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CHALLE

que le malade ne la réclame pas en vain, et qu’il puisse en user sans aggravation de dépense.

CHALDETTE (la) (France, Lozère, arrond. de Marvejols), à 8 kilomètres de Chaudesaigues. Tempér. , 30° cent.

Une analyse qualitative de la source, dont le captage remonte à vingtcinq ans environ, a montré à M. Chevallier qu’elle contenait du carbonate, du chlorure et du sulfate de soude, des carbonates de chaux et de magnésie et des traces d’une matière bitumineuse.

Il existe à la Chaldette un établissement thermal composé d’un petit nombre de baignoires et d’un cabinet de douches.

Il y aurait intérêt à recommencer l’analyse de cette source.

CIIAEEER CENTRALE. [Voy. CALORIQUE NATUREL DES EAUX].

CH ALLES (États sardes, Savoie), à k kilomètres de Chambéry, sur la route de Turin.

Sulfurée sodique. Tempér., de 11°, 5 à 12° cent.

Eau : un litre.

Azote . . traces légères

Giam.

Chlorure de maguésium . 0,0100

— de sodium . 0,0814

lîromure de sodium évalué . 0,0100

lodure de potassium . . 0,0099

Sulfure de sodium . 0,2930

— de fer et de manganèse . 0,0013

Carbonate de soude . 0,1377

Sulfate de soude . ( q Q730

— de chaux, peu . )

Silicate de soude. .. . . 0,0410

Bicarbonate de chaux . 0,0430

— de magnésie . 0,0300

— de strontiane . 0,0010

Phosphate d’alumfne et de chaux . j q

Silicate d’alumine ou de chaux . j ’

Glairine rudimentaire . 0,0221

Matière organique azotée, soude libre? . sensible.

Perle . . 0,0323

(O. Henry, 1842.)

La proportion considérable d’iodure et de bromure alcalins signalés dans cette analyse fait supposera lM. O. Henry que l’eau de Challes peut être considérée comme une eau sulfureuse ioclurée ; aussi la croit-il appelée à rendre de grands services à la thérapeutique hydrominérale.

Le débit de la source, dont la découverte remonte à un petit nombre d’années seulement, n’est pas moins de 1200 à 1500 litres par vingtquatre heures.

On n’a trouvé dans les produits de l’évaporation de l’eau de Challes

CHALLES.

aucun indice de sel ammoniacal, ni aucune (race'd’azotate et de fluorure. M. Henry, dans son rapport à l’Académie de médecine, fait remarquer que la proportion de l’iodure de potassium qu’elle contient s’élève à peu près à un cinquième de grain (0,01), et celle du sulfure de sodium à près de six grains (0,295), quantité bien supérieure à celle des autres eaux sulfureuses jusqu’à présent connues. Un captage nouveau d’un des fdets d’eau qui alimentent la source amène maintenant une eau plus riche encore, et dans laquelle le dosage du sulfure de sodium est évalué à 559 milligrammes par 1000 grammesd’eau (Domenget). La vérification a été répétée pendant et après d’abondantes pluies; le résultat s'est trouvé constant. On ne peut disconvenir que ces eaux sulfureuses, alcalisées par le carbonate et par le silicate sodique, et, de plus, chlorurées et considérablement ioclurées et bromurées, ne présentent une minéralisation privilégiée.

La source de Challes a été découvei te, en avril 1841, par le docteur Domenget, dans sa propriété. On voit les eaux sourdre immédiatement d’une roche calcaire, marneuse et bitumineuse, appartenant au terrain jurassique moyen. Il n’existe pas d’établissement de bains, ni d’hôtel, pour recevoir les malades. La proximité de Chambéry permet de suivre, dans cette ville, un traitement à l’aide des eaux de Challes. Les médecins d’Aix en Savoie les associent souvent à leur médication thermale. Elles se transportent facilement.

L’attention a été vivement excitée par la nature de ces eaux, sur lesquelles H. Bonjean, entre autres, a publié des rechei chesforl intéressantes. Leur spécialisation, basée sur les principes qu’elles renferment, s’appiicpic formellement aux scrofules et aux engorgements ganglionnaires sur lesquels elles ont qualité pour exercer une action fondante. Par les mêmes motifs, on les a employées avec succès contre le goitre endémique, infirmité commune dans les parties basses des Alpes. Il n’y a pas lieu de

s’étonner si la variété de leurs éléments minéralisateurs a encouragé les praticiens à en étendre l’application à une infinité de formes de maladies diaihésiques. C’est ainsi que des alfections cutanées, des accidents secondaires ou tertiaires de la syphilis, des ulcères chroniques, des manifestations scorbutiques, ou même dépendant du vice cancéreux, comptent des succès par l’usage des eaux de (dialles. Nous ne parlons pas de la goutte et de la gravelle qui figurent dans l’énumération des appropriations thérapeutiques de cette source; l’expérience n’est pas encore décisive à leui' égard. Mais on ne saurait passer sous silence les observations présentées à l’Académie royale de Savoie par M. Ughetti, vétérinaire de l’armée sarde, lequel a annoncé d’excellents résultats obtenus par la boisson de l’eau de Challes, chez des animaux de diverses races, et principalement sur

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