‹ Dictionnaire général des eaux minérales et d'hydrologie médicale (volume 2)Chapitre 239 sur 310 · SAUTE-VEAU · texte numérisé non relu

SAUTE-VEAU

SAULCE (La) (France, Hautes-Alpes, arrond. de Gap). A 17 kilomètres de celte ville.

Chlorurée sadique. Tempér., de 15 à 23°.

Une source peu abondante jaillissant des terrains métamorphiques.

Eau : un litre.

Gram.

Chlorure de sodium 2,135

— de calcium 0,072

— de magnésium 0,033

Bromure alcalin traces

Carbonate de chaux 0,237

— de maguésie 0,008

Oxyde de fer 0,010

Silice 0,019

Matière organique traces

(NlEPCE.)

Applications non spécifiées.

sault (France, Vaucluse, arrond. de Carpentras). Près du faubourg de la Loge.

Sulfurée calcique. Tempér. , froide.

Eau : un litre.

Gram.

Acide sulfhydrique 0,01

Sulfure de calcium 0,02 '

Sulfate de chaux 1,70

— de soude et de magnésie 0,30

Bicarbonates de chaux et de maguésie 0,40

Chlorures de sodium et de calcium \

Silice, alumine, oxyde de fer (sesquioxyde) > 0,07

Matière organique \

2,50 (0. Henry. 1860.)

Quoique le caractère minéral de l'eau de la source de Sault soit bien reconnu, néanmoins l'Académie de médecine n'a pas cru devoir accorder encore l'autorisation d'exploiter, par le motif que le degré de sulfuration est très peu élevé.

SAULX (France, Nièvre). A 2 kilomètres et demi environ de Decize.

V Annuaire des eaux de la France signale la source de Saulx qui jaillit au milieu d'un pré, et qui, d'après une ancienne analyse, ne contiendrait pas moins de 6 grammes de principes fixes, constitués par du sulfate de soude, des bicarbonates de soude, de chaux, de magnésie et de fer.

Nous manquons de détails précis sur la constitution, la nature et l'emploi de celte eau minérale.

saute-veau (France, Cantal, arrond. de Murât). A 35 kilomètres de cette ville.

Ferrugineuse bicarbonatée. Téhripéf. , 1 1 ° , 7 5 .

Bicarbonatée sodique. Froide.

A un kilomètre est du bourg Condat et dans un lieu appelé Saouto- Vedel ou Saute-Veau, jaillissent à une petite distance les unes des autres trois sources, dont deux sont ferrugineuses et la troisième bicarbonatée sodique.

Il n'existe pas encore d'analyse de l'eau de ces sources ; M. le docteur Moargtîyê y a seulement constaté la présence d'une certaine quantité d'acide carbonique, et de h grammes 20 centigrammes de sels qui se composent de sulfates de soude et de magnésie, de carbonates de chaux, de magnésie et de fer (Nivet, Eaux minérales du Cantal).

L'eau minérale de San te- Veau, qui porte encore le nom d'eau de Condat, est utilisée par un certain nombre de malades appartenant à la localité, contre les engorgements des viscères abdominaux et dans les diverses affections que l'on combat ordinairement par les eaux bicarbonatées sodiques et ferrugineuses, dérangements de la digestion, anémie, etc.

S.tUXiLLANGES (France, Puy-de-Dôme, arrond. d'fssoire). A 1 kilomètre nord-ouest de Sauxillanges près du chemin de Fiat.

Bicarbonatée sodique. Froide.

Une seule source qui porte le nom de la Beveille.

Eau : un litre.

Grain.

Bicarbonate de soude 2,0577

— de magnésie 0,0910

— de fer traces

Sulfate de soude 0,0200

Chlorure de sodium 0,0600

Silice 0,0350

Perte 0,1300

2,7385 (Nivet, 1845.)

RI. Nivet indique celte analyse comme approximative, n'ayant pas puisé l'eau lui-même à la source; il considère celle-ci comme utile dans les digestions lentes et pénibles, la goutte, la gravelle, et dans la chlorose, l'anémie, les engorgements du foie ou de la rate.

SAA'ERGIVOLLES (France, Cantal, arrond. de Mauriac).

M. NiVet signale dans la commune de Champagnac, et sur la rive gauche delà Dordogne, une source qui jaillit du gneiss, recherchée par les chlorotiques et les personnes atteintes de dyspepsies, de migraines, etc. Pas d'analyse : nous supposons néanmoins que l'eau appartient aux ferrugineuses bicarbonatées froides.

SAVEUR DES i:\l\ MIM J!\l I S. Vov. EAUX MINÉRALES.

7o2 SAVOIE (ANCIENNE PROVINCE DE).

SAVOIE (Ancienne province de). La Savoie renferme beaucoup de sources minérales, dont on a évalué récemment le nombre à quarantedeux. Une remarquable collection de vingt-huit échantillons de ces eaux figurait à l'Exposition universelle de 1855. Depuis lors, AL Calloud, qui avait procédé avec soin à leur classement, constata l'existence de douze nouvelles sources dignes d'intérêt. Sur la proposition de ce savant chimiste, la Société médicale de Chambéry a fait dresser une carie de l'hydrologie minérale de la Savoie, rapprochant les variétés des eaux avec leur situation géologique respective. Nous empruntons aux comptes rendus des travaux de cette compagnie, publiés en 1859, la plupart des détails qui vont suivre, sauf les changements de désignations que nous croyons devoir mettre en harmonie avec la classification que nous avons adoptée.

La Savoie est couverte par des rameaux détachés des Alpes. Dans la division de la basse Savoie, comprenant la chaîne sous-alpine, se trouvent les terrains thoarcien, oxfordien, oolithique, néocomien, nummulilique, mollassique et diluvien. C'est dans celte zone que se rencontrent toutes les eaux bicarbonatées et la presque totalité des sources sulfurées. Dans la division de la haute Savoie, formant le grand massif de la chaîne alpine, on remarque les terrains liasique, métamorphique, anthracifère, talqueux et granitique. C'est dans ce massif que se trouvent les eaux chlorurées et les sulfatées. Quant aux eaux ferrugineuses, elles abondent dans les deux divisions géologiques.

Sur les quarante-deux sources rassemblées dans un nouveau groupement, il y a deux ans, par la Société médicale de Chambéry, on n'en compte que 12 thermales, appartenant aux sulfurées, aux chlorurées et aux sulfatées; les trente autres sont froides, soit 10 sulfurées, 2 chlorurées, h sulfatées, k bicarbonatées, 12 ferrugineuses.

M. Calloud, entre autres remarques générales, a constaté un dégagement très abondant de gaz acide carbonique dans les eaux qui sourdent au milieu des terrains liasiques et cristallisés des vallées de la Maurienne, delà Tarenlaise, de la haute Savoie et du haut Faucigny. Dans celle-ci la proportion des sulfates et des chlorures dépasse considérablement celle des carbonates. Ce fait s'observe même dans les eaux froides à faible minéralisation, qui n'ont pas parcouru les terres à une grande profondeur. Le sulfate de chaux et le chlorure àe sodium prédominent parmi les sels que contiennent ces eaux. Cette circonstance, nous l'avons déjà énoncé (Voy. Alpes), tiendrait, d'après M. J. François, aux rapports de voisinage des gisements de gypse plus ou moins salifère et des eaux minérales qui s'observent de l'Isère au massif du Mont-Blanc et au delà, près des limites du schiste talqueux.

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