PYRMONT
Salzbrunnen.
Eau : un litre.
Grjin.
Chlorure de sodium 6,5498
— de magnésium 1 ,2076
Sulfate de soude 1 ,2246
— de potasse traces
— de chaux 0,551 6
— de strontiane traces
— de lithiue 0,0087
Carbonate de chaux 0,6920
— de soude 0,6538
— de fer 0,0065
Matière hydro-carbonée 0,1000
Cent. cub.
Acide carbonique libre 707,13
(Brandis et Kroger.)
Parmi les eaux ferrugineuses de cette station, c'est le Brodelbrunnen (source du Tourbillon) qui alimente exclusivement l'établissement des Bains de la ville. On lui a donné cette destination à cause du dégagement considérable de gaz acide carbonique qu'elle présente, et qui la rend moins propre que ses analogues à l'usage en boisson. Il y a aussi une installation de bains pour la source salée, le Salzbrunnen. L'organisation de ces deux établissements, les seuls qui existent à Pyrmont, est complète et parfaitement entretenue. Mais il ne paraît pas que la médication externe soit en faveur dans cette station, quelque variété d'agents qu'on puisse y mettre en œuvre. Ainsi, comme nous l'apprend M. Rotureau (Des princip. eaux miner, de l'Europe, 1858), Oii avait, tenté, dès 17^0, d'utiliser en bains généraux et en douches l'immense quantité de gaz acide carbonique que contient le Brodelbrunnen. Cette méthode, renouvelée aujourd'hui dans différentes stations de l'Europe, est moins employée à Pyrmont qu'autrefois. Il est à craindre qu'il n'en arrive de même pour les autres pratiques balnéaires, y comprise l'importance plus traditionnelle que méthodique attachée par les habitants de la localité à l'application topique sur les paupières et le globe oculaire de l'eau de la source, dénommée pour ce motif Augenquelle (source des yeux).
On boit surtout les eaux de Pyrmont, qu'elles soient ferrugineuses ou chlorurées sodiques ; mais les sources martiales bicarbonatées ont fondé la réputation déjà ancienne de cette station. Kreysig {De l'usage des eaux miner., etc., 1829) insiste sur ia richesse de ces eaux en acide carbonique et en fer, et proclame leur réputation d'efficacité dans tous les cas de vraie débilité, comme bien fondée. Il avait remarqué que quelques verres d'eau de Pyrmont pris successivement à la hâte produisent des
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symptômes d'une sorte d'ivresse passagère et que, si ou eu ingère uue certaine quantité, elles provoquent fréquemment des évacuations alvines plus abondantes et favorisent l'excrétion urinaire. Aujourd'hui il est d'usage de prescrire un mélange de la source ferrugineuse du Trinkbrnnnen avec l'eau chlorurée sodique du Salzbrunneu. Les effets de ces eaux, loin de se contrarier, concourent au même résultat, à savoir de suractiver les fonctions digeslives et finalement de favoriser la restauration des forces générales. .Nous n'avons pas besoin d'insister sur l'importance thérapeutique de cette médication, singulièrement facilitée par la tolérance de l'estomac pour des eaux, gazeuses en assez notable proportion. Tantôt elles se boivent pures, tantôt on les associe à du lait ou du petit-lait, soit à jeun, soit vers le soir, autant de circonstances qui, ainsi que celles du régime assez rigoureux d'ailleurs à Pyrmont, se subor> donnent à l'appréciation du médecin traitant.
La spécialisation de Pyrmont s'étendra à tous les états dépendant de l'altération des éléments du sang, et que l'expression de chloro-anémie caractérise suffisamment. On ne séparera pas de ce cadre les diverses névropalhies qui s'y rattachent, gastralgie, hystérie, hypochondrie, etc., ui la débilité succédant aux fièvres graves, à la spermatorrhée ou à toute cause d'épuisement nerveux. Il en est de même pour les troubles de la menstruation, la leucorrhée, les affections de l'utérus rattachées a un état diathésique, enfin la stérilité qu'on retrouve partout où elle est dominée par un affaiblissement de constitution. Quant à la scrofule, ce n'est que secondairement qu'elle s'adresse à Pyrmont, alors qu'il y a en Allemagne des eaux beaucoup plus autorisées par leur minéfalisation effective dans le traitement de cette diathèse.
Les eaux de Pyrmont s'exportent en quantité considérable. On évalue celte consommation du dehors à plus de 300,000 bouteilles par an.
Quoiqu'elle n'ait plus, à beaucoup près, la vogue dont elle a joui au XVIe siècle et même jusqu'au nôtre, cette station se recommande encore par les bonnes conditions de son site et de ses aménagements.
01 i m inkoi u<. (Prusse, prov. de Saxe).
Ferrugineuse bicarbonatée. Froide. Cette source est signalée comme fréquentée.
QUEZ (France, Pyrénées-Orientales). Dans la vallée de Garol.
Sulfurée sodique. Tempér. , 16°, 8 centigr.
La source sulfurée de Quez, au rapport d'Anglada est peu abondante; elle jaillit du granit dans une prairie sur la rive gauche de la rivière de
(JUINTA-DO-TOMAZINI. 613
Carol, à dix pas do ses bords. Ses eaux coulent sous forme de fontaine et se rendent dans un petit bassin où les habitants de la vallée viennent l'utiliser en boisson contre les maladies de la peau.
D'après une analyse qualitative, Anglada considère l'eau de cette source comme notablement sulfurée. Sa position et sa température élevée font supposer à Anglada qu'elle provient du même foyer d'élaboration que les sources de Dorres.
quiéyrecourt (France, Seine-Inférieure, arrond. de Neufchàtel).
Ferrugineuse bicarbonatée. Froide.
Cette source, qui porte le nom de Craniillon, est peu connue ; on sait seulement qu'elle dégage de l'acide carbonique et que le fer y est à l'état de bicarbonate de protoxyde.
<JUI!\CÉ (France, Maine-et-Loire, arrond. d'Angers).
Ferrugineuse bicarbonatée. Froide.
Deux sources : Grange ferrée et Hôtel des voyageurs, toutes deux utilisées par quelques personnes; la première est très abondante.
Eau : un litre.
Source Source de l'Hôtel Grange ferree, des voyageurs.
indét. iodét.
Acide carbonique \
Azote i
Griim, Gram.
Bicarbonate de chaux 0,025 0,017
— de Ter 0,023 0,017
— de manganèse >, 0,017
Sulfate de chaux 0,067 0,088
— de magnésie 0,008 0,022
— de manganèse traces »
— de fer 0,003 »
— d'alumine 0,100 0,033
Chlorure de sodium 0,033 0,117
— de calcium 0,022 0,133
Silice 0,058 0,067
Matière organique azotée 0,017 0,023
(Mknière et Godefroy.)
L'eau de la source. Grange ferrée forme un dépôt ferrugineux dans lequel on a signalé des traces d'arsenic.
QL'IXCIÉ (France , Rhône , arrond. de Villefranchc-sur-Saône). Source ferrugineuse bicarbonatée. Froide, sans importance et sans analyse connue.
<»( IM \.|»o-I4»ti \/i\i (Portugal, prov. d'Fstramadure). Près de Centra, source indiquée comme ferrugineuse sulfatée, sans mention de température et d'analyse.