‹ Dictionnaire général des eaux minérales et d'hydrologie médicale (volume 2)Chapitre 226 sur 310 · SAISON · texte numérisé non relu

SAISON

Eau : un litre.

Lit.

Acide carbonique 0,160

Gram.

Sulfate de chaux 1 ,430

— de magnésie 0,580

Carbonate de magnésie 0,020

— de chaux 0,370

2,400 (Save.) Analyse 1res incomplète et qui mérite d'être recommencée. Les eaux minérales de Sainte-Marie, fréquentées par un petit nombre de baigneurs, ont paru réussir dans certaines maladies et spécialement contre les éphélides hépatiques. On les conseille encore dans les embarras gastriques, les engorgements du foie, de la rate, du pancréas, du mésentère, etc. (voy. Siradan).

SAlIVrE-QUITERIE-DE-TARASCON. Voy. TARASCON.

saison. Le mot saison, en langage hydrologique, est employé comme synonyme de traitement. On envoie un malade faire une ou deux saisons quelque part; on dit qu'on a fait une bonne saison, ou une longue saison. Celle expression incorrecte serait avantageusement remplacée par le mot cure, emprunté aux Allemands.

On se sert encore du mol de saison pour exprimer l'époque à la laquelle on a restreint arbitrairement l'usage des eaux minérales. On dit la saison thermale, et cette expression s'applique en réalité au temps pendant lequel un établissement thermal reçoit des malades.

Il nous paraît plus intéressant de prendre le mol saison dans son sens littéral, et d'examiner ici quelles sont les saisons les plus" favorables à l'administration du traitement thermal.

C'est une croyance généralement répandue, que les eaux minérales ne doivent être prises qu'à des époques déterminées, généralement assez restreintes et à propos desquelles on confond trop aisément l'usage médical des eaux, avec les convenances administratives des établissements, ou bien avec le cortège de distractions et de plaisirs qui, dans beaucoup de localités thermales, font partie intégrante de la question hygiénique et thérapeutique.

Au point de vue de l'action thérapeutique des eaux considérée en ellemême, il est évident que la saison qu'il fait ne saurait changer en aucune façon la manière dont elle s'exerce. Quelque idée que l'on se fasse de l'action intime et moléculaire des eaux, on ne saurait admettre que celte action change suivant la saison et se trouve soumise elle-même aux influences atmosphériques.

Mais il est des circonstances relatives au mode d'administration des

Page 1