‹ Dictionnaire général des eaux minérales et d'hydrologie médicale (volume 2)Chapitre 70 sur 310 · LARYNGITE CHRONIQUE · texte numérisé non relu

LARYNGITE CHRONIQUE

guérie. Trop souvent aussi ces écrits confondent les affections du larynx avec les affections bronchiques, comme si une seule et même règle embrassait les deux ordres de faits. Néanmoins, en prenant la laryngite, débutant d'emblée à l'état chronique, et alors presque toujours consécutive à une fatigue prolongée des organes de la voix, c'est aux eaux sulfurées qu'il convient plus particulièrement d'en adresser le traitement.

Parmi les eaux sulfurées sodiques, les Eaux Bonnes sont très appropriées à cette cure. Une longue expérience a prouvé que leur usage presque exclusivement interne, à doses progressivement croissantes, produit d'heureux effets, surtout chez des sujets lymphatiques, peu impressionnables, et lorsque l'affection elle-même revêt un caractère formellement passif. Si les observations de MM. Fontan et I)rouhet se confirment, on rencontrerait dans les eaux de la Raillère, à la station de Cauterets, des propriétés moins stimulantes qui permettraient, plutôt qu'aux Faux- Bonnes, de soumettre au traitement sulfureux les personnes un peu pléthoriques, atteintes de phthisie laryngée. Il faut noter qu'à la Raillère, les demi-bains chauds sont associés à la boisson des eaux, condition qui très vraisemblablement modifie les résultats obtenus. Les médecins de Cauterets insistent d'ailleurs sur la rapidité avec laquelle ils ont vu se dissiper la disposition congestive ou inflammatoire du larynx qui en* tretient et ramène les enrouements.

A Enghien, source sulfurée calcique, M. de Puisaye a cité des exemples de laryngite chronique, promptemcnt améliorée par l'association de l'usage interne de la source Deyeux avec les bains et les douches en arrosoir sur les parties latérales et antérieures du cou. Mais il est assez remarquable que ces observations ont trait à des sujets chez lesquels la diathèse rhumatismale s'était manifestée autrefois avec énergie.

M. Fontan, à Luc/ton, se loue également des douches portées, nonseùlement sur la région cervicale, mais encore jusque dans le pharynx lui-même. À cette même station, M. Lambron a imaginé un appareil qui, basésur la méthode dite de pulvérisation, permet de soumettre l'arrière-gorge à un jet très fin et continu d'eau sulfureuse, préalablement brisé par réflexion sur une plaque de métal. Ces moyens, auxquels nous joindrons le gargarisme d'eau minérale, peuvent exercer une action topique, non encore déterminée d'une manière suffisante, mais qui paraît compatible avec la nature de l'affection, avec l'indication d'une tendance aux productions ulcéreuses et avec les données de la médication générale. Les inhalations pratiquées, soit à l'aide des vapeurs spontanées, comme au Vernct, à Amélie, à Allevard, à Saint- Honoré, soit par d'autres procédés, comme à Marlioz, à Pierre fond s, à Eilsen, à Nenndorf,

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