BAKOU
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En dehors de ces cas porenienl médicaux, « les propriétés virtuelles de la source paraissent, comme celles de toutes les eaux salines analogues, s’adapter beaucoup mieux aux lésions chirurgicales des tissus osseux, fibreux, cartilagiueux et musculaire, à certaines dermatoses, aux rhumatismes en général, aux rétractions tendineuses, fausses ankylosés, entorses chroniques, etc. » (Bertheraud, Eaux minérales de U Algérie.)
Les sources du Bain de la Reine sont désignées quelquefois sous le nom de sources de Mers-el-Kébir, ville près de laquelle elles sont situées. Comme elles ne sont qu’à une distance de cinquante pas de la Aléditerranée, il est probable qu’elles empruntent à celte dernière leur minéralisation.
KAJA, ou BAïES (roy. de Naples). Ville à 16 kilomètres de Naples, sur le golfe, aujourd’hui entourée de ruines et des témoignages d’une splendeur passée. C’était, sous les Romains, la station thermale la plus fréquentée de l’Italie. Pline (liv. XXXIe chap. n) dit qu’il n’y a pas de lieu au monde où se rencontrent plus de sortes d’eaux, ni plus abondantes, ni plus efficaces. Suivant lui, «sulfureuses, alumineuses, salées,
» nitreuses, bitumineuses, quelques-unes même mêlées d’acide et de sel,
» tout s’y trouve. Certaines sont utiles parleur chaleur même, qui est » si grande, qu’elles échauffent les bains et vont jusqu’à forcer l’eau
froide à bouillir dans les baignoires. Celles-ci s’appellent, à Baïes, Posf- » diennes, du nom d’un affranchi de l’empereur Claude. Elles font aussi 0 cuire les aliments. D’autres (elles ont appartenu à Licinius Crassus)
0 bouillonnent au sein meine de la mer, et du milieu des flots jaillit O quelque chose de salutaire pour l’homme. » (Traduction Littré.) îl n’est plus possible de retrouver les eaux signalées dans celte description. Les bouleversements géologiques, l’invasion du rivage par la mer, les ont détruites ou recouvertes pour la plupart. La malaria et l’indifférence des habitants de ces localités ont complété le délaissement d’un séjour autre- . fois si fréquenté et si célèbre. 11 ne reste que quelques sources encore connues dans les environs. [Voy. Bagnoli. Püuzzoles. Pisciârellï. Sérapis (temple de)].
BAJMOCZ (Hongrie, comtat de Neutra). Ville à 25 kilomètres de Kremnitz, sur la Neutra.
Sulfatée sadique. Thermale.
Ni la composition précise, ni la température de cette source n’ont été données, quoiqu’elle jouisse d’une grande et ancienne réputation, et que son installation réponde à celte renommée. La proximité des bains de Pôstény nuit maintenant à sa prospérité.
BAKOE (Russie d’Asie). Ville au bord de la mer Caspienne, fameuse par ses sources de naphte, auprès desquelles il en jaillit deux thermales
BALARUC
usitées en bains. Dans l’une d’elles, l’eau est imprégnée d’une argile bleue qui la rend épaisse, mais s’éclaircit quand on la laisse déposer peudant quelques heures. Ces eaux chaudes passent pour fortifiantes.
BALitRUC (France, département de l’Hérault, arrond. de Montpellier). Village et établissement thermal, situés dans une sorte de presqu’île, au bord de l’étang de Thau, à 12 kilomètres de Cette et à 27 de Montpellier, à peu de distance par conséquent de l’intersection du chemin de fer de Paris à la Méditerranée et de celui de Bordeaux à Cette.
Chlorurée sodique. Tempér. en moyenne, â7°,5.
Une seule source, sortant de terrains tertiaires, à un mètre environ au-dessus du niveau de la mer. La proximité de l’étang de Thau influe sur les variations de sa chaleur, qui sont également relatives aux changements de volume de la source. Lorsque les vents du sud amènent dans l’étang une plus grande quantité d’eau de mer, par le canal qui le fait communiquer avec le port de Cette, il y a accroissement du volume et élévation de la température dans les eaux de Balaruc; au contraire, si les vents du nord soufflent pendant longtemps, I’uh diminue et l’autre s’abaisse sensiblement. Ce phénomène a fait attribuer à cette source minéro-thermale une origine sous-marine (de Prony).
’ Eau : un litre.
Chlorure de sodium. . .
— de magnésium
Carbonate de chaux. . . .
— de magnésie.
Silicate de soude .
Bromure de sodium. . . .
— de magnésium.
Oxyde de fer .
Gram.
traces
(Marcel de Serres et L. Figuier, 1847.)
Nous savons que cette analyse, dans laquelle le volume des gaz n’est pas compris, donne lieu à de nouvelles recherches faites sur place par M. le professeur Béchamp, de la faculté de Montpellier, et destinées à fixer d’une manière définitive la composition des eaux de Balaruc.
Ces eaux sont limpides, d’une saveur légèrement salée , sans être désagréable. Leur réaction est alcaline. On constate au griffon un dégagement d’azote et d’acide carbonique, mais en proportion trop peu notable pour en tenir compte thérapeutiquement. M. Chevallier y a signalé la présence de l’arsenic.
L’établissement est une propriété particulière; il reste ouvert toute l’année. La source, les bains et leurs dépendances, l’hôtel et un enclos
BALARUC
planté d’arbres, sont compris dans la même enceinte; 16 baignoires, des appareils de douches latérales, ascendantes, utérines, une étuve, une buvette, composent le matériel. On emploie de plus comme topiques, et selon les indications, les boues qui s’amassent au fond des réservoirs traversés par la source et qui s’imprègnent d’eau et de sels. Il est à regretter que l’installation de cet établissement, améliorée depuis vingt ans, n’ait pas reçu plus de développements, et attende encore une mise en œuvre qui réponde à la réputation et à la valeur médicale des eaux de Balaruc. Le voisinage de la mer, une situation unique au bord d’un vaste lac salé, les conditions du climat méridional, concurremment avec la minéralisation et la thermalité de sa source, caractérisent assez cette station. Un hôpital civil et militaire, dépendant de l’administration des hospices de Montpellier, desservi par des sœurs de Charité et placé sous la direction du médecin-inspecteur, est ouvert aux indigents pendant les mois de mai et de septembre. Il y est disposé d’une soixantaine de lits, d’une piscine à cent., de deux baignoires. Les douches se
prennent à l’établissement.
Prises en boisson, ces eaux ont une action purgative, non constante chez tous les sujets, mais qui se manifeste en général, même à des doses peu élevées (Le Bret).
Le bain, administré à une température modérée, fortifie notablement et exerce une influence avantageuse sur les désordres de l’innervation. Au delà de 35% et à la condition d’une durée très courte d’immersion, il a des effets révulsifs qu’il est facile d’apprécier. La douche ajoute les ressources de sa percussion à ces éléments de médication qui ont spécialisé, de longue date, l’appropriation des eaux de Balaruc à la cure des paralysies. Autrefois le traitement était dirigé suivant des principes tout autres que ceux qui y président aujourd’hui. II consistait en cinq ou six bains, pris le plus souvent dans la source elle-même, en des douches très chaudes auxquelles on associait un massage brutal. L’usage de l’eau à l’intérieur s’ajoutait à ces procédés qui ont compté sans doute de bons résultats, à en juger d’après le privilège conservé par Balaruc d’attirer un certain concours de paralytiques. Nous ne parlerons pas des paralysies d’origine franchement rhumatismale ou purement fonctionnelle, auxquelles toutes les eaux excitantes et chaudes semblent convenir. Mais on ne saurait contester l’importance d’une stimulation appliquée avec réserve et par degrés, et contrebalancée en quelque sorte par les propriétés laxatives ou purgatives de l’eau en boisson, même lorsqu’il s’agit d’une lésion organique des centres nerveux. On est bien forcé d’admettre alors que la résolution était en voie de s’accomplir, et que les modifications imprimées tant à la circulation capillaire périphérique et aux fonctions
BALARUC
de la peau qu’aux extrémités du système nerveux, contribuent à la favoriser. Ainsi s’expliquent des cas très favorables de guérison relatés dans les périodes consécutives à l’apoplexie cérébrale [Annales de la Soc. d'hyd7\ méd. de Pa?ds, t. II). Ces réflexions concernent également le traitement des affections rachidiennes et aussi les paralysies générales considérées dans leur début, particulièrement chez les vieillards, sujets qui font l’objet d’articles spéciaux dans cet ouvrage. Toutefois il est des circonstances où la paralysie ne peut se rattacher à aucune altération anatomique appréciable, et qui contre-indiquent la prescription des eaux chlorurées actives de Balaruc. Parla nous entendons la paralysie hystérique et, d’une façon générale, toutes celles dans lesquelles l’état névropathique prédomine. La paraplégie dite essentielle derenlaiice seule se distingue dans ce cadre nosologique, et le parallèle à établir entre les excellents résultats qu’on obtient alors et l’aggravation des accidents chez les hystériques, n’est pas une des conséquences les moins intéressantes de la médecine thermale
Les eaux de Balaruc, en vertu de leurs principes chimiques, s’adressent évidemment à la diathèse scrofuleuse. On pourrait leur adjoindre les eaux mères des marais salants du voisinage, et réaliser de la sorte une méthode utilement employée à l’étranger dans le traitement des maladies lymphatiques et strumeuses. Il est à désirer que l’attention se porte davantage sur cette pratique. Les heureux effets obtenus dans cette station thermale sur des cachexies déterminées, et en particulier sur celles que présentaient un grand nombre de scorbutiques arrivés de Grimée en 1855-56, encouragent d’autant plus à étendre les attributions d’une source aussi importante.
Le rhumatisme clironique et goutteux figure fréquemment dans la population nécessiteuse que reçoit rh(5pital de Balaruc; mais il n’est pas certain que la haute température du bain auquel ces indigents sont à peu près uniformémeiUsoumis, et les sudations qui le suivent, n’agissent point seules pour résoudre les engorgements articulaires, soit tempoi-airement, soit d’une manière durable. Enhn, c’est une tradition parmi les habitants de la contrée que, lorsqu’ils sont atteints de fièvres d’accès comme la fréquence d’eaux stagnantes les y prédispose, ils se rendent à l’établissement de Balaruc et s’y gorgent d’eau minérale pendant trois à quatre jours. Une superpuigalion s’ensuit, et le cours de la fièvre intermittente peut être suffisamment troublé par ce moyen pour se suspendre tout à fait.
La saison pendant laquelle on doit se rendre à ces eaux n’est pas indifférente, eu égard à la nature des maladies qu’oti leur adresse, lelh's que celles de l’encéphale ou de la moelle épinière, et aux ardeurs de
BALNÉOTHÉRAPIE.
l’été souvent accablantes en ces parages. Les mois de mai, juin, septembre et octobre sont en effet préférables au temps de la canicule.
Des restes romains se découvrent, chaque jour, autour de la source de Balaruc, et attestent qu’elle était exploitée anciennement, quoique sa régénération authentique ne date que du xvL siècle. Nicolas Doiioman, professeur de l’université de Montpellier, en a donné une description en 1579, sous le mm A' Aquœ Belilucanœ.
BALATOX Ft RED. Voy. FÜRED.
BALDOX (Russie d’Europe, gouvernement de Courlande). Bourg à 32 kilomètres de Mittau, célèbre par ses eaux minérales, lesquelles contiennent une matière résineuse, des chlorures et des sulfates de soude et de magnésie, du carbonate de chaux, du sulfate de chaux et de la silice comme matières fixes, et, en outre, du gaz acide carbonique et du gaz hydrogène sulfuré (Lowitz).
BAEF (États autrichiens, Hongrie). Village dans une vallée agréable, près du lac Neusiedler.
Sulfurée. Tempér. ?
plusieurs sources, dont l’une contient, d’après Würzler, 0p-‘=^^-,05 (0‘=^,2) et les autres 3p-‘^'^^-,50 (59^*^, 4) d’hydrogène sulfuré. On en extrait des boues minérales. L’installation de cette localité est encore imparfaite.
BALESTOWX-SPA (Élats-üiiis d’Aiiiérique, État de New-York, comté de Saratoga). Ville sur le parcours des chemins de fer de Saratoga et Schenectady, à environ 30 milles N. d’Albany.
Chlorurée sodique [ferrugineuse] avec excès de gaz acide carbonique. Tempér. , 8° cent.
Ces eaux, prises en boisson, même à des doses peu élevées, passent pour purgatives. Station très fréquentée.
BALXEA ou BAEIXEÆ. Dénomination réservée, chez les Romains, aux édifices de bains proprement dits, pour les distinguer des thermes., établis sur une plus vaste échelle.
BALXÉOTIIÉRAFIE (appareils balnéatoîres). Les appareils balnéatoires ont pour objet de multiplier l’action médicamenteuse des eaux minérales, en la soumettant à des procédés différents. Près de certaines eaux peu minéralisées, ces procédés tendent quelquefois à dominer par leur importance la valeur propre de l’eau minérale elle-même, considérée au point de vue de ses qualités thérapeutiques. C’est principalement auprès des eaux très chaudes que l’on a développé les agents balnéothérapiques: ceux-ci doivent être, du reste, spécialement considérés comme en rapport avec la médication à proprement parler hydrothérapique, que représentent leseaux minérales en dehorsdes propriétés spéciales qu’elles empruntent à leur constitution chimique. [Voy. Appareils balnéaires.]