profondeur, et se fit une brillante réputation d’économiste pratique. Ses concitoyens l’envoyèrent de nouveau au Congrès, de 1823 à 1827. Elu sénateur par le Massachusetts en 1827, il occupa ce poste jusqu’en 1841, reçut ensuite du président Harrison le titre

de secrétaire d’Etat et la direction du cabinet, combat avec énergie les idées d’agrandissement des Etats-Unis à propos de l’annexion du Texas, s’opposa aussi vivement à la guerre du Mexique, et fut encore appelé à la direction du cabinet pendant l’administration du vice-président Fillmore. Webster était un politique instruit et sagace, un patriote sincère, un orateur ému et entraînant, un écrivain distingué et précis. B.

YVEHRLI (Jean- Jacques), célèbre instituteur, fils d’un instituteur de campagne, né dans le canton de Thurgovie (Suisse) en 1790, m. en 1855, se voua à l’enseignement dès son adolescence, et devint, à 20 ans, le collaborateur de Fellenberg ( V. ce nom), qui lui confia, à Hofwil, l’Institut des pauvres. En 1330, les autorités thurgoviennes appelèrent Wehrli à la direction d’une école-séminaire pour la formation des régents. 11 fonda aussi , en 1833 , une école d’agriculture à Kreuzlingen et une près d’Erlen. Wehrli montra surtout une grande aptitude pour la régénération des enfants pauvres et pervertis. Son but était la destruction du paupérisme par l’éducation , et son système éducatif, le développement simultané des forces du corps et de celles de l’âme. Il préférait pour cela, aux exercices gymnastiques, les occupations manuelles, qui donnent tout à la fois le goût et l’aptitude au travail. Wehrli, qui prenait part aux travaux de ses élèves, n’a presque rien écrit ; on ne connaît de lui que deux opuscules : Introduction à l'enseignement du chant, et Entretien d’un instituteur avec ses élèves (en allemand). V. Saint- Marc Girardin, V Instruction intermédiaire et son état dans le midi de l'Allemagne, Paris, 1835-38, 2 vol. in-8°, et Prosper Dumont, De l'éducation populaire et des écoles normales primaires..., Paris, 1841, in-8°. C. D — y.

WEISS (Charles), littérateur, né en 1779, à Besançon, m. en 1866, conservateur de la bibliothèque de sa ville natale depuis 1812, prit une part considérable à la rédaction et à la direction de la Biographie universelle des frères Michaud, fit insérer beaucoup de mémoires intéressants dans les recueils des sociétés savantes, et fut l’éditeur des Papiers d'État du cardinal Granvelle, 1841-51, 8 vol. in-4°. 11 demeura presque étranger à une Biographie universelle, publiée cependant sous sa direction en 6 vol. gr. in-8°, ouvrage médiocre et insuffisant. -

WEISSE (Chrétien-Hermann), philosophe allemand, né à Leipzig en 1801, m. en 1866, professa dans sa ville natale de 1828 à 1837, et reprit son enseignement en 1845. On a de lui : De l’étude d’Homère et de son importance , 1826; De la Mythologie, 1827; De Platonis et Aristolelis in constiluendis summis philosophies principiis differentiâ, 1828; De l’état actuel de la philosophie, 1829; Système d’esthétique, 1830, 2 vol.; l’Idée de Dieu, 1833; Doctrine secrète des philosophes sur l'immortalité de l’individu humain, 1834; Éléments de métaphysique, 1835; Critique, et commentaire du Faust de Goethe , 1837 ; Études critiques et philosophiques sur l’histoire évangélique, 1838, 2 vol.; le Problème philosophique de notre époque, 1842; la Chrisloloyie de Luther, 1852; Dogmatique philosophique, ou la Philosophie du christianisme, 1855, 2 vol.

WELTER (Jean-Joseph), chimiste, né à Valenciennes en 1763, m. en 1852. Ami de Gay-Lussac et son collaborateur dans plusieurs travaux importants, il a doté les laboratoires de plusieurs appareils commodes et ingénieux, et notamment des tubes de sûreté qui portent son nom. On trouve dans les Annales de chimie et de physique (2e série) plusieurs Mémoires de lui , tels que : Sur la combinaison du chlore avec la chaux (t. 7) ; Sur un acide nouveau formé par le soufre et l'oxygène (t. 10); Observations sur les soudes et les sels de soude du commerce (t. 13); Comparaison de la quantité de chaleur dégagée par un gramme d’oxygène brûlant diverses substances (t. 19). J. G.

WESSEMBERG (Charles de), prélat, poète et érudit allemand, né à Dresde en 1774, m. en 1860. Entré dans les ordres comme chanoine de Constance, il y fut distingué par son évêque, le célèbre Dalberg, qui, appelé en 1802 au siège archiépiscopal de Mayence, tout en conservant le siège de Constance, le nomma son vicaire général dans ce diocèse. Unissant le goût des réformes civiles et politiques à la plus sincère piété, et l’indépe dance du caractère à la plus scrupuleuse orthodoxie dogmatique, il introduisit la langue et les chants populaires dans la liturgie, combattit l’ignorance du clergé inférieur, institua des conférences pastorales, fonda des séminaires, des maisons de refuge, et diminua le nombre des couvents. Mal vu de la cour de Rome, qui refusa de le reconnaître en 1814 comme coadjuteur, et, en 1816, comme successeur de Dalberg, il remplit ses fonctions jusqu’en 1827, où le siège de Constance fut supprimé. Entré dans la première

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chambre fies Elats de Bade, il y défendit les principes libéraux, et consacra le reste de sa vie à des ouvrages d’éducation et d’histoire de l'Eglise. Eps principaux sont : Des fonctions de ceur qui ont charge d'âmes , Augsbourg, 1832 ; De la réforme des Universités allemandes , Constance, 1834; l'Éducation élémentaire du peuple , Zurich, 1835; les Grands conciles du xve et du XVIe siècle dans leur influence sur la réforme de l'Eglise, 4 vol., Constance, 1840. il a laissé aussi des Poésies lyriques, pleines d’une grâce délicate ; Jules ou le Pèlerinage d’un jeune homme, voyage poétique en Italie d’un Allemand qui fuit l’oppression de sa patrie par Napoléon Ier ; Irène, beau tableau d’Athènes, de Jérusalem et de la Rome impériale au moment du triomphe du christianisme, etapologie de la tolérance. C. P.

WHEWELL (Guillaume), mathématicien et philosophe anglais, né à Lancastre en 1794, m. en 1866, fut professeur â l’Université de Cambridge, et opéra une véritable révolution dans l’enseignement des sciences par ses Manuels de statique et de dynamique. Ses principaux ouvrages sont : Astronomie et Physique générale considérées dans leurs rapports avec la théologie naturelle, 1834 ; Notes architecturales sur les églises d’Allemagne, 1835 ; Histoire des sciences inductives, 1837, 3 vol. ; Éléments de morale et de politique, 1845 ; Leçons de morale systématique, 1846 ; Leçons sur l'histoire de la philosophie morale en Angleterre , 1852, etc.

W1ERTZ (Antoine), peintre belge, né à Dinant en 1806, m. en 1865, élève de Mathieu Van Brée, prit Rubens pour modèle, et cultiva le genre de l’histoire dans les plus grandes proportions, .il avait un procédé à l’aide duquel il réunissait les avantages de la fresque et ceux de la peinture sur toile. Parmi ses tableaux, on cite : Patrocle , la Esmeralda , Quasimodo, V Education de la Vierge, le Triomphe du Christ, la Révolte des Anges, la Puissance humaine atteignant les astres, Vénus et Vulcain, la Fuite en Éiiypte, etc.

W1LLENHALL, v. d’Angleterre, à 18 ldi. de Birmingham, n’était, au commencement de ce siècle, qu’un village; c’est aujourd’hui une ville de 20,000 hab., où l’industrie de la serrurerie a pris une grande extension. C. P.

WILSON ( Horace- Haymanl , orientaliste anglais, né vers 1789, m. en 1860, entra au service de la Compagnie des Indes en 1808, fut chargé par elle en 1820 de réorganiser les écoles de Bénarès, devint secrétaire de la Société asiatique de Calcutta, et, à son retour en Europe en 1832, fut nommé professeur de sanscrit à l’Université d’Oxford. On lui doit : une traduction libre en vers anglais du Megha-Dùta, poëme de Kalidasa, Calcutta, 1813; Dictionnaire sanscrit, ibid., 1819; Théâtre hindou, traduction de 6 drames et analyse de 23 autres, ibid., 1826-27, 3 vol.; des traductions du Sanhya-Kârilca, Londres, 1836, et du Vichnu-Pourâna, 1840; un recueil de Nouvelles intitulé Daça-Kumâra-Karita , 1845; une traduction d’une partie du Rig-Vêda, 1850 ; Histoire de l’Inde anglaise de 1805 à 1835, 2 vol , 1846; Grammaire sanscrite, 1847.

vvilson (John) , littérateur anglais, connu sous le pseudonyme de Christophe North, né à Paisley en 1788, m. en 1854, obtint par concours en 1818 la chaire de philosophie morale à Edimbourg, et collabora au Blnckwood’s Magazine. Un choix des articles qu’il fournit à ce recueil a été publié sous le titre de Récréations de Christophe North, 1842, 3 vol. Ses poëmes intitulés lhe Isle of Palms, 1812, et the City of the Plague, 1816, offrent de magnifiques descriptions. On lui doit aussi des romans, qui ont généralement obtenu beaucoup de succès : Lights and Shadorvs of Scoltish life, 1822; the Trials of Margareth Lindsay , 1823 ; the Foresters, 1824.

WINDISCHGRÆTZ (Alfred, prince de), général autrichien, né à Bruxelles en 1787, m. en 1862, entra en 1804 comme lieutenant dans le régiment des hulans de Schwar- 1 zenberg, prit part à tontes les luttes de l’Allemagne contre Napoléon Ier, reçut, après la bataille de Leipzig, en 1813,1e grade de colonel et le commandement des cuirassiers du grand-duc Constantin, fit la campagne de France en 1814, devint général-major en 1826, chevaLer de la Toison d’or en 1830, feld-maréchal-lieutenant en 1833, gouverneur militaire de Vienne après les premiers troubles de 1848, comprima avec énergie l’insurrection de Prague de la même année, et, nommé feld-maréchal et généralissime de toutes les troupes de l’Empire (moins celles de l’Italie), reprit Vienne qui était retombée au pouvoir de l’émeute. Chargé ensuite de la guerre de Hongrie, il occupa successivement Presbourg, Raab et Bude; mais ensuite ses hésitations, en présence de l’insurrection grossissante, obligèrent sou souverain à le rappeler. II a publié : la Campagne d’hiver de 1848 à 1849 en Hongrie, Vienne, 1851.

WISEMAN (Nicolas), prélat anglais, né à Séville en 1802, d’une famille irlandaise, m. en 1865, fut élevé en Angleterre, fit ses études théologiques à Rome, enseigna quelque temps dans l’Université de cette ville, reçut en 1835 la direction du collège catholique d’Ushaw, près de Durham, devint ensuite principal du collège de Ste-Marie à Oscott, et poursuivit avec persévérance auprès de la Cour pontificale la restauration de la hiérarchie religieuse en Angleterre. Nommé vicaire apostolique de Londres en 1849. il reçut en 1850 la dignité de cardinal et le titre d’archevêque de Westminster. Il a publié : Discours sur les rapports entre les sciences et la religion révélée, 1836, 2 vol. in-8° ; Conférences sur le protestantisme , 1839, 2 vol. ; Doctrines et pratiques de l’Eglise catholique, 1850, 2 vol.; Essais sur divers sujets, 1853, 3 vol. ; Fabiola, 1854, roman sur les premiers siècles chrétiens, etc. B.

WOLF (Ferdinand), philologue allemand, né à Vienne en 1796, m. en 1866, fut conservateur de la bibliothèque impériale. On lui doit : Recherches sur l’histoire littéraire du castillan, 18.32; les Derniers travaux des Français pour l’édition des poëmes épiques nationaux, 1833 ; les Romances et la poésie de Cour en ancien français, 1834 ; les Lais et Séquences, 1841 ; Des romances espagnoles, 1847 ; Recherches sur la, bibliographie des Canc.ioneros. et sur l’histoire de la poésie lyrique espagnole à la Cour de Charles-Quint, 185.3, etc.

WOURNO, v. de l’Afrique centrale (Soudan), seconde capitale et résidence habituelle des sultans fellatahs du roy. de Flaoussa ou de Sokoto, dont elle est éloignée de 18 kil. , est située près de la rivière Rima ou de Sokoto ; 15,000 hab. Elle a été fondée par le sultan Bello en 1831. C. P.

WYOMING, Territoire des Etats-Unis, formé en 1866 de la partie occidentale du Nebraska; borné au N. par le Montana, à LE. par le Dacotah et le Nebraska, au S. par le Colorado, à 10. par l’Utah et l’idaho, dont le séparent en partie les montagnes Rocheuses. Très-montagneux au N., où il renferme les pics Gallatin et Erémont (4,500™) dans la chaîne du Vent, et les sources du Yellowstone, il s’abaisse au S. par les passes du Sud et Bridger que doit franchir le grand chemin de fer du Pacifique entre les sources de la Nebraska et celles du Colorado. H ne renferme encore que des forteresses qui défendent le pays contre les Indiens et servent de dépôts aux chasseurs de fourrures, le Fort Connor au N et le Fort Laramie au S.

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XIMENÈS, v. du Mexique, ch.-l. du département de Huejuquilla, sur le Rio-Florido, un des bras du Rio- Conchos, par 27°25’ lat. N. et 107°20' long. t). l 'lacée à la frontière du désert de Mapimi à l’E. et des plateaux

fertiles de l’O. , elle pourra devenir un place importante par son commerce, quand le nouveau gouvernement l'aura mise à l'abri des incursions fréquentes des Indiens Apaches. C. P.

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YAKOUT (Obéid-Allali), surnommé Chèhab-Eddin ou le Foyer de la religion, géographe arabe, né à Hamath, en Syrie, vers 1148, m. en 1229, était Grec d'origine et chrétien. Enlevé très-jeune par un parti d Arabes, élevé dans l’islamisme et dans la servitude , il fut affranchi par son maître et employé par lui au commerce des livres. Il a composé un ouvrage intitulé: Modjem-el-Boldan , ou Dictionnaire des pays, véritable encyclopédie géographique, où l’histoire, la littérature et la bibliographie entrent pour une grande part, et qui est d’un haut prix , pour la connaissance de l’Asie musulmane. 11 en a fait un abrégé appelé Méraçid-el-itlilâ (Champs de l’observation). Le Méraçid a été publié par l’orientaliste hollandais Juynboll, 1850-54, 3 vol. in-8° ; le grand ouvrage ne l’a jamais été entièrement ; le fragment le plus important l’a été en France sous le titre de Dictionnaire géographique, historique et littéraire de la Perse et des contrées adjacentes, extrait du Modjem-el-Boldan d'Yalcout, et complété à l'aide de documents arabes et persans , pour la plupart inédits, par C. Barbier de Meynard, Paris, 1861. C. P.

YÉMEN (Eyalet d’), gouvernement général de l’Empire ottoman (Turquie d’Asie), entre celui de la Mecque au N., la mer Rouge à l’O., le golfe d’Aden au S., et l’Arabie indépendante à l’E., comprend le sud-ouest de l’Arabie, conquis en 1538 par Soliman le Magnifique. L’autorité réelle de la Turquie ne s’étend plus que sur la côte, où

elle est bien effacée par la prépondérance politique et commerciale de l’Angleterre, maîtresse d’Aden et de Périm. Grande exportation de café. Ch. -1., Hodeida, C. P.

YOJOA (Lac), ou TAULËBÉ, lac de l’Amérique centrale, au centre de la République de Honduras, à 72 kil. de la mer des Antilles, entre les deux rivières Santiago et Humuya qui forment l’Ulua, par 14» SS'-lô0 3' lat. N. et 90° 32'-90°32' long. O. Il se déverse au S. par le Jaitique dans le Santiago. C. B.

YOKUHAMA, v. du Japon. V. dans ce Supplément, Kanagawa.

YOLA ou JOLA, v. de l’Afrique centrale (Soudan), capitale de l’Adamawa , à peu de distance au S. de la Tchadda; 12,000 hab. L’industrie se borne à quelques forges de fer. C. P.

Y UC AT AN (Département d’), division administrative du Mexique, entre celui de Campêche au S., le golfe du Mexique à l’O. et au N., le détroit d’Yucatan et la mer des Antilles à l’E.; formé de la partie septentrionale de la presqu’île d’Yucatan; côtes basses et malsaines; terrain plat à l’intérieur. Export, de bois de teinture et de construction, cuirs, chapeaux en feuilles de palmier ; récolte de sucre, coton, sel, tabac. Dépend de la division militaire de Mérida. Ch.-l., Mérida; v. pr. : Valladolid dans l’intérieur, et Sisal sur la côte N. -O. C. P

ZUR ZWI

ZAFFARINAS (Iles), groupe de trois îlots sur la côte septentrionale de l’Afrique , en face de l'embouchure de la Moulouya, et près des frontières de l’Algérie et du Maroc, par 35° 10' lat. N. et 4° 43' long. O. L’Espagne les a occupés en 1847, pour compléter la défense de Métilla, située à quelque distance à l’O.; 707 hab. C. P.

ZAMBOANGA , port des Philippines , à la pointe S. -O. de l’île de Mindanao, le moins important des trois ports récemment ouverts par le gvt espagnol (Iloilo , Soual, Zamboanga) au commerce étranger; 10,000 hab. C. P.

ZARY1A, ZEG-ZEG. F., plus haut, Sa lia.

ZURICH (Traités de). Signés le 10 novembre 1859, ils mirent fin à la guerre d’Italie, soutenue par la France et la Sardaigne contre l’Autriche. Ils se composent de trois traités : 1° Traité entre la France et l’Autriche ; cette dernière cédait à la France la Lombardie, à l’O. d’une ligne tirée parle milieu du lac de Garde jusqu’à Peschiera, un rayon de 3,500“ autour de cette place, le thalweg du Mineio jusqu’au coude de Grazie et uue ligne droite jusqu’au Pô à Scorzarolo; les deux gouvernements s’engageaient à favoriser la création d’une confédération italienne placée sous la présidence honoraire du Pape , et dans laquelle entrerait la Vénétie, tout en restant province de l’Empire d’Autriche ; les droits des ducs de Toscane, de Parme et de Modène étaient réservés et les deux gouvernements devaient s’entendre pour obtenir de ces princes, ainsi que du Pape, les réformes politiques indispensables au bien-être de leurs Etats; 2° Traité entre la Sardaigne et la France ; la France cédait à la

Sardaigne la Lombardie ; 3° Traité entre la France, la Sardaigne et l'Autriche ; les trois puissances reconnaissaient les deux premiers traités. — Les traités de Zurich ne purent être exécutés que dans la clause relative à la cession de la Lombardie; les Italiens du centre, dont les princes avaient été dépossédés par la guerre, s’annexèrent au Piémont (mars 1860). A la fin de la même année, l’invasion des Deux-Siciles par Garibaldi (mai-octobre), et en 1861 la proclamation du Royaume d’Italie, effacèrent presque toutes les stipulations de ce triple traité. C. P.

ZWICKAU (Cercle de), division politique du roy. de Saxe, entre ceux de Leipzig au N., de Dresde à l’E., la Bohême au S., et les Etats de Bavière, de Reuss, de Saxe-Weimar et Altenbourg à l’O. Pays adossé au S. à l’Erz-Gebirge, et séparé, par les contre-forts septentrionaux de ces montagnes, en vallées nombreuses où coulent l’Elster Noir et son affluent la Chemnitz, et les affluents de la Mulde, Presnitz et Flodha. Mines de houille à Plauen, de cobalt et d’argent à Schneeberg, d’or, d’argent, de cuivre et d’arsenic à Ilohnstein. Superf., 4,611 kil. earr. ; pop., 827,245 hab. C. P.

ZWIRNER (Ernest-Frédéric), architecte, né en 1802 à Jacobswald (Silésie), m. en 1861, reconstruisit l’hôtel de ville gothique de Colberg d’après les plans de Schinkel; nommé, en 1833, architecte de la cathédrale de Cologne, il en entreprit l’achèvement et la restauration. On lui doit encore l’église deSl-Apollinaire à Remagen, le chœur de la chapelle du château de Schwérin, le château du comte de Furstenberg à Herdringen, etc. B.

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