‹ Dictionnaire général des eaux minérales et d'hydrologie médicale (volume 2)Chapitre 201 sur 310 · ROYAT ET CHAMAL1ÈRES · texte numérisé non relu

ROYAT ET CHAMAL1ÈRES

des bains de César, 29" : 3° source Saint-Mari, 31°; k° source dos Hoches 19°, 5.

Eau : un litre.

Acide carbonique libre

Bicarbonate de soude

— de potasse ,

— de fer

— de manganèse . .

Sulfate de soude

Phosphate de soucie

Arséniato de soude

Chlorure de sodium

Iodure et bromure de sodium

Silice

Alumine

Matière organique

NOMS DKS SOURCES.

Royat.

lit.

gr-

1,349 0,435 1,000 0,677 0,040 traces 0,1S5 0,018 1,728 indices 0,156 traces indices

César.

lit.

0,392 0,286 0,686 0,397 0,025 traces 0,115 0,014 traces 0,766 indices 0,167 traces indices

St-Mart.

lit.

0,421 0,365 0,953 0,61 l 0,042 traces 0,163 0,007 traces 1,682 indices 0,102 traces indices

Les Roches.

lit.

0,428 0,312 0,822 0,514 0.042 traces 0,123 0,005 traces 1,165 indices 0,089 traces indices

(Lefort, 1857.)

Les deux premières sont situées dans la commune de Royat, et les deux dernières dans la commune de Cliamalières.

La source de Y Etablissement, de toutes la plus importante, jailiit en face de l'édifice thermal sur la rive gauche du ruisseau de Tiretaine, et. sur le bord de la route de Clermont au village de Royat. Son griffon est renfermé dans un vaste réservoir en maçonnerie chargé de distribuer l'eau minérale aux différents services de l'établissement et aux buvettes. C'est de toutes les sources de l'Auvergne la plus abondante, et son jet ne s'élève à une assez grande hauteur ; on a calculé qu'elle débitait 1,M0, 000 litres d'eau par vingt-quatre heures.

La source des Bains de César est située sur la rive gauche du ruisseau de Tiretaine, et à 30 mètres environ de l'établissement ; elle jaillit dans un puits carré, au rez-de-chaussée d'un moulin, avec un débit de 35 à 36,000 litres par vingt-quatre heures.

La source de Saint- Mart a son émergence à 25 mètres de l'établissement; son débit est évalué à 21.600 litres par vingt-quatre heures. Actuellement elle n'est d'aucun usage.

UOYAT ET CHAMALIÈRES. 663

La source des Roches, connue encore sous le nom de source de Beaurepaire, est située comme la principale source de Royal, ii droiie de la rivière de Tiretaine et à 1 kilomètre seulement do la ville de Clermont. Son débit est évalué de 29 à 30,000 litres d'eau par vingt-quatre heures. Elle est captée dans un puits renfermé dans un élégant bâtiment audevant duquel sont placés quatre robinets ou buvettes. Au sortir du puits, l'eau minérale se rend dans un réservoir recouvert d'un chapiteau métallique qui permet de recueillir le gaz carbonique qui s'en dégage. Celui-ci sert ensuite à la préparation des limonades et des eaux de Seltz artificielles. L'eau minérale des Roches est seulement utilisée en boisson; on en exporte une quantité considérable pour le département du Puyde-Dôme et les localités voisines.

L'établissement thermal de Royat, dont la construction remonte à l'année 1852 seulement, contient deux belles piscines en pierre de volvic dans lesquelles l'eau minérale se renouvelle incessamment. Des vestiaires et deux cabinets de bains avec baignoire et appareils de douches sont annexés à chacune de ces piscines.

Au rez-de-chaussée et sous un vestibule grandiose s'ouvrent, à droite et à gauche, les galeries qui renferment chacune vingt-quatre cabinets munis de baignoires en lave de volvic, et un cabinet contenant deuxbaignoires en marbre. Les bains sont alimentés par de l'eau minérale tempérée et par de l'eau minérale amenée par serpentinage à la température de ()0°, ce qui permet de donner des bains à toutes les températures; en outre chaque malade voit son bain se renouveler peu à peu et se maintenir au même degré au moyen d'un double filet d'eau minérale naturelle et d'eau minérale échauffée.

Les douches s'administrent à Royat dans deux bâtiments annexes : dans le premier où l'on vaporise l'eau minérale qui alimente les bains de vapeur et les salles d'aspiration, il y a six cabinets; et dans le second, placé derrière la galerie des dames, douze cabinets précédés de vestiaires.

Les salles d'aspiration, mal dénommées, ne sont autre chose, suivant M. Aivct, que de véritables sudatoria, et cet observateur a reconnu qu'il n'y pénétrait à peu de chose près que de la vapeur d'eau et des gaz dissous. La vapeur, élevée d'abord à 75 ou 80°, présente dans la salle d'aspiration, suivant les hauteurs correspondantes aux gradins, les températures suivantes : à l'étage inférieur (au niveau du sol) de 30 à 31° ; au deuxième étage, de 35 à 36" ; au troisième étage, de 38 à 40°, un peu moins qu'au Mont- Dore. Les malades laissent leurs vêlements dans un vestiaire, et s'enveloppent dans un peignoir de flanelle; ils y restent d'une demi-heure à une heure, transpirent dans le vestiaire peu-

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dant deux ou trois quarts d'heure, s'habillent et vont se coucher dans

un lit bassiné.

Les salles d'aspiration, dit M. Nivet, prescrites en même temps que les eaux prises en boisson à dose modérée, agissent d'une manière puissante dans les phlegmasies chroniques des muqueuses nasale, pharyngienne et pulmonaire; elles guérissent ou améliorent d'une manière rapide et presque constante les maux de gorge, les coryzas, les catarrhes pulmonaires et les asthmes humides; nous les avons prescrites avec succès dans les rhumatismes invétérés. Elles ont, en outre, l'avantage de rendre les personnes faibles de cornplexion, qui les prennent avec persévérance, moins sensibles à l'action des causes qui déterminent les rhumes de toute espèce.

L'établissement du Bain de César contient 8 cabinets de bains, où les baignoires reçoivent l'eau minérale par leur partie inférieure. On y administre aussi des douches écossaises. Enfin la source est fréquentée par un petit nombre de buveurs qui lui attribuent, très gratuitement, des propriétés particulières.

Les eaux de Royat, suivant M. Nivet, sont toniques emménagogues, et même un peu excitantes; appliquées sous la forme de bains, elles exercent une action dérivative et stimulante très prononcée du côté de la peau. Les maladies traitées avec succès à Royat comprennent, dit le même auteur, toutes les affections morbides invétérées qui sont entretenues par un état d'affaiblbscinent général, par l'anémie, par une prédominance du tempérament lymphatique ou lymphatico-nerveux ; toutes les affections chroniques qui sont liées aux vices rachilique, scrofuleux ou tuberculeux ; au vice rhumatismal ou goutteux. On y voit figurer les catarrhes pulmonaires chroniques, les dyspepsies, les gastralgies et les entéralgies subaiguës, les atonies du tube digestif, les maladies anciennes de la muqueuse génito-urinaire, les leucorrhées et les engorgements indolents de l'utérus, la chlorose et l'anémie, les engorgements simples qui suivent les fractures et les luxations, les gonflements scrofuleux des jointures, les ankyloses, les hémiplégies incomplètes, les rhumatismes nerveux et musculaires internes et externes, les rhumatismes articulaires simples ou goutteux.

Le lien de parenté qui rapproche ces états morbides est pour le plus grand nombre, l'atonie et l'anémie ; pour les autres, le vice rhumatismal (Nivet, Nouv. rech. sur les eaux de Itoyat, 1857).

Nous avons reproduit cette longue énumération, parce que le seul document que nous possédions sur les applications des eaux de Royat ne fournit pas de renseignements plus explicites. Mais nous avons plusieurs réserves à exprimer à son sujet.

RUGENWALDE. 665

Les eaux de Royal, comme toutes les eaux peu caractérisées par leur minéralisation, peuvent s'appliquer à des cas très divers en apparence, parce qu'elles exercent leur action plutôt sur certaines conditions générales de l'économie, que sur tel état morbide en particulier. M. Nivct a justement caractérisé par l'atonie et Vanémie les conditions communes qui président aux applications de Royat ; il aurait pu y ajouter l'état névropathigue, auquel ces bains tempérés et à courant continu conviennent parfaitement. Mais la prédominance lymphatique y trouve déjà une appropriation moins déterminée, et surtout le rachitisme et la scrofule. Ce serait se faire une fausse idée de cette station, que de la considérer comme indiquée spécialement dans de pareilles circonstances. Il faut se garder de confondre certains effets salutaires, mais superliciels, qu'on peut y obtenir, avec une modification réelle et curative de la diathèse, que d'autres eaux minérales atteignent plus directement.

Le rhumatisme trouvera également une médication plus conforme à sa nature, près d'autres eaux formellement thermales, sauf le rhumatisme nerveux, que Royat peut plus justement revendiquer, bien que nous doutions qu'il lui fournisse une médication aussi bien appropriée que Néris, Bains, Luxeuil, Eoncaude. Nous rapprocherons plutôt à ce sujet Royal de Lamalou, pour les cas en particulier où l'anémie réclame une part spéciale dans l'indication.

Nous ne saurions encore accepter le rapprochement que M. INivet essaye d'établir entre Royat et le Mont-Dore. Jamais Royat ne se prêtera à la médication énergique et spéciale que le Mont-Dore doit à l'heureux emploi de sa thermal i té ; et si le Mont-Dore était uniquement usité sous les formes auxquelles se prèle seule la constitution des eaux de Royat, on verrait aussitôt changer le champ si remarquable de ses applications. Quant aux résultats obtenus dans les salles d'aspiration de Royat, poulies affections de l'appareil respiratoire, nous devons attendre des documents plus explicites, avant de les comparer à ceux revendiqué? par le Mont-Dore.

En résumé, nous pensons que les propriétés thérapeutiques des eaux de Royat gagneraient à être mieux définies et plus circonstanciées qu'on ne l'a fait jusqu'ici.

RUBENA (Espagne, prov. de Burgos).

Ferrugineuse bicarbonatée. Tempér., 13° centigr. L'analyse qualitative seule est indiquée. On emploie ces eaux en boisson dans les élats chloro -anémiques, en lotions sur les ulcères indolents.

rïgexwalde (Prusse, Pouiéranie). Dans la Baltique. Bains de mer.

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