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ALET OU ALETH

ALET OU AEETII (France, départ, de l’Aude, arrond. de Linioux). Bicarbonatée calcique : 3 sources lliennales dont la plus chaude a 28°; une froide et ferrugineuse. Il y a un établissement thermal.

1° Source des bains, 28° cent.

Eau : un litre.

Acide carbonique . indéterminé

Bicarbonate de chaux . i

— de magnésie . \

Sulfate de chaux . ■'

— de soude . (

— de magnésie . ^

Sel de potasse .

Phosphate insoluble . .

— soluble . .

Silice, alumine .

Matière organique, fer et perte,

Gvam.

T Source chaude, 20° cent.

Acide carbonique .

Bicarbonate de chaux. .

— de magnésie Sulfate de chaux .

— de soude .

— de magnésie .

Chlorure alcalin . .

Phosphate, dominant. , . , Acide silicique, alumine.

Indices de fer .

Matière organique .

indéterminé

3° Source ferrugineuse, 10° à 11° cent.

Acide carbonique . «pimihio

Bicarbonate de chaux .

— de magnésie .

Sulfate de chaux .

— de soude .

— de magnésie .

Chlorure de sodium .

Sel de potasse .

Sesquioxyde de fer .

Carbonate ou phosphate de fer

Silice, alumine .

Manganèse, indices . \ q q5q

Phosphate très sensible . t ’

Matière organique . ]

(0. Henry.)

Ces eaux mériteraient d’élre soumises à un nouvel examen, afin qu’on pût se rendre un compte aussi exact que possible de la proportion de

58 ALEXISBAD,

cliacune des substances salines et autres inscrites pour un meme nombre dans l’analyse de M. Henry.

Les sources des bains et chaude alimentent les bains et les piscines et fournissent environ 21 000 litres d’eau par vingt-quatre heures. La source ferrugineuse désignée encore sous le nom iVeau rouge est employée uniquement en boisson.

AL Ed. Fournier assigne aux eaux d’Alet : 1° une action élective sur la muqueuse gastro-intestinale ; 2° une action éminemment sédative sur le système nerveux. 1! lésa employées avec succès: 1° dans la convalescence des maladies aiguës; 2° dans les dyspepsies; ,3° dans la migraine;

dans la chlorose , 5" dans l’état nerveux.

ALKXAiVïïERitAB (Bavière, cercle du Flaut-Alein) , près de AVunsiedel,

IHcarbonatée calcique. Tempér,, 11" cent.

Eau : ^ 6 onces. Eau : un lilre.

Carbonate de chaux . » .

— de magnésie. . . .

— de soude .

— de fer .

Chlorure de sodium .

Sulfate de soude. . . .

Pouc. cnh.

Cent. euh.

Gaz acide carbonique .

(VOGEL

(Russie d’Asie, *Circassie). Petit village à l’est de Constantinogorsk. Eaux thermales, dont l’analyse nous est inconnue, très fréquentées et devant leur nom à l’empereur Alexandre qui les visita.

alExaxbrîe (province des États sardes, Piémont). On compte cinq sources d’eau minérale dans cette province : l’une chargée en principes calcaires, dans la vallée d’Andusia ; une autre, sulfurée et saline dans le district de Camagna ; deux autres, d’une saveur hépatique, dans la vallée de Sans, et la dernière, sulfureuse, dans la vallée de Pirata.

.%LE\ïSRitB (Allemagne, duché d’x\nhalt-Bernburg), Sources froides et bains situés dans la belle vallée de la Selke, au pied du Harz, près de Harzgerode.

1« Source Selkenbrunnen.

Eau : une livre. Eau : un litre.

Grains.

Gram.

Sulfate de soude .

— de magnésie .

— de chaux .

Chlorure de magnésium .

(Trommsdorff.)

2° Source Alexisbrunnen.

Acide carbonique. . . .

ALCxÉRIE,

Pouc, cub.

Cent. cul).

Grains.

Sulfate de soude . 0,675

— de magnésie. . . 0,784

— de chaux . 0,844

Chlorure de magnésium . 0,066

Carbonate de chaux . 0,320

— de fer . o,403

3° Source Emahrmmen.

Gram.

(Thommsporff.)

Sulfate de soude .

— de magnésie. . .

— de chaux .

Chlorure de sodium. . .

— de magnésium

— de calcium...

— de chaux. . .

— de fer .

Silice .

Matière extractive....

(Bley.)

Les analyses démontrent que la première de ces eaux est sulfatée simple, la seconde sulfatée ferrugineuse, et la troisième chlorurée ferrugineuse, en supposant toutefois que les dosages soient méthodiques et exacts. Tempér.? — Cette variété de composition permet d’en multiplier l’application thérapeutique, qui se résume d’ailleurs en des effets toniques et reconstituants. Une installation dont le comfort ne laisse rien à dési¬

rer, au milieu de sites pittoresques, justifie la renommée des bains d’Alexisbad, établis en 1769.

ALGÉRIE. L’Algérie renferme un nombre considérable de sources minérales qui permettront à notre colonie, lorsqu’elles seront généralement exploitées et installées, de trouver dans son propre sein la plupart des ressources thermales dont la métropole peut à bon droit s’enor-^ gueillir.

Les Romains n’avaient eu garde, alors qu’ils avaient apporté dans l’Afrique du nord la conquête et la civilisation, de négliger ces précieux accessoires, hygiéniques et thérapeutiques, de toute installation sociale. Les eaux minérales de l’Algérie présentent encore de nombreux vestiges de l’importance qu’ils y attachaient. A ïlammam-Berda, entre Bône et Constantine, près d’un bois de vieux oliviers, qu’une ancienne tradition

ALGÉRIE

[ippelle encore du nom de Bois sacrée de vasles constructions de forme circulaire, allongées d’une demi-lune excentrique, enserrent, dans un bassin qui n’a pas moins de 12 mètres de longueur sur 16 de largeur, les eaux de sources thermales fort nombreuses et abondantes, issues dans son aire ainsi qu’à son pourtour. Les ruines éparses et la piscine bien conservée calidœ, au sud des restes de Julia Cœsarea, aujour¬

d’hui Cherchell, ont pu être employées à la moderne réédification d’Hammam-llir’a, sur la route d’Alger à L>jilianah et non loin de cette dernière ville.

La plupart de ces bains, ou hammam (les Arabes appellent ainsi toutes les eaux minérales indistinctement), sont encore en grand crédit parmi les douars, et principalement chez les habitants des villes. Les Juifs et les Maures d’Alger se rendent journellement, durant la belle saison, aux sources d’Harnmam-Mélouane, au milieu des gorges de l’Atlas, dans le lit torrentueux de l’Harrach ; les populatious des cercles de Boue et de Guelma vont à Hammarn-Meskhoutine ; les indigènes de Constantine au Hamrna et à Salah-Bey; les nomades des environs de Sétif au Hammam-bou-Sellam, près de Bou-Talcb. Ils y dressent leur tente, s’y installent à leur convenance, et malgré la brièveté d’un séjour généralement insuffisant, perpétuent néanmoins l’ancienne renommée de ces stations salutaires. (Bertherand.)

Voici quelle serait, suivant les Arabes, l’origine commune des eaux minérales.

Le sage sultan Soliman, soulihan Sliman (on croit qu’il s’agit du roi Salomon), se baignait très fréquemment. Dans cette habitude, longtemps pratiquée, il lui sembla qu’en ajoutant aux bains que l’on chauffait pour lui certaines substances minérales, du fer, du soufre, etc., ces bains acquerraient de précieuses propriétés curatives. Jaloux de faire partager aux hommes les bienfaits de cette observation, le sultan, doué d’autant de volonté que de sagesse, se mit à l’œuvre immédiatement : sous ses mains puissantes, les divers éléments dont l’efficacité lui avait été révélée, triturés, mélangés, combinés, composèrent une grande variété d’eaux pour la guérison de toutes les maladies. Il eut soin, par une heureuse prévoyance, de les disséminer sur une infinité de points de la terre, et éleva auprès d’elles des zaouïa, des goulba (chapelles). Comme il se défiait souverainement de Satan, il préposa à la garde de chaque source des génies [djenounes], qu’il rendit sourds, aveugles et muets, afin qu’ils ne pussent entendre, voir ni répéter ce qui se faisait et se disait dans les bains. Ces mêmes esprits devaient, toujours par ses ordres, chauffer incessamment les eaux pour les tenir, à toute heure et à température également chaude, à la disposition de ceux qui en avaient be-

ALGÉRIE

soin. Sidi Sliman moiirnl à nn âge fort avancé, couvert de gloire et chargé de bénédictions universelles : depuis, ses ministres, gardiens des sources, auxquels personne n’a pu faire comprendre la disparition de leur maître, continuent avec le même zèle et la même ponctualité la mission qu’il leur avait confiée. C’est ainsi que les eaux conservent la température chaude préférée et prescrite par le sultan vénéré.

Bien que notre installation date de près de trente ans, nous n’avons

pas su faire encore grand’chose . des sources minérales de l’Algérie. Mais fexploilatioiî d’une source minérale est une affaire autant industrielle que scientifique, et nous atteignons h peine une époque où de semblables industries puissent vivre, sinon prospérer, dans la nouvelle colonie. L’Algérie ne possède pas seulement des sources importantes par elles-mêmes, et qui n’ont pas exactement leurs analogues en Europe; mais l’Algérie possède un climat qui peut ajouter une valeur singulière aux traitements que l’on irait faire auprès d’elles (Millon, Notice sur le Frais vallon). C’est là sans doute ce qui créera un jour la spécialité la plus formelle des eaux minérales de l’Algérie.

Ce qui domine en Algérie, ce sont les eaux chlorurées, fortes et faibles, froides et chaudes; les eaux ferrugineuses aussi. Jusqu’ici nous n’y connaissons guère de sources sulfureuses. Hammam-iMeskhoutine dégage bien de l’hydrogène sulfuré, mais en faible proportion, et d’une manière trop superficielle pour C[u’il soit possible de ranger cette source parmi les suifuiées, îl en est de même d’une eau très saline, dite sulfureuse, près d’Aïn-Nouisy, où l’on n’a rencontré, dans le laboratoire de l’Académie de médecine, auprès d’une très forte proportion de chlo¬

rure de sodium, que quelques vestiges de sulfites ou d’hyposulfites.

Certaines de ces sources minérales présentent c{uelques commencements d’installation, quelquefois grossière et imparfaite, et due à la piété de quelque riche Arabe, d’autres fois bien incomplète encore, mais annonçant la prise de possession de la civilisation intelligente, et laissant prévoir la création d’une station thermale faite pour rivaliser avec les plus importantes stations de la métropole. L’administration de la guerre à créé à Hammam Meskhoutineetà Hammam-Rir’a, une installation assez, considérable, consacrée à peu près exclusivement au service de l’armée, et qui deviendra peut-être prochainement le point de départ d’une installation plus complète.

Nous donnerons, dans les articles qui les concernent, l’indication de quelques autres essais d’installation faits près d’un petit nombre de sources de l’Algérie.

La plupart'des eaux minérales connues, ou du moins étudiées jusqu’à présent, sont situées dans la province d’Alger. Nous ne connaissons d’ex-

62 ALGÉRIE

ccption qn’à propos à' Hammam- ^leskhouline ci de Salah-Bey, dans la province de Constantiiie, des bains de la Heine dans la province d’Oran, et de Ben-Haroun dans la Kabyüe.

Nous devons cependant à l’obligeance de M. le docteur Grellois, médecin principal, une note, que nous reproduisons textuellement, relative à quelques sources thermales à peine connues de la province de Constantine.

La province de Constantine est, de nos possessions algériennes, la plus riche en sources thermales. Celles d’Hammam-Meskhoutine (bains enchantés) jouissent d’une célébrité qui remonte aux beaux temps de l’occupation romaine. Mais, comme elles sont exploitées depuis 18^4 pour les besoins de l’armée, elles méritent d’être étudiées à part.

Les eaux de cette province qui paraissent le plus s’en rapprocher par l’importance et la composition chimique se trouvent chez les N'bail Naddom\ à /-lO kilomètres environ à l’est de Ghelma. Elles coulent dans un délicieux vallon dont le penchant est partagé en deux gradins, sur chacun desquels s’étend une nappe blanche qui indique la présence de sources incrustantes.

Ldi source supérieure sort obliquement du sol, au milieu d’un terrain argilo-calcaire, ne forme pas de dépôts à son point d’émersion, mais après 3 ou h mètres de trajet, elle s’étend en nappe et laisse déposer un travertin blanc qui se moule sur les inégalités du sol. Cette eau se partage bientôt en deux filets : l’un s’engage dans un aqueduc à ciel ouvert, et se perd dans le sol ; l’autre va se réunir aux eaux de la source inférieure.

Sous une température extérieure de 27°, la source a donné, à son griffon, 49° cent. Son abondance, jugée à vue, peut être évaluée à 200 ou 250 litres par minute.

La source inférieure, qui paraît en partie alimentée par l’eau que l’on vient de voir se perdre dans le sol, sort directement du rocher par deux ouvertures principales. Toutes ces eaux réunies forment une belle nappe blanche et vont se jeter dans le ruisseau qui parcourt le thalweg de la vallée^ en formant plusieurs cascades. La température de la source inférieure ne s’élève qu’à 30% et son abondance paraît un peu moindre que celle de la source inférieure.

x\ une faible distance de là, on rencontre une autre source, peu incrustante, qui sort d’une grotte naturelle, et que les Arabes paraissent avoir en grande vénération. La température paraît être peu éloignée de 35°. ües ruines romaines d’une certaine importance existent encore près de cette source; elle a donc été exploitée.

Au nord et à 16 kilomètres environ de Ghclma, chez les Ouled Ali, on trouve de belles sources thermales, au milieu d’une campagne riante,

AL-GYOGY. (^53

boisée et bien cultivée. Ces sources sont nombreuses, et sourdent dans une certaine étendue sur la rive gauche d’un ruisseau dans lequel elles versent leurs eaux, et dont elles élèvent la température jusqu’il 45°ou 50°. L’une d elles s échappe au fond d’une jolie grotte, à travers les fissures du rocher.

Sous une température extérieure de 28°, le 15 juillet 18Zi5, cette eau

a marqué 49°, 5. fOn peut évaluer son abondance à plus de 200 litres par minute.

A cent pas environ, en descendant le cours du ruisseau, on trouve encore deux sources voisines l’une de l’autre, qui sourdent directement du sol, en laissant dégager quelques bulles de gaz. La température de ces eaux, auxquelles il faut rattacher plusieurs autres sources moins importantes, varie entre 65“ et 70° cent. L’une de ces sources est assez aboiidante pour faire tourner la roue d’un moulin arabe.

Le bord et le fond de ces sources sont tapissés par une déjection boueuse noirâtre ; mais à une plus grande distance de leur point d’origine, leur lit est couvert d’une couche épaisse d’un travertin jaunâtre de faible densité et susceptible de se réduire facilement en poudre. Toutes ces eaux sont incolores, insipides, inodores.

On trouve, au voisinage de ces sources, des traces de roccupalion romaine.

Au nord-ouest des Ouled Ali, on rencontre encore, chez les Djendel (cercle de l’Edough) une source thermale qu’on avait proposé d’exploiter,

mais qui paraît bien moins importante que celle qui vient d’être indiquée.

A 3 kilomèties de Gheîma, sur la roule de Bône, on voit le beau bassin romain, du fond duquel sourdent les eaux tièdes Hmnrnan- Berda (29°, 3), qui ont été analysées par M. Tripier (0s‘’,588 de matières solubles par litre). [Voy. Hammam-Berda, Hammam-Meskhou-

TIKE.]

ALGUES. Voy. CONFERVES.

AL-GAOGi (États autrichiens, Transylvanie). On y trouve trois sources, dont la principale porte le nom (ÏÀpo~BoA.

‘Bicarbonatée sodique, Tempér. , 31° cent.

Eau : un Itilogr anime .

. , ! . Geut. cüb.

Acide carbonique . . . . 759

Chlorure de sodium. . .

Carbonate de soude. . .

— de magnésie

— de chaux. . ,

Gram.

Silices

(Pataky.)

ALllAMA ÜE GKANADA.

Ces sources, pourvues d’une inslallaîioii convenable, déjà cônnucs du temps des Romains, et jadis florissantes, sont délaissées aujourd’hui.

ALHAMA. Plusieurs sources minérales d’Espagne ont gardé ce nom qui, en arabe, signifie bain.

ALllAMA DE AUAGOA (Espagne, province de Saragosse, district de Ateca). Sur la route royale de Madrid à la capitale de l’Aragon. Sulfatée magnésigue. Tempér. , 35" cent.

Une livre d'eau contient: Eau : 1000 gram.

PüUC. cul).

Cent. cub.

Air atmosphérique .

Gaz acide carbonique .

Grains.

Gram,

Chlorure de sodium. . .

Sulfate de magnésie .

Carbonate de magnésie .

de chaux .

Matière organique .

Acide silicique .

(Manuel Boguerin.)

Les affections calculeuses et rhumatismales forment la spécialité de ces eaux, qu’on administre en boisson et en bains. Deux édifices composent l’établissement, dans un site très pittoresque, et au milieu des souvenirs de la domination des Maures.

ALIIAMA DE GRAA'ADA (Espagne, province de Grenade, district de Alhama).

Sulfatée magnésigue. Tempér. , 65" cent.

Une livre d'eau contient ;

Gaz azote .

Gaz acide carbonique. ......

1 quantité indéterminée.

Grains.

Gram,

Chlorure de magnésium .

— de calcium . .

Sulfate de magnésie .

— de chaux .

Carbonate de chaux .

Perte . . .

(Dauveny.)

Ces bains, dont l’importance remonte h une très haute antiquité et semble un peu déchue aujourd’hui, sont fréiiuentés par des rhumatisants. Leur situation à proximité de Grenade' et de Malaga, la bonne tenue de rétablissement qui les renferme, méritent l’attention. Une

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