‹ Dictionnaire général des eaux minérales et d'hydrologie médicale (volume 2)Chapitre 66 sur 310 · L.4CCO. VOV. ISCHIA · texte numérisé non relu

L.4CCO. VOV. ISCHIA

Ltcoxicoi. Partie de la cbambre tbermale, ou caldarium, dans les bains romains, consistant en une alcôve demi-circulaire, échauffée par une fournaise et des tuyaux qui traversaient le plancher et l'intervalle des murs creusés à cet effet. Au centre était le labrum, bassin plat servant aux lotions, et immédiatement au-dessus il y avait une ouverture circulaire qui pouvait être ouverte ou fermée à l'aide d'un disque de métal (clypeus), suivant qu'on voulait augmenter ou diminuer la chaleur (Vitruve, VIF, 10; V, 40, Dictionn. de Rica.). La même disposition se retrouve dans les bains de l'Orient [voy. Bains].

EACTESCEXCE. Voy. DÉGÉNÉRESCENCE.

LAC'YILLERS (France, Doubs, arrond. de Pontarlier). Ferrugineuse bicarbonatée. Froide.

Eau : un litre.

Azote avec un peu d'oxygène indéterm.

Acide carbonique libre 1/4 du vol.

Gram.

Bicarbonate de chaux 0,907

— de magnésie 0,150

Chlorure de sodium 1

Sulfate alcalin et sel de potasse ) '

Sel ammoniacal traces

Crénate et silicate alcalin 0,280

Crénatede fer 0,110

Acide silicique et alumine 0,144

Iodure traces

Matière organique id.

(0. Henry.)

La source de Lac-Villers a été découverte depuis un petit nombre d'années seulement; quant à sa valeur thérapeutique, aucun auteur n'en fait mention.

LAEMXOLI (Suisse, canton de Saint-Gall). Bains situés dans un faubourg de la ville de Saint-Gall. L'eau est un peu sulfureuse, et l'installation en est bonne. Aucune mention ni de température ni d'analyse. Ces bains sont très fréquentés en été.

234 LALL1AZ.

mer (Allemagne, roy. de Hanovre). Village dans l'arrondissement d'Osnabruck, à proximité d'Ibnrg.

Chlorurée sodique. Froide.

Eau : un litre.

Grau],

Chlorure de sodium 11 ,892

— de magnésium 0,876

Sulfate de chaux 0,910

— de soude 0,020

— de magnésie 0,382

Iodures et bromures non déterm.

Cent. cub.

Gaz acide carbonique 0,259

(Wigger, 1846.)

Ces eaux sont employées, en boisson et en bains, dans le traitement des scrofules. Etablissement récemment installé et placé dans de bonnes conditions.

Mi.oM. Les boues minérales, connues en Toscane sous le nom de Lagoni, et ricbes en acide borique, ne sont employées qu'à des usages vétérinaires.

mu ont (France, Ardennes, arrond. de Mézières).

Ferrugineuse bicarbonatée. Froide.

Eau : un litre.

ut.

Acide carbonique 0,019

Giani.

Carbonate de chaux ) . nn ,,

— de magnésie )

— de fer 0,0400

Sulfate de chaux. 0,0365

— decalcium. j

— de magnésium )

Acide silicique 0,0045

Perte 0,0077

' 0,1260 (Amstein.)

On ne possède aucun renseignement précis sur la température et l'importance de celte eau minérale au point de vue thérapeutique. On remarquera que cette source est la seule qui soit signalée dans la cinquième région géographique des eaux minérales de la France (voy. France).

■ au i \/ (Suisse, canton de Vaud). Établissement de bains, à 8 kilomètres de Vevay et à 1k kilomètres de Lausanne. Altitude : £i9iô pieds.

Sulfurée calcique. Tempér. , 8° centigr.

Eau : 16 onces. Eau : un Ulre.

Grains. Gram.

Sulfate de chaux 13,12 — 1,626

— de soude 6,72 = 0,833

Carbonate de chaux 1,92 = 0,238

— de soude 0,08 = 0,009

Chlorure de sodium 0,67 = 0,083

Pouc. cub. Cent. culi.

Gazhydrogène sulfuré et azote. 1,390 «=■ 79,5

(Strcve.)

Plusieurs sources, dont une seule considérable, et sortant d'un terrain schisteux. Ces eaux s'emploient en boisson dans les affections dyspeptiques, el en bains dans le traitement des maladies de la peau. On suit également la cure du petit-lait. Aménagement convenable et site alpestre.

LA MALOU (France, Hérault, arrond. de Béziers, près du village de Villecelle). A Ih kilomètres de Montpellier, 824 de Paris. Altitude : 194 mètres.

Ferrugineuse bicarbonatée. Tempér., 16° a 35° centigr.

La station de La Malou comprend trois établissements :

La IMalou-le-bas,

La Malou-du-centre,

La Malou-le-haut.

Les buvettes de Capus, du petit Vichy, de la Vernière et de la Mine.

Les sources y sont nombreuses et de températures variées. Elles font partie d'un groupe qui s'est fait jour au travers des micaschistes, le long des berges du ruisseau de La Malou, et qui s'étend de la rivière d'Orbe jusqu'à Saint-Gervais, au pied des contre-forts du mont Carrouch. En remontant le vallon, on trouve successivement, d'après la notice siatisiique et médicale de M. le docteur Privai (1858) et les études de MM. Boissier et J. François :

La source de la Vernière (buvette) 17°

— Cardiual (petit filet) 24°

— la Veyrasse froide

— de La Malou-le-bas (bains, douches et buvette). . 34° à 35°

— Petite 34°

— de Capus (buvette) 22°,80

— de La Malou- du-centre (bains, douches) 28°

Id. (petite source) (buvette). 16"

— de La Malou-le-haut (ancienne source) 31°, 50

— Id. (nouvelle source) 34° à 35°

— du Petit-Vichy (buvette) 23°

— de la Mine (buvette) 21 °

Ce sont les sources aujourd'hui exploitées; il y eu a plusieurs autres réparties sur les rives du ruisseau, notamment à rentrée d'anciennes galeries de mines de cuivre et de plomb. De ce nombre se trouve la buvette de la Mine.

Chacun des trois établissements indiqués ci-dessus, et échelonnés sur la berge droite du vallon, administre des bains de baignoires et de piscines, et des douches.

La source de La Malou-le-bas sort au pied du coteau de l'Usclade, d'une ancienne recherche de mine, et alimente un établissement très médiocrement installé. En voici la composition :

Eau ; un litre.

Lit.

Acide carbonique 0,8280

Gram.

Bicarbonate de soude 0,771 1

— dépotasse 0,1242

Carbonate de chaux 0,4528

— de manganèse 0,1 S63

Peroxyde de fer 0,025 1

Sulfate de soude traces

Chlorure de sodium 0,0187

Acide silicique 0,0638

Alumine 0,0302

Matière organique azotée quant, indét.

1,6722 (Bérard.)

MM. Bérard et Chevallier ont décelé en outre dans l'eau de cette source la présence certaine d'un principe arsenical.

La source est intumescente: ainsi, à diverses époques de l'année, l'eau s'annonce par un dégagement de gaz non respirable, et en quantité telle, que les baigneurs sont obligés de sortir des bassins: elle devient pendant dix à douze minutes beaucoup plus abondante, après quoi la source reprend son niveau habituel. On remarque que, pendant la période de l'intumescence, l'eau est fortement colorée en jaune et marque jusqu'à h 5°.

A 25 mètres environ de celle-ci, se trouve la petite source qui n'est probablement qu'un naissant du grilTon principal, et qui a aussi une composition identique. On l'utilise seulement comme buvette et pour alimenter une petite piscine.

A 600 mètres au-dessus de La Malou-le-bas, on trouve la buvette de Capus, et les bains de La Malou-du-centre, récemment améliorés.

Enfin à 600 mètres à l'amont de ces derniers bains et par une belle avenue plantée de châtaigniers, on arrive aux bains de La Malou-le-haui, ou bains Audibert. Cet établissement, reconstruit sur les plans de M. J. François, renferme deux grandes piscines, des bains de famille,

des bains avec douches, des douches spéciales, une buvette. Il est alimenté par l'ancienne source, et surtout par la source nouvelle, produite en 1858 par un sondage fait sous la direction de M. J. François. Elle débite de 380 à 390 000 litres à 35 degrés. On doit utiliser le gaz carbonique pour douches et injections. iNous donnons la composition de cette source :

Eau : un litre.

Lit.

Acide carbonique libre et combiné 1,2649

Azote 0,0063

Oxygène 0,0044

Gram.

Carbouale de soude 0,3653

— de fer, crénatc et apocrénate 0,0221

— de manganèse 0,0060

— de chaux 0,4000

— de magnésie 0,0667

Sulfate de soude 0,0458

— de ebaux 0,0270

Chlorure de sodium 0,0085

Phosphate d'alumine 0,0027

Acide silicique 0,0180

Alumine 0,0050

Matière organique azotée 0,0599

1,0270 (Audouard, Bernard et Martin.)

L'établissement de La Malou-du-centre, situé à 300 mètres environ du précédent, contient deux piscines dans lesquelles douze personnes peuvent se baigner à la fois, six baignoires et deux douches. La température de l'eau est de 28°. Voici sa composition :

Eau : un litre.

Lit.

Acide carbonique libre et combiné 1,6865

Azote 0,0084

Gram.

Carbonate de magnésie 0,0719

— de soude 0,3677

— d'ammoniaque 0,0052

— de chaux 0,4275

— de manganèse 0,0060

Sulfate de soude 0,0427

— de chaux 0,0270

Chlorure de sodium 0,0091

Alumine 0,0055

Phosphate d'alumine 0,0037

Ter avec crénate et apocrénate 0,0221

Silice 0,0181

A'atière organique azotée 0,0242

1,0307 (Audouard, Bernard et Martin.)

L'eau (les sources Cardinal, de !a Vernière et de Cupus sont jusqu'à présent peu connues dans leur composition. M. Saint-Pierre a seulement analysé, en 1809, l'eau de Capus, mais les résultats annoncés par ce chimiste sont trop anciens pour que nous les reproduisions ici.

La source de la Veyrasse, qui jaillit à une petite distance de l'établissement de La Malou-le-haut, a été examinée par M. O. Henry en 1852. En voici les résultats :

Eau : un lilre.

Acide carbonique libre 1/5 du vol.

Gram.

Bicarbonate de soude 0,562

— de potasse 0,186

— de chaux 0,523

— de magnésie 0,174

— de strontiane indices

— de fer, évalué 0,008

Sulfates alcalins et calcaires 1

Chlorures alcalins et terreux ) '

lodure et bromure ind. un peu dout.

Silice, alumine, matière organique, principe I q

arsenical et perte \

La minime proportion de fer de l'eau de cette source, comparée à celle des précédentes, éloigne la source de la Veyrasse des ferrugineuses bicarbonatées, et la range au contraire parmi les bicarbonatées mixtes.

On se baigne dans des piscines à eau courante et dans des baignoires, et à la température de l'eau minérale : ce sont donc des bains frais et tempérés. On fait aussi un assez grand usage des douches. Les eaux sont administrées à la dose de 1 à 10 verres. Les sources de la Veyrasse et de la Vernière sont spécialement prises aux repas. Elles conviennent, ainsi que la source Cardinal, aux estomacs dyspeptiques ou gastralgiques. La source Capus est particulièrement réservée aux anémiques et aux chloroliques.

Les eaux de La Malou possèdent une action sédative et tonique. On peut les ranger thérapeuliquement parmi les eaux sédatives; mais elles se distinguent parmi celles-ci par des propriétés particulièrement toniques qu'elles doivent à leur qualité ferrugineuse.

Les bains, qui semblent former la partie essentielle de la médication, du moins chez les rhumatisants et les névropalhiques, déterminent d'abord une certaine excitation, qui réveille souvent des douleurs névralgiques ou rhumatismales, mais ne paraît pas favoriser au même degré les manifestations cutanées. A ce premier effet succède la sédation, mais à condition que le traitement ne soit pas poussé trop vivement. Les bains, en particulier, doivent être de courte durée chez les névropathiques, suivant M. Privât {Notice staitst. ci méd. sur La Malou-les- Bains, 1858).

LA MALOl. 239

Cet auteur s'est attaché à concentrer le plus possible la spécialité thérapeutique des eaux de LaiMalou ; il la rapporte exclusivement au rhumatisme, à la plupart des névropathies, y compris les paralysies nerveuses, à la chlorose et à X anémie. Il signale, parmi les contre-indications, l'état de grossesse, la tuberculisation, ladiathèse scrofuleuse, les affections cutanées en général. Ces deux dernières sont assez dignes de remarque. Cette exclusion des affections cutanées tend à différencier très nettement ces eaux d'autres eaux sédatives, qui, telles que les sulfatées calciques ou mixtes, certaines bicarbonatées faibles, s'en rapprochent singulièrement pour le traitement des névropathies [voy. Foncaude]. Quant à la contre-indication tirée de la diathèse scrofuleuse, peut-être est-elle un peu trop exclusive. C'est ce qui paraît ressortir des observations de M. Boissier et de la pratique de M. Bounlel (Boissier, Thèses de Montpellier, 1855); et tout en reconnaissant que les eaux de La Malou ne représentent nullement une médication directe de la scrofule, nous ne nous expliquons pas que le caractère de contre-indication soit assigné à celte dernière d'une manière aussi absolue.

Les rhumatismes nerveux on existant chez des individus névropatliiqucs, les névralgies rhumatismales, tel paraît être le sujet le plus habituel des meilleures applications des eaux de La Malou. Ce caractère de médication antiihumatismale sera remarqué auprès d'eaux minérales d'une température aussi peu élevée. Ilest possible que ce soit en partie à cette faible température que l'on doive attribuer le peu d'appropriation de ces eaux aux scrofuleux. Ne laissons pas perdre non plus ce fait d'observation : que ces eaux réussissent surtout sur les individus qui se trouvent sous l'influence de causes débilitantes prolongées, telles que l'onanisme, les excès vénériens, les affections morales tristes, etc.; action reconstituante importante à rapprocher de l'action sédative des eaux de La Malou, et qui constitue un des caractères les plus frappants de toute une série du groupe des eaux minérales faibles.

M. Privât insiste sur ce que l'état rhumatismal ou névralgique subaigu n'est pas toujours une contre- indication à l'emploi actuel des eaux de La Malou; et M. Boissier a vu des douleurs intenses céder immédiatement à l'administration du bain.

Tous les auteurs qui ont écrit sur ces eaux ont rapporté de remarquables exemples de guérisons rapides de paraplégies, dans l'étiologieou la pathogénie desquelles le rhumatisme et les causes dépressives signalées plus haut jouent le principal rôle.

M. Boissier cite plusieurs exemples d'effets sédatifs notables obtenus chez des épileptiques.

M. Bourdel a obtenu d'excellents résultats chez des goutteux, présea-

tant des phénomènes fréquents d'excitation, particulièrement des individus lymphatiques, alones, à libre molle. Mais il ne faudrait pas eu conclure que la diathèse goutteuse elle-même puisse être notablement modifiée par ces eaux.

Enfin, les eaux de La Malou représentent une médication très appropriée à la chlorose, surtout chez les personnes du sexe, nerveuses, irritables, de celles, par exemple, qui ne peuvent tolérer les bains de mer.

La station thermale de La ÎUalou, de plus en plus fréquentée, tend à prendre une certaine importance que l'on doit en grande partie à l'amélioration et à l'extension de l'établissement de La Malou-le-haut. La grande diversité de ses sources est pour elle un élément essentiel de prospérité.

lamotte (France, Isère, arrond. de Grenoble). A 30 kilomètres de celte ville, dans une gorge profonde, sur les bords du Drac. Altitude : 675 mètres.

Chlorurée sodique. Tempér., 58° à 60° centigr.

Trois sources ayant à peu près la même composition. Les deux principales sont désignées sous les noms de source du Puits et source de la

Dame. La troisième n'est pas utilisée.

Eau : un lilrc.

Source du Puits. Source dk la Dame.

Acide carbonique quant, indét. quant, iodét.

G ru tu. G m m.

Carbonate de chaux.

de magnésie.

Crénate et carbonate de fer. ...» Q Qt> 0 0(

Manganèse, traces )

Sulfate de chaux 1,65 1,40

— de magnésie 0,12 0,10

— de soude 0,77 0,67

Chlorure de sodium 3,80 3,56

— de magnésium 0,14 0,12

— de potassium 0,06 0,05

Bromure alcalin 0,02 traces

Silicate d'alumine 0,06 0,05

(0. Henry, 1842.)

M. Chevallier a reconnu plus tard que les dépôts abandonnés, soit dans ia cuve par laquelle passe l'eau minérale de Lamolte à son arrivée à l'établissement, soit sur des pierres détachées de la roche sur laquelle coule la source, soit enfin le résidu provenant de l'évaporation de l'eau des deux sources, contenaient de l'arsenic. MM. Breton et Buissard y ont trouvé en outre de l'iode et 0S\ 00011 d'arsenic par litre.

Le débit général des sources de cette station est évalué de 2800 à 3000 hectolitres par vingt-quatre heures. Les eaux sont conduites au

moyen d'une machine hydraulique de Lamotte d'Aveillan, localité on elles ont leur point d'émergence, jusqu'au cliàleau de Lamotte où se trouve l'établissement. Il en résulte que, pendant ce trajet qui est de 2 kilomètres, leur température s'abaisse jusqu'à o7 degrés. On leur rend leur chaleur primitive en les taisant circuler à travers un serpentin d'une très grande dimension.

L'établissement comprend un nombre suffisant de baignoires, des appareils à douches, et un vaporarium qui consiste dans une grande salle garnie de gradins, où l'on l'ait arriver la vapeur à une température déterminée. Cette pièce sert aussi de salle d'aspiration : pour cela^ on introduit un jet d'eau minérale chaude qui, lancé avec force à travers les nulle trous d'un diaphragme, se brise contre des corps résistants et se répand en vapeurs humides.

Les eaux de Lamotte présentent les applications communes des eaux chlorurées sodiques fortes. Elles exercent une action purgative prononcée sur un certain nombre de malades. Les circonstances qui, ici comme près de toutes les eaux analogues, font que cette action est très inégalement subie et remplacée quelquefois par la constipation, n'ont pas été bien définies. Il paraît qu'il suffit d'ajouter un peu de lait à l'eau minérale pour assurer ses effets purgatifs. L'action diaphorétique est recherchée et développée par l'emmaillottement à la suite des douches. M. Buissard rapporte que quelques malades ont continué, pendant un assez long temps après la terminaison du traitement, à éprouver des transpirations, à l'heure même où ils avaient coutume d'être soumis au maillot.

Les eaux de Lamotte sont employées spécialement dans les rhumatismes, les névralgies sciatiques, les scrofules, les paralysies et les maladies de l'utérus. C'est au rhumatisme articulaire qu'elles conviennent le plus, et elles exercent une action résolutive assez puissante sur les engorgements qui peuvent les accompagner. La même observation a été faite sur les engorgements articulaires scrofuleux, et les rapports relatifs à ces eaux signalent des cas de guérison de tumeurs blanches et de coxulyies. Mais il faut s'entendre sur la signification précise de ces derniers faits. M. Guérard signale, d'après un rapport de M. Buissard, quatre guérisons de tumeurs blanches et deux de coxalgie, obtenues pendant la durée du traitement [Rapport général sur les eaux min. pendant l'un. 1855) (Extrait des Mém. del'Acad. imp. de ruéd. 1858). Ce sont là des résultats bien rapides, vis-à-vis d'affections qui méritent de semblables dénominations.

On a souvent répété l'observation suivante : que, pendant le traitement du rhumatisme, les urines présenteraient un dépôt rouge et pul-

Dict. des Eaux miner. —T. II. 1C

vérulent dont la disparition coïnciderait avec la guérison. On voit souvent aussi d'anciennes douleurs rhumatismales réapparaître au début du traitement, ou le rhumatisme se montrer sur des points inusités, toutes circonstances d'un pronostic favorable, suivant M. Buissard.

La facilité avec laquelle les bains et les douches rappellent d'anciennes manifestations morbides, a été utilisée dans le traitement des syphilis secondaires et tertiaires.

Les résultats obtenus dans les sciatiques paraissent très satisfaisants. On administre les douches à température élevée, de kl" à 50°, et le maillot à la suite.

Les eaux de Lamotte, comme celles de Balaruc, de Bourbonne, de Bourbon-l'Archambault, sont souvent employées dans les paralysies hémiplégiques, suites d'apoplexie. Sur dix observations relatées par M. Buissard, cinq fois la maladie datait de quatre, trois et deux mois, une fois de vingt jours. I.e traitement s'est généralement composé de bains, en petit nombre, quelquefois courts, à B6 et 37°, de douches de hh à US0, avec emmaillotlement, enfin d'eau minérale à l'intérieur. Les résultats du traitement ont été ce qu'ils peuvent être dans les cas de ce genre, souvent très incomplets^ bien que le retour des fonctions paralysées ait paru quelquefois manifestement activé. Nous signalerons l'innocuité de ce traitement, où la thermalité n'est pas ménagée, dans des cas de paralysie récente. [Voy. Apoplexie.]

M. Buissard a publié une série d'observations intéressantes, sous le titre de myélite, où la paraplégie s'accompagnait de douleurs spinales, de douleurs, contractures et mouvements convulsifs dans les membres paralysés. Le traitement employé sous la forme indiquée plus^haut a ramené manifestement quelques cas de ce genre à une guérison complète {Eaux ther. de Lamotte, études cliniques, 185/i).

Ces eaux exercent une action résolutive très prononcée sur les engorgements utérins et ovariques. On trouvera dans un recueil d'observations publié par M. Dorgeval-Dubouchet des renseignements intéressants sur ce sujet (Mal. de l'utérus, obs. rec. aux eaux de Lamotte). La métrite chronique, avec engorgement du col, leucorrhée, est souvent soulagée, rarement guérie, quelquefois exaspérée. Rien dans les observations de M. D. Dubouchet ne paraît propre à distinguer à ce sujet les eaux de Lamotte d'autres eaux minérales fort différentes, et où la même pratique est en vigueur. On attribue aux eaux de Lamotte des propriétés formellement cicatrisantes : les exutoires se sèchent par l'usage des bains, les ulcères se guérissent rapidement, pour un temps au moins : cependant il ne paraît pas, dans les observations publiées, que cette action cicatrisante se soit exercée d'une manière manifeste sur les ulcérations

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