AZE
AZO
sommet; style allongé, saillant, non épaissi au sommet ; fleurs en corynibe. G — s.
AZÉDAKACH ou Lilasdes Indes (Botanique médicale), en arabe, arbre vénéneux. — Genre de la famille des Méiucées (|ui ne contient que deux arbres ; l'.-f . biphme est lin joli arbre qui atteint 10 à 12 mètres de haut, originaire de l'Inde, de la Syrie et de la Perse, d'où il a été transporté avec succès en Espagne, en Portugal, dans les parties méridionales de la France et en Amérique ; ses fleurs, de couleur bleuâtre, disposées en grappes au bout des rameaux, ressemblent à celles du lilas. Rien de plus gracieux que cet azédarach lorsqu'il commence à entrer en fleurs; aussi les Américains l'appellent ils YorgueilJe l'inc/e : ses fruits sont disposés en grappe dont chaque grain de la grosseur d'une petite cerise, rond, pulpeux, d'une saveur amère, renferme un principe vénéneux et une matière grasse avec laquelle on fabrique des bougies dans quelques endroits; il contient un noyau allongé à cinq côtes, dont on se sert en Italie pour faire des chapelets. On l'a nommé aussi li/as de lu Chine, faux si/comore, arbre à chape et arbre, saint. Les différentes parties de cet arbre ont été employées en médecine. Au rapport du botaniste Michaux, on l'ait usage en Perse de la pulpe du fruit mêlée à de la graisse, pour guérir la gale et la teigne. Depuis longtemps, en Amérique, les différentes parties de cette plante jouissent d'une grande réputation comme vermifuges, ainsi 6 à 8 grammes de la racine eu décoction dans 250 grammes d'eau, édulcorez ; le docleur Valentin, de Nancy, pendant son séjour en Virginie, a eu plusieurs fois l'occasion d'en constater les bons effets. L.-i'. ailé, Melia azadirac/ita. Lin., s'élève plus que le premier; ses fleurs sont plus petites et jaunâtres; ses fruits donnent par expression une huile dont l s habitants du Malabar font un usage fréquent contre les plaies, les piqûres, etc. (Valentin, Notice sur ie Melia azi'ihvach , l«l(\ in-S».)
.4ZER0LIER (Arboriculture fruitière), Cratœgus a:.ero/"«. — Famille des Hosacées {fi;; . 2^1 1 et2i2). Arbre de 7 à 8 mètres de hauteur, à ramesux courts, très-rameux.
Fie. îll. - n«ur« de I
veliis; fleurs blanches en corymbe, comme celles de l'aubépiue; fruit rond, à osselets, de saveur un peu acide.
Fig. lU. — Bourgeon fruclit^rc Jo l'a
Ce» friills sont consomnié» frais, ou bien l'on en fait des gelées. Originaire de la zone méditerranéenne, il est cul-
tivé on Pro\oncc, en Italie^ en Espagne, comme arbre fruitier.
On distingue plusieurs variétés caractérisées par la couleur et la forme des fruits.
Azerole ronde, rouge, ou de Provence ; — grosse, rouge, ou du Val ; — longue, rouge ; — blanche ou de Florence ;
— jaune.
Cet arbre ne donne de bons produits que sous le climat méditerranéen. Il préfère les sols légers, secs, un peu calcaires. Il redoute les terrains humides.
L'azerolier est cultivé le plus souvent au moyen de la greffe en écusson à œil dormant (voyez ce mot). On emploie l'aubépine comme sujet (voyez ce mot). Cet arbre est cultivé seulement dans les vergers. On lui donne li la , forme d arbre à haute tige. Sa végétation est abandonnée à elle-même, quant aux rameaux à fruit. Il commence à donner des produits abondants vers l'âge de vingt ans. Sa durée est très-longue. A. Du Bu.
AZIMUT. — Angle compris entre le plan vertical mené par un astre et le jilan du méridien. L'azimut se mesure au niojen du the'odulUe (voyi z CooRiOiXxtts, AsTiioNOiiiiOUiis.
AZOLLE (Botanique), Azollo, Lamk. — Genre de plantes aquati(|ues établi par Lamarck, dans la famille des Ntiiades. Il comprend de petites plantes aquatiques a.yant le port des Jungermannes. Leurs tiges, pinnées ou bipinnées, s'étalent en rosette et flottent à la surface de l'eau. Leurs feuilles entièrement cellulaires sont très-petites , ovales, obtuses, ponctuées. Ce genre comprend quelques espèces croissant dans les eaux stagnantes de l'Amérique et à la Nouvelle-Hollande. Commerson, à la suite de son voyage au détroit de Magellan, avait rapporté la première espèce nommée, décrite par Lamarck dans VEnci/clopédie, lorsque plus tard Robert Brovvn recueillit à la Nouvelle- Hollande d'autres espèces qu'il fit figurer. M. Martins a donné une savante description du genre Aznlle dans ses Icônes selectœ plantaruni Cryptoyamicarum Bnnilieiisis,p. 125. '
AZOTATES (Chimie). — Sels formés par la combinaison de l'acide azotique avec les bases. Les azotates sont tous solubles dans l'eau , fusent quand on les projette sur des charbons allumés, et parfois même détonent quand on les chauffe après les avoir mélangés avec du charbon en poudre. Mêlés avec de la limaille de fer, et chaufl'és avec l'acide sulfurique, ils donnent lieu à un dégagement de vapeurs rutilantes d'acide hypo azotique. La chaleur les décompose tous en laissant pour résidu, tantôt de l'oxyde pur, tantôt le métal â l'état de liberté, quand son oxyde est réductible lui-même par la chaleur. Tels sont ceux de mercure, d'argent, de platine.
Les principaux azotates sont les suivants :
Azotate u'auge.xt. — Voyez Argent.
Azotate de ciiaix et de magnésie. — Sels qui forment la m.ijoure jiartie des composés azotés des nitrières artificielles, et que l'on convertit ensuite eu nitrate de potasse ou de soude (voyez Nitke).
Azotate de jiEnccnE. — Voyez Mebcuke.
Azotate de plomb. — Voyez Plomb.
Azotate ue i'otasse, Nitre, Salpistre. — Sel employé en grande quantité pour la fabrication de la poudre (voyez Poudre, I'otasm;, .\itre).
Azotate de soide, iXitre cubique. Salpêtre du Chili.
— On le prépare comme l'azotate de potasse ; mais réccnnneiit on l'a découvert au Pérou, notamment à Atacama, sous de l'argile en couches d'une épaisseur variable, mais d'une étendue de plus de 500 kilomètres. On le trouve également dans quelques lacs d'Egypte avec le natron (caibonale de soude). On le substitue avec avantage au nitrate de potasse, princiiialcinent dans la fabrication des acidrs suirui ii|ih it nitrique, parce qu'il coûte inuins cher, et 'i" ' 1'"' 'il il renferme une plus grande iiuantité d'acidr ,i .i.iu. , mais comme il est plus liygroniélrique (|ue I ,i/.ui,iir île potasse, il convient moins |iour la prépaiMtidii de la poudre qui doit rester sèche, même dans un air humide.
AZOTE (Chimie), NrrnocicNE, AiR dlphlogistiqué, du grec « privatif, zoi', vie. — Corps simple gazeux, non liquéfiable, incolore, sans odeur ni saveur, éteignant les corps en combustion, non susceptible d'entretenir la respiration, mais n'ayant du reste aucune propriété vénéneuse. Sa solubilité dans l'eau est très-faible, car rn mètre cube d'eau n'en dissout que 26 litres.
Ce gaz est doué d'une grande inertie chimique, et ne se combine guère qu'à l'élat naissant avec les autres corps; il s'unit cependant dircclenient avec Voxygcne ozonisé (voyez Ozo.xe). Aucune de ses combinaisons uo
AZO
AZO
iniiit d'une bien grande stabilité, sauf l'ammoiiiatlue. La densité de l'iUOLo est les 0,972 de celle de l'ai.-; en sorte ou'à zéro et sous la pression barométrique normale i> 7fa un litre de ce gaz pèse 1-',2M. Il forme eu volume les (> -02 de l'air utmo-phérique, est un des éléments essentiels des tissus dos végétaux et des animaux, se reiicontre dans la uatme minérale, particuliÈrement à 1 état ^ d'azotate et se dégage en abondance de certaines sources , mfnéae. telles °que celle de Link, près de Gemnii sïïsse), el dans quelques localités des Pyrénées, de 1 .le de Ceylan, et des deux Amériques.
On se pi-ocure ce gaz par plusieurs méthodes : o Parle pho.-phore. - On fait brûler un morceau de pl'iosphore sous une cloche (A?. 2^^) reposant sur leaii; ' ' il se lorme de 1 ac.de phospho-
rique qui se dissout dans l'eau. Le résidu gazeux est formé d'azote renfermant encore quelques centièmes d'oxygène, des traces de vapeur de phosphore et l'acide ca.boniquc de l'air. On le trans-
^-^ , „:,= , vasedansdeséprouvettes, oùonic
c S^ ^^ ^- ^g=p| laisse quelques joui's en contact ^==^^-'- — " avec des bâtons de phosphore,^ que „- J43. — Appareilpour j>q„ relire quand ils cessent d'être la préparalîon de lazule , , ., j r,^K(.^i,T.:fiS
par le phosphore
■ phosphorescents dans l'obscuriié Quelques bulles de chlore enlèvent les vapeurs de phosphore, et un peu de potasse dissoute enlève à son tour le chlore en excès et l'acide carbonique. 11 reste de l'azote pur, mais humide.
i" Par le cuivre mélullique. — A l'aide de l'appareil ijig. 244), un filet d'eau coule par le siphon S dans un
flacon F, primitivement plein d'air. L'air ainsi chassé peu à peu du flacon vient travei-ser : ,° deux tubes en U, I et l'y contenant, le premier /, de la pierre ponce imbibée de potasse caustique pour absorber l'acide cai^bouique ; le second i\ de la pierre ponce imbibée d'acide bulfurique concentré, pour arrêter la vapeur d'eau ; i" un tube en verre peu fusible T, rempli de cuivre en copeaux et chauffé au rouge. Le cuivre absorbe entièrement l'oxygène-, l'azote pur continue seul sa route et est recueilli dans des éprouvettes E renversées sur le mercure ou l'eau. b° Par les a-nliles de potasse ou d'ammoniaque. — Ou peut encore se procurer de grandes quantités d'azote, soit en décomposant l'azotite d'ammoniaque (AzO'AzH-*,HO) par la chaleur, soit en traitant l'azotite de potasse parle chlorhydrate d'ammoniaque (Corinwinder) : dans le premier cas, il se forme de l'eau et de l'azote (AzO'AzH^IlO = -i^Vz-l-iHO); dans le second, du chlorure de potassium, de l'eau et de l'azote (AzO^KO -t-AzH'CIH = kCi -(-4IIO+2AZ).
• >° Par le clilore el l'ammouiaque. — Enfin, en mettant en présence du chlore et de l'ammoniaque liquide, i se forme de l'acide chlorhydrique et de l'azote ; mais si dans cette expérience le chlore est en excès, l'azote naissant se combine avec du chlore et forme du chlorure d'azote qui détone même spontanément et avec une extrême violence, vx doit par conséquent être manié avec '.es précautions les plus rigoureuses.
Malgré ses aflinilés si pi-u prononcées, l'azote forme avec l'oxygène cinq combiuaisons : acide azotique ou
nitrique (AzO'), acide hypo-azotique (AzO*), acide azoteuj (AzO*), bioxyde d'azote (AzO*), protoxyde d azote lAzO;. Il forme avec l'hydrogène l'ammoniaque (Azll') -, il s unit au chlore, au brome, à l'iode, pour produire des composés détonants-, il s'unit pareillement d'une manière peu stable à certains métaux, potassium, fer, cuivre, etc. Il a, au contraire, une tiès-gi-a..de affinité pour le bore auquel il se combine directement à l'aide de la chaleur, et avec lequel il forme des composés très-stables (voyez Bore). 11 s'unit aussi assez facilement avec le charbon pour former du cyanoyéne et des cyanures (voyez ces mots). ,. . . ...
L'azote n'a été reconnu comme gaz distinct et spécial qu'en 1772, par Rutterford. Jusque là on l'avait confondu avec l'acide carbonique, qui éteint comme lui les corps en combustion.
Azote {Protoxïbe d), Gaz hilab.\nt (AzO . — Jj^J, incolore, inodore, d'une densité égale à i ,S, inaltérable à l'air se liquéfiant à 0° sous une pression de .10 atmosphères, devenant solide à lOu" au-dessous de zéro et produisant par son évapor.*tion dans le vide, quand il est liquide, un froid excessivement intense. 1 Le protoxyde d'azote a une saveur légèrement sucrte ; l'eau à 15° en dissout la moitié de son volume. Il entroi tient la combustion des corps portés à une température assez élevée pour en opérer la décomposition, et dégageant assez de chaleur en brûlant pour être maintenus à ce degré. Quand il est paifaitement pur, il entretient 1 quelque temps la respiration et produit une ivresse gaie, d'où son nom de ga: hilarant, qaz du Paradis. L expérience, qui n'est pas sans danger, fut faite pour la première fois par Uumph.y Davy.le 1 1 avrU 1799. Davy, des celte année, avait reconnu que ce gaz possède des propriétés aneslliésiques, qu'il pouvait suspendre les douleurs physiques, et avait entrevu la possibihté de l'employer avec avantage dans les opérations chirurgicales qui n'entraînent pas une grande effusion de sang.
Au commencement de ce siècle, une société savante de Toulouse s'efforça de trouver un succédané à ce gaz dont l'emploi peut devenir mortel, et avait fait, à ce point de vue sur l'éther, des expériences qui, trente ou quarante ans plus tard, devaient être répétées en Amérique et nous revenir comme ime découverte nouvelle.
■ Le protoxyde d azote fut découvert en l'1-i par Piiestley, sous le nom de gaz ■litreux déphlogistiqué. On le prépare in décomposant par la chaleur (Jig. 245) l'azotate d'ammoniaque.
AjUSAzU3U0= 2AzÛ + 4110.
Azote (Bioxïue d') (AzO^).— Composé gazeux, fixe, incolore, mais devenant tout à coup rouge par son contact avec l'air qui le Irausorme en acide
hypo-azotique (AzO'). Le chlore humide produit le mime effet; les deux gaz agissant sinmilanément chacun sur l'un des élé.Tients de l'eau décomposent celle-ci. Il se forme de l'acide chlorhydrique et des vapeurs rouges. L'acide nitrique cède également de son oxygène au b.oxydo d'azote, et rep.-oduiikseolorationsauxquellesdonueUeul>v
AZO
AZO
dissolution de l'acide liypo azotique dans l'acide azotique. Malgré cette allinité marquée pour l'oxygène, le bioxyde d'azote peut entretenir la combustion des corps comme le protoxyde, plus vivement même; mais, comme pour ce gaz, il faut que les corps y soient introduits i une température assez élevée pour que la décomposition du
bioxyde ait lieu. La combustion a donc lion réellement dans un mélange d'azote et d'oxygène, très-riche en oxygène.
Le bioxyde d'azote est absoibé par les sels de protoxyde de fer, qu'il colore en rouge. Cette propriété sert à séparer ce gaz des autres gaz auxquels il pourrait se trouver mélangé.
On le prépare en traitant le mercure ou le cuivre par l'acide azotique étendu. Le métal s'oxyde aux dépens d'une portion de l'acide, et l'oxyde formé se combine avec l'autre. Au début, des vapeurs rouges apparaissent dans le flacon, à cause de l'oxygène de l'air qu'il contient.
4Az05 + 3CuO = 3Ae05CuO + Az02.
Ce gaz fut découvert par llales et étudié par Priesiley, Davy et Gay Lnssac.
Azoteux (Acinii) (AzO''). — Liquide très-instable, d'un bleu indigo foncé, bouillant au-dessous de — 10°, se décomposant par simple ébullition en acide hypo-azotique (AzO') et bioxyde d'azote (AzO-). Ou l'obtient en faisant arriver dans un tube en U, refroidi à — 'id", un mélange de 1 volumes de deutoxyde d'azote et d'un volume d'oxygène; on l'obtient également, nuiis uni à l'eau, en décomposant par un peu d'eau l'acide hypo-azotique liquide. Il se forme de l'acide azotique et de l'acide azoteux qui se séparent, le dernier étant le plus dense des deux.
L'acide azoteux a été isolé récemment pour la première fois par M. Fritzschc. Avant lui on ne le connaissait qu'uni avec les bases dans les azaliles.
Azotique (AciPE nvi-o-) 'vapeurs nitreuses, vapeurs rutilantes). — Liquide bouillant à lO" au-dessous de 0; se produit toutes le. fois que l'acide azotique ou les azotates se décomposent au contact de l'air. On l'obtient à l'état do pureté en décomposant par la chaleur l'azoïate de plomb. En présence des bases il se décompose en acide azotique et acide azoteux ; ce n'est donc pas à proprement parler un acide, de là le nom d'hypo-azolide qu'on lui dojine quelquefois.
AzoTiQUP. (\cii>k), Aciuk NiTnKjLE, Eau-i'orte — Combinaison d'azote et d'oxygène plus ou moins hydratée. L'acide azotique au maximum de concentration ou tnonulii/ilrolé (AzO^,IIO) est un liquide d'une densité de \,U\y incoloie, mais jaunissant sous l'influence de la lumière i|ui le décompose partiellement en oxygène et en Bcide liypo-nzuliqne (AzO'); fumant à l'air; il se congèle à — ii" et bout i Ht.", il est assez peti stable et se trans (orme facili-miiit par la chaleur en oxygène et en acide liypo-azotiqui'. C'est un des oxydants les pins énergiques. Il détruit la plupart des matières colorantes végétales, et en particulier l'indigo; il désorganise les tissus animaux en connnençant par les jaunir, propriétés dont on se itcrt pour colorer on jimne les foulards de soie et les lisières des draps teints en pièce.
'rou<i lc8méialloideH,& rexcei>(ion du chlore, du brome, ûu bore, du Riliciuin et du carbone, lo décomposent en s'ompurant de son oxygène; les métaux produisent le mémo ollel, & l'exceplion do l'or, du platine, de l'aluminium et do quelques autre». MCIé à l'acide cliloiliydrique, il constitue Veau ri'yulc qui dii>bOut l'or, le platine.
L'acide azotique du commerce plus ou moins étendu d'eau jouit des mêmes propriétés à des degrés divers. Le fer présente cependant une exception remarquable : il peut rester indéfiniment sans altération dans l'acide nitrique pur et concentré, tandis que l'eau-forte (acide azotique étendu) l'attaque rapidement.
Lorsque l'acide azotique, quel que soit son degré de concentration, est soumis à l'ébullition, sa température monte peu à peu ju.çqu'à 123° oi'i elle devient stationnaire;sa composition est alors AzO'',4HO.
Acu/e azotique anhyriie. — Il est solide, cristallisé en prismes droits, à base rhombe, fusible à 29°,'', bouillant à ■i,-)". 11 a été obtenu en 1851 par M. Dcville en traitant du nitrate d'argent bien sec par un courant de chlore également sec. Cet acide est très-peu stable et difficile à conserver même dans des tubos fermés à la lampe, oti il peut se décomposer spontanément avec explosion pioduite par l'oxygène qui s'en dégage.
L'acide azotique est un produit naturel ; il se forme journellement dans l'air ou sur le sol en combinaison avec
Ils basfs, suudi , pot issL chaux, mnnmiaque On It 1 encontre à 1 état d izoï Ue de soude en couche-- quelquefois considciabks, parlicuhtiement en .\ii érique. On lecueille ces sels que l'on utilise en nature pour les besoins de l'industrie, ou qui sont employés à la préparation de l'acide azotique libre. Nous donnons ici une coupe de l'appareil qui sert à cette préparation. Dans une chaudière en fonte C, dont le diamètre est de 1",.33 et la profondeur 0'°,8n, on introduit 350 kil. d'azotate de soude et -IHO kil. d'acide sulfuiique concentré. On ferme la chaudière avec son couvercle c qu'on lute avec soin, puis le fourneau lui-même au moyen de la plaque a ; entin on établit, au moyen d'une allonge en verre A, une communication entre la chaudière et une série de bonbonnes en grès B ... et on chauffe. L'acide azotique est chassé de la combinaison saline par l'acide sulfurique qui prend sa place; il disiilli' .1 vient se condenser dans les bonbonnes; il re--tf ■l;iM- la > lifiudièredu bisulfate de soude. L'allonge de veiif pijiiH't ilr suivre la marche de ro])ération. Au commencement on voit se dégager d'abondantes vapeurs rutilantes qui reparaissent à la fin et qui sont dues dans le premier cas à ce que l'acide, se trouvant en contact avec un excès d'acide snirnriqni',M' (li'^liyiliatect se décompose en partie, et dans li' mkunI (a- l'i . ,■ qu'il faut donner un coup de feu punr h'tnunri l.i n.LCiion. Dans les laboratoires on opère avec une simple cornue de verre {fiff, 248). L'acide livré par lo commerce est étendu d'eau et rendu
impur p;ir de petites quantités d'acide sulfuiique entraîné, d'acide chlui hydrique provenant des chlorures