ALBUMINURIE
d’Albano, d’un poisson du goure (lyciostonie, le Ci/clostornum ihermalc [voy. Animaux amvant dans lus eaux thermales].
(États Sardes, Savoie). Sur la route d’Aix-!cs-Bains à Annecy. Source ferrugineuse et gazeuse. (]es eaux sont recherchées par les matrones du pays comme emménagogues, et par les calcuieux comme lithontriptiques et diurétiques.
iiïilirLEN (Eaïtx). Albulce aquœ, Albunecc aquœ, Albunea fons. Source sulfurée froide, qu’on reconnaît 'être celle de Tivoli, aux environs de Home, et que les médecins les plus illustres de l’anliquité romaine, Musa, Andromachus, Aétius, Paul d’Égine, Galien, ont célébrée pour ses vertus thérapeutiques dans une foule de maladies. Au xvrsiècle, au rapport de Baccius, elle portait le même nom et était conseillée en bains dans les lésions traumatiques, plus particulièrement en boisson dans les maladies des voies urinaires. [Voy. Tivoli.]
ALISI^MIXXRÎE. Nous voulons parler de l’albuminurie liée à la maladie ele Bright, c’est-à-dire à une série d’altérations des reins décrite sous le nom d’état granuleux de ces organes. Sans doute, la dégénération granuleuse du rein une fois constituée comme état anatomique, et passée à l’état chronique, entraîne presque toujours la mort dans une période de temps assez limitée, et sans que l’on puisse faire autre chose que ralentir un peu le cours de la maladie. Cependant il n’est pas sans exemple de voir des accidents, même très graves, faire place au retour, sinon à une santé parfaite, du moins à une santé relative, et compatible avec les habitudes de la vie. Nous avons observé des cas de ce genre (deux très formels), où l’intervention des eaux de Vichy a pris incontestablement une part considérable à la marche heureuse de la maladie. Ces faits ne se sont pas assez multipliés, et le pronostic de ralbuminurie est encore trop obscur, pour que nous puissions préciser les circonstances qui indiquent le plus sûrement l’opportunité de ces dernières. Cependant nous pouvons inférer des cas où nous avons vu obtenir des résultats favorables, et de ceux plus nombreux où nous avons vu tous les efforts échouer, que les eaux minérales ne doivent pas être employées lorsque les phénomènes d’hydropisie existent à un degré un peu prononcé; circonstance qui ne dépend pas seulement de l’époque ou du degré de la maladie, mais aussi de sa forme et de sa marche particulière.
Il nous a semblé encore que l’existence des douleurs rénales, ou si l’on veut, la prédominance de signes de néphrite, constituait une condition plus favorable que leur absence : c’est peut-être dans ce dernier cas que l’on voit le plus souvent dominer les phénomènes d’hydropisie générale.
Le traitement thermal, que nous employons sous forme interne et
cr
esiej iie, quand il n’existe qu’un très léger degré d’anasarque, ne nous a jamais paru inodilier sensiblemenl la proportion d’albumine ou de san, renfermée dans l’urine. Il n’en est pas de l’albuminurie comme du dia bête, où l’apparition du sucre est en général très rapidement modifiée. L’effet du traitement se fait sentir sur l’élal général, sur les forces, sur les fonctions digestives ; les douleurs rénales diminuent sensiblement. .Mais ce n’est guère que plusieurs semaines après le traitement qu’il est possible d’en apprécier les effets.
Nous n’avons pu parler ici que d’après des faits observés à Vick?/. Nous ne connaissons pas d’observations recueillies près d’autres stations thermales. Heifft croit que les eaux ferrugineuses peuvent être employées quand le malade présente un état de cachexie anémique. C’est, en effet, les sources ferrugineuses de Vichy qui nous ont paru convenir le mieux.
Il est probable cjue les eaux minérales analogues, comme Vais, Andabre, pourraient être employées en pareil cas. Mais nous ne saurions trop insister sur la contre-indication qui résulte d’une anasarque considérable. Nous ajouterons que, dans deux cas où nous avons eu à employer les eaux de Vichy dans la première période de la maladie, c’est- tà-dire lorsque les premiers accidents apparents étaient d’une date récente, une issue funeste et rapide n’a pu être conjurée. Ces différentes remarques ne sont présentées ici qu’à titre de renseignements.
ALCAiiFüCHE (Portugal, province de Beïra). Village à 16 kilomètres de Vizen.
Sulfm^euse. ïempér. , 46° cent.
(Eaux). Les eaux alcalines forment la troisième classe d’Ozann. On entend généralement par eaux alcalines, les bicarbonatées sodiques. On appelle encore celles-ci eaux acidulés alcalines, pour désigner leur qualité gazeuse [voy. Acidulés].
Cette expression à.'eaux alcalines, appliquée à une désignation de classe ou de division, est mauvaise, car la plupart des eaux minérales sont alcalines. La base prédominante est la soude, et après celle- ci on n’y rencontre guère que la chaux ou la magnésie [voy. Bases]. Nous pensons donc que ce mot alcalines ne doit être employé que pour exprimer une qualité des eaux minérales, qualité commune à la plupart, mais plus prononcée chez quelques-unes. Les eaux bicarbonatées sodiques sont le type des eaux alcalines, quoique la présence de l’acide carbonique libre empêche 'souvent de bleuir, et même rougisse quelquefois le papier de tournesol ; puis les sulfurées sodiques, où Longchamps croyait la soude à l’état caustique, les chlorurées sodic{ues, etc.
Cette désignation, ainsi appliquée à une classe, a encore l’inconvénient d’entraîner dans un ordre d’idées peu exact en thérapeutique, en subor-