ROCHE-CARDON (LA
les formes réclamées par la pratique médicale ; qui enfin servent à régler leur évacuation et la vidange.
Il ne saurait être clans notre intention de décrire ici ces appareils de forme et de nature très variables, soit avec leur destination, soit avec la nature des eaux. Nous dirons seulement que, comme pour les conduites, le choix de la matière qui doit composer la robinetterie est du plus haut intérêt pour une bonne appropriation. Il faut en effet que la robinetterie ne nécessite pas de réparations incessantes et onéreuses, mais encore que son maniement et son entretien soient faciles.
Le cuivre jaune n° 1 et n° 2 est d'un bon usage pour les sulfatées et les chlorurées, et pour les ferrugineuses calciques. Pour les bicarbonatées sodiques ou ferrugineuses, on doit admettre le bronze ordi~ naire n° 2.
Quant aux sulfureuses, leur action dégradante sur la robinetterie est très variable. Généralement les sulfurées d'altération rapide rongent facilement même le bronze n° 1 (Luchon, Ax, etc.); il en est de même de certaines eaux hydrosulfuriquées, comme Aix-les-Bains. Avec les sulfureuses les plus fixes, comme Baréges, on emploie avec avantage le bronze n° 1. Mais avec les sulfureuses corrosives, on^doit recourir à l'emploi du zinc pur, adouci par addition de cuivre et de plomb.
Les appareils en grès, en porcelaine ou en cristal, ne sont pas d'une bonne pratique. Ils nécessitent un entretien incessant.
roccabigliera. (ancien comté de Nice), sur la rive gauche de la Vesubia.
Plusieurs sources sulfurées calciques. Tempér. , 28° centigr.
Des analyses approximatives ont seules été publiées à leur propos. On trouve de nombreux vestiges de thermes antiques autour d'elles.
roche-cardox (La) (France, Rhône). A h ou 5 kilomètres de Lyon, dans la partie supérieure de la vallée de la Roche-Cardon.
Ferrugineuse bicarbonatée. Froide.
Eau : un litre.
Gram.
Acide carbouique traces
Bicarbonate de chaux 0,350
— de magnésie 0,017
— de protoxyde de fer 0,031
— de manganèse 0,021
Chlorure de sodium %,
Hypbsulfite alcalin I
Alumine > 0,055
Phosphate alcalin I
Matière organique /
0,474 (Lambert et Poiimarède.)
ROCHE-POSAY (LA). 6i9
La source n'est pas encore régulièrement captée. Elle est très abondante, car le débit d'un jet a été évalué à 4800 ou 5000 litres par vingt-quatre heures. C'est celui que l'on emploie en boisson.
Il n'y a pas d'établissement thermal.
Applications des eaux ferrugineuses en général.
roche congénère. Dans les mots Gisement, Origine des
EAUX MINÉRALES, EAUX DE MINES, INFILTRATIONS, etc. , UOUS aVOUS
employé l'expression nouvelle de roche congénère, pour désigner les roches d'origine éruptive ou autres qui ont des relations reconnues de position et d'origine avec des eaux thermales ou minérales.
Une roche est congénère d'une eau minérale toutes les fois qu'il y a permanence démontrée dans les rapports de gisement entre l'eau et la roche.
C'est ainsi que, dans les Pyrénées, par exemple, l'eau de Luchon a pour congénère la pegmntite et ses variantes; que l'eau de Baréges a pour congénère un pétrosilex chlorité. C'est ainsi également que les schistes métamorphiques pyritifères sont les congénères, par voie d'infiltrations supérieures, des eaux ferrugineuses sulfatées; que les ophites avec gypse et sel gemme sont congénères des chloro-sulfatées, par voie d'émission ascensionnelle ou bien par action des infiltrations supérieures.
roche-CORRO\ (France, Indre-et-Loire, arrond. de Tours).
Aux environs de Roche-Corbon, on trouve une source minérale froide ne contenant que des proportions très minimes de carbonates de chaux, de silice, d'alumine, de magnésie et de matière organique, d'après une analyse très ancienne et incomplète de Margueron. Celte source a reçu dans la localité le nom de Fontaine de Jouvence.
ROCHE-POSAY (La) (France, Vienne, arrond, de Chatcilerault). A 22 kilomètres de cette ville dans un site des plus agréables.
Sulfatée? Tempér. , froide.
Il existe à la Roche-Posay trois sources abondantes qui jaillissent les unes à côté des autres et qui portent les noms de source Est, source Sud, source Ouest. Au sortir de leurs griffons, les eaux se rendent dans un réservoir général où l'on vient les puiser pour le service des établissements et des hôtels.
Ces eaux minérales, malgré la vogue dont elles ont joui autrefois, sont peu connues dans leur composition chimique; aussi est-ce sous forme dubitative que nous les rangeons parmi les sulfatées, l'odeur trop peu sulfureuse qu'elles répandent à leur lieu d'émergence permettant difficilement de les classer parmi les sulfurées. On sait seulement qu'elles sont à peine chargées de principes minéraux. Ainsi, d'après MM. Boul-