‹ Dictionnaire général des eaux minérales et d'hydrologie médicale (volume 2)Chapitre 180 sur 310 · PURGATIVES (EAUX · texte numérisé non relu

PURGATIVES (EAUX

hême. Ces eaux n'appartiennent pas à proprement parler à la médication thermale : elles sont seulement usitées à distance à titre de médicaments purgatifs. Nous ne leur trouvons d'analogues en France que celle de Monlmirail: mais l'usage de cette dernière est souvent combiné sur place avec celui d'une source sulfureuse appartenant à la même localité. Nous ne nous occuperons pas davantage des eaux minérales de celte catégorie.

La qualité purgative des eaux sulfatées ou chlorurées est généralement peu prononcée et toujours très infidèle. Il est souvent nécessaire, alors qu'on tient à l'obtenir, d'y aider au moyen de l'administration de sels neutres. Elle est en outre ordinairement passagère, c'est-à-dire qu'elle cesse de se montrer au bout de quelques jours de l'usage des eaux.

On n'obtient du reste les effets purgatifs avec quelque certitude, qu'eu administrant les eaux minérales d'une certaine façon, en élevant ou en rapprochant les doses, ou en laissant refroidir les eaux chaudes, une thermalité un peu élevée étant loin d'être favorable à leur manifestation.

Il résulte de là que, près de la plupart des stations de ce genre, on met en œuvre une méthode purgative, en opposition avec la méthode altérante; celle-ci s'adressant plutôt aux propriétés médicamenteuses inhérentes à l'eau minérale elle-même, en dehors de sa qualité purgative. C'est surtout près des chlorurées sodiques qu'une telle distinction offre de l'importance.

La méthode altérante est généralement plus recherchée aujourd'hui que la méthode purgative. Celle-ci, en effet, n'offre pas une grande valeur, en tant qu'elle ne représente qu'un traitement symptomatique. C'est ainsi qu'elle n'offre que de faibles ressources contre la constipation considérée en elle-même. Celle-ci ne fait souvent que redoubler après l'administration des eaux minérales purgatives.

Mais la qualité purgative de certaines eaux minérales concourra souvent à remplir des indications plus complexes, auxquelles l'ensemble de leurs propriétés permet de les adresser. C'est ainsi que des effets purgatifs s'ajoutent très utilement à l'action résolutive des eaux chlorurées sodiques, dans la pléthore abdominale (obstructions, congestion hémorrhoïdaire). Ces mêmes effets pourront exercer une dérivation salutaire dans le traitement des paralysies cérébrales, par les eaux de la même classe. Dans certaines affections du foie avec dyscrasie bilieuse, polycholie, les qualités purgatives de Karlsbad suffiront pour rendre ces eaux préférables à celles de Vichy.

Il n'est guère d'eaux minérales près desquelles des effets purgatifs

PUZZICHELLO. 603

ne puissent s'observer ;issez fréquemment, mais sans qu'on doive les attribuer à une action médicamenteuse propre. La quantité de liquide introduite, le défaut de tolérance, les circonstances accessoires du régime rendent parfaitement compte de semblables effets. Il faut tenir compte également de la saison et de la température. Il est telle station thermale où, dès que les chaleurs vives du mois de juillet et surtout du mois d'août surviennent, l'on observe des effets purgatifs de l'eau minérale tout à fait inconnus jusque là. Une remarque analogue a été faite à propos des orages qui, près des stations bicarbonatées surtout, mais ailleurs aussi, déterminent quelquefois une superpurgation immédiate chez la grande majorité des individus soumis au régime thermal.

PUTBUS (Prusse, l'oinéranie, île de Riigen). Dans la Baltique.

Bains de mer liés fréquentés.

Pl'YS (France, Seine-Inférieure, a r rond, de Dieppe). A 2 kilomètres de Dieppe.

Bains de mer. Etablissement particulier.

PUZZICIIELLO (Corse, arrond. de Cor te). A 80 kilomètres d'Ajaccio, près du chemin de ceinture qui longe la côte orientale de la Corse.

Sulfurée calcique. Tempér. , 16 à 17°.

Eau : un litre.

Azote indét.

Gr ,un.

Acide sulfhydrique 0,0473

Bicarbonate de chaux 0,31 10

— de maguésie 0,1515

Sulfate de chaux 0,0999

— de magnésie 0,0407

— de soude 0,1314

Chlorure de sodium 0,0692

— de magnésium 0,0124

.Matière bitumineuse 0,0043

Glairiue indét.

(LoETSCHER.)

M. O. Henry a fait connaître une autre analyse de l'eau de celte source, mais moins complète, en ce qu'elle a été exécutée avec de l'eau transportée.

•Il existe à Puzzichello deux sources principales très rapprochées l'une de l'autre, ayant la môme origine et à peu près la même composition. Elles alimentent un établissement thermal où l'eau est échauffée artificiellement et qui dessert dix-sept baignoires, une piscine, une douche ascendante. L'eau froide est administrée en boisson, et enfin un local est réservé pour les bains de limon.

60 i FYKAWARTH.

A une petite distance des sources sulfurées, on rencontre une source ferrugineuse utilisée par les habitants du voisinage.

On possède peu de documents sur les applications de ces eaux qui paraissent douées d'une activité notable. Nous empruntons à MM. Petrequin et Socquet (Traité gén. prat. des eaux min., 1859) l'exposé suivant: (les eaux sont actives et un peu excitantes; les bains portent à la peau. Ils réussissent dans les maladies cutanées; on signale leur efficacité dans les cas où il y a complication d'ulcérations atoniques et serpigineuses. Les paysans des environs les emploient pour délerger les ulcères de leurs bestiaux. A la dose de plusieurs verres, ces eaux purgent légèrement ; elles finissent par congestionner le plexus hémorrhoïdal. On en vante l'emploi dans les anciens flux supprimés, surtout celui des hémorrhoïdes.

puzzola di pienza (Italie, Toscane). Dans le val d'Oria.

Ferrugineuse sulfatée? Froide.

Eau : 16 onces. Eau : un litre.

Grains. Grain.

Sulfate de fer 13,850 = 1,468

— de chaux 3,199 = 0,339

— de magnésie 2,132 = 0,225

— d'alumiue 8,530 = 0,904

Poiic. cul). Cent. cnl>.

Gaz acide carbonique 3,758 = 202,9

Gaz hydrogène sulfuré quant, indét. quant, indét.

(GlULI )

On emploie ces eaux en boisson et en bains, mais avec les ménagements que réclame leur minéralisation. Nous ne croyons pas les résultats annoncés par M. Giuli comme définitifs, d'autant plus que nous ne voyons pas figurer dans cette analyse plusieurs principes propres a toutes les eaux minérales, comme la soude, la potasse, la silice, l'acide chlorhydrique, etc.

pyélite. Nous avons signalé à l'article Néphrite la part spéciale qui revenait à la pyélite dans le traitement des maladies du rein; nous en dirons autant au sujet des catarrhes urinaires. Sous l'un et l'autre point de vue, la pyélite tiendrait une place à part relativement à l'action que les eaux minérales appropriées ont à exercer sur elles. C'est au moins un sujet d'étude a recommander.

PYRAAVAKIII (Autriche, cercle du Manharisberg-Inférieur). Village à trois relais de Vienne.

Ferrugineuse bicarbonatée. ïempér., 11° cent.

Eau : 16 onces. Eau : un litre.

Grains. Gnini.

— de soude 1,538 = 0 221

— de magnésie 1,275 = 0,183

Chlorure de sodium 1,7 12 = 0,2 Kj

— de magnésium 0,517 = 0,074

Carbonate de soude 2,910 = 0,419

— de chaux 1,216 = 0,175

— de fer 0,741 = 0,106

— de manganèse 0,084 = 0,012

Alumine 0,092 = 0,013

Silice 0,517 = 0,074

Perte 0,047 = 0,006

Pouc. cub. Cent. cul>.

Gaz acide carbonique 1,963 = 79,3

L'analyse précédente est reproduite par Helfft sans nom d'auteur. Scegen déclare qu'on n'a pas la composition exacte de ces eaux. Elles sont surtout employées en bains dans les états chloro-anémiques avec complication de névropalhies. Etablissement bien installé et fréquenté.

PYRÉNÉES (Chaîne et groupe thermal des). Là chaîne des Pyrénées s'étend, sur une longueur de M 8 kilomètres, suivant N. 70° à 72° O. , depuis le cap Cerbère (Méditerranée) jusqu'au cap du Figuier (Océan). Le versant septentrional présente une largeur moyenne de k 1 kilomètres. Il domine la contrée qui se prolonge, sous le nom de bassin sous-pyrénéen, du golfe du Lion à celui de Gascogne. L'étendue totale du versant et de la partie du bassin sous-pyrénéen qui renferme des sources minérales n'a pas moins de 26,000 kilomètres carrés. Elle coïncide en grande partie avec l'ancienne Aquitaine (Agitas tenens), et s'étend sur huit départements, savoir :

Pyrénées-Orientales, Aude, Ariége, Haute-Garonne, Hautes-Pyrénées, Gers, Basses-Pyrénées, Landes.

A la chaîne des Pyrénées se rattachent, au point de vue hydrologique, celle du Canigou (Pyrénées-Orientales) et celle des Cornières (Aude), qui lui sont postérieures. Ces chaînes secondaires courent selon N. 58° à 60° E. , et se soudent aux Pyrénées proprement dites par les montagnes et par le plateau supérieur de la Cerdagne, de Costa-Bonne au massif de Puypédrix et de Lanoux. Le prolongement oriental des Pyrénées, qui s'étend de la soudure de Cosla- Bonne au cap Cerbère (67 kilomètres), suivant N. 78 R. , porte le nom de chaîne des Alberts.

Les Pyrénées, depuis leur origine qui remonte à la période géologique immédiatement postérieure aux terrains de transition, ont subi de nombreux cataclysmes, dus aux soulèvements successifs des roches cristallines (granité gris compacte, pegmatites diverses, leptiniles, etc.), puis

des eurites, des amphybolites, des pétrosilex, etc., enfin des ophites. La conformation actuelle de la chaîne se rapporte au soulèvement qui a suivi le dépôt des terrains créiacés supérieurs (N. 70° à 72° O.).

Le Ganïgou et les Gorbières sont d'origine plus récente, ils auraient suivi le dépôt de l'étage miocène (Dufrenoy, Leymerie).

La chaîne des Pyrénées est, du moins sur le versant français, une de celles où les roches cristallines et plutoniques ont manifesté de la manière la plus marquée leur présence à la surface. Il en est de même du Canigou. Quant aux' Gorbières, elles offrent relativement peu d'affleurements de roches éruptives. Aussi, dans ces montagnes, les eaux minérales y sont bien moins fréquentes et moins diverses que dans les Pyrénées proprement dites. Gette remarque se rapporte, mais à un degré moins accusé, au versant espagnol, sur lequel les roches cristallines sont moins développées et se trouvent recouvertes par des formations secondaires très puissantes. Aussi n'y trouve-t-on que les sulfurées calciques de Penticosa, de Venasque, de Galdasde Bohi, des Escaldas d'Andorre, des Escaldas de Gerdagne et de Dorres, liées aux rares massifs primordiaux de ce versant,

Les eaux minérales des Pyrénées comprennent, savoir : Des sulfurées sodiques, des sulfurées calciques, des chloro-sulfatées sodiques et calciques, des chlorurées sodiques et magnésiques, des sulfatées mixtes, des bicarbonatées sodiques et ferrugineuses, des ferru gineuses carbonalées, sulfatées et crénatées.

Les sulfurées sodiques se rapportent aux granités les plus récents, tels que la pegmatite, le granité à mica palmé [Forbes, L. .Marchand, >. Boubée, J. François, Leymerie, Lambron), aux gneiss et aux pétrosilex qui se sont fait jour à la limite des massifs primordiaux (granité porphyroïde, grauite gris compacte) de la haute chaîne (Vignemale, Oo, Grabioule, Maladetta, montagnes de Galdas, d'Ax, de la Gerdagne, du pays de Saulx et de Molitg). Tantôt ces eaux gisent dans les granités anciens (Garcanières, Husson, Molitg), tantôt elles sourdent au sein ou au voisinage des granités plus récents ou des roches plutoniques, soit qu'ils touchent aux massifs anciens, soit qu'ils aient percé au travers des terrains de transition métamorphiques, qui avoisinent toujours les roches cristallines et plutoniques (Ax, Luchon, Baréges, etc.).

Ges derniers terrains, fréquemment pénétrés par les roches éruptives, sont injectés de pyrites de fer plus ou moins arsenicales, dont la décomposition, sous l'action des infiltrations, produit les ferrugineuses sulfatée.-. avec ou sans crénale (Luchon, Gouaux, Visos, Wailchis, etc., etc.).

Les sulfurées calciques [(Gambo, Salies (Garonne), Baguères T'inac)], ainsi que les sulfatées mixtes, les chloro-sulfalées, les chlorurées et les

ferrugineuses carbonalées sont invariablement liées de position aux ophites (J. François, Aperçu sur la géologie de l'Ariége, avril 1841; Leymerie, Mémoires de l'académie de Toulouse, 3e série, t. V.;Lambron, les Pyrénées de Luchon, 1859).

Si la diversité des sulfurées sodiques des Pyrénées peut un jour être expliquée par la diversité de leurs roches congénères ei des terrains traversés, cette explication devra s'étendre aux variétés d'eaux chlorurées et sulfatées que nous venons d'énumérer. Les ophites, qui leur sont congénères, au sein et au voisinage desquelles on les retrouve constamment, présentent en effet de notables différences d'âge et de position sur le versant ou au pied de la chaîne. En outre, elles sont fréquemment accompagnées de roches métamorphiques, telles que sel gemme, gypse plus ou moins magnésien et salifère, calcaires dolomitique> , etc. (Dufrenoy, Mémoires sur les Pi/rénées)-.

Les roches ophitiques, les lerlzolites, les diorites ont joué un rôle important dans la structure actuelle de la chaîne. On les rencontre dans presque toutes les formations sédimentaires.

Dans les hautes vallées de Bonnes, de Gabas, d'Urdos, de Baigory, d'Aulus, on voit les lertzolites pénétrer les terrains de transition, surtout au voisinage des formations secondaires (jurassiques). Les ophites abondent dans les formations secondaires et notamment aux limites supérieure et inférieure de la dernière période crétacée. Aussi, depuis la Méditerranée (Fitou, Salces) jusqu'au voisinage du golfe de Gascogne (Dax, Bayonne) forment-elles sur le versant et au pied de la chaîne une zone non interrompue d'affleurements, dont l'allure générale correspond, dans l'ensemble et dans les détails, avec les eaux salines diverses. Elles ont produit sur les formations secondaires de puissants effets de métamorphisme. Leur apparition paraît se rapporter à la période des dernières formations crétacées et s'étendre jusqu'à l'époque tertiaire miocène.

C'est surtout vers le pied de la chaîne que l'ophite se trouve accompagnée soit de sel gemme, soit de gypse, et par suite des eaux sulfatée s, chloro-sulfalées et salées, ainsi que des sulfatées, sulfurées calciqnes (Salies-Garonne, Salies- Béarn, Oraas, Camarade, etc.).

Sur le versant espagnol, où les formations crétacées s'avancent et s'élèvent bien plus que chez nous, ce phénomène se rapproche beaucoup plus de la haute chaîne.

Il est à remarquer que quelques sulfurées sodiques, voisines des

ophites, telles que Bonnes, Gazosl, Labassere, Genus, paraissent en

avoir subi l'influence par une teneur plus accusée en chlorure et par des

traces plus sensibles d'iodure alcalin cl même de sulfure calcique.

Le versant nord des Alberts fournit, depuis Reynès jusqu'à Collioure,

une ligne d'eaux bicarbonatées sodiques el de bicarbonatées sodiques et ferrugineuses. On cite notamment les sources bicarbonatées sodiques ferrugineuses du Boulon, de la Roque, de Saint-Martin et de Sorrède.

Ces eaux, qui, exceptionnellement dans les Pyrénées, rappellent celles de l'Auvergne, sortent des terrains de transition métamorphiques, non loin de la limite du massif granitique des Alberls. Pour expliquer par analogie la qualité bicarbonatée de ces eaux, nous y avons recherché la présence de roches d'origine volcanique. Ces recherches ont été vaines jusqu'à ce jour. Cependant nous avons remarqué qu'une ligne, reliant les centres des affleurements volcaniques de Caslel-Follit (Catalogne) d'une part, et d'Agde d'autre part, passait par le groupe de Saint- Martin et du Boulou, et par la dépression de Bellegarde. Cette ligne court suivant N. 16° à 18° E., c'est-à-dire sur une direction sensiblement perpendiculaire à l'axe général des Pyrénées. Il n'y a là encore que des remarques et. des inductions sur le mode de gisement.

La chaîne du Canigou ne présente guère que des sulfurées sodiques el des sources alcalines depuis longtemps considérées comme des sulfureuses dégénérées (Anglada, Bouis, Fontan, Filhol). Mlles sont rangées au S. -F. et au N.-O. du massif central, le long des deux lignes de fractureduTech et de la Têla. D'un côté, sur la Tèta et ses affluents, Thuez, Olelie, Vcrnet, Nier-Slolitg, Vinça ; de l'autre, sur la Tech, la Preste, Amélie-Ies-Bains, Revues. Elles sortent à la limite des roches cristallines (granité et gneiss porphyroïde), ou près de celte limite dans les terrains de transition métamorphiques.

H est à remarquer que les sulfureuses du Canigou présentent une teneur en carbonates sodiques el terreux que l'on ne rencontre pas dans celles des Pyrénées proprement dites, si ce n'est dans les sulfurées sodiques les plus voisines, telles que les liscaldes et Dorres (Pyrénées- Orientales), Ax, Carcanières, Husson (Ariége). Anglada avait remarqué cette alcalinité développée; SI. Bouis l'avait rendue manifeste; SI. Filhol l'a fait ressortir dans un travail de comparaison des sulfureuses des Pyrénées et du Canigou {Mémoires de l'Académie de Toulouse, 5e série, t. III).

La chaîne des Corbières ne présente qu'un nombre assez restreint de sources, savoir :

Les sulfatées de Ginoles (Aude), de Saint-Paul-de-Fenouillal, sur l'Agly (Pyrénées-Orientales) ;

Les chlorurées sodiques de Salces, au pied oriental de la chaîne, sur la Méditerranée ;

Les ferrugineuses bicarbonatées de Rennes, de Campagne et d'Alel, dans la vallée de l'Aude ;

Enfin les chlorurées sodiques de Bugarach et de Sougraines.

Elles se rattachent aux affleurements d'ophites et de diorites qui courent de Quillan à Leucate, soit par la vallée de l'Agly, soit au travers du massif des Corbières. Elles se rencontrent surtout vers les limites des étages créiacés.

Nous nous sommes étendu à dessein sur l'exposé des conditions de gisement des eaux minérales des Pyrénées, non-seulement parce que cette élude présente, dans l'espèce, une série de faits remarquables, mais aussi en raison de l'importance tout exceptionnelle de ce groupe, qui n'a pas d'analogue en sulfurées sodiques, comme nombre et comme diversité, qui comprend des stations telles que Baréges, Bonnes, Cauterets, Ludion, Molitg, Amélie-les-Bains, La Preste et Vernet, et qui compte parmi ses sources sulfatées Bagnères, Capvern, Ussat, etc.

Afin de résumer les indications qui précèdent sur le gisement des sources des Pyrénées, du Canigou et des Corbières, et de faire ressortir l'importance relative de ce groupe, l'un des plus importants de l'Europe, nous allons indiquer dans les tableaux qui suivent la répartition des sources, quant au gisement, entre les différents terrains et formations, ainsi que le nombre des variétés d'eaux minérales dont nous y avons constaté l'existence.

Tableau du gisement des sources dans les différents terrains et fur) nations.

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