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EAUX MINÉRALES. PRINCIPES MINÉRALISATEURS

HIIXES (Eaux de). On donne le nom d'eaux de mines à une variété d'eaux minérales provenant de l'action des infiltrations supérieures sur les substances minérales et métalliques dont les gisements sont en cours d'exploitation, ou abandonnés.

Toutes les fois que, sur un gisement métallique (couche, masse ou filon), on ouvre un puits ou une galerie, on facilite sur les points traversés l'accès des infiltrations supérieures, on leur crée des points de moindre résistance. Elles s'y rendent sous une pression plus ou moins développée; elles agissent dans leur trajet non-seulement par dissolution, mais aussi par réaction sur les éléments minéraux, soit par elles-mêmes, soit par l'air et les gaz qu'elles renferment au départ, ou qu'elles s'assimilent dans leur parcours.

La puissance dissolvante des eaux souterraines, sous forte pression, est si grande, que l'on a vu des trous de mine, débouchant dans des poches d'eau, déterminer, par l'évacuation de ces poches, le recouvrement de tous les objets et surfaces voisines de concrétions abondantes de carbonate de chaux, de silice et même de sulfate de baryte (Ponlgibaud).

Il est peu de gîtes minéraux ou métalliques sur lesquels on n'observe les traces des réactions successives dues au passage des infiltrations. Les carbonates et les sulfures métalliques, les chlorures, les sulfates alcalins et terreux, sont les variétés minérales et métalliques qui subissent de la manière la plus développée l'action des infiltrations.

Au point de vue des eaux minérales exploitables, les gisements qui produisent des résultats utiles sont ceux de fer (carbonate, oxydes, pyrites plus ou moins arsenicales), <!e manganèse (carbonate et oxydes); ce sont les roches et les terres vitrioliques, plus ou moins riches en alumine; les mines de combustibles minéraux (tourbes, lignites et houilles) plus ou moins chargés de pyrites métalliques et de matières bitumineuses ; les terrains salifères.

Les effets des infiltrations se décèlent souvent à la surface même des roches, aux affleurements. Tout le monde a remarqué à la surface des roches pyritifères ces efllorescences, ces croûtes mamelonnées de sulfates de fer cl d'alumine, vulgairement connues sous les noms d'alun de

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mine, de beurre de montagne, ainsi que des couches concrétionnées d'oxydes de fer et de manganèse, le plus souvent accompagnées de suintements chargés de sulfate basique de fer. Ces phénomènes se décèlent surtout aux points de moindre résistance des infiltrations.

Dès lors il arrive presque toujours qu'un gisement des variétés minérales ou métalliques ci-dessus indiquées, ouvert pardespuils et surtout par des galeries de niveau, donne naissance à des sources plus ou moins minéralisées. Ce fait se remarque surtout sur les mines abandonnées. Les eaux de Cauvalat (Gard), celles des environs d'Aubin (Aveyron), et notamment celles deCransac, ont cette origine.

Ces dernières présentent cela de particulier, qu'elles procèdent d'infiltrations qui, se tamisant avec une extrême régularité au travers des débris d'anciennes exploitations houillères en feu, y opèrent une lixiviation naturelle, en vertu de laquelle elles se chargent d'un agrégat minéral et bitumineux résultant des réactions réciproques des eaux et des terrains développées sous l'influence de l'ignition spontanée.

mingolshkihi (Allemagne, grand-duché de Bade). Village du bailliage de Bruchsal.

Sulfurée sodique? Tempér., 7" centigr.

Eau : 16 onces.' Eau : un litre.

Grains. Gram.

Sulfate de soude 1,94 = 0,240

Carbonate de soude 1,29 = 0,159

— de magnésie 0,16 = 0,019

— de chaux 0,67 = 0,083

Chlorure de sodium 0,77 = 0,095

— de calcium 0,06 = 0,003

Sulfures 0,19 = 0,023

Alumine 0,84 — 0,104

5,92 = 0,726 Ponc. cub. Cent. cub.

(Salzer, 1825.)

C'est seulement sous forme dubitative que nous classons cette eau minérale parmi les sulfurées sodiques, l'analyse de Salzer n'étant pas à l'abri de toute objection.

Un établissement dessert ces eaux depuis une vingtaine d'années. On les emploie dans les maladies de la peau et les affections rhumatismales.

mirabello (Italie, Piémont, prov. de Casale).

Sulfurée calcique. Tempér., 43° centigr.

Cette source, nommée encore Acqua di San Giovanni, jaillit au fond d'une belle vallée. D'après le professeur Cantù, elle contient en prin-

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cipes gazeux: du gaz hydrogène sulfuré el du gaz acide carbonique ; en éléments fixes: du sulfure de calcium, des sulfates de soude, de magnésie et de chaux, des chlorures de sodium, de magnésium et de calcium, des carbonates de magnésie et de chaux, des iodures en proportion assez notable, des traces de bromure et de fer, de la silice, et une matière extractive organique. Les médecins de la contrée conseillent dans les affections herpétiques et strumeuses, particulièrement dans les engorgements ganglionnaires desscrofuleux, ces eaux, que recommande une minéralisation très effective.

MIR (Mil il» (Portugal, prov. de Tra-os-Montes).

Source ferrugineuse froide, contenant du chlorure de magnésium (Jordào).

MISDROY (Prusse, île de Wollin).

Bains de ruer, avec établissement, dans la Baltique.

MIXTES (Eaux miné raies). Les bases sodiques et les bases terreuses (chaux et magnésie) se présentent quelquefois, dans les eaux minérales, suivant des proportions sensiblement identiques. Une telle circonstance rend fort difficile d'attribuer une eau minérale à quelqu'une des divisions appartenant aux différentes classes désignées par les acides, ces divisions se trouvant déterminées, dans la classification, par la nature des bases.

L'un de nous a proposé de créer des divisions d'eaux mixtes, pour ces eaux minérales dont les bases se trouvent également sodiques et terreuses (Durand-Fardel, Traité thèrap. des eaux minérales, 1857). Il en est résulté l'introduction, dans la classe des bicarbonatées et daus celle des sulfatées, d'une division de bicarbonatées mixtes et de sulfatées mixtes. Ce sont généralement des eaux minérales dont les caractères thérapeutiques sont peu tranchés, bien qu'elles soient encore susceptibles d'applications intéressantes.

MOCHING (Bavière). A 20 kilomètres de Munich.

Bicarbonatée calcique. Tempér. ?

Eau : 16 onces. Eau : un litre.

Grains. Grain.

Carbonate de chaux 10,50 = 1,302

— de magnésie. »... . 1,25 = 0,155

— de soude 0,40 = 0,049

Sulfate de soude» 0,50 = 0,062

Silice , 1,75 = 0,217

Matière extractivc 1,10 = 0,136

(VOGEL

Ces eaux s'emploient surtout en bains. Il y a un établissement.

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