ANGERS
morrhagie accidentelle, (FLine épistaxis, d’une inétrorrhagie sans lésion oiganique, etc., les eaux ferrugineuses sont indiquées, et l’on peut dire que toutes le sont également, en tenant compte toutefois de leurs qualités iiUrmsèques comme eaux ferrugineuses, puisque tonies ne sont pas egalement minéralisées, toutes ne se prennent pas en bains, etc. [vov Ferrugineuses (eaux)]. Mais lorsque l’anémie est la conséquence d’un état pathologique particulier, lièvre paludéenne, syphilis, dysenterie, etc., alors il ne faut plus accorder à la présence du fer dans les eaux minérales une importance exclusive, et il faut chercher des stations où le fer se trouve associé aux conditions de constitution réclamées par la Fièvre, la Syphilis, la Dysenterie, etc. [voy. ces mots]. Le fer est^ en effet un médicament fort insuffisant contre la plupart des états anémiques. Lorsqu’il existe de la dyspepsie ou de la gastralgie, ce médicament n’est pas toujours supporté. Lorsque la peau fonctionne d’une manière très incomplète, l’usage interne du fer ne remplit qu’une partie des indications ; et l’on sait qu’il est très peu de stations ferrugineuses qui puissent fournir à un traitement balnéaire convenable. C’est dans les cas de ce genre que les bains de mer, que les eaux sulfurées combattent très bien l’anémie. Seulement, il faut s’assurer, avant de prescrire les bains de mer, que la réaction puisse facilement s’établir ; dans le cas contraire, les bains sulfureux devraient être préférés.
AXESTiîÉSïE. îi s’agit ici de la privation ou de l’affaiblissement, soit de la sensibilité cutanée en général, soit de cette semsibilité limitée à une partie dutronc, de la faceou des membres, survenussous l’inOucnce d’une maladie. Ce n’est, en général, que comme symptôme ou comme caractère isolé de paralysie que l’anesthésie s’adresse au traitement thermal. [Voy. Paralysie.]
AXGERS (t rance, dép. de Maine-et-Loire, arrond. d’Angers). Puits ferrugineux, situé dans la rue des Carmes,
, , , l^au : un litre,
Acide carbonique. . . . j
Azote . . . . I indéterminés
Carbonate de manganèse . . . . .
Bicarbonate de chaux . .
— de magnésie . l.' ] oil'è?
■” de 1er . o 0/9
Sulfate de chaux . i .!!!!!!!]]!! ! o’o58
— de mariganèse. . . []]] o'si?
— de fer . ‘ ° n’ni-?
d alumine . . . q 25(1
Chlorure de magnésium . . . h’ i
Acide silicique ........ . ’ n’né-
Matière organique azotée . Ô,017
ANGIÎNE.
A\XîiXE. Sous la forme chronique, c’esl ordinairement à une diathèse que se rapporte l’angine, ou affection inflammatoire de la partie supéiieure des voies digestives et des voies aériennes. Relativement à celle qui affecte la membrane muqueuse du larynx ou de la trachéeartère, voyez Laryngite, Laryngée (phthisie). Si nous considérons l’angine gutturale proprement dite, c’est-à-dire celle qui a pour siège l’isthme du gosier, le voile du palais et ses piliers, la luette, les amygdales, le pharynx, il en est une variété distinguée comme espèce nosologique par Cdiomel, et sur laquelle nous possédons des études importantes au point de vue de l’iierpétisme et de la thérapeutique thermale, et qui mérite une appréciation particulière [voy. Glanduleuse (angine)]. D’une manière générale, nous devons mentionner cette prédisposition à contracter des angines inflammatoires sous l’influence des variations de température, et qui, chez certains sujets, passe en habitude morbide qu’on ne saurait trop combattre. Dans l’enfance, et surtout à l’approche de la puberté, les amygdales se congestionnent très facilement. L’angine tonsillaire^ ainsi qu’elle est dénommée, amène à sa suite divers accidents. Elle a surtout une tendance marquée à se répéter, et la tuméfaction qu’elle entretient peut finir par être assez considérable pour donner lieu à une gêne permanente de la déglutition et à l’altération de la voix. Dans tous ces cas, le lymphatisme prédomine ; mais comme il s’y mêle un élément catarrhal des moins contestables, on comprend comment les eaux sulfurées revendiquent le traitement des affections dont nous parlons. Les observations recueillies à Ludion, à Cauterets, à Enghien, tendent à prouver qu’à l’aide de gargarismes, de demi-bains chauds, suivis de pédiluves très chauds, et de douches locales administrées avec ménagement, on a vu s’améliorer rapidement des phlegmasies chroniques des tonsilles et l’arrière-gorge se désobstruer. On rencontre les mêmes succès près des sources à la fois chlorurées sodiques et sulfurées [Aix-la-Chapelle, Uriage). Si l’amygdalite est franchement liée aux phénomènes de la scrofule, il va sans dire qu’elle rentre dans les conditions du traitement de celte diathèse [voy. Scrofules]. Il en serait de même de l’angine syphilitique, laquelle est susceptible de se montrer à toutes les époques de la syphilis constitutionnelle, et ne figure dans notre cadre qu’à une date extrêmement éloignée de l’infection. Souvent alors, en dépit d’un traitement apjiroprié qui a fait disparaître, même pour toujours, les manifestations syphilitiques, il persiste une hypertrophie fort tenace des amygdales. J1 y a là une modification de texture dont la médication spécifique n’a pas toujours raison, et outre la gêne de la déglutition qui en dépend, les malades sont encore exposés à la répétition d’angines douloureuses. L’usage interne et extérieur des