SIBÉRIE. 76S
II exislc à Sermaize un élablissemeirt thermal qui contient 12 cabinets de bains et un appareil de douche descendante on jet unique, ou en pluie, qui sont alimentés par de l'eau minérale chauffée dans une chaudière close.
Les eaux de Sermaize sont purgatives et diurétiques (Chevillion et Calloud, Notice sur les eaux minérales de Sermaize, 1851). L'effet purgatif ne se fait guère sentir que pendant les huit premiers jours du traitement ; mais l'effet diurétique persiste jusqu'à la fin. Ces eaux sont facilement tolérées à des doses considérables, ainsi cinq ou six litres par jour. Elles augmentent l'appétit, tonifient d'une manière sensible. Le traitement est surtout interne.
Suivant M. Chevillion elles sont particulièrement utiles dans la chlorose et l'aménorrhée, dans l'anémie suite d'hémorrhagies, dans l'atonie provoquée par des causes dépressives, telles que perles séminales ; dans la dyspepsie et la gastralgie, les engorgements du foie, l'acné simple, la gravelle, le catarrhe vésical, les scrofules, le lymphalisme, les fièvres intermittentes rebelles.
il faut, dans celte énumération, faire la part d'une médication tonique, légèrement révulsive par son action purgative et diurétique., et aussi de la grande quantité de liquide qu'elle permet d'absorber sans inconvénient. Riais il ne faudrait pas y voir une médication directement appropriée à quelques-uns des étais diathèsiques mentionnés.
serneus (Suisse, canton des Grisons). Bains à 12 kilomètres de ceux de Fidéris, dans la vallée de Prelligau. Altitude: 35A0 pieds, source sulfweuse froide, employée contre les maladies de peau et les rhumatismes.
SERPENTIN. Voy. KÉFRIGÉRATION.
sétif. Voy. Hammam- Sétif.
KH4P (Angleterre, comté de Westmoreland). A proximité de Gilsland, sur l'océan Atlantique; bains de mer, et source minérale signalée comme chlorurée calcique froide, et utilisée dans les affections strumeuses.
shotlei (Angleterre, comté de Northumberland). Source chlorurée calcique et ferrugineuse qui a été longtemps renommée pour le traitement des affections scrofuleuses.
SIBÉRIE. La Sibérie, dans sa partie montagneuse que constituent les chaînes de l'Oural, possède beaucoup de ces sources minérales, les unes ferrugineuses sulfatées, les autres signalées comme thermales par les voyageurs. Il ne parait pas qu'elles aient reçu des appropriations médicales. Au milieu des steppes sablonneuses de cette contrée, on trouve de nombreux lacs salés, d'où s'extrait un sel employé comme médica-
766 8IERR,
ment, el que nous pensons être du sulfaté de magnésie [voy. Asie. Bar-
gouziinrs. Kamtchatka].
sicile. De nombreuses sources minérales se rencontrent dans celle contrée, en rapport avec un sol, tantôt granitique el volcanique, comme cela se voit à l'extrémité nord-est de l'île et autour de l'Etna, tantôt constitué en majeure partie par des terrains calcaires. Les eaux thermales, rentrant toutes dansla classe des Sulfurées, ne forment pourtant qu'un «roupe restreint ; telles sont Alcamo, Ali, Cifalu, Sciacca, Sclafanl. Au contraire, les eaux froides, sulfurées, chlorurées sodiques, ferrugineuses bicarbonatées, sont très fréquentes. All'io Ferrara a fait de ces sources l'objet d'un traité spécial (Memoria sopro le acque délia Sicilia, etc., Londres 1811). Depuis la publication de cet ouvrage, il ne paraît pas que les bains de la Sicile aient reçu des appropriations convenables, el soient sortis du cercle de leur notoriété locale. INous avons relaté celles de ces eaux dont l'analyse est connue ou offre le plus d'intérêt.
sierk (France, Moselle, arrond. de Thionville). A 18 kilomètres de cette ville, à U6 kilomètres de Metz et sur le lerriioire de la commune de Basse-kontz. Altitue : 150 mètres.
Chlorurée sadique. Tempér. , 11°, 96 à ÏT,Uù centigr.
Deux sources voisines l'une de l'autre, et qui pourraient être facilement réunies en une seule, jaillissent des marnes inférieures du muschelkalk. L'une d'elles, la plus importante et la seule qui ait été jaugée débite 1U0,000 litres d'eau par jour.
Analyse Analyse
de M. Hautefeuille. de M. Oieu.
Grani. Giain.
Chlorure de sodium 7,593 S, 286
— ' de potassium 0,443 0,034
— de calcium 2,786 2,281
— de magnésium 0,269 0,296
Bromure de magnésium non dosé 0,09 i
lodure de magnésium » faibles traces
Sulfate de chaux 0,736 1 ,38S
Carbonate de chaux 0,325 0,233
— de magnésie 0,122 0,042
— de protoxyde de fer. non dosé 0,034 Phosphate basique de fer.... 0,018 »
Silice 0,021 0,014
Manganèse, alumine. . » traces
Matières organiques traces faibles traces
Les deux sources de Sierk ou de Basse-Kontz jaillissent à une très petite distance de celle de Mondorff, obtenue par un forage artésien afin de rechercher du sel gemme, et la grande analogie de composition entre ce t> sources fait supposer qu'elles ont une origine commune.
SILICIQUE (A(U)E) El SILICATES. 767
Los eaux de Sierck sont seulement utilisées en boisson; mais la nature spéciale des principes qu'elles contiennent ne s'oppose en rien à ce qu'elles soient échauffées artificiellement, afin de les faire servir en bains et en douches (Grellois, Etude sur les eaux min. de Sierk, 1859).
silice. Voy. SlUCIQUE (acide) et Silicates.
silici<£&e (Acide) et SILICATES. On peut dire d'une manière générale que toutes les eaux minérales, à quelque classe qu'elles appartiennent, renferment de l'acide silicique soit libre, soit combiné : et comment en serait-il autrement lorsqu'on sait que les silicates font partie de toutes les formations géologiques, et qu'ils sont les agents principaux à l'aide desquels les eaux se minéralisent.
L'acide silicique est supposé exister dans les eaux minérales, tantôt à l'état de liberté, et c'est le cas le plus ordinaire, tantôt en combinaison avec la soude, la potasse, la chaux, la lithine, la magnésie et l'alumine. On admet dans celle dernière circonstance qu'à la faveur d'une forte pression et d'une température élevée, les silicates naturels peu solubles dé la nature, entrent en dissolution. Il est vrai d'ajouter que, jusqu'à présent, la chimie n'a pu constater si l'acide silicique existe dans les sources à l'état de liberté ou de combinaison.
D'après noire manière de voir, les silicates ne peuvent se rencontrer (jue dans les sources qui n'entraînent pas avec elles de gaz carbonique, sulfhydrique et de bicarbonates. Toutes les fois en effet que les silicates solubles sont en présence de ces gaz, des bicarbonates alcalins et d'une grande quantité d'eau, ils se décomposent en acide silicique qui, étant à l'état naissant, entre en dissolution et il se forme d'abord des carbonates neutres, puis des bicarbonates ou bien des sulfures, si c'est l'acide sulfhydrique qui domine. On conçoit dès lors comment dans les eaux sulfurées sodiques et dans quelques sources absolument privées d'acide carbonique libre (Plombières), l'existence des silicates est compatible avec les faits, et comment l'acide silicique peu soluble de sa nature peut exister dans les eaux minérales en assez grande quantité. Il n'est pas rare de rencontrer des sources qui contiennent jusqu'à 0»r,l et 0gr,2 d'acide silicique par litre d'eau, alors que la source des principes fixes ne s'élève pas à plus de 2 grammes pour le même volume de liquide. Un litre d'eau du grand geysier renferme, suivant M. Descloiseàux, 0sr,519 d'acide silicique pour lgl',2225 de résidus salin.
L'acide silicique est l'un des principes élémentaires que l'analyse parvient à séparer et à doser avec le plus d'exactitude; pour cela, on fait évaporer dans une capsule de porcelaine, et jusqu'à sicciié un ou deux litres d'eau minérale. Le résidu est additionné d'acide chiorhydrique étendu de 5 à 6 fois son volume d'eau distillée, on fait évaporer ce nouveau
768 SIRÀDAN.
mélange jusqu'à siccité, on verse dans la capsule une nouvelle quantité d'acide clilorhydrique libre et on abandonne le tout sous une cloche pendant plusieurs heures. Tous les sels convertis en chlorures se dissolvent tandis que l'acide silicique se dépose sous la forme d'un précipité gélatineux : on porte la capsule sur un bain de sable, on y ajoute une certaine quantité d'eau et on recueille le dépôt sur un filtre qu'on lave à plusieurs reprises avec de l'eau distillée tiède. L'acide silicique est ensuite placé avec son filtre dans une nacelle de platine pesé et calciné à une température élevée.
Il arrive le plus ordinairement que le dosage de l'acide silicique est complémentaire du dosage de l'oxyde de fer, de la chaux, ou de la magnésie.
SINZIG (Prusse, Prov. rhénane). A proximité du Rhin, dans la vallée de l'Aar.
Chlorurée sadique. Tempér. , 12° centigr.
Eau : un litre.
G l'uni.
Chlorure de sodium 1,798
Carbonate de soude 0,805
— de chaux 0,139
— de magnésie 0, 1 56
Sulfate de soude 0,029
2,969 Gaz acide carbonique 1 volume
Cette analyse a été faite récemment dans le laboratoire de Heidelberg.
La source sort de la grauwacke et dégage assez de gaz acide carbonique pour qu'il y paraisse dans sou \oisinagc. Elle ne renferme aucune trace de fer.
On l'emploie comme eau de table et, médicalement parlant, non-seulement dans les dyspepsies, mais encore dans le traitement des affections catarrhales de l'appareil respiratoire, comme succédanée des eaux d'Ems. Elle se transporte.
SIRADAN (France, Hautes-Pyrénées, arrond. de Bagnères-de-Bigorre). A Zi8 kilomètres de Bagnères et à 1 kilomètre de la station de Sainte-Marie.
Sulfatée calcique. — Ferrugineuse bicarbonatée. Froides.
Il existe à Siradan quatre sources, deux sulfatées calciques, et deux ferrugineuses bicarbonatées. Les premières alimentent un établissement thermal de construction récente et très bien installé, les secondes sont employées en boisson.
1° Source sulfatée calcique.