‹ Dictionnaire général des eaux minérales et d'hydrologie médicale (volume 2)Chapitre 93 sur 310 · MADONNA DI TRE FIIMI · texte numérisé non relu

MADONNA DI TRE FIIMI

mackailler (France, Bas-Rhin).

Il existe aux environs de Mackviller deux sources chlorurées sodiques froides, qui paraissent avoir été utilisées autrefois, car M. Ringel, en faisant pratiquer récemment des fouilles, y a découvert des bains romains. Elles ne sont maintenant d'aucun emploi, et l'on ignore même leur composition.

MAÇON (France, Saône-et-Loire).

Ferrugineuse bicarbonatée. Froide.

Au nord de la ville et dans une propriété particulière, jaillit une source minérale, désignée dans le pays sous le nom de Source Sainte-Heine.

L'analyse élémentaire faite par M. Rivot a donné pour un litre :

Grain.

Acide carbonique 0,322

— sulfurique 0,034

— chlorhydiïque 0,050

Protoxyde de fer 0,013

Chaux 0,202

Magnésie 0,025

Soude • 0,025

Ce travail est sans doute incomplet, car on ne voit pas figurer dans cette eau minérale la silice, la potasse et la matière organique, toutes substances appartenant aux eaux minérales sans distinction de classe et d'origine.

L'eau ferrugineuse de Sainte-Reine parai! avoir été connue depuis très longtemps: du reste, Raulin et plusieurs autres auteurs la mentionnent dans leurs ouvrages. Nous n'avons pas de données sur l'usage qu'on en fait.

Madagascar (océan Indien).

On signale dans cette île deux sources thermales, dont le naturaliste Sonnerai a surtout fait mention comme ayant été utilisées par les Français, durant leur occupation. Leur composition et leur température ne sont pas indiquées.

madokm DI tre fiumi (Toscane). Dans la municipalité de Roula, aux bords du Farforajo, sur un sol de travertin.

Bicarbonatée sodiquel Tempér. , 16° centigr.

Quatre sources ayant ensemble la plus grande analogie de constitution et la même température. Voici l'analyse de l'une d'elles :

MAONfiSIK. 31 S

Eau : un litre.

Cent. cul..

Aride carbonique « 225,5

— sulfbydrique 1 4,0

Cram.

Chlorure de sodium 0,1 5G

— de c:ilciuin 0,052

Carbonate de soude 0,470

— âë aiagffésie 0,052

— de cïlCUï 0,260

(GlULI.)

Nous classons celte eau minérale parmi les bicarbonatées sodiques, et cependant elle contient une proportion notable d'acide sulfliydrique. Il est vrai de dire que dans les trois autres sources cet acide n'y existe qu'à l'état de traces.

On emploie ces eaux, en boisson, dans les affections calculeuses de la vessie et des reins, et dans les catarrhes des organes génito-drinaires ; en bains, dans les maladies cutanées.

m idki g a. Voy. Cuba.

iMAGNAC (France, Cantal, arrond. de Saint-Flour).

M. Nivet signale au-dessous du village de Magnac, aux bords du Rex, une fontaine minérale ferrugineuse bicarbonatée froide, qui contient un peu d'hydrogène sulfuré, et à laquelle on attribue des propriétés toniques et eniménagogues. l'as d'analyse ni d'établissement.

MAGNÉSIE. L'existence de la magnésie, entrevue pour la première fois par Hoffmann, dans les eaux minérales d'Eger, d'Elster, de Schwalbach, etc., en 1708, n'a été bien distinguée de la chaux que par Black, en 1757.

Répandue en assez grande abondance dans toutes les parties qui constituent la croûte solide du globe, on conçoit facilement que cette base fasse partie de presque toutes les eaux minérales : c'est en effet ce que les analyses constatent. Il est même probable que si quelques auteurs ne font pas mention des sels magnésiens, cela lient à la petite quantité d'eau minérale sur laquelle ils ont opéré. Tel est le cas des eaux de Néris, dans lesquelles nos devanciers n'ont pu isoler cette base ; et cependant, en faisant évaporer un grand nombre de litres d'eau minérale de celte station, nous avons pu non-seulement la déceler, mais encore la doser.

Comme la chaux, la magnésie est représentée dans les eaux minérales bicarbonatées à l'état de bicarbonate solublc, et maintenue à cet état par l'acide carbonique en excès. Dans quelques sources, le bicarbonate de magnésie forme l'un des principes presque aussi importants, sous le rapport de la quantité, que les autres bicarbonates alcalins et terreux (soude et chaux).

316 MAr.NESl.QUES (EAUX).

La base qui nous occupe en ce moment, lorsqu'elle existe en proportion notable, peut être facilement décelée dans l'eau minérale, telle qu'elle jaillit du sol.

Pour la découvrir, il suffit de verser dans le liquide une certaine quantité de phosphate de soude ammoniacal: outre le phosphate de chaux insoluble qui a pris naissance, on voit, après quelques instants, des cristaux se déposer sur les parois du vase, à mesure qu'on agite le mélange avec une baguette.

Lorsqu'il s'agit de doser la magnésie, voici comment on procède. L'eau minérale est évaporée jusqu'à siccité avec un mélange d'acide chlorhydrique et d'acide nitrique. Le résidu est repris par de l'eau acidulée par l'acide cblorhydrique, qui isole toute la silice à l'état insoluble. La solution acide, sursaturée d'ammoniaque, reste transparente si l'eau minérale n'était pas ferrugineuse et si elle contenait une quantité notable de chlorhydrate d'ammoniaque; dans le cas contraire, on la filtrerait pour séparer l'oxyde de fer et l'on y ajouterait une nouvelle quantité de sel ammoniac. On y verse ensuite de l'oxalate d'ammoniaque, qui précipite toute la chaux à l'état d'oxalale insoluble, et dans le liquide filtré on ajoute du phosphate de soude. Ce sel donne lieu à un dépôt de phosphate ammoniaco-magnésien, qu'on recueille sur un filtre et qu'on chauffe au rouge dans un creuset de platine, après l'avoir lavé suffisamment avec de l'eau légèrement ammoniacale. Le résidu se convertit en phosphate de magnésie de la formule Ph052MgO. Comme le papier du filtre est imprégné de ce sel, la combustion ne s'effectue que très lentement; aussi est-il nécessaire de détacher toute la poudre et de la mettre dans le creuset de platine, tandis que le filtre est brûlé sur le couvercle.

Les résultats que l'on obtient ainsi sont généralement très satisfaisants.

M %<.\1 sioi ( s (Eaux).

Nous appelons eaux magnêsiques, celles dans lesquelles la magnésie existe en proportion assez prédominante, parmi les bases, pour les rattacher à une sous-division spéciale. Cette circonstance est elle-même très peu commune, et ne se rencontre que dans une seule classe, celle des eaux sulfatées.

La magnésie fait, avec la chaux, partie des bases terreuses des eaux minérales; elle y e.stà peu près aussi constante, mais tient une bien moindre place dans leur minéralisation.

La magnésie existe dans toutes les eaux sulfurées, mais en très faible proportion; et lorsque son chiffre est distinct de celui de la chaux, dans les analyses, il lui est toujours notablement inférieur. Il n'en est pas absolument de même dans les eaux chlorurées, toutes sodiques, comme on

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