AUTEUIL
Quatre sources dont voici la composition
: Eau
: un litre.
Acide carbonique libre, peu. .
indét.
indét.
indét.
Gram. Gram.
Gram. Grani.
Bicarbonate de chaux .
de magnésie. . . .
— de soude .
Sulfate de soude .
— dp. phaiix • . .
— de magnésie .
Chlorure de sodium . |
— de magnésium.. . . j
Sel de potasse .
. sens.
sens.
sens.
sensible
Azotate alcalin .
. indices
indices
indices
indices
Alumine . :
Phosphate .
Sesquioxyde de fer . .
Humus .
. indiq
iüdiq.
indiq.
indiqué
(0, Henry.)
Il existe à Aurensaii un établissement thermal et une mare s où l’on administre des bains de boue.
ArRif^]\^T (Ile d’), (îles anglaises, (Planche). Dépendante de Guernesey. Bains de nier.
ACJltlOL. Voy. ÜRIOL.
AUNSEE (haute Autriche). A 12 kilomètres Ischl [voy. Ischl]. Chlorurée sodique. Froide. Établissement de bains salins bien installé. AETEEIE (France, Seine). Près Paris.
Ferrugineuse. Froide.
Cette source est connue sous le nom à'eau minérale d'Auteuil, ou
source Quicfierat. Eau : un litre.
Azote . iodéterminée
Gram.
Chlorure de maguésiura . . i ^ I200
— de sodium . | ’
Sulfates anhydres de chaux. . 1,7400
— — de strontiane . traces sensibles
— — de magnésie . 0,1100
— — de soude, . 0,2920
— — d’alumine et de potasse et
d’ammoniaque . 0,0510
— — d’alumine et de fer protoxydé
(sel double particulier)... 0,7150
Sel de manganèse . 0,0140
Azotate de potasse . traces
Acide silicique (silice) . . . . 0,1400
Matière organique et perte . 0,0730
Principe arsenical dans le dépôt . sensible
(ü. Henry père.)
AUTORISATION
Cette eau minérale doit posséder les propriétés communes aux eaux nettement ferrugineuses. Elle est usitée en boisson sur place, et surtout transportée.
AI'TORISATIW]^. Une eau minérale, au point de vue médical et industriel, ne peut être exploilée sans une autorisation spéciale de M. le ministre du commerce, de l’agriculture et des travaux publics. Cette autorisation n’est elle-même accordée que sur un avis favorable de l’académie impériale de médecine. Les formalités à remplir en pareille circonstance sont les suivantes.
On adresse d’abord à M. le ministre une demande et un échantillon de 1 eau minérale, en s’entourant de toutes les précautions signalées dans un règlement dont on doit la rédaction à M, O. Henry [Bulletin de V Académie de médecine, 1845, t. X, p. 760), et dont voici la teneur :
Certificats des puisements.
x\rt. — Un puisement d’eau minérale ne saurait avoir de caractère légal qu’autant qu’ii aura été opéré en présence des autorités (maires ou adjoints) de l’endroit où sourdent les sources.
De plus, ces certificats doivent toujours être jf)ints à l’envoi des eaux minérales.
Epoque des puisements.
Art. 2. — Pour opérer le puisement d’une eau minérale, il faut toujours agir par un beau temps et dans une saison sèche, éloignée de répoc|ue des pluies ou de la fonte des neiges. Les fuois les plus favorables sont ceux de juin, juillet, août, septembre, octobre, et quelquefois même novembre, si l’automne n’a pas été pluvieux.
Pour les eaux gazeuses, le matin convient mieux que l’heure de la journée où la chaleur est plus forte.
Renseignements qui doivent accompagner renvoi des eaux.
Art. 3. — Aux certificats de puisemejUs, il sera essentiel de joindre des renseignements précis sur la disposition des sources et sur leur abondance, enfin sur la nature du terrain où elles sourdent ou cjui les environne.
ün notera particulièrement, en outre, s’il se dégage du gaz au bouillon, et si l’eau présente, soit des confervesà la surface ou au fond des bassins, soit des dépôts sur les divers points de son trajet.
Quantité d’eau à expédier.
Art. 4. — îi est indispensable d’expédier toujours de 15 à 20 litres du liquide, surtout si les principes minéralisaleurs y paraissent nombreux
AUTORISATION
et variés; et s’il y a plusieurs sources, au moins 10 litres de chacune d’elles.
Choix des vases et des bouchons.
Art. 5. ~ Il faut prendre, pour l’expédition des eaux, des bouteilles de verre noir parfaitement propres et lavées avec de l’eau des sources, puis ne faire usage que de bouchons de liège neufs, préalablement trempés pendant plusieurs jours dans l’eau minérale elle-même.
Mode de puisement et soins à apporter dans cette opération.
Art. 6. — Si la disposition des sources et la température du liquide le permettent, on doit faire le puisement en tenant à plusieurs pouces la bouteille renversée, et en la redressant immédiatement au-dessous de la surface du liquide.
Si cette eau au contraire est trop chaude, et si la disposition de la source ou du puits est trop profonde, on agira de la manière suivante : La bouteille sera maintenue à son fond a et à son goulot b par deux cordes. A la partie b on assujettira un poids qui permettra au vase d’être immergé dans la source en sens inverse. Lorsqu’il sera plongé convenablement à l’aide de la corde a, on le redressera en tirant celle-ci à soi; cela fait, on le laissera se remplir complètement du liquide.
On aura soin de ne jamais plonger les bouteilles jusqu’au fond des sources, pour éviter d’agiter le limon qui s’y trouve et de le mettre en suspension, ce qui troublerait la limpidité de l’eau minérale.
Précautions pour les eaux froides et chaudes.
Art. l.—Eaux froides. Lorsque les eaux sont froides, ou lorsqu’elles ont une température de 20^ à 25”, on peut, aussitôt le puisement, opérer le bouchage avec les soins convenables, c’est-à-dire avec des bouchons neufs, trempés à l’avance dans l’eau minérale, et assez justes pour n’en- Irer dans le goulot qu’à l’aide d’une certaine pression ; mais, si les eaux ont une température assez élevée, il faut agir autrement.
Eaux chaudes. Après avoir préalablement échauffé les bouteilles en les plongeant dans l’eau des sources, on les remplira du liquide, et avant de les boucher, on les laissera refroidir, à l’abri du contact de l’air, en les bouchant d’abord imparfaitement et les plaçant dans un baquet rempli à l’avance d’eau minérale à quelques pouces de la surface liquide, et jusqu’à complet refroidissement; après quoi on achèvera le bouchage de la bouteille de la manière indiquée ci-dessus.
Soins particuliers pour diverses espèces d'eaux minérales.
Akt. 8. — Quelques espèces d’eaux minérales exigent des soins particuliers pour être mises en bouteilles.
AUTORISATION. 149
1" Ainsi, pour les eaux sulfureuses, il faut remplir presque complètement les bouteilles, afin de laisser dans le vase le moins d’air possi!)ie.
2*^ Pour les eaux lerruginenses on prendra le même soin et l’on fera usage de bouteilles de verre noir, de préférence, la lumière contribuant à décomposer rapidement certaines eaux de ce genre. Pour cette espèce, on se servira de bouchons qu’on aura abandonnés pendant quelques jours dans la source.
3" Les eaux alcalines gazeuses ou acidulées seront un instant exposées à Pair avant d’être bouchées; le bouchon devra être ensuite assujetti au moyen d’un fil de fer ou d’une capsule métallique solidement adaptée.
Quant aux eaux salines, naturellement peu gazeuses et moins altérables à l’air, il suffira de les renfermer dans des bouteilles de verre ou dans des cruchons faits d’un verre non poreux, recouverts d’un bon vernis à l’intérieur et à l’extérieur, puis bouchés toujours très exactement.
Goudronnage ou copsulage des bouteilles.
Art. 9. — Les vases ainsi remplis et bouchés, on doit, afin de prévenir l’altération du liège et de remédier à sa porosité, le recouvrir de quelque enduit particulier: c’est l’opération c|ui porte le nom de goudronnage. Elle s’effectue en faisant fondre à une douce chaleur des mastics (composés de poix-résine, de cire, de térébenthine, etc.) et y plongeant le bouchon jusqu’à la naissance du col de la bouteille; retirant et laissant refroidir. Le mastic ne doit pas être trop chaud, mais presque pâteux, et le bouchon recouvert préalablement d’une calotte de toile fine ou de peau amincie.
On remplace avantageusement le mastic par les capsules métalliques, qu’on adapte à l’aide d’un appareil approprié. A défaut du mastic (dit goudron), on pourra faire usage de cire jaune ramollie par un |)eu de graisse ordinaire. [Voy. Goudronnage.]
Substances accessoires aux eaux quil sera bon de joindre à l'expédition
de ces dernier es.
Art. 10. — Dans certaines eaux du genre de celles dites sulfureuses, et surtout dans les eaux alcalines, on remarque la production plus ou moins abondante de diverses conferves ou de matières ayant l’apparence de glaires formées par des principes particuliers. Ces substances devront être jointes à l’envoi des eaux et expédiées dans des bouteilles remplies de l’eau minérale qui les a fournies. Il existe aux sources ferrugineuses, dans les bassins et le long des conduits, des dépôts rougeâtres dont une partie devra être également envoyée dans des flacons. Enfin on n’omettra pas de joindre à ces expéditions quelques fragments des roches d’où sourdent ces sources.
AUTORISATION
Essais à faire o.ux sources par les personnes préposées à leur conservation
ou par les hommes de V art.
Art. 11.— Gomme il est souvent très important d’apprécieraux sources mêmes !a proportion de certains principes fugaces ou facilement altérables, tels que ceux qui sont de nature sulfureuse, il sera bon d’ajouter, dans deux ou trois bouteilles, 2 grammes de nitrate d’argent cristallisé, avec des étiquettes indiquant cette addition. Mais en outre, s’il existe auprès des sources des médecins ou des pharmaciens, on fera plusieurs essais avec le sulfhydromètre de îd. Dupasquier, en variant les épreuves à plusieurs époques de la journée.
I.es résultats de ces essais sulfbydrométriques seront notés scrupuleusement et annexés aux certificats et aux renseignements demandés.
Expédition des eaux.
Art. 12. — Quand tous les soins prescrits dans les précédents articles auront été remplis, il sera indispensable de faire immédiatement l’envoi de l’eau minérale, dans des caisses bien scellées, afin que le chimiste chargé du soin de l’analyse puisse examiner l’eau peu de temps après son puisement.
Ces différents objets sont renvoyés par M. le ministre devant l’Académie de médecine, laquelle fait procéder dans son laboratoire à l’examen de ces divers documents et à l’analyse de l’eau.
Le rapport présenté à l’adoption de l’Académie fait connaître la composition de l’eau analysée, et ses conclusions portent qu’il y a lieu, ou non, d’après sa composition, à en autoriser l’exploitation pour Tusage médical. Si les échantillons adressés étaient insuflisants ou recueillis dans de mauvaises conditions, le rapport s’abstient de conclure et réclame un nouvel envoi. La décision ministérielle est rendue conformément aux conclusions présentées par l’Académie de médecine.
Toutes les précautions indiquées dans l’instruction de M. O. Henry sont importantes, sans doute ; mais le rapport académique préviendrait un grand nombre d’abus, si le chimiste auquel incombe la tâche de l’analyse s’était rendu lui-même sur les lieux où les sources jaillissent. Eji opérant sur des eaux transportées, on ne peut, par exemple, apprécier le volume des gaz spotilanés, et surtout savoir si l’eau minérale est captée de manière à it’être pas un mélange d’eau douce et d’eau minérale :or, tout le monde le sait, l’autorisation est souvent demandée avant que les travaux nécessaires à la bonne conservation des sources soient commencés. 11 est encore des principes utinéralisateurs qui ne peuvent être dosés que près des sources, ce sont les sulfures et l’acide sulfhydrique.
Nous voudrions aussi que l’autorisation spécifiât d’une manière for-
AUTRICHE (EMPIRE D’)
melle l’emploi médical de l’eau : par exemple, si elle doit, être utilisée en bains, en boisson, et si elle peut être chauffée artificiellement. On ne verrait pas alors des eaux minérales froides et très propres seulement à la boisson, servir en bains après avoir été échauffées, le plus souvent par les moyens les plus défectueux.
AUTRICHE (Empire d’)- Les États de la monarchie autrichienne embrassant le sud-est de l’Europe centrale, possèdent un très grand nombre d’eaux minérales. L’énumération exacte de ces sources nous serait impossible, faute de documents suffisants. La Hongrie, à elle seule, en compte plus de 350 ; la Bohême environ 150; et dans les autres États slaves il en existe une multitude d’autres, soit thermales, soit salines et froides, à peu près aussi ignorées des habitants indigènes que du reste de l’empire. Il sera pourvu à la caractérisation de la plu¬
part des groupes qu’elles forment sur l’étendue de l’xAutriche, autant que le permettront les données de la statistique hydrologique [voy. Bohême. Gallicie. Hongrie. Lombardo- Vénitiens (États)]. Mais nous avons cru utile de placer ici le tableau des principales sources de cette vaste contrée, tel qu’il a été dressé par le savant professeur hongrois Ludwig Tognio, dont la vie s’était entièrement consacrée à des études de balnéologie. Cette classification, vraisemblablement la plus récente, a été publiée en 1856 parle docteur Joachim dans \q Balneologische Zeitung (Band II, iC 23).
Le professeur Tognio regarde comme eaux thermales celles qui atteignent et dépassent 25*" centigrades. On en distingue 80 dans la monarchie autrichienne ; le reste est compris sous le titre d’eaux froides.