BAIN
simple.
BAIN avec
douche.
douche
lîmctles.
On compte, en outre, quatre douches ascendantes, dont deux au Bain des Fleurs, et deux près du Bain ferrugineux ; et dix-neuf douches d'injections aux Bains ferrugineux et impérial.
Les eaux de Luxeuil appartiennent à la catégorie des eaux faiblement minéralisées et fortement thermales. Elles forment, avec celles de Néris, et surtout celles de Plombières et de Bains, un groupe assez naturel, et dont les applications présentent une assez grande analogie, pour que
dans beaucoup de circonstances elles puissent se suppléer mutuellement. Mais nous ne devons pas négliger d'assigner une valeur toute particulière aux sources ferrugineuses de Luxeuil, lesquelles, notablement manganésiennes et arsenicales, fournissent à la pratique de cette station un élément important, surtout pour les combinaisons qu'elles permettent d'introduire dans le traitement thermal.
Les sources non ferrugineuses de Luxeuil, lesquelles représentent réellement la médication propre à cette localité, les autres étant entrées plus récemment dans la pratique, s'appliquent spécialement : au rhumatisme, aux névroses, et à la sciatique en particulier, à l'hystérie, à la paralysie, paraplégique surtout, à la gastralgie et à la dyspepsie.
Les bains sont employés à des températures diverses, de manière à fournir des bains frais (de 25° à 32°), tempérés, chauds et très chauds (au delà de 38°).
Les premiers sont sédatifs et les derniers excitants. On comprend an sèment à quelles séries d'indications les uns et les autres répondent. Ces applications de températures particulières ne sont pas seulement une appropriation à des exigences d'indications ; il faut y voir un élément thérapeutique formel. Les bains de vapeur sont administrés à une température élevée ; les douches, très usitées.
On a coutume de commencer le traitement interne par l'usage des sources les moins actives, ainsi la Source savonneuse. On ne paraît pas avoir observé de phénomènes physiologiques manifestes pendant leur usage. D'une digestion facile, elles agissent sur les reins, sur la peau, comme toutes les boissons abondantes et chaudes, prises surtout concurremment avec un traitement balnéaire.
I! est certain que la balnéation et les températures qu'elle met en jeu constituent la partie essentielle du traitement de Luxeuil. M. Revillioul se plaignait, il y a une vingtaine d'années, de ce que, s'en rapportant trop exclusivement aux qualités thérapeutiques de ces eaux, les médecins de Luxeuil négligeaient de les employer comme autrefois à une haute température, soit en boisson, soit en bains [Rech. sur lespropr. phys., chim. et méd. des eaux de Luxeuil, 1838). M. Billout a reproduit beaucoup plus récemment la même plainte [Notice sur les eaux thérap. de Luxeuil, 1857). M. Revilliout fait justement ressortir les avantages de la balnéation tempérée chez les individus névropathiques et bilieux, de la balnéation chaude dans ies rhumatismes chroniques musculaires, fibreux, ou goutteux, dans les paralysies, dans certaines affections des muqueuses, dans les névralgies, dans la scrofule. Ces indications nous paraissent en effet très exactement sanctionnées par l'expérience. Elles ne font d'ailleurs que combiner de précieux adjuvants aux qualités dépendant de la
minéralisation, qualités du reste fort difficiles à définir vis-à-vis d'une
minéralisation aussi faible, et malgré la présence de l'arsenic.
Les médecins qui ont écrit sur les eaux de Luxeuil se sont généralement contentés de rapporter des observations, sans les accompagner de commentaires, qu'une expérience locale et multipliée permet seule de formuler avec précision. M. Chapelain y a ajouté des tableaux récapitulatifs qui, malgré l'intérêt que des nombres considérables peuvent leur prêter, ne sont pas non plus suffisamment instructifs, dépourvus qu'ils se trouvent de toute analyse explicative.
Tous les rhianatismes trouvent certainement à Luxeuil des ressources thérapeutiques considérables. Cependant on doit assigner à cette localité thermale la spécialité des rhumatismes musculaires et des rhumatismes nerveux. Les sciatiques paraissent être traitées avec beaucoup d'avantage par les bains à température élevée. Ce traitement convient aux paralysies au même titre que celui institué près des eaux analogues ou des chlorurées sodiques. Nous ferons une mention spéciale des paraplégies rhumatismales ou dépendantes d'un trouble particulier de l'innervation. Vhystérie paraît être quelquefois heureusement modifiée par ces eaux. Quant à la scrofule, sans contester les services que peuvent lui rendre les pratiques usitées à Luxeuil, nous ne pensons pas qu'elle y rencontre les éléments d'un traitement radical.
Les eaux de Luxeuil sont très utiles dans les gastralgies et les entéralgies rhumatismales. De bons résultats paraissent également avoir été obtenus dans des gastrites et gastro-entérites, qui ne sont sans doute, pour la plupart, que des dyspepsies.
Les sources ferrugineuses de Luxeuil constituent certainement une des parties les plus intéressantes de cette station. Beaucoup moins minéralisées que les autres sources, particulièrement en chlorure de sodium, elles sont remarquables par la présence simultanée du manganèse en proportion notable, du fer et de l'arsenic. Leur température, qui rend facile de leur prêter un degré approprié aux bains moyennant un faible mélange à quelqu'une des autres sources, permet d'administrer des bains ferrugineux, dont on trouverait difficilement l'équivalent ailleurs.
Nous n'avons pas besoin d'énumérer ici les indications relatives à une telle médication. Mais nous insisterons avec M. Billout sur les avantages que cette balnéation ferrugineuse, accompagnéed'irrigations appropriées, présente dans un grand nombre d'affections propres aux femmes, surtout dans les affections catarrhales aloniques des organes génitaux. Ceci peut s'appliquer également à certaines blennorrhées opiniâtres.
M. Champion (de Nancy), cité par M. Billout, dit avoir employé avec le plus grand succès les dépôts des eaux de Luxeuil, en application sur