‹ Dictionnaire général des eaux minérales et d'hydrologie médicale (volume 2)Chapitre 233 sur 310 · SALINS · texte numérisé non relu

SALINS

jaillit avec un débit évalué à 2/i00 litres par jour. Des pompes aspirantes relèvent et la conduisent dans des bassins d'évaporation ; là elle abandonne une grande quantité de chlorure de sodium qu'on livre à la consommation générale, et une partie des eaux mères qu'on en retire sont utilisées pour la thérapeutique. Ces dernières sont ainsi constituées:

Chlorure de sodium 15,798

— de magnésium 3,175

— de potassium. . . 3,100

Bromure de potassium 0,170

Sulfate de soude 6,447

— de magnésie 1,989

— dépotasse 1,014

Eau 68,228

100,000 (Favre.)

II existe à Salins un établissement très bien installé qui contient U5 cabinets de bains, G cabinets de douches ordinaires et h de douches écossaises, plus une belle piscine dans laquelle l'eau, se renouvelle incessamment, et enfin un appareil hydrolhérapique complet où l'on administre soit l'eau salée, soit l'eau pure.

Les eaux de Salins sont surtout intéressantes en ce qu'elles permettent d'effectuer un traitement par les eaux mères, que, jusqu'à ces dernières années, on n'avait rencontré qu'en Allemagne près de Kreuznach et de Nauheim en particulier. La forte minéralisation de l'eau et le défaut d'acide carbonique ne permettent de l'administrer à l'intérieur qu'en très faible proportion. On en facilite l'usage en y introduisant artificiellement de l'acide carbonique.

Ces eaux représentent une médication essentiellement altérante, très tonique et facilement excitante. Sa spécialisation la plus formelle est la scrofule, le lymphatisme, l'atonie. Toutes les manifestations de la scrofule, pourvu qu'elles se présentent sous une forme torpide, rentrent dans l'application de ces eaux. Les engorgements ganglionnaires, les tumeurs blanches, les caries, les scrofulides, rencontrent à Salins une médication très active et qui leur est très appropriée. La scrofule paraît atteinte nonseulement dans ses manifestations, mais encore dans sa constitution diathésique.

On traite encore à Salins des paralysies, des rhumatismes; mais ce ne sont là que des applications très secondaires de cette station thermale.

salins (Savoie, Tarentaise). Village dans une étroite vallée, au milieu de montagnes calcaires, à 1 kilomètre environ de Moûtiers. Deux sources.

SALT-EN-DCmZY. 717

Chlorurée sodi que. Tempér. , 38° cenligr.

Eau : tin lilre.

Gr:im.

Gaz acide carbonique 0,68

Chlorure de sodium.. -10,22

— de magnésium 0,30

Sulfate de chaux 2,40

— de magnésie 0,52

— de soude 0,98

Carbonate de chaux 0,75

— de fer 0,15

Bromure de sodium quant, indét.

16,00 (Berthier.)

M. Reverdy a signalé dans ces eaux une petite quantité de sels de potasse; elles contiendraient un iodure, d'après M. Calloud, qui y a constaté également la présence de l'arsenic.

Leurs propriétés thérapeutiques sont en rapport avec la remarquable composition qui leur assigne un rang élevé parmi les eaux de la même classe. Elles s'adressent surtout à la scrofule et à ses manifestations, subsidiairement aux rhumatismes, aux affections arthritiques, aux états chloro-anémiques et aux troubles menstruels dépendant du lymphatisme, aux maladies cutanées d'un ordre analogue. Toute disposition aux congestions et aux névropathies les contre-indique.

Un établissement thermal, avec bains et piscine, dessert les sources chaudes de Salins depuis -1840.

Il est à remarquer qu'à deux reprises les tremblements de terre, celui de Lisbonne en 1755, et une autre secousse arrivée en 1868, ont fait varier leur régime. Le premier les a taries pendant quarante-huit heures, leur direction a été changée en second lieu.

Station agréable et digne d'intérêt.

salles (France, Haute-Garonne). Dans la vallée de Luchon et à moitié chemin de Juzet à Salles.

Ferrugineuse bicarbonatée. Tempér., 15°.

Source qui jaillit par plusieurs ouvertures, au milieu d'attérissements, et fréquentée par un petit nombre de malades qui suivent le traitement de Luchon. Pas d'analyse.

Au-dessus du village de Salles, M. Lambron signale une autre source qu'il croit minéralisée par du crénate de fer, et qui marque 110, 5.

susititow Voy. Sarhkguemines.

s\i.t-i.\-im>"\zi (France, Loire). Au centre du village, dans la cour d'une maison et au bord de la Loyse.

Ferrugineuse bicarbonatée. Tempérée.

La source de Sait jaillit au pied de coteaux granitiques, mais elle n'est

718 SALZ.

pas capléc. Pas d'analyse, et cependant elle était très utilisée autrefois; elle est maintenant à peu près délaissée. SALZ (France, Aude).

Chlorurée sodique.

Quoique l'eau dont nous parlons ici ne provienne pas de sources, du moins directement, et qu'elle ne soit qu'une eau courante, la proportion et la nature des sels qu'elle contient lui donnent un tel caractère d'étrangeté que l'on ne peut s'empêcher de la considérer d'abord comme une eau minérale, ensuite de la classer parmi les chlorurées les mieux définies. Elle emprunte ses principes minéralisateurs, en très grande partie du moins, aux sources salées de Sougraines et Bugarach qui lui sont a 111 u en tes.

La Salz est une petite rivière qui se trouve à une courte dislance des eaux thermales de Rennes (Aude) et qui baigne même une partie de l'établissement des Bains-Forts. On utilise et sa proximité et la nature spéciale de ses principes minéralisateurs pour en composer des bains et des douches, et souvent la mélanger avec l'eau thermale du Iiain-Fort. Voici sa composition :

Eau : un litre.

Acide carbonique traces

Carbonate de chaux » « -»«

— de magnésie )

Sulfates de soude et de magnésie 1,030

— de chaux 1,010

Chlorure de sodium

— de magnésium i

— de potassium ... indét.

Silice , alumine ) .

Phosphate d'alumine ou de chaux j

Carbonate ou crénate de fer inapp.

Matière organique indét.

4,8b0 (0. Henry, 1839.)

D'après M. Cazaintre, le débit par vingt-quatre heures de l'eau de la Salz serait de 8,000 hectolitres environ.

Depuis plusieurs années on a eu l'idée d'administrer cette eau en boisson ; prise à la dose de huit à dix verres, elle est purgative.

Pour ce qui concerne le mode d'administration de cette eau salée, elle est amenée dans les cabinets de bains de manière à pouvoir être mêlée à l'eau thermale. A cet effet, trois robinets sont adaptés à chaque baignoire, l'un pour l'eau minérale refroidie, l'autre pour l'eau thermale à sa température naturelle, et le troisième robinet pour l'eau salée; il en est de même pour les douches.

L'observation a prouvé qu'elle secondait puissamment l'action des

SALZBRUNN. 719

eaux de Rennes. Ainsi elle est douée de propriétés résolutives très marquées, et elle est très efficace pour fortifier la constitution des enfants et combattre les engorgements de nature scrofuleuse chez les individus lymphatiques (docteur Cazaintre, Gazette des eaux) [voy. Ulnines].

salzbri \\ (Prusse, Silésie, rég. de J3reslau). Village dans une jolie vallée, sur le Salzbach. Altitude: 1200 pieds.

Les sources, au nombre de dix, sortent du grauwacke, que traversent des roches basaltiques et porphyriques ; deux sont principalement employées en boisson, YOberbrunnen et le Mùhlbrunnen; nous donnons leur composition.

Bicarbonatée sadique. Tempér. , 8 à 9° centigr.

Oberbrunnen. Mùhlbrunnen.

Gram. Gram.

Carbonate de soude 1,057 = 0,970

— de chaux 0,242 = 0,254

— de magnésie 0,120 = 0,225

— de fer 0,008 == 0,004

Sulfate de soude 0,477 = 0,313

Chlorure de sodium 0,134 = 0,074

Acide silicique 0,028 = 0,036

Cent. cub. Cent. cub.

Gaz acide carbonique 153 = 140

(Fischer.)

On utilise en bains deux autres sources, le Sommer- K ramer et le Heilbrunnen, lesquelles renferment une proportion infiniment moindre de principes fixes et sont surtout minéralisées par des sels calciques et magnésiens. La cure du petit-lait s'associe à ces divers moyens sur une grande échelle.

C'est surtout dans les affections catarrhales des organes respiratoires que Salzbrunn est recommandée. Si leur emploi ne peut-être considéré comme antidiathésique à proprement parier, du moins il s'applique à certains cas de phthisie que prédomine un état névropathique ou pléthorique. On attribue aussi à ces eaux une action légèrement dérivative sur la muqueuse intestinale, qui en indiquerait l'emploi dans les troubles dyspeptiques tenant à la stase ou pléthore abdominale. Il est à remarquer que, si l'altitude de cette localité lui assure une grande pureté d'air et de bonnes conditions hygiéniques, elle participe trop souvent aussi aux intempéries du climat des montagnes pour convenir à tous les sujets atteints de lésions pulmonaires.

Station bien aménagée et très fréquentée.

720 SALZSCHLIKF.

vu, zii il s i-.\ (Allemagne, Hesse, Darmsladt). Salines dans le Wetteran.

Chlorurée sodique. Terapér. , 15° centigr.

Eau : un litre.

Giam.

Chlorure de sodium 9,433

— de calcium 0,087

— de magnésium 0,800

Sulfate de chaux 0,803

Carbonate de chaux 0,567

— de fer 0,016

Silice 0,011

Bromure de sodium 0,000334

Chlorure de lithium, phosphate d'alumine. . . . \

Acides crénique et apocréuique [ traces

Matière organique )

Acide carbonique 0,271

11,988334 (Liebig, 1844.)

Ces eaux sont administrées en boisson, à la dose de quatre à six verres, soit pures, soit associées à du lait. On les mêle à de l'eau pure pour le bain ; dans certains cas, il y a addition d'eaux inères. Des appareils de douches et d'inhalation complètent les ressources du traitement dans l'établissement de Salzhausen. Les scrofules forment la spécialisation de cette station.

sxi.j.si m nti (Allemagne, élect. de Hesse-Cassel). Près de Fulda, dans une vallée entourée de montagnes où prédominent les roches basaltiques, le keuper et le grès bigarré.

Chlorurée sodique. Tempér. ?

Eau : un litre.

Gram.

Acide carbonique 1 ,6457

Chlorure de sodium 10,1163

— de magnésium 1 ,0896

— d'ammonium traces

lodure de magnésium 0,0019

Bromure de magnésium 0,0047

Sulfate de potasse 0,1602

— de suude 0,1521

— de chaux 1 ,5733

Carbonate de chaux 0,6533

— de magnésie 0,0085

— ferreux 0,0096

Silice 0,0114

Chlorure de lithium, phosphate de chaux \

Carbonate de manganèse, acides crénique et > traces

apocréuique, matières organiques )

15,4296 (Fresenius et Will, 1845.) Il y a un établissement de bains, nommé aussi Augustenbad.

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