‹ Dictionnaire général des eaux minérales et d'hydrologie médicale (volume 2)Chapitre 162 sur 310 · ÉTABLISSEMENTS · texte numérisé non relu

ÉTABLISSEMENTS

Bain Bain Baiu Bain des Bain des Bain des

Impérial. Romain. Tempéré. Capucins, des Dames, indigents.

Piscine 2 » 4 2 » 2

Places de piscine 40 » 60 40 » 30

Vestiaires de piscine. . . 2 » 4 2 » 2

Bains simples 20 » 31 » 4 6

Bains avec douches. ... - 36 24 8 » 14 »

Douches spéciales 3. » 8 » » 2

Douches ascendantes. 4 » 1 » » l

Étuves 2 » •• » » »

Bains locaux de vapeur. 2 » » » » »

Chauffoirs 2 1 1 » 1 »

Totaux 103 25 117 44 TÔ ~43~

La station thermale de Plombières a subi depuis 1856, par suite d'une haute initiative, une transformation complète.

Une compagnie locale a été substituée à l'État pour l'exploitation de ses eaux, par une loi de concession temporaire (85 ans). La création du bain Napoléon avec hôtels contigus, à l'aval de Plombières, est en voie

de réa lisation avancée. Les anciens bains seront améliorés. Des étuves nouvelles vont être établies. L'Empereur a doté Plombières d'un parc et de promenades magnifiques. Les abords et les traverses de la ville sont entièrement remaniés. De beaux hôtels ont pris la place des plus misérables quartiers.

Quant au bain Napoléon, il renfermera :

10 Bains simples.

20 Bains avec douches fortes.

22 Baius avee douches moyennes.

4 Bains de familles avec douche forte." 8 Douches spéciales.

2 Salles de douches verticales — de pluie — de cercle — de goutte. 2 Salles de bains de siège et de pieds. 2 Douches ascendantes fixes.

5 Cbauffoirs.

2 Étuves à gradins.

2 Caisses de vapeur.

2 Douches générales de vapeur.

2 Bains russes complets.

L'installation balnéaire de ce bain est étudiée de manière à y réaliser tous les perfectionnements de l'hydrothérapie minérale.

Les eaux de Plombières présentent un nombre assez considérable d'applications notoires. Elles possèdent une activité incontestable, et qui semble excessive pour quelques malades. Cependant leur composition chimique est des plus insignifiantes en apparence : elle est si peu caractérisée que ces eaux ne peuvent que arbitrairement entrer dans quelqu'une des classes et des divisions admises pour les eaux minérales. Il est vrai qu'elles renferment encore de la matière organique en proportion considérable, et de Varsûnic. C'est à ce dernier que 31. Lhéritier attribue à peu près exclusivement l'action thérapeutique de Plombières.

Dans un rapprochement ingénieux, cet auteur fait ressortir l'analogie qui existe, pour le champ de leurs applications, entre l'arsenic et les eaux de Plombières : lièvres intermittentes, dermatoses, rhumatisme, paralysie. Si les eaux de Plombières jouissent, abstraction faite de l'arsenic qu'elles renferment, des propriétés des altérants généraux, elles doivent à l'arsenic une propriété altérante élective, laquelle a le système nerveux pour objet {Eaux de Plombières ; du Rhumatisme * 1853).

Mais les eaux de Plombières possèdent aussi une température très élevée. Le traitement qu'on y suit est principalement un traitement externe, bains de piscine, douches, étuves. La part faite à cette température, dans l'application thérapeutique, est considérable. C'est même à elle que M. Lhéritier attribue les propriétés altérantes générales de ces eaux, considérées comme véhicule du calorique. C'est à elle que nous attribuons l'exaspération que les gastralgies et les névropathres subissent

quelquefois à Plombières, bien que M. Turck assure que les bains tièdes peuvent par eux-mêmes stimuler violemment et la peau el l'économie tout entière (Du mode d'action des eaux minérotherm. de Plombières, 1837).

On fait à peu près exclusivement usage, en boisson, de l'eau des Dames et du Crucifix. Ces eaux ne produisent en apparence rien de plus que de simples boissons chaudes. Elles sont généralement bien tolérées. L'eau savonneuse et l'eau ferrugineuse, cette dernière additionnée de gaz carbonique, sont prises seulement au repas.

Les bains sont administrés frais, Uèdes ou très chauds, et ne déterminent point d'effets physiologiques apparents en dehors de leur température particulière. Nous en dirons aulant des douches el des éluves, qui sont administrées à des températures très élevées.

Chez quelques personnes, le traitement détermine des sueurs ou des urines abondantes, quelques éruptions insignifiantes. En dehors de l'action inévitable d'un traitement de ce genre sur la transpiration cutanée, beaucoup n'éprouvent aucun phénomène critique; quelquesuns ne ressentent les effets favorables du traitement qu'un certain temps après sa terminaison. On voit que rien de tout cela n'est caractéristique.

Cependant le trait général que les différents observateurs ont saisi dans ce traitement est le suivant : excitation sous la première influence des agents les plus actifs de la médication, puis affaiblissement, atonie, Ityposthénisation, comme l'ont écrit plusieurs, lorsque l'application en a été prolongée. Nous ferons remarquer que tels sont les effets habituels des agents balnéolhérapiques employés à haute température : excitation, débilité. Nous ajouterons seulement que c'est à l'arsenic contenu dans ces eaux que les auteurs les plus récents s'accordent à rapporter la seconde partie de ces effets, l'hyposthénisation. Quoi qu'il en soit, on comprend qu'en l'absence d'une direction intelligente et méthodique, la prédominance inopportune des effets excitants ou hyposthénisants ait pu, dans bien des circonstances, détourner les eaux de Plombières du sens favorable.

On peut observer près de bien d'autres eaux minérales celte succession d'effets, et on les trouvera décrits dans plus d'un de nos articles. Cependant il faudrait se garder de prendre leur énoncé comme une formulé" suffisante de l'action thérapeutique de ces eaux. En effet, si l'on reconnaît plusieurs points de rapprochement entre les propriétés des eaux de Plombières et celles de Néris par exemple, ou de Bains, et dans leurs applications, spécialement dans leur application élective aux désordres du système nerveux, nous trouvons néanmoins quelquesunes de ces dernières qui témoignent de spécialisations bien distinctes.

Telles sont les affections de l'appareil digestif, qui constituent mie partie considérable de la pratique de Plombières.

On sait combien sont vagues les dénominations relatives aux troubles fonctionnels dont cet appareil est le siège, gastrite, gastralgie, dyspepsie, elc. Nous devons nous reporter aux définitions dogmatiques que nous avons adoptées et exprimées dans les articles spéciaux de cet ouvrage. Or, si Vichy nous représente le type du traitement de la dyspepsie proprement dite, Niederbronn de l'état muqueux des premières voies on dyspepsie muqueuse ou catarrhale, Plombières peut être considéré comme le type du traitement de la gastralgie douloureuse ou de la gastro-entéralgic. Ce n'est pas, dans un ordre de faits si étendu, l'intensité des troubles fonctionnels qui dirigera sur Plombières, c'est l'intensité des phénomènes douloureux. Les douleurs cardiaques indépendantes des aliments ou successives aux repas, continues ou habituelles, surtout chez des individus névropathiques ou rhumatisants, trouveront en général à Plombières une médication très salutaire. Seulement il faut se garder d'abuser de la thernialilé, qui, lorsqu'elle n'est pas ménagée avec prudence, exaspère quelquefois l'état général et les accidents douloureux.

Mais c'est surtout dans les affections intestinales que les eaux de Plombières fournissent des résultats intéressants: dans les entéralgies, et surtout dans celle série variée d'accidents auxquels on donne le nom iVentéritc chronique. Il importe de faire remarquer que, dans les cas de ce genre, ce n'est pas à la prédominance de la diarrhée que se rattache l'indication des eaux de Plombières : c'est au contraire à la prédominance des phénomènes douloureux, et de ce que l'on peut appeler dyspepsie intestinale, avec constipation, ou alternative de diarrhée et de constipation. Là, comme ailleurs, le traitement des affections intestinales sera surtout un traitement externe, et les excellentes méthodes traditionnelles à Plombières revendiquent certainement une part importante dans les résultats obtenus. Seulement il faut n'user qu'avec modération de la thernialilé et des moyens hydrolhéiapiques. Nous devons ajouter que, malgré l'importance et la notoriété de ce sujet, les auteurs qui ont écrit sur Plombières ont gardé, jusqu'ici, un silence à peu près complet sur les applications de ces eaux aux maladies des intestins.

Les eaux de Plombières sont employées dans les maladies du foie; chez les rhumatisants, les individus affaiblis et névropathiques, dans les coliques hépatiques purement nerveuses, on pourra les préférer aux eaux minérales plus spéciales dans les cas de ce genre, Vichy ou Knrlsbad. Mais, à part ces circonstances spéciales, qui pourront dominer l'indication, leurs propriétés résolutives vis-à-vis l'engorgement hépatique

et les concrétions biliaires, considérés en eux-mêmes, sont fort inférieures à celles des stations que nous venons de citer.

Le rhumatisme trouve à Plombières une médication très appropriée. Les rhumatismes sans matière, qu'ils occupent les articulations, les muscles ou des organes divers, sont ceux que réclament les eaux de Plombières. JNous empruntons à Al. Lhéritier quelques données sur le mode d'administration des eaux de Plombières. Quand le rhumatisme est voisin de l'état aigu, les articulations très douloureuses, le malade très excitable, on prescrit les bains tempérés et à durée soigneusement mesurée. Quand le calme est rétabli, et que le symptômes douleur a à peu près disparu, on donne les bains plus chauds et plus longs, puis les douches et les étuves. Si le rhumatisme est devenu chronique, ou tel dès le principe, il est rare que l'excès de la douleur s'oppose à l'emploi immédiat des bains chauds et courts, des douches et des étuves. Cependant, même alors, il convient souvent de procéder par une progression ménagée dans la chaleur et la durée des bains (Eaux de Plombières ; du Rhumatisme, 1853). Il résulte de ces sages prescriptions que les eaux de Plombières, considérées en elles-mêmes, n'agissent dans le rhumatisme que comme un sédatif, et qu'il faut recourir à leur thermalité pour obtenir une action curative. Quant aux rhumatismes avec engorgement des tissus, les eaux de Plombières ne présentent à leur sujet que des ressources insuffisantes.

On traite beaucoup de paralysies à Plombières. Les résultats incomplets obtenus dans toutes les hémiplégies, à moins qu'elles ne soient très récentes, ressemblent fort à ceux que l'on observe à Balaruc, Bourbonne, Bourbon, stations spécialement consacrées à celte thérapeutique. Le traitement des paraplégies offre un plus grand intérêt. Al. Lhéritier a publié un grand nombre d'observations de paraplégies traitées parles eaux de Plombières, observations très intéressantes pour la pathologie, mais dont l'auteur a complètement négligé de tirer des déductions thérapeutiques (Eaux de Plombières; des Paralysies, 185/i). Comme il s'agit de faits très-dissemblables, il est difficile de suppléer à cet oubli. On remarque que dans le cas même de lésions organiques, carie des vertèbres, gibbosité, le traitement peut amener quelque amélioration dans les fonctions de sensibilité et de mouvement. Très peu de guérisons formelles sont constatées. Les résultats les meilleurs sont relatifs aux cas de paraplégie rhumastismale ou de paraplégie attribuée à une simple congestion de la moelle ou de ses enveloppes.

On traite à Plombières des maladies de la peau, comme auprès de la plupart des eaux faiblement minéralisées et à haute ihennalilé. Nous reproduisons le passage suivant emprunté à Bielt, et déjà cité par

PLOMBIERES. 555

IW. Lhéritier. « Il est rare que les maladies de la peau, de quelque nature qu'elles puissent être, soient dirigées aux eaux de Plombières; et cependant ces eaux agissent évidemment sur les fonctions exhalantes de l'enveloppe légumentaire. Employées avec soin et avec persévérance, elles pourraient être utiles dans les formes papuleuses graves qui laissent toujours à leur suite une sécheresse et un épaississement notables du derme. J'ai eu occasion de voir plusieurs cas de ce genre modifiés d'une manière très marquée chez des personnes qui avaient été à Plombières pour des phlegmasies chroniques du tube alimentaire. La peau s'est assouplie, les rides transversales se sont effacées, et les surfaces desséchées se sont peu à peu humectées par la transpiration insensible.

» J'ai vu les mêmes résultats dans plusieurs cas de psoriasis diffusa. La résolution a été plus difficile à obtenir dans d'autres formes. Dans le psoriasis guttata et la lepra vulgaris, je n'ai vu que des modifications passagères ; mais j'ai observé deux cas de modifications complètes du psoriasis diffusa.

» J'ai aussi vu des effets utiles des bains de Plombières dans les formes eczématiqaes, surtout lorsqu'elles occupent les organes sexuels externes. Je suis convaincu que les eaux de Plombières pourraient avoir une efficacité réelle dans les maladies du système dermatoïde. »

M. Lhéritier vante beaucoup l'efficacité des eaux de Plombières contre les fièvres intermittentes rebelles, et ne manque pas d'attribuer ces propriétés remarquables à l'arsenic qu'elles contiennent. Nous ne pouvons nier que les anciens auteurs ne leur aient attribué de semblables propriétés. Mais nous ferons remarquer que la plupart des auteurs modernes les passent sous silence. Si les eaux minérales plus formellement reconstituantes que Plombières constituent une médication très active des suites des fièvres intermittentes, et de la cachexie paludéenne en particulier, nous avons de la peine à admettre que la médication thermale fournisse des ressources directes contre la fièvre elle-même. Si cette propriété des eaux de Plombières était formellement constatée, elle constituerait à nos yeux, au moins jusqu'à preuve nouvelle, une véritable exception.

Les eaux de Plombières sont très fréquentées. Leur célébrité remonte à une époque reculée. Des restes de fondations et de constructions romaines donnent une idée de l'importance et de la magnificence de cet antique établissement thermal. On trouve dans plusieurs écrivains du XVIe siècle des éloges en l'honneur des bains de Plombières, et il paraîtrait que même au moyen âge cette station était en vogue parmi les populations allemandes. La présence du roi de Pologne, Stanislas, en Lorraine, fut une époque de régénération pour Plombières. Une grande

556 POIZOIT.

impulsion lui est donnée de nos jours. L'agrément des sites qui l'entourent, les facilités d'existence qu'on y trouve, concourront, avec la valeur médicale de ses sources et les améliorations d'installation qui leur sont préparées, à confirmer une renommée déjà acquise.

pxeoioxie [voy. Poumon (Maladies nu)].

iM»uiiEii<»\y.i (Italie, Toscane). Station du chemin de fer de Florence à Sienne.

Chlorurée sodigue. Tempér. , 7° centigr.

Eau: 16 onces. Eau : un lilre.

Grains. Grain.

Chlorure de sodium 5,331 = 0,522

— de magnésium 0,266 = 0,026

— de calcium 0,266 = 0,026

Sulfate de magnésie 2,132 = 0.20S

— de chaux 1,066 = 0,104

— de fer traces traces

(GlULI.)

Ces eaux sont employées, à la dose de huit verres, comme laxatives dans les affections saburrales du tube digestif.

POGitOMNAÏA (Russie méridionale). Source minérale citée par Pallas comme très renommée parmi les Bouriates, et qu'on peut croire fort riche en gaz acide carbonique d'après les symptômes d'ivresse observés chez ceux qui en boivent à l'excès.

POIZOO (France, Vienne, arroncl. de Loudun ). Près du village d'Arçay.

Sulfurée calcique. Tempér. 9°.

Eau : un lilre.

Grain. ce.

Acide sulfliydrique 0,0189 en vol. 12,840

Sulfure de calcium 0,0355

Chlorure de sodium 0,1 81 1

— de magnésium 0,0301

— de calcium 0,0012

Sulfate de soude 0,1321

— de chaux 0,0671

Carbonate de chaux '. . 0,2732

— de magnésie 0,0148

Matières organiques 0,0020

Chlorure d'aluminium, traces \

Nitrate de potasse, traces > 0,0124

Perte )

(Poirier, 1857.)

POLYSULFURÉES (EAUX). 557

Celte .source n'est pas captée et se trouve loul à fait abandonnée; elle

mérite cependant, dit M. Poirier, de fixer l'attention des ihérapeu-

listes.

pojai\ (Etats autrichiens, Transylvanie).

Ferrugineuse bicarbonatée. Tempér., 12° centigr.

Eau : 16 onces. Eau: un litre.

Grains. Gram.

Carbonate de soude 12,80 = 1,844

— de chaux... 6,00 = 0,864

— de magnésie 1,60 = 0,230

— de fer 0,80 = 0,115

Sulfate de soude 2,00 — 0,288

Chlorure de sodium 1,40 = 0,201

Silice 0,20 = 0,028

Gaz acide carbonique 44,S0 = 1792,0

(Pataky.) Ces eaux sont usitées en boisson seulement comme digestives et diurétiques.

POLOGXE. On cite dans ce pays de plaines îles sources minérales ferrugineuses, à Nalenczew, à Kurcnv, Gozclzikou et Siekerki , près île Varsovie, et une eau chlorurée sodique à Busko, dans le gouvernement de Cracovie [voy. Busko].

polzix (Prusse, Poméranie). Ville dans laquelle on trouve plusieurs sources minérales, très semblables entre elles. La principale, Friedrichsquelle, a la composition suivante :

Ferrugineuse bicarbonatée. Tempér., 8° centigr.

Eau : 16 onces. Eau: un litre.

Grains. Gram.

Carbonate de chaux 1,660 = 0,199

— de magnésie 0,220 = 0,026

Oxyde de fer 0,110 = 0,013

Soude \

Chlorure de sodium f . „.„ „ „„

Matière extractive °'500 = °'060

— organique )

Acide phosphorique / ,

^ j 1 ; 1 traces traces

Oxyde de manganèse j

(John, 1824.) Analyse incomplète sous tous les rapports.

On signale encore une faible proportion de gaz acide carbonique dans ces eaux, qui s'appliquent aux états atoniques et néviopathiques. Des établissements les desservent.

POLYSIXFURÉES (Eaux). Voy. DÉGÉNÉRÉES (EAUX).

558 PONT-GIBAUD.

pompe. Voy. Élévation des eaux. Puisement. poivfaillac (France, Charente-Inférieure) A h kilomètres de Royan.

Bains de mer.

PONTANE. Voy. ISCHIA.

POXT-GIBAIJD (France, Puy-de-Dôme, arrond. de Riom). A 2 kilomètres de cette ville.

Bicarbonatée mixte. Froide.

On confond sous le nom de Poni-Gibaud, les sources de Bromont, de Chapdes-Beaufort et d'Ours ayant toutes la plus grande analogie, mais appartenant à des communes différentes.

Les sources de Bromont sont au nombre de deux, les sources Javelle et de Chalusset marquant 13° et qui sont abandonnées aujourd'hui.

Les sources de Chapdes-Beaufort comprennent les eaux de Châteaufort, de Barbecot et de Pulvérière ou de Vareilhe, lempér. 10°.

Enfin dans les environs du village de Saint-Ours on trouve une source marquant 10°, 5, désignée aussi par les anciens auteurs sous le nom de source de la Fronde. Les eaux des sources Javelle et de Chateaufort, considérées ici comme types, renferment :

Source de Source de

Javelle. Chateaufort.

Lit. Lit.

Acide carbonique libre 0,128 0,270

Azote indéterminé indéterminé

Gram. Gram.

Bicarbonate de soude 0,879 0,571

— de chaux 0,449 0,733

— de magnésie 0, 1 69 0,546

Sulfate de soude 0,132 0,204

Chlorure de sodium 0,120 0,15s

— de potassium traces traces

Acide silicique 0,085 0,060

Oxyde de fer traces traces

Matière organique azotée 0,105 »

(Blondeau et 0. Henry, 1831.)

Les analyses qui précèdent nous semblent loin d'être définitives, et il est certain que, si elles étaient contrôlées, on obtiendrait une proportion pondérable d'oxyde de fer, car ces sources laissent sur le sol un dépôt très apparent de sédiment rougeâtre, caractère propre, comme on sait, aux eaux ferrugineuses.

M. INivet fait remarquer que la source de Barbecot avoisine un filon de plomb argentifère, et qu'il ne faudrait pas en prescrire l'usage sans l'avoir analysée, attendu qu'elle pourrait contenir des sels de plomb.

PORLA. 539

Les eaux de Pont-Gibaud sont indiquées pour les chlorotiques, les dyspeptiques, enfin pour les affections qui réclament l'emploi des ferrugineux et des bicarbonates; ajoutons enfin qu'elles ne sont connues que des habitants de la contrée.

POivrii'Y. Voy. Napoléo^ville.

POXT-UE-BARRET. Voy. DiEU-LE-FIT.

ponts (Les) (Suisse, canton de Neufchâtel). Sulfurée calcique. Tempér. , 9° centigr.

Eau : un litre.

Grain.

Sulfate de chaux 0,091 1

Sulfure de calcium 0,0098

Chlorure de calcium 0,0050

Phosphate de chaux 0,0044

Hyposulfite de chaux 0,0014

Carbonate de chaux 0,2150

— de magnésie 0, 1263

— de fer 0,0040

Alumine 0,0010

Silice 0,0324

Matières organiques 0,0096

Hydrogène sulfuré libre 4 cent. cub.

(Kopp, 1860.) Trois sources émergent dans celte localité, au milieu de marais. Celle dont nous donnons la composition est captée et s'emploie en boisson et en bains, dans les rhumatismes et les maladies de la peau. On transporte l'eau dans le village à proximité, et dans lequel se trouvent les aménagements nécessaires. Station fréquentée.

porla (Suède, district. d'OErebro). Entre Naricke et Westmanland dans les terres de Bolvvin.

Ferrugineuse bicarbonatée. Tempér., 9° centigr.

Eau : un litre.

Carbonate de chaux 0,212

— de potasse 0,066

Sulfate dépotasse 0,013

Chlorure de potassium 0,053

Oxyde de fer 0,159

Silice 0,278

Matière extraclive 0,318

1,099 (Berzelius, 1806.)

L'eau de Porla a une teinte jaune prononcée, et c'est en voulant se rendre compte de cette coloration que Berzelius, en 1832, reconnut pour la première fois l'existence de deux acides organiques nouveaux, qui reçurent le nom d'acides crénique et apocrénique.

Ces eaux s'emploient en bains el en boisson. L'est surtout leur us;igc interne qui est utilisé dans les états chioro-anémiques, certaines formes éi éthiques de rhumatisme et de scrofule. On les a recommandées contre les fièvres intermittentes: la cure du ténia leur est attribuée également sans faits probants à l'appui. Établissement fréquenté.

PORMt (France, Loire-Inférieure, arrond. de Paimbœuf). A 1 kilomètre environ de Pornic et à Maliny proche la pointe de Gourmalon.

Eau : un litre.

Acide carbonique quant, indét.

Carbonate de chaux 0,007

— de magnésie 0,063

— de fer 0,014

Sulfate de chaux 0,007

Chlorure de sodium 0,189

— de magnésium 0,014

Acide silicique 0,028

Matière extractive 0,014

0,336 (Hectot, 1809.)

Le débit de la source est évalué à 950 litres par vingt-quatre heures.

L'eau ferrugineuse de Pornic est fréquentée par quelques malades qui font usage des bains de mer.

PORKic (Loire-Inférieure, arrond. de Paimbœuf). A 22 kilomètres de cette ville.

Bains de mer. Etablissement appartenant à une société.

FORREriA (Italie centrale). On cite parmi les stations thermales fréquentées de l'Italie centrale les bains de Porretta, situés au pied d'une montagne, près de Bosco-Longo el au midi du petit lac de Saffajolo. Ces eaux passent pour très onctueuses, qualité qu'elles doivent sans doute à la présence de matières organiques. Nous manquons d'autres renseignements.

porrigo. Vov.Peau (Maladies de la).

porta (Corse, arrond. de Bastia). Au pied du mont San-Piélro.

Ferrugineuse bicarbonatée. Tempér., 15" centigr.

Eau : un litre.

GliMll.

Acide carbonique libre traces

Bicarbonates de chaux et de magnésie 0,490

— de fer 0,020

Sulfates de soude et de chaux 0,27 I

Chlorures de sodium et de magnésium 0,310

Silice, alumine, matière organique 0,080

Azotate traces

1,17 1 ( Henry.)

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