SALIES
SALIES (France, Haute-Garonne, anond. de Saint-Gaudens). A 26 kilomètres de cette ville.
Deux sources froides, l'une sulfurée calcique, l'autre chlorurée sodique, qui jaillissent dans le voisinage de carrières de plâtre et à une petite distance l'une de l'autre.
La source sulfurée est peu abondante et non utilisée. Elle emprunte son principe caractéristique à la réduction du sulfate de chaux par les
matières organiques.
Eau : un litre.
— de magnésie 0'0220
Sulfure de calcium 0,1135
— de magnésium traces
Sulfate de chaux 1,2142
— de magnésie 0,2750
— de soude traces
Chlorure de sodium traces
Silice 0,0150
Alumine traces
Matière organique indét.
(FlLHOL.)
M. Filhol croit que c'est à tort qu'on néglige cette source, que sa constitution rapproche des eaux sulfurées calciques les plus riches, et qui pourrait sans doute rendre à la thérapeutique autant de services qu'aucune d'elles. Il y aurait d'autant plus d'intérêt à voir se développer une installation thermale, que le voisinage de la source chlorurée sodique permettrait d'effectuer une très heureuse combinaison.
La source chlorurée sodique se trouve sur le bord de la route qui conduit de Salies à Saint-Martory, à une petite distance de la petite ville de Salies. Elle n'est pas exploitée au point de vue médical, et cependant, dit l\I. Filhol, on pourrait en tirer un excellent parti en bains et en douches, ainsi que l'attestent quelques cures remarquables opérées à
diverses reprises.
Eau : un litre.
— de magnésium 0,438
— de potassium 0,060
SulTate de chaux 3,372 ... j
Carbonate de chaux 0,035
Silicate de chaux 0,062
Alumine 0,025
Bromure de magnésium
traces Oxyde de fer.
(Filhol, 1849.)