ET DE
Pavillon ruiné. vérité.
Lit. Ut.
Acide carbonique libre et combiué. ... 0,19 0,32
Grain. Giam.
Carbonate de chaux 0,066 0,045
— de magnésie 0,079 0,101
Sulfate de soude 0,234 0,170
Chlorure de sodium 0,018 0,018
— de magnésium 0,095 0,077
Acide silicique 0,020 0,028
Matière orgauique et fer traces traces
Acide sulfhydrique ou sulfure de sodium » traces
(KuHLMANS.j
Ces sources jaillissent du terrain tertiaire où elles empruntent, du moins en partie, leur minéralisation. On rencontre autour d'elles une multitude de petits filets d'eau qui, en délayant la couche la plus superficielle du sol, composée d'humus et d'autres débris végétaux, forment des boues dont on tire à Saint-Amand un grand parti [voy. Boues].
L'établissement de Saint-Amand se compose d'un grand nombre de cabinets ou cases de bains de boue^ de cabinets de bains et d'appareils de douches. L'eau minérale y est aussi administrée en boisson.
Les eaux de Saint-Amand ne s'emploient guère en dehors des boues qui ont fait la renommée de cette station et qui la caractérisent réellement. Nous avons fait connaître à l'article Bofes le mode d'installation que l'on a consacré à ces dernières, ainsi que leurs principales applications. Il ne nous reste que peu de choses à ajouter sur ce sujet.
67C SAIINT-AMAND-R0CHE-SÀVI1NE.
C'est au rhumatisme qu'il fa n t rapporter presque exclusivement les maladies traitées à Saint- Amand. Mais ce n'est pas le rhumatisme luimême, le rhumatisme en puissance que l'on y traite, ainsi qu'on le fait à Aix (Savoie), à Chaudesaigues, h Néris, à Plombières, etc.; ce sont les altérations que cette maladie détermine dans les organes ou dans les tissus organiques qu'elle affecte. C'est donc une action simplement résolutive que l'on recherche à Saint-Amand.
Celte action est très puissante et n'est peut-être pas assez souvent invoquée. Cependant nous devons faire remarquer qu'elle est incomplète, en ce sens que, si l'application des boucs de Saint-Amand constitue une médication locale très énergique, elle n'offre que peu de ressources au sujet du traitement général, si souvent indiqué dans les cas de ce genre. Lors donc qu'il s'agit de combattre un état scrofuleux ou lymphatique dont la prédominance paraît commander la persistance des altérations locales, il vaut mieux recourir à des médications plus propres à le modifier, ainsi Bourbonne, Kreuznach, Uriage, les bains de mer, etc. Mais alors les boues de Saint-Amand viennent 1res efficacement compléter ce premier traitement, lorsque tout en améliorant la santé générale on n'aura point obtenu la résolution complète des lésions articulaires et autres.
Nous pensons que les eaux de Saint-Amand peuvent rendre encore de grands services dans les paralysies cérébrales ou autres, dans l'atrophie musculaire progressive ; mais cet ordre de faits y a été beaucoup moins étudié que celui dont nous venons de parler.
La découverte des eaux de Saint-Amand remonte à un temps immémorial. On sait qu'elles furent connues des Romains, à en juger par des vestiges de cette époque.
L'établissement, après avoir appartenu à l'Elat, est devenu la propriété du département. Il est à regretter qu'il n'offre pas de ressources suffisantes de distraction pour les malades que son ancienne réputation attire.
s.tivi'-i.Yi.ivr-ttocuivMiiiM': (France, Puy-de-Dôme, arrond. d'Ambert).
Trois sources ferrugineuses bicarbonatées, froides, qui jaillissent à une dislance assez éloignée les unes des autres et avec un débit peu considérable. Elles sont fréquentées par quelques malades du pays. Pas d'analyse; les eaux ne sont même pas captées.
La première se trouve au milieu des prairies, au sud-ouest et très près du bourg de Saint-Amant. La seconde, dite source de Chennailles, a son point d'émergence dans un pré et donne naissance à quelques conferves. La troisième, appelée source de la Fayolle, est au bord d'un