CELLES
abondante, a été trouvée par le même chimiste composée de la manière suivante :
Azote .
Oxygène .
Lit.
traces
Sulfate de fer .
— d’alumine. .
— de chaux. . .
Chlorure de sodium.
Gram.
Il existe à Celles un établissement thermal, créé seulement depuis 1 aunee 183o, et alimente par le puits artésien, qui ne débite pas moins, par intermittence, de cent mètres cubes d’eau et quarante mètres cubes
de gaz carbonique par vingt-quatre heures ; toutes les sources laissent sur le sol un dépôt ocracé.
On possède sur les eaux de Celles un ouvrage assez volumineux du docteur Baiiiei (1837), dont il est assez difficile de tirer profit, au point de vue de l’étude thérapeutique de cette source. Le langage de l’ancien inspecteur de Celles est si peu intelligible, et ses raisonnements sont si singuliers, qu’il faut une grande attention pour discerner les véritables applications qui doivent être attribuées à ces eaux. Celles-ci sont très gazeuses et ferrugineuses. Elles tiennent un rang important parmi les eaux digestives, et possèdent les propriétés communes aux eaux ferru¬
gineuses. M. Barrier affirme que les eaux de Celles conviennent dans la diarrhée. Comme l’application des eaux minérales est généralement fort difficile à faire dans la plupai t des diarrhées, nous transcrivons le passage suivant, ne pouvant suppléer iious-memes à ce qu’il offre d’insuffisant : « Nos eaux ferro-alcalino-gazeuses, dit M. Barrier, jouissent dans la contrée d’une haute réputation dans le traitement de la diarrhée et de la
dysenterie chroniques; la confiance des habitants de nos alentours est si glande dans ces soi tes de cas, qu on peut difficilement les engager à faire d’autres remèdes, ou pour mieux dire, ils ne consultent pas, et dès les premiers symptômes diarrhéiques, ils vont boire les eaux de la ' Bonne- Fontaine, et sont bien vite guéris, si l’irritation des gros intestins ne se complique i)oint avec celle des intestins grêles et moins encore avec celle de l’estomac. Quand l’irritation chronique affecte spécialement le jéjunum et le duodénum, les eaux alcalino-gazeuses de Celles sont d’un grand prix; mais il faut les employer surtout en bains ou en douches... » Cet auteur, comme du reste la plupart de ceux qui ont écrit sur ce sujet, a eu le tort de ne pas mentionner l’espèce de diarrhée contre laquelle les eaux de Celles se trouvent si bien appropriéc.s. En l’absence d’une
CERESOLE OU CERISOLES. 409
telle indication, il est difficile de se faire une idée un peu précise de la valeur réelle de ces eaux dans le traitement des affections intestinales.
iM. Barrier a prétendu avoir obtenu par les eaux de Celles la guérison de cancers. « Non-seulement, dit-il, j’ai vu à Celles des tumeurs excessivement suspectes et affectant des organes divers se résoudre avec facilité, mais encore de véritables et énormes cancers s’y sont résolus en très grande partie, et lorsqu’ils ont été réduits à leur tissu encéphaloïde, ils semblaient vouloir se juger par voie de suppuration. » Le traitement par les eaux de Celles aurait pour effet d’exercer d’abord une action sédative sur les douleurs cancéreuses, de rétablir la santé générale, puis de déterminer darus les parties engorgées de l’inflammation, de la suppura» tion, de la gangrène, enfin la fonte et l’élimination du cancer lui-même. L’excessive prétention avec laquelle ces résultats sont annoncés n’est pas justifiée par les observations rapportées dans l’ouvrage de M. Barrier. La plupart ne consistent qu’en de vagues assertions ou ne sont propres qu’à confirmer elles-mêmes le défaut de guérison du cancer. Le fait le plus remarquable est relatif à une femme guérie d’un cancer du sein, puis atteinte de récidive. La dégénérescence reproduite a subi effectivement un travail de fonte suppurative, que M. Barrier prétend pouvoir reproduire à volonté ; et l’observation se termine au moment où il n’existe plus qu’une petite plaie de bonne apparence. La question de récidive nouvelle reste donc tout entière. Quant à l’influence effective du traitement sur l’évolution artificiellement déterminée dans les dégénérescences, il faudrait des faits plus nombreux et autrement présentés, pour être à même de l’apprécier. Les résultats annoncés par l’inspecteur de Celles avaient attiré l’attention, il y a déjà un certain nombre d’années: plusieurs chirurgiens distingués ont envoyé des cancéreux à Celles; mais il n’est pas à notre connaissance que les résultats obtenus aient répondu à leurs espérances.
On emploie à Celles l’acide carbonique, mêlé à la vapeur d’eau , en injections, en douches, et aussi en inhalations dans un vaporarium.
€EREti»OLE ou CERISOLES (États sardes, Piémont, div. de Coni),
FeîTugineiise bicarbonatée. Froide.
La composition qualitative a été donnée parle professeur Cantù (1820), savoir :
Gaz acide carbonique libre, en grande proportion.
Carbonate de fer.
— de chaux.
— de soude
Sulfate de soude.
Chlorure de magnésium.
Silice, quelques atomes.
410 CESTONA Oü (UlESALAGA.
Celte source, qui coule au pied du mont de Bellegai'de, est assez fré- ({uentée et se transporte de plus en plus, particulièrement à Turin.
CEKi'KAU (i^aiaaies du). Les eaux minérales sont fréquemment employées dans les paralysies suite d’apoplexie. Bien que le traitement thermal ait alors pour but spécial de ranimer les fonctions éteintes, on admet que l’action résolutive de certaines eaux minérales (chlorurées sodiques) peut s’exercer utilement au sujet des foyers hémorrhagiques en voie de réparation [voy. Apopliîxie. Uamollissement üu cerveau].
Nous ne connaissons pas d’autre application qui ait été faite des eaux minérales aux affections cérébrales, sauf quelques cas d’aliénation mentale et de paralysie générale accompagnée de démence, où les résultats obtenus ne seraient nullement propres, à notre connaissance au moins, à encourager cette pratique.
Il nous semble cependant qu’il y aurait quelque parti à tirer de la médication thermale, dans la congestion cérébrale chronique ou dans la disposition à la congestion cérébrale. Alors que la circulation générale est languissante, la circulation abdominale embarrassée, qu’il existe de la tendance aux congestions passives, il nous semble qu’un emploi judicieux des eaux chlorurées ou bicarbonatées sodiques pourrait rendre service. C’est là un sujet d’étude que nous recommandons aux observateurs, et une source d’indications que nous croyons digne de l’intérêt des praticiens.
CÉSABi(Bainis»dc). Oïl a doiiiié le uom de Bains de César à beaucoup de sources et même d’installations thermales [voy. en particulier Royat].
CESTOAiA GEENALACrii (Espagne, prov. de Guipuzcoa). Ville sur la rive droite de l’Ürola, au pied du mont Ayaquelu.
(Bdorurée sadique. Tempér., entre 32" et 36° cent. Deux sources.
Kau : lin lUre.
Gram.
Chlorure de magnésium . 0,0846
— de catcium . 0,0792
— de sodium . 5,0347
Sulfate de chaux . 1,8130
— de soude . 0,5208
— de magnésie . 0,1595
Phosphate de chaux . 0,1953
(’arhonate de chaux . 0,0542
— de magnésie . 0,0509
Acide silicique . 0,0759
Substance organique . »
Azote
0,02025 — 16,18 en vol.
Zabala, 1849.)