‹ Dictionnaire général des eaux minérales et d'hydrologie médicaleChapitre 48 sur 259 · ALPES · texte numérisé non relu

ALPES

al:viekia ou SIERRA ALHAiviii>i.A (L:spasno , juridiciioii do Pechina, à 3 kilomètres du chef-lieu).

Sulfatée 7)10 (pié si que. 'Eempér. , 52'\5 cent.

Eau : une livre. Eau : 1000 gramme;^.

Gaz acide carbonique .

Criains.

(riam,

Gaz oxygène . .

Ci a 7 .nyntp . .

Carbonate de magnésie .

— de chaux .

Chlorure de calcium .

de sodium .

Sulfate de magnésie .

— de ch aux .

Acide silicique .

(Gonzalez y Crespo.)

Cette source, très abondante, sort d’une roche calcaire, mêlée de filons ferrugineux et de quartz, et jaillit avec force, en laissant dégager de nombreuses bulles de gaz. On l’emploie en boissons, bains et étuves, dans les affections rhumatismales et paralytiques.

ALPES (les). Les Alpes forment un groupe de chaînes de montagnes dont le noyau est en Suisse, et qui comprend, en outre, dans son massif une grande partie des hauteurs de la France, de l’Italie, de la Turquie, de la Hongrie et de l’xAllemagne. Leurs divisions prennent différents noms, selon les contrées auxquelles elles appartiennent. D’une manière générale, on regarde les Alpes comme constituées par des schistes et des calcaires noirs, jurassiques et crétacés, et par des protubérances de terrain primitif. Des vallées plus ou moins larges et plus ou moins profondes séparent les chaînes parallèles entre elles. Les sources minérales dépendant du système alpin sont très nombreuses. On les rencontre tantôt dans des prairies marécageuses, tantôt dans 'des gorges, tantôt sur des croupes nues, dans des sites plus ou moins élevés, jusqu’au pied des glaciers. Les deux types sulfureux et chloruré sodique dominent parmi elles. Leur thermalité peut atteindre 11° cent., ce qui est loin de représenter la chaleur supérieure de certaines sources minérales des Cordillères, des montagnes de l’Asie ou même du massif de l’Auvergne.

Les Alpes de France, de Savoie et du Valais renferment des eaux mi nérales d’une haute importance, parmi lesquelles les chlorurées de la Motte, d’Uriage; les sulfureuses de Gréoulx, d’Allevard, de Challes, d’Aix les-Bains, de Mariiez, de Moutiers, etc.; les magnésiennes de ÎMontmiral-Yacqueiras, de l’Echaillon ; les bicarbonatées de Comliliac, Bondonneau, etc.

ALSO-SEBKS.

Sons le rapport dm gisement, les eaux carbonatées de la Drôme paraissent se relier au groupe plutonique de l’Ardèche dont elles formeraient une pointe avancée vers l’est, à la limite du terrain néocomien et du diluvium alpin qui y composent la berge gauche de la vallée du Rhône. Quant aux sulfureuses et aux chlorurées, qui courent suivant de grandes lignes de fractions marquant N.-N.-O et N. -S., depuis la iMéditerranée jusqu’à l’Isère, puis N. -N. -K., depuis l’Isère jusqu’à la haute vallée du Rhône, on les rencontre surtout, soit vers la limite inférieure du néocomien, soit à la limite séparative du néocomien et de l’oolite supérieure, comme aussi, surtout dans la partie nord du groupe (Isère, Savoie et Valais), à la limite des formations secondaires et des terrains cristallins (schistes micacés, granit du Mont-Blanc). C’est notamment à cette dernière limite que 1 on doit rapporter la série d’eaux minérales qui s’étend suivant .N.-IN.-E. et N.-E. d’tJriage et la .flotte à Lavey, Saxon et Loèche. Dans

cette série dominent les sulfureuses, les sulfatées et chlorurées magnésiennes, avec iodures et bromures alcalins.

On a plusieurs fois signalé la teneur remarquable en chlorures, en bromures, iodures et en sels magnésiens, des eaux du groupe des Alpes. Cette circonstance ne dériverait-elle pas du fait de voisinage des gisements du gypse et des roches magnésiennes qui, de la Drôme au Valais, s observent vers les limites des terrains cristallins et des formations se¬

condaires ? Cette question, du plus haut intérêt pour la géologie et le gisement des eaux minérales, est l’objet de recherches de notre collaborateur, M. l’ingénieur J. François.

ALSO-NEBES (Hongrie), à 1 kilomètre d’Eperies, au pied des monts Carpathes.

Sulfatée et chlorurée sodique. Froide.

On y compte quatre sources, dont une seule était connue anciennement, la découverte des trois dernières datant d’une époque récente.

Eau : un litre.

Amalia-B

. Franz-B,

Lélesz-B.

Ferdinand-I

Sulfate de soude .

Gram.

Gram.

Gram.

Gia m .

Chlorure de sodium .

Carbonate de magnésie. . .

— de chaux .

Sulfate de pr(3t. de fer . . .

Soufre (?) .

Iode .

traces

Gaz acide carbonique .

Cent. cul).

Cent. cub.

Cent. cul).

Cent, cul,

Hydrogène sulfuré .

(Pantoczek, 1840).

Ces eaux, offrant des proportions diverses de principes minéralisateurs.

Page 1