‹ Dictionnaire général des eaux minérales et d'hydrologie médicaleChapitre 110 sur 259 · BANK A · texte numérisé non relu

BANK A

Ces bains balsamiques sont employés contre les scrofules, les roideurs articulaires, les affections catarrhales urinaires. On utilise également les vapeurs balsamiquesobtenues par le meme procédé, sous forme de bains, de douches ou d’inhalations.

Le docteur Rey a fondé à Bouqueyron (Isère) un établissement de bains de vapeurs dites mmewses ou lérébenthinées, fournies par la distillation des copeaux du pin à poix [Pinus picea). Les copeaux du Pinus sylvesirisai maritimaàts landes de Bordeaux ont été recommandés également, et tout arbre fournissant de la térébenthine peut être utilisé pour cet objet. On trouvera dans le tome P'des Annales de la Société d’hydrologie médicale de Paris des détails concernant l’installation de Bouqueyron.) On emploie encore en Hongrie les feuilles du Pinus sfrobus, macérées ou décoctées avec du carbonate de soude, pour obtenir un liquide aroma^ tique employé en bains comme stimulant.

Cette médication, à propos de laquelle nous ne jugeons pas nécessaire d’entrer dans de plus longs développements, puisqu’elle est étrangère à la médication thermale propr«ement dite, s’adresse surtout, sous formede bains et de vapeurs, au rhumatisme, et sous forme d’inhalations, aux catarrhes de l’appareil respiratoire. Il est probable qu’elle offre également des applications utiles au traitement des affections catarrhales de l’appareil urinaire.

BANIIA (Turquie d’Europe). On connaît sept sources de ce nom, répandues en divers points delà Turquie d’Europe. Toutes sont sulfureuses, d’une température variant entre 43° et 60° cent.; elles sortent uniformément d’un sol schisteux cristallin (Boué).

BAI^IA-LOCMA (Turquie d’Europe, Bosnie).

Sulfureuse. Tempér. , entre 24° et 33° cent.

Odeur hépatique prononcée.

On y signale, outre l’hydrogène sulfuré et l’acide carbonique libre; du chlorure de sodium, du sulfate de soude et un peu de carbonate de fer (Boué).

. Les trois sources tièdes de cette localité paraissent avoir été employées par les Romains; et donnèrent lieu jadis à trois bains à la turque : mais aujourd’hui il n’y en a plus qu’un qui ne soit pas tombé en ruines.

BAiMiiiA. Voy. Haïti.

BAAKA (Hongrie). A 2 milles hongrois de Freistadt.

On y compte quinze bains dans un pré. Il y en a eu davantage, mais la rivière de Waag les a engloutis; elle en a même inondé trois des quinze qui subsistent. Ces eaux sont analogues à celles de Baden (Autriche) ; elles laissent un sédiment blanc sur les corps qu’elles lavent, et noircissent les métaux.

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