BLESSURES DE GUERRE
moyeu recomiii aujourd’hui de faciliter la guérison durable de l’inllammalion chronique de la muqueuse uréthrale. A plus forte raison, si une mauvaise sauté, le plus souvent compliquée de chloro-anémie, semble entretenir la persistance de ce catarrhe, devra-t-on recourir à une méthode reconstituante. L’association des boissons ferrugineuses aux bains sultureux, aux douches écossaises et au massage, est parfaitement indiquée en pareil cas. Les eaux de Luxeuil, de Spa^ de de
Marienbad^ auront une utilité incontestable alors. Il est certain que les conditions hygiénic{ues rencontrées dans la station thermale indiquée au malade devront contribuer au succès de sa cure. Dans quelques circonstances, chez de jeunes sujets très lymphatiques et peu impressionnables, les bains de mer sont conseillés avec profit. En Allemagne, c’est aux eaux de Tœplitz, de Wiesbaden, de Franzensbad , qu’on adresse plus spécialement la blennorrhée; mais les principes qui guident dans la direction du traitement de cette alFection chronique sont les memes chez nos voisins que pour nous. En ce qui regarde le catarrhe bleunorrhagique chez la femme, voyez Leucorrhée).
BLESSURES RE REERRE. De loutes les armes utilisées à la guerre, ce sont celles à feu et à projectiles qui occasionnent le plus de lésions graves. ].a grande majorité des militaires infirmes adre.ssés aux stations thermales portent les conséquences plus ou moins éloignées de coups de feu, plaies produites par les balles, les boulets et éclats de projectiles creux. Jl est plus rare qu’on ait à s’occuper de blessures par armes blanches. Les moyens de destruction employés aujourd’hui expliquent ce peu de fréquence. La campagne de Crimée a multiplié les exemples dont nous parlons. Le plus généralement, les plaies d’armes à feu laissent après elles des cicatrices adhérentes et douloureuses, des ulcères et des trajets fistuleux entretenus par la pourriture d’hôpital. Il y a aussi à considérer au même titre les caries et les nécroses, compliquées de la présence d’esquilles et de corps étrangers, les accidents qui entraînent les fractures comrninutives, les lésions désarticulations, les paralysies partielles, avec perle de sensibilité et de chaleur, etc. Enfin, ces infirmités peuvent s’accompagner d’un état général, caractérisé par l’épuisement des forces et une anémie fâcheuse, conséquences de tous les commémoratifs du sujet. La plupart des lésions qui viennent d’être citées trouveront leur détail ailleurs [voy. Articulaires (maladies). Carie. Cal. Paralysies. Ulcères].
11 est reconnu, en chirurgie militaire, que, malgré l’examen le plus attentif pratiqué aussitôt après une blessure d’arme à feu, des balles, des projectiles, fragments d’étolîe ou autres débris, restent parfois au fond de ta plaie, et que celle-ci se cicatrise sur quelque corps étranger.
JiLESSUUES DE GUEUUE.
Tanlôl la présence de ces corps étrangers au milieu des tissus ne se signale par aucune manifestation. Le plus souvent, au contraire, ils sont l’origine de gêne, de douleurs vives et de fréquents abcès. Par leur proximité des parties osseuses, ils entretiennent des ostéites, des caries, aussi longtemps rebelles que subsistera la cause qui les a fait naître, et que très souvent on ignore. Les eaux réussissent parfois à les éliminer, en déterminant autour d’eux un travail inflammatoire et des abcès qui ies font ainsi découvrir. L’élimination des esquilles, véritables corps étrangers, est fort souvent favorisée de la même manière (Cabrol). Les eaux sulfurées et celles chlorurées sodiques se partagent l'attribution des suites de blessures de guerre, et en particulier la propriété d’issue des corps étrangers dont il vient d’être question [voy. Baréges. Amélie. Bolrbonne. Bourbon-l’Archamrault]. C’est d’ailleurs pour elles un privilège traditionnel [voy. Arquebusades (eaux des)]. De la part des unes et des autres, le procédé balnéatoire, piscines à température élevée et douches, étant uniformément admis, l’action stimulante s’exerce d’une manière analogue. L’important est qu’elle ne dépasse point le but, et que la suppuration qu’on provoque ou qu’on active ne s’étende pas au delà du point lésé. L’application de la médication thermale demande à être surveillée en pareil cas. Il en est de même
de certaines plaies rentrant dans cet article. M. Cabrol a observé à Bourbonne , et les mêmes faits se sont produits à Balaruc, que, à la suite de la guerre d’Orient, les plaies qui avaient été primitivement envahies par la pourriture d’hôpital , reprenaient ce caractère putride que la continuation des eaux ne faisait qu’augmenter. On était obligé alors de suspendre le traitement, et de recourir aux moyens appropriés. Le plus souvent ces accidents se montrent en même temps cpie l’ensemble de phénomènes décrits sous le nom de fièvre thermale [voy. ce mot]. Cette concomitance demande à être prise en considération.
Quand il s’agit de blessuies cicatrisées, des adhérences vicieuses et des contractures musculaires ou tendineuses peuvent en être la suite, et sont traitées également avec avantage à Baréges ou à Bourbonne. Les cicatrices adhérentes aux muscles, aux aponévroses et aux tendons, occasionnent souvent des douleurs par les tiraillements qu’elles éprouvent sous l’influence des contractions musculaires dont elles gênent le libre exercice. Par leur inextensibilité, elles brident le relâchement complet des muscles, et limitent ainsi l’action de leurs antagonistes. Sous l’influence des eaux, le tissu inodulaiie acquiert plus de souplesse, les adhérences se relâchent; en même temps l’entrave apportée dans les mouvements diminue et disparaît avec la douleur (Cabrol). On déduira eles tésultats obtenus ici ce (ju’on doit attendre du tiaitement é(|uivalenl
HLLE IL EH EU SEUIMiS. 27 3
dess conlractures musculaires réccnles, dues à une légère cicatrice de la substance musculaire, à un foyer indammaloire guéri qui entourait un muscle sans le comprendre, à une blessure quia nécessité une position vicieuse prolongée du membre, une trop grande immobilité, et, par suite, de la rigidité des muscles (id.). L’alropliie est également fréquente alors. J.es Douches et les applications de Boues minérales [voy. ces mots] sont d’une ressource utile contre ces altérations consécutives, organiques ou fonctionnelles. Si l’état général a besoin d’être reconstitué, indépendamment des eaux déjà citées, les sources ferrugineuses [iMxeuif Spa, Pjjrmont) et les bains de mer s’oiïrent tout naturellement au praticien.
RLEtlNSEWKXT DES» EAIL\. Les eaux minérales vues en petite quantité sont généralement incolores; examinées au contraire en grande masse, elles paraissent vertes.
L’une des sources d’Ax (Ariége) possède la singulière propriété d’être louche et, de plus, de ressembler à une dissolution de sulfate de quinine, c’est-à- dire d’être bleuâtre.
On a émis dilférenles byi)o(hèses sur la substance qui communiquait cette coloration à l’eau : ainsi Dispan l’attribue à une illusion d’optique; M. Magne-Lahens, à de l’ardoise à l’état de division extrême et tenue par cela même en suspension. Celte opinion est d’autant plus vraisemblable (jue l’on trouve, dans le fond du l éservoir qui contient l’eau, cette même ardoise sous la forme d’une terre bleuâtre; ensuite que cette coloration a encore été signalée, et pour la même cause, dans l’eau d’une source de l’Espagne. Pour M. Fontan, le bleuissement de la source d’Ax provient du soufre précipité.
BLÉviLEE (France, Seine-Inférieure, arrond. du Havre).
Ferrugineuse bicarbonatée. Froide.
Cette source est située au pied d’une falaise, très près de la mer, et SC trouve submergée dans les grandes marées.
Eau : un litre,
Giam.
— de fer . 0,1 1 42
Sulfate de chaux . 0,171.3
Chlorure de sodium . 0,1257
— de magnésium . 0,0686
(Dupray, 1810.)
Cette eau minérale mériterait d’être soumise à un nouvel e.xamcn BLEE: ^LXPIIER spriai,j^> (Amérique du Nord, Virginie). Sources sulfureuses abondantes.
Dicr. DES Eaux îmi^ér. — T. 1,
KOBBIO.
i8Lï\TfKi\srEm' (Suisse, canton de Bernej. Village ù 7 kilomètres de l’hun et 20 de Berne.
Ferrugineuse bicarbonatée. Tempér., 11“ cent.
Eau : 50 onces.
Carbonate de chaux .
Grains.
— ■ de terre muriatique .
Muriate acidulé .
Sulfate de soude .
Matière extractive .
Cent. cnb.
Gaz acide carbonique .
(Füeter.)
>oiis avons reproduit les termes mêmes dans lesquels les résultats de cette analyse ont été exposés; mais on ne sait ce que son auteur entend par carbonate de terre rniiriaticiue et par niuriate acidulé.
La saveur de cette eau est très sty[)tiqiîe. Exposée à l’air, elle se tiouble et donne un dépôt ocracé abondant. Quatre sources principales qui soitent, pies des bains, dans une prairie marécageuse, alimentent 1 établissement , assez bien iîîstallé lui-même, (^est principalement à l’usage externe qu’on se borne, en bains et en douches. Le voisinage de Gurnigel [voy. ce mot] permet d ’associer la boisson des eaux sulfurées a leur emploi. Les alîections nerveuses dépendant d’une altération du sang, l’anémie des convalescents, la chlorose, et en général les alfaiblis sements constitutionnels, sont du ressort de ces bains.
8Si>B6iSïo (États sardes). Ville à 60 kilomètres de Gênes, dans la vallée de la Erebbia.
Gblorurée sodique sulfureuse? Thermale. (Berîini.)
Pas d’analyse complète. On y a signalé des chlorures de sodium et de calcium dans les rapports suivants pour 100 parties d’eau :
Chlorure de sodium, — de calcium Eau . .