ENTORSE
des maladies de l’intestin. Mais les auteurs qui ont écrit en grand nombre sur cette station thermale ont négligé complètement de nous éclairer au sujeod’nne partie aussi importante de la pratique qui s’y fait.
Les seuls documents sur lesquels nous puissions nous appuyer pour retracer le traitement thermal de l’entérite sont empruntés à un ouvrage publié par l’un de nous, et à la pratique de Vichy. En voici le résumé succinct.
Les principaux symptômes sur lesquels a été établi le diagnostic de l’entérite chronique étaient les suivants : Douleurs dans quelque point de l’abdomen ; diarrhée ou alternatives de diarrhée et de constipation ; digestions difficiles ou douloureuses. Les douleurs abdominales étaient constantes et affectaient le caractère de coliques ou un caractère fixe et continu, les coliques occupant dans presque tous les cas la généralité de l’abdomen on la région ombilicale, les douleurs fixes généralement locali^ sées à quelque point du gros intestin, surtout du côté du côlon ascendant. La nature des évacuations était presque toujours ou glaireuse ou pseudomembraneuse, ou l’une et l’autre à la fois. Chez la plupart des malades, mais non chez tous, les digestions se faisaient mal. Les résultats du traitement ont été généralement très satisfaisants. C’est sur le traitement externe qu’il a fallu insister, et quelquefois exclusivement. Le traitement a paru mieux réussir dans les cas où la diarrhée était continue ou habituelle, ou bien où la constipation était continue ou prédominante, que dans les cas caractérisés par des alternatives de diarrhée et de constipation (Durand-Fardel, Traité thérapeutique des eaux minérales., 1857, p. 567 à 571).
EXTORSE. Les suites de l’entorse ou du tiraillement violent des parties molles et des ligaments qui entourent une articulation ginglymoïdale rentrent seules dans les attributions du traitement par les eaux minérales. Dans beaucoup de cas, on obtient des effets résolutifs des applications topiques de boues et de limon, des douches d’eau sulfureuse ou chlorurée sodique (Baréges, Bourhonne). Quelquefois, même après un traitement rationnel, et en particulier pour l’entorse la plus fréquente, celle de l’articulation du pied, un état de roideur et de tension persiste dans les ligaments et rend très difficiles et très incomplets les mouvements du membre affecté. Les moyens qui viennent d’être indiqués, auxquels on associe souvent les douches et les bains de vapeur, sont également recommandés. Enfin, il est reconnu que les accidents graves qui se manifestent à la suite des entorses sont surtout à craindre chez les sujets scrofuleux, ou tout au moins atteints de lymphatisme. La médication minéro' thermale se conformera aux influences et aux résultats de ces prédispositions [voy. Arthrite. Scrofules. Tumeurs blanches].