BAD
Mans, de couk-ur rousse, ont environ n°',0-; ;\ O-'.OS (le long sur moitié de large : iN ont un cote concave et l'autre convexe; le noyau ctiiiii^iii uiir iim:uide tres-esti- , née des Indiens, et avec laqu.llr ih lont do tresbonn:i luiileetdcs émulsious. Elle peut cire omiparée pour le .'oùt et la couleur à la noisette. Dans l'inde, oti emploie Te suc des feuilles contre quelques affections de 1 estomac. I,e D fi feuilles étroites ! T. wigustifolin, Jacq. -Calappa henzoin, Gfert.>.) e^l un arbre â peu près de môme grandeur que le précédent et à fleurs égaleaient blanches; il habite les mêmes régions. C'e^st un des arbres qui fournissem la gomme-résine dite Benjinn , lienzon, (voyez ce mot) employée eu médccn.e et en parfumerie ; on s'en sert quelquefois pour remplacer 1 encens à Java, à Sumatra, dans le royaume de Siam et la Cochnicliine. Cotte substance s'obtient en faisant des incisions au tronc de l'arbre lorsqu'il est arrivé à peu près a sa sixième année. Le bois du Bwiamier à feuilUs Hnntes est très-estimé dans la menuiserie. Il s emploie aussi pour faire des charpentes. Les indigènes construisent des pirogues avec ce bois. L'écorcc renferme une matière colorante et du tannin ; aussi on s'en sort souvent pour tanner les cuirs, et pour teindre en rouge. Selon Lamarck.un autre linrlamier [Tenmnalw. vermx, Lamk) fournit le vernis de Chine, qui est produit aussi par une espèce à'Augie, et qui ne parait pas être le même que le v(Tnis du Japon, produit par V Allante glanduhux (voyez
AlLANTE, SlMAC). , "^ ~ ^ n„
B\DE\ (\utriche) (Médecine, Eaux minérales). — Petite ville à i\ kilomètres S.-O. de Vienne. Eaux sulfatées calciques, d'une température de 35° à W cent. Elles renferment des sels à base de chaux, de soude, do potasse et de magnésie, et des gaz sulihydrique, acide carbonique, azote. Elles sont employées contre les paralysies, rhumatismes, maladies de la peau, scrofules, plaies, affections catarrhales. Il y a des piscines et des bassins pour la
natation. . , , , r. ,-.,
BvDEN (Suisse) (Médecine, Eaux minéra,es). — Petite ville à 20 kilomètres N.-O. de Zurich. Célèbre par ses eaux minérales : les sources très-nombreuses donnent des eaux sulf.itées calcaires, d'une température uniforme de St.» cent., employées contre les névroses, la goutte, les engorgements des viscères ; il y a aussi des malades de la poitrine qui viennent y respirer les gaz sulfureux qui y sont, du reste, en très-petite quantité.
BADEN-B\DEN (Grand -duché de Bade) (Médecine, Eaux minérales). —Jolie ville, à 32 kilom. de Carlsruhe et 3G de Strasbourg. Il y a plusieurs sources thermales chlorurées sodiques, particulièrement celle de VUrsprmg (origine), dont la température est de 4 i" à 0"° cent., et qui contient sur .3«',"iu de principes fixes par litre, V",n80 de chlorure de sodium. Ces eaux redonnent du ton aux organes et stimulent doucement l'économie ; elles conviennent dans certaines aff.'clioiis rhumatismales ou "outteuses, les névralgies les névroses, et.:. ^ BVDIANE (Botanique), nom vulgaire d'un genre de nia ites appel • Widinn, de illlno, j'attire, parce que les espèces qui le composent attirent par une odeur agréable d'anis. — Ce genre est le type de la tribu des VUriées dans la famille des Mngnoliacées. Quatre espèces sont cultivée, en pleine terre dans les serres froides. La e. sacrée ondes pagodes {llliciumrehgw^um, Sieb.) est un bel arbre du Japon. Il s'élève jusqu'à 8 mètres, et donne en mai des fleurs d'un blanc verdàtre. Les Japonais le regardent comme une plante sacrée ; ils l'offrent à leurs idoles et en brûlent l'écorce sur leurs autels, comme un imrfiim. Ils en étendent même des branches sur les tombeaux de leurs amis. La B. de la Chine ou Anis étoile il ammt'im,Un.) est un arbrisseau très-aromatique, s'élevant environ à la hauteur de 4 mètres. Il est remarquable par SCS belles feuilles lancéolées, qui ressemblent à celles des lauriers, et par ses fleurs jauutitres et odorantes qui s'épanouissent en mai. L'anis étoile, dont les capsules aromatiques s'emploient ici pour donner à l'anisette de Bordeaux et à celle de Hollande son parfum si estimé, est en graml-' fav'ur .liez les Chinois. Ils se servent deson'boisdaiish-niuci-rs ,1e marqueterie et mangent SCS graines pour s.' partuiur,- hi bouche après le repas. Celles-ci sont aussi prises en infusion pour rétablir les forces abattues. La H. ronge ou de la Floride (/. Floridanum, Un.\ vient de la Floride occidentale, et donne d.s fleurs rouge brun et d s fruits à odeur suave. La II. A petites fleurs II. parvi/lirnm. Vent.) a la niônic origine, mais diffère par ses fleurs petites, d'un blanc soufré et d'une odeur plus forte. Ses caractères sont : calice ;\ 3-0 sépales pélaloides ; 9-30 pétales ; G-30 élam nos ; en-
viron 20 ovaires, autant de styles et stigmates; fruits : capsules en étoiles s'ouvraiit supérieurement en 2 valves monospermes. G s.
BAF, BiK (Zoologie). — On a supposé que I union du taureau avec la jument pouvait donner un produit qu'on a appelé du nom do baf. On a appelé bif^ celui qui proviendrait du cheval avec la vache : l'un et l'autre indistinctemeut ont reçu le nom de juumrts (voyez ce mot). L'existence de ces mulets n'est pas admise par les naturalistes modernes.
BAGAGES, BagAsses (Botanique). — Nom donné dans les colonies aux cannes à sucre dont on a extrait le suc ou vesou au moyen de la presse. Les bagasses desséchées sont employées comme combustible dans le traitement ultérieur du vesou. O i donne également ce nom aux tiges de l'indigo lorsqu'elles sont retirées des cuves après fermentation (voyez Sucre, Indigo).
B\GADA1S (Zoologie), Prionops, Vieil.; Le Geoffroy, Vail.; Lanius plumatw^.^h&vi. — Genre de l'ordre des Passereaux, établi par Vieillot dans la famille des Dentirostres, qui semble intermédiaire entre les Fourmiliers et les Pies-grièches, dans lesqueiSes Cuvierles avait placés. Ses caractères sont : bec allongé, à base large, aplati en dessons, garni en dessus de plumes dirigées en avant; il est un peu recourbé, très-crochu, denté : mandibule inférieure amincie et redressée à la pointe; n.irines oblongues, recouvertes par les plumes du front, qui se dirigent en avant; le lourdes yeux occupé par une peau nue, festonuLe et formant rebord ; ta' ses médiocres, ailes moyennes, queue assez longue. On n'en connaît qu'une seule espèce du Sénégal, le b. de Ge iffrotf iPrionnps Geoffroii , Vieil.), qui a la huppe et les joues d'un blanc pur, la tête et les plumes des oreilles diiii gris de fer, le cou, la gorge et les parties postérieures d'un blanc de neige, les pieds et les ongles jaunes, le bec noir. Il est de la taille d'une grive.
B \G \SSIER (Botanique), de éi^rasso, nom que donne'it À cet arbre les naturels de la Guyane. — Genre de plantes imparfaitement connu et paraissant appartenir à la famille des Artacarpées. On lui donne aussi le nom de Baqau. Aublet a le premier signalé ce végétal de la Guyane. C'est un arbre lactescent, dont les feuilles sont opposées, à 3 lobes. Le fruit, gros comme une orange, est composé de nuculos ovales. Il est recherché comme aliment par les Indiens, qui se servent du bois de l'arbre pour l'aiie des pirogues.
B VGNÈRESDE-BIGORRE (Médecine, Eaux minérales). — Ville de France (Hautes-Pyrénées), chef-lieu d'arrondissement à 211 kilomètres S. de Tarbes, qui possède des sources d'eaux minérales : les unes, salines ferrugineuses, ferrugineuses sulfatées, ferruf-neuses bicarbonatées sont excitantes et conviennent pour relever les forces dans l'anémie, la chlorose, les autres, salines simples (sulfatées caUiques), sont calmantes et sont recommandées dans les névralgies rhumatismales, la cliorée les palpitations nerveuses, etc. M. Const. James pense que le peu de gaz sulfhydrique qu'elles contiennent ne suffit pas pour les ranger dans la classe des eaux sulfureuses, dont, au reste, elles ne possèdent pas les qun-
B\GNÈRES-DE-LDCHON ou simplement LUCHON (Médecine, Eaux minérales). — Petite ville de France (Haute-Garonne), à 45 kilomètres S. de Saint -Gaudens : il v a de nombreuses sources d'eaux minérales, dont la température varie entre 21)° et GS" cent., et la sulfuration entre (ie',nn5 et iie',im par litre. Elles sont classées dans les sulfurées sodiques et les ferrugineuses bicarbonatées. Elles conviennent dans les rhumatismes chroniques, les scrofules, les rétractions tendineuses, les caries, les nécroses, certaines dermatoses (eczémas, lichens, impétigos), les cachexies saturnines, etc.
BAGNOLES (Médecine, Eaux minérales). — Sources d'eaux minérales salines, légèrement ■.ulfuieus^s, auprès de la forêt d'.\ndaine (Ornei, à 3 kil. ,lu vill;i-v de Couterne, à 30 kil. O. d'Alen(;on,arlelull>^^ulr,ll et à 18 kil. S.-E. de Dorafront. Elles contiennent di's se'ls de chaux, et surtout du sulfate : employées contre les scrofules, les blessures, les ulcères, les mala.lies de la peau, quelqurfies I. ^ astr.ilgies (maux d'estomac).
ll\(,Mil,> M.decine, Eaux minérales). — VilUigc de I-',.,.!,- I ./ r. , à 12 kil.miètresE. de Monde. Eauxthernnle, sulûuce, Muli.iues, temiiératuro 40° cent., un peu onctueuses au tou.h.T i:il.s ...nt excitantes et possèdent, mais i un moindre dr^-yr . ., „l,,ues-unes des propriétés d.'s eauxsulfureiiN.s d '~ l'yi. mes. ■
BAGUENAODIEU (liotaiiiqucj, nom d un geiin, dai-
BAI
BAI
brisseaux qui vient de baghenodad, signifiant niaiser en celtique d'Armorique, d'où baguenauder en français, parce que l'on s'amuse souvent à faire crever bruyamment les gousses du baguenaudier. En latin, colutea, dérivé du grec coloaô, faire du bruit. — Ce genre appartient à la famille des Papilionacées. Il a été rangé dans une division \Galegees) de la tribu des Lotées de M. Brongniart. Le B. commun {Colutea arborescens. Lin. 1, âiipelé aussi Faux Séné, parce qu'où avait prétendu, d'après l'autorité de Boerhaave, que ses feuilles et ses gousses purgatives pouvaient remplacer le séné du Levant , est très coninjun eu France et s'emploie pour l'ornement des jardins et des bosquets. C'est un arbrisseau trts-rameux , pouvant s'élever à plus de 2 mètres. Son feuillage, composé de folioles iuiparipennées, est léger et très-élégant. Ses fleurs sont d'un beau jaune et disposées en grappes lâches. Ses gousses sont complètement closes. Loiseleur-Doslonchamps a employé comme émétiqueses graines à la dose d'un scrupule (18', 25). Le B. d'Orient iC. cruenta, Ait.; C. orientalU, Lamk) s'élève à plus d'un mètre et donne des fleurs d'un rouge pourpre, marqué de deux taches jaunes. Ses gousses sont ouvertes au sommet, tandis qu'elles sont closes dans le B. d'Alep [C. alepica, Lamk), autre espèce qui donne pendant tout l'été des fieurs jaunes. Ses caractères sont : calice campanule à 5 dents ; étamines diadelphes ; ovaire renfermant de nombreux ovules.
Bagcetie DiviNAioinE. — Voy. CofonuR
BAGUETTE-D'OFi," Baton-b'ob. — Voy. Cikoflée.
BAI (Zootechnie), de l'e-pagnol bajo, brun ; désigne la couleur rouge-brun de la robe du cheval.
BAIE (Botanique). — Terme par lequel on désigne une sorte de fruit syncarpé [ou formé par la réunion de plusieurs carpelles soudés ensemble) et indéhiscent (qui ne s'ouvre pas'. Il est ordinairement succulent et contient ses graines dans une ou plusieurs loges situées au milieu d'une pulpe. Les baies peuvent cependant être dites sèches lorsqu'elles sont ligneuses ou foliacées. La baie est sphérique, globuleuse, dans les groseilles, le raisin, l'asperge, la tomate, la mandragore, la belladone; adhérente quand elle fait corps avec le calice comme dans les groseilliers ; «Ile est couronnée aussi dans ces plantes, parce qu'il y reste le limbe du calice. La baie peut être i l loge (cucubale), à 2 (troène), à 3 (asperge), à 4 (parisette), on plus, etc., etc. Elle est alors dite uni, biy tri, quadri, multiloriilaire.
BAILLABD (Botanique). — Nom vulgaire que l'on donm à une variété d'orge appelée aussi bai/large, bai/iorge, du vieux mot bailler, à cause de sa productio.i abondante; d'autres disent, parce qu'autrefois le iroment étant de droit réservé au maître, il ne restait au teneur de bail que l'orge pour faire son pain (voyez Orge).
BAILLEMENT (Physiologie). — On désigne sous ce nom un des actes mécaniques de la respiration, produit par une certaine modification des mouvements ordinaires de cette fonction. Il est tantôt un jeu expressif, tantôt un simple phénomène respiratoire : dans le premier cas, il dénote l'ennui, le désœuvrement ou le besoin de dormir; dans le second, il exprime la faiblesse, le malaise, il précède et suit la syncope, il accompagne les premiers symptômes d'un accès de fièvre. Le bâillement consiste dans une inspiration plus large et plus profonde qu'à l'ordinaire, avec un mouvement spasmodique des muscles de la bouche, du voile du palais et du gosier, accompagnés de l'écarlnmcnt des deux mâchoires, de l'abaissement de la la.'.guc, du larynx et de l'os hyoïde; cette inspiration est suivie d'une expiration plus ou moins prompte. Le bâillement a pour but de porter dans les poumons une quantité d'air atmospliérii|uc plus grande que dans les inspirations ofdinaires, eliii de remédier aux etfels produits par les causes signalées plus haut, c'est-à-dire une altération plus ou moins profonde dans les conditions chimiques cl physiologiquesdu sang (voyez Resi'Ikation, CinCt'I.ATION). V — N.
BAILLl'iHE (Botanique), BaiV/ena, Aubl. ; Clibadiiim, Lin. — Genre de plantes établi par Aublel dans la Camille d'.-s Composées, tribu des Sénécionidées. Il comprend de» herbes appartenant i\ la Guyane, et répond au Kcnre Clibailium de Linné. La /(. tranche [li. nspern, Aubl.) est une otptce vivace, <|ui passe pour enivrer le poiKHon par sa «avcur ainère et son odeur aromatique. En l'employant & cet usage, les naturels prétendent rendre leur pf'clic abondante.
llAII,l.f)N (Médecine). — On appc'lle ainsi un morceau de buiK, de liège, un tampon de linge ou de charpie,
qu'on met entre les dents molaires d'un malade loisqn'on veut tenir les mâchoires écartées pour inspecter le fond de la gorge, et surtout lorsqu'on veut y porter les doigts pour pratiquer quelque opération. M. Loiseau (de Montmartre) se sert avec avantage, dans ce cas, d'une espèce d'anneau en fer, large de (i'",025 environ, dont il arme le doigt indicateur lorsqu'il relève l'épigloite avec ce doigt, pour cautériser la trachée-artère et les bronches dans le croup (voyez ce mot).
Ou donne le nom de bâillon dentaire à une plaque métallique, en or ou en platine, que l'on fixe sur nne dent molaire pour tenir les mâchoires un peu écartées, lorsqu'on veut ramener en avant une ou plusieurs incisives ou canines (voyez Dent). Cet écariomcnt a pour but d'empêcher la rencontre des dents déviées avec celles de l'autre mâchoire. F — N.
BAILLOQUES (Zoologie industrielle). — On appelle ainsi des plumes d'autruche, employées par les plumassiers telles qu'elles ont été tirées de dessus l'oiseau, après avoir été seulementsavonnées pour leur donner de l'éclat; les plumes ordinairement ne se teignent pas ; elles sont naturellement mêlées de brun obscur et de blanc.
BAIN (Médecine, Hygiène), baineiim, des Latins, balaneion, des Grecs. — L'idée du bain, c'est limmersion et le séjour plus ou moins long du corps entier ou d'une partie du corps dans l'eau simple ou chargée de principes minéraux ou organiques; qu'elle soit à l'état liquide ou à l'éiat de vapeur : on donne encore ce nom aux bains de boues minérales, de marc de raisin, de sable, de cendres, etc. Ils peuvent être pris dans un but d'hygiène et de propreté, ou dans un but thérapeutique : leur température varie beaucoup.
Les bains froids d'eau commune sont ceux dont la température est au-dessous de iti" cent.; au-dessous de 1S°, ils sont froids proprement dits; de 18 à 20°, ils sont frais. Lorsqu'on entre dans l'eau froide, il y a tout à co.ip soustraction d'une grande quantité de calorique et refoulement du sang de la circonférence au centre ; il se produit un ébranlement nerveux génér.al d'autant plus marqué, que le bain est plus froid ou qu'on y est moins habitué, et qui se traduit par le spasme et la rougeur de la peau, par un léger tremblement convulsif ; la respiration devient irrégulière, le pouls s'accélère. Ces phénomènes s'observent bien dans l'eau vive et courante des rivières, mais surtout dans les bains de mer; ici l'eau chargée d'une grande quantité de matières salines et organiques produit des effets bien plus énergiques, augmentés encore par le fouettement des lames et de la marée; le bain froid pris dans ces conditions doit être tonique : il convient dans la chlorose, l'anémie, la chorée, les scrofules (voyez ces mots), etc. Mais s'il est prolongé au delà de cinq ou six minutes, et qu'on le prenne eu repos, il est calmant; en elîet, bientôt la respiration devient régulière, le pouls se ralentit, la peau cesse d'être rouge, tout annonce une diminution notable d'action dans tout le système; aussi le conscillera-t-on dans quelques inflammations, certaines névroses, les maladies mentales, le tétanos, etc. Toutefois, les personnes malades ne devront y avoir recours que sur la prescription de leur médi'cin ; rnr il pnit devenir très-nuisible, surtout pour les pri-sMiims allectées de toux, do diarrhée habituelle, d'a^ilniir, ,|r iiialiidios du cueur, d'hémorrlioides, de dartre^, il'' ilispusii ions apoplectiques, etc. (voyez ces mots). L'ellet général des bains froids pris avec mesure, dans l'état de santé, est de donner au corps une force et une activité remarquables, de provoquer l'appétit, de rendre le sommeil calme et régulier, surtout si l'on s'agite dans l'eau avec modération, si l'on se livre à l'exercice de la natation; cependant s'ils ne produisaient pas ce résultat, s'ils diminuaient les forces, il faudrait les cesser. Galieii avait déjà dit, en parlant des bains froids : Ou ils raniment les forces, ou ils les nbatlenl et produisent l'affaissement. Pour prendre un bain froid, surtout lorsqu'on n'en a pas l'habitude, il faut toujours laisser écouler au moins quatre ou ciiK] heures après le repas, ne pas y entrer en sueur, et, autant que possible, y plonger tout le corps à la fois, pour se mettre à l'abri des inconvénients dont il a été parlé plus haut.
La température du bain tiède ou tempéré i\o\i être de 28 à 3(i° cent. Ce peut être do l'eau ordinaire ou chargéi^ do principes médicamenteux : ceux-ci sont tellement
nombreux, (pie nous en indiquerons seul m i|uili|ui's-
nns; ainsi, parmi les émollienls, les déi ".liMns ,|r snn, de guimauve, de graine de lin, le hiit, 1rs i nml n.ns, la gélâlinc, etc. l'arnii les toniques et les exiuanls, les pré-
BAI
BAI
parations sulfureuses, iodées, le sel de cuisine, les décoctions déplantes aromatiques, toniques, excitantes (voyez ces mots). Les propriétés médicales de chacune de ces substances indiquent sutBsamment dans quelles circonstances elles doivent être prescrites. Le bain lernpéi e'd'eau commune ou chargée de piincipes émollients est le plus employé ; on y a recours toutes les fois qu'il s'agit de combattre des aflcctioiis inflanimatolres, nerveuses, etc. C'est en outre le bain hygiénique par excellence, et dans ce cas on y ajoute souvent ([uelques substances aromatiques, essence, pâte d'amande, eau de Cologne, etc.
Le bain chnud au-dessus de 30° cent, produit d'abord un premier effet qui a quelque ressemblance avec le bain froid, c'est le spasme et la rougeur de la peau ; bientôt celle-ci se gonfle ainsi que la face, le pouls s'accélère, il y a un malaise général, la peau ruisselle de sueur, on éjirouve de la soif, les artères du cou et des tempes battent avec force, il y a des vertiges, la syncope, et enfin <ics accidents plus graves peuvent survenir. Ces cfiets doivent mettre en garde contre l'usage de ce bain, qui peut produire les résultats les plus fâcheux, s'il n'est i)as indiqué et surveillé avec soin par le médecin.
Les bains peuvent être partiels, lorsqu'on ne plonge dans l'eau qu'une partie du corps quelconque; comme dans le cas du bain entier, ils peuvent être, et ils le sont le plus souvent, chargés de principes médicamenteux, <jui varient suivant les indications qu'on veut remplir; nous n'insisterons pas sur ce point; nous dirons seulement un mot des trois suivants : l° le bain de siège, le plus souvent émoUient, est indiqué dans les inflammations des organes situés au-dessous de la région ombilicale, et peut être prolongé plus ou moins longtemps suivant les cas spéciaux : on a encore recours au bain de siège chargé de principes aromatiques, sulfureux, iodés, etc., suivant qu'on a affaire à des affections lymphatiques, dartreuses, strumeuses, etc.; 2» le bain de main on mnnuluve, et 3° le bain de pieds ou pédi'uve,se prennent ordinairement très-chauds, comme dérivatifs, le bain de pieds, surtout, est souvent rendu plus actif par l'addition du sel de cuisine, du vinaigre, de la farine de moutarde, de l'acide chlorhydrique, etc. On les prescrit particulièrement dans les affections qui ont leur siège à la tète ou à la poitrine.
Les bains de vapeur sont ceux dans lesquels on expose tout le corps ou seulement une partie du corps, soit à la chaleur sèche (e'tuves sèches), soit à la vapeur d'eau seule {e'fuves humides), ou chargée de principes médicamenteux volatils, sulfureux, iodeux, aromatiques (voyez ces mots), etc. Ils se prenaient autrefois dans des chambres chauffées par des tuyaux qui parcouraient leurs parois, et portaient partout la chaleur sèche ou de la vapeur d'eau : aujourd'hui, ils sont administrés plus généralement au moyen d'appareils simples, portatifs, dans lesquels on introduit ordinairement le corps tout entier, excepté la tête. Les bornes de cet article ne permettent pas de décrire ces appareils ; nous dirons seulement qu'ils peuvent être transportés partout, que les malades peiivcnt recevoir la vapeur directement sur quelque partie du corps que ce soit, debout, assis, ou couchés dans un lit. En générai, les bains de vapeur sont des ageuts toniques, comme on peut le supposer d'après leur température élevée, de 60 à 10° cent. Aussi les emploie-t-on avec succès dans le rhumatisme, la sciatique, les dartres et antres affections chroniques de la peau, etc. (voyez ces mots), et toutes les fois qu'on veut produire une réaction violente sur la peau.
Pour les pratiques accessoires des bains, voyez Frictions, AfILSIO.XS, ri.Af.ELI.ATION , ONCTIONS, MASSAGES
ÉPii.ATOiBES. Pour les bains d'eaux et de boues minériiles, voyez Eaux minéhai.es. Boues minérales. Tout ce qui a rapport à l'MVDROTHÉnAPiE, sera traité à ce mot.
Ilistoiiiiue. — L'usage des bains remonte à la plus haute antiquité. L'homme sous les climats chauds a dû se baigner danslos rivières, et même dans la mer. Les Assyriens, les Égyptiens, les Perses, les Grecs, en ont fait usage. Homère met dans la bouche d'Ulysse une charmante description du bain qui lui fut préparé parles nymphes dans le palais magique de Circé. Ilippocrate le prescrivait dans un grand nombre de maladies, et les Grecs, suivant Mercurialis, avaient auprès de leurs gymnases des bains qui en dépendaient.
M;iis c'est surtout chez les Romains que cet usage de- ^int un besoin général. Ils eurent d'abord de simples jiisrines où l'on venait nager et se laver (Invalrina) ; à la longue, ces établissements se multiplièrent au point que l'ub. Victor en compte huit cent cinquante-six. Ces
bains, d'abord graluits, ooùtèrent plus tard vn quailrans (? centimes). Ces établissements étaient pour le peuple; les patriciens en possédaient dans leurs maisons particnlières. Mais c'est sous les empereurs que se développèrent ces édifices somptueux, dont le luxe et la magnificence dépassent tout ce que l'imagination peut concevoir. Trois mille personnes pouvaient se baigner à la fois dans les thermes de Caracalla, et au temps de Constantin, il existait à Rome quinze de ces thermes magnifiques ; c'est au milieu de leurs ruines qu'ont été trouvés le Laocoon, IHcrcule Farnèse, le torse de l'Apollon du Belvédère, la Flore et les deux Gladiateurs! Outre ces thermes publics, chaque maison riche avait ses bains particuliers, également décorés avec grand luxe. Ces établissements se composaient, en général, d'un a'/uarium ou réservoir, d'un vnsnriiim, salle contenant des vases d'eau chaude, tiède et froide : venaient ensuite les salles pour les bains chauds et les étuves, précédées du spoliutorium où l'on se déshabillait; puis ou entrait dans \s friijidarium, ensuite dans le tepidarium, oiila température étaitdouce et tiède; on y passait quelquefois des heures, soit dans le bain tiède, soit assis sur les gradins. Puis le ca'dorium, étuves sèches, où la température était quelquefois suffocante; en sortant de là, le corps ruisselant de sueur, ou revenait dans le tepidarium ou dans le frigidariiim : là le baigneur se remettait aux mains des masseurs ou tractafores et des unctores; il était essuyé, massé ; ou lui ratissait la peau avec le strigil, puis il était frotté d'huiles et d'onguents parfumés : il y avait encore au milieu du frigidariumune piscine pour le bain froid. Tel était l'ensemble des thermes chez les Romains.
Les bains des Turcs et des Égyptiens se prennent également dans des salles chauffées progressivement, et dans lesquelles ils peuvent choisir le bain tiède, l'étuve humide ou l'étuve sèche; les parties les plus essentielh-s de ces bains sont les frictions, les massages, les onctions, l'épilation, et surtout les parfums.
Le bain russe, qu'on a importé en France depuis quelque temps avec les modifications convenables, consistait simplement eu une salle dans laquelle existe un large fourneau de fonte rempli de cailloux de rivière rougis; les baigneurs sont assis sur des banquettes tout autour de la salle ; la chaleur y est suffocante ; on verse, de cinq en cinq minutes, de l'eau sur ces cailloux rougis, l'étuve, qui était sèche d'abord, devient humide, et une vapeur ardente environne les baigneurs. A la fin du bain, on se fait fouetter avec des verges de bouleau ; on est lavé à l'eau tiède, puis à l'eau froide, et souvent avoo de la neige. Voyez, pour l'usage des bains chez les modernes et pour de plus grands détails sur la partie historique, l'article Bain du Dictionnaire des lettres et des ieaiaart9, de MM. Dezobry et Bachelet. F— N.
Bains. — Pour le chauffage de l'eau des bains, voyez Vapeur.
Bain-marie. — Bain d'eau chaude dans lequel on plonge les corps dont on veut élever la température d'une manFëre très-ménagée. Le bain-marie est particulièrement employé dans la distillation des plantes aromatiques, dont le parfum serait altéré si ces plantes, étant distillées à feu nu, venaient se déposer sur le fond de l'alambic Leur température pourrait être, portée à un degré assez élevé pour qu'elles subissent un commencement de décomposition ignée, donnant lieu à des huiles empyreumatiquos d'une odeur désagréable. Lorsque la distillation doit se faire â une température supérieure à 100", on dissout du sel dans l'eau du bain. Quelquefois, cependant, on se contente d'introduire dans l'alambic un double fond percé de trous ou formé d'une toile mi'tallique qui soutient la substance aromatique à une certaine distance du fond de l'alambic (voyez Distiixation, Alvmoic).
Le bain-marie est aussi fréquennneni employé dans les labor.ttoircs de chimie à l'évaporation des liquides et à la dessiccation des corps. On y emploie encore au même
I Je saljlo de Bcriclii
DAL
214 BAL
usage un hoin de salle diavd, dojit nous donnons la gravure \fig 251).
Bains (Médecine, Eaux minérales). — Petite ville du France Vosges', à 14 kilomètres E. de Plombières, arrondissement à 22 kilomètres d'Épinal; il y a deux principales sources d'eaux thermales légèrement salines (chlorurées sodiques), et d'une température de 50° cent, pour celle dite la Grosse Source, et 33" cent, pour la Source tiède. Elles sont fortifiantes et calmantes tout à la fois.
baïonnette. — On a donné le nom de baïonnette à une lame pointue qu'on adapte au bout d'une arme à feu, afin d'en faire une arme de main. La baïonnette parait avoir été employée pour la première fois au commencement du règne de Louis XIV, aux environs do Bayonne ; c'était, dans l'origine, un simple poignard dont on enfonçait le manche dans le canon de l'arme. Quelque temps après, on souda la lame à une douille qui entourait le canon, ce qui permit de laisser la baïonnette pendant l'exécution des feux. Les lames de baïonnette ont beaucoup varié; la baïojiuette française a une lame à section triangulaire aplatie, dont les côtés sontévidés; quelques puissances ont adopté une lame à section carrée dont les cotés sont évidés.
La baïonnette se compose de trois parties : la lame est en acier naturel, trempé et assez fortement recuit; la douille est en fer; c'est un cylindre creux qui reçoit le bout du canon ; le coude, qui relie la lame et la douille, ne forme qu'une pièce avec cutte dernière. La douille est fabriquée avec du fer plat, de 0"',1G sur 0">,45; on étire au bout de la barre la partie qui doit former le coude, et on le confectionne au moyen d'étampes; on sépare de la barre le morceau nécessaire pour faire la douille ; on l'aplatit, on le roule et on le soude coiçme une lame à canon (voyez Canons de kusii.). Pour fabriquer la lame, on prend une barre d'acier en forme de pyramide quadrangulaire et on la soude au coude. La lame est étirée et ébauchée au moyen d'étampes; on la trempe en la chauffant au rouge-ccrise et en la plongeant dans l'eau, et on la recuit au bleu. La douille est forée et tournée, et on pratique au burin et au poinçon les entailles qui donnent passage au tenon pour fixer la baïonnette. La lame est aiguisée au moyen de meules en grès, dont quelques-u..es portent des cannelures pour aiguiser les parties évioccs de la lame ; on la polit et on la brunit avec des moules ou bois, recouvertes d'émeri ou de poudre de chaibun. La douille est entourée d'une bague en fer, qui sert à nxcr la baïoimette en se plaçant sous le tenon du fusil. M. M.
BAJET «Zoologie). — On a désigné sous ce nom une espèce d'huître des c6ios du Sénégal. Les uns pensent que c'est la Plir.atule, Lamk, les autres l'Ostrea cristata de Poli (voyez Ilurni').
BAJOYEHS. — Nom donné en architecture aux murs ou uitcs des culées ût:s ponts ou .aux murs de revêtement d'une chanjbre ù'erlnte (voyez ce mot).
B.\LyEMCEPS Zoologie), du latin h(dœnn, baleine; et capM', tfite, tète de baleine. — Ojire de l'ordre des É'hassiers. C'est un oiseau de l '",30 de haut, ressemblant à une cigogne par le corp«, les ailes et les pattes, mais qui sans la moindre palmurt-, se rapproche beaucoup des Tutipuhites. On pourrait le prendre aussi pour un très-grand Saviicnu. Sa ttle énorme, munie d'un bec très-massif, rappelle la tôte de la baleine, et le voyageur Parkins qui l'a tué en remontant très-Iiaut le Nil blanc en 1850, l'a cOMipurée à celle d'un enfant. M. Gould l'a nommé Balœniceiis rex. [Cuimitum'-aiion de Cit. Donajjarte à l'A- Cad. des scinices, (ijntiv. I8'il.)
BALANCE (Physi(jue), du latin bilanx, ou 6i?, deux, larix , bassin. — Instrument servant à déterminer le poids des corp», et connu dès la plus haute antiquité. Ses formes ont varié beaucoup suivant les époques et les usages auxquels on la destine. Los anciens en faisaient le signe de lajusticu.
Balance oiiiunaiiie. — Elle se compose d'utie barre horizoniulo, en cuivre, en fer ou en acier, qu'oji appelle /Idau, mobile autour d'un axe central formé par l'arûto d'im couteau qui partage le fléau en deux par:ies égales appelées bras, et aux deux extréntilés duquel sont suspendu» deux pliileau.r, ou bassins de même dimension {fi(j. Uh'i). Le corp» h peser r'st placé dans l'un des basbiiiH, dans l'aulrc on ajoute sitccessivcincnt des poids JuH'|u'& ce que le fléau devieniU! horizontal. Si lu balance est juste, la BOnmie de» poids marqués est précisément égali: au poid» du corps.
Justesse. — On s'assure de In justesse d'une balance de la manière «uhaiitc. Les deux plateaux éltuit vides,
le fléau doit se tenir horizontal ; et pour qu'on en pois^^f juger plus facilement, ce fléau porte une aiguille mobil'avec lui au-devant d'une pièce tixée an support de la balance et sur laquelle est marqué un point de repère oïi doit s'arrêter l'aiguille. Si celle-ci incline à droite ou à gauche, c'(?st que le plateau de gauche ou de droite est trop léger; il faut diins ce cas le recharger avec un peu d'étain qu'on applique en dessous, ou bien réduire le poids de l'autre au moyen de la lime. Cette première vérification faite, on prend deux poids égaux, on pose chacun d'eux dans l'un des plateaux ; la balance doit encore rester en équilibre ; s'il en est autrement, la baliince est mauvaise et sa rectification est souvent difficile, parce que le défaut vient de l'inégalité de longueur des deux bras du fléau. Dans le cas oii l'on n'aurait pas à sa disposition deux poids égaux, on peut placer dans un des bas-
sins un corps quelconque, lui faire équilibre avec des pièces de monnaie, des grains de plomb, du sable, etc. Puis quand l'éiiuilibre est établi, sans changer les bassins de place, échanger entre eux leurs charges. L'équilibre doit encore exister après cet échange.
La justesse d'une balance dépend de l'égalité rigoureuse des deux bras de levier; c'est là justement la condition la plus diftlcile à remplir. On y satisfait grossièrement dans les balances communes, avec beaucoup plus de soin dans les balances fines; mais il est rare qu'on puisse en approcher d'assez près quand on a besoin d'une extrême précision dans les pesées. Heureusement elle devient inutile dans ce cas, grâce à la méthode des doubles /jr.secs iniagiiiée p:u' Borda.
Mfthni/f drx diinhles pesées. — Pour peser un corps par ce procédé, on le met dans un des plateaux de la balance et on lui fait équilibre en versant dans l'autre de la grenaille de plomb, dos barbes de plume, etc., puis on eidève le corps et on met à sa place dos poids marqués jusqu'à ce que l'équilibre soit rétabli. 11 est évident que les poids marqués, produisant rigoureusement le même eft'i't que le corps, doivent peser autant que lui. Nous avons, il est vrai, deux fois l'équilibre à établir; mais lorsqu'on a un grand nombre de pesées à faire sur des corps dont le poids varie dans des limites assez restreintes, on peut avoir des tares faites à l'avance. On mettra dans le plateau de droite 50 grammes par exemple, dans celui de gauche on posera un petit flacon avec son bouchon et on versera dans le flacon de la grenaille de pliuiib, de-, fragments de liège ou de papier jusqu'à ce t\»v ri'qiiilibre ait lim,
puis le flacon sera Iiihh'Im'' ri n mmIi-. Si nu veut pcsrr
un corps dont le |"i:'l ii ,i nmiihirr ,|iir ,',ii mi;i,iiiii,.s^ mi
le placera dans le Im m .ir d ■ ,-i mi i- ph-ii-i-a I é-
qnilibre en y ajuiiiuni drs |Hiiih nKii-iiur-, ; ru retranchant ce nombie du jjoids de 5(1 gruunnes, on aura le poids du corps.
Si par la méthode de la double pesée la justesse de a balance cesse d'être nécessaire, il est de rigueur que sa sensihililé soit le plus grande possible. La si'usibilité d'une balance est mesurée par le poids qui, placé dans un de ses plateaux après (|u'ellc a été mise en équilibre, suffit pour la faire trébucher. Il existe des balances as oz.
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sensibles pour perdre leur éti>iilibre sous le poids d'une aile de mouclie Plusieurs conditions sont à remplir pour approclier de ce résultat.
1» Le couteau par lequel le fléau appuie sur son support doit être on acier très-dur, èire aussi traurlianl que le comporte la charge que doit porter la balance en moyenne; il doit reposer sur un plan poli ties-dur luimOmc et ordinairement en agate.
2" Les bassins doivent appuyer par un seul point ou par une arête vive sur les extrémités des bras du jkau-, à cet effet ses extrémités portent un couteau dont le tranchant généralement concave est tourné en haut ; les bassins portent de plus un ciochet dont la concavité est elle-même taillée en coût, au, ou une plaque d acier ou d'agate qui appuie sur l'arête reciilignc du couteau.
sous toutes les charges, il faut que le fléau ne puisse lléchir sous ces charges et que son point d'appui se trouve situé sur la ligne droite qui pas-e par les deux points de suspension dos bassins, plutôt au-dessous qu'au dessus de cette ligne.
h" Toutes autres choses égales d'ailleurs, une balance sera d'autant plus sensible (lu'elle sera plus légère, que ses bras de levier seront plus longs, qu'elle sera destinée à peser des corps plus légers. On a fait en aluminium des balances sensibles à un dixième de milligramme, ou à la cinq-centième partie du poids d'un grain de blé.
Les balances d°- précision doivent toujours être renfermées dans des ca»es de verre qui les abritent contre les courants d'air; au repos le fléau doit être suspendu sur un support à deux branches appelé /'ourchcllp, pour que le couteau ne se fatigue pas inutilement ; les bassins, par la même raison, doivent rester détachés du fléau.
La forme des balances a beaucoup varié suivant le» temps et les usages auxquels on les emploie.
Balaxce de Roberval. — Elle jouit depuis quelques années d'une grande faveur dans le commerce de détail. Sous le rapport de la commodité de leur emploi, ces nouvelles balances présentent en effet d assez grands avantages sur les anciennes; mais leur usage est beaucoup moins sûr. Lors même qu'elles sont justes, elles peuvent fournir des pesées fausses i cause du jeu des tiges de fer sur le fléau supplémentaire. Daus ces balance^, les bas • sins,au lieu d'être suspendus au-dessous du fléau AB,sont portés au-dessus de lui par des tiges de fer cylindriques
Fig. 233,
Dans le premier cas les deux tranchants se croisent à angle droit et appuient ainsi l'uu sur l'autre par un seul pomt. C'est le tecond qui est représenté dans notre gravure ('.!55, 251 ).
.3° Le centre de gravité du fléau, toujours situé au-dessousdu point d'appui de cette tige, doit en être le plus rap-
qui descendent verticalement dans le pied de l'appareil. La charge tend donc à faire basculer ces bassins. Pour obviera cet inconvénient, les extrémités inférieures de ces tiges sont retenues par un second fléau DK parallèle au premier, situé au-dessois de lui et caché dans le pied. Malgré cette comphcatiun qui a pour effet d'abord de diminuer la sensibilitédel'appareil, une semblable balance, juste quand les poids sont placés bien exactement au centre des plateaux, devient quelquefois fausse quand ils sont écartés de celte position. On doit donc se tenir eu garde contre leurs indications. Certaines balances de Roberval fabriquées à Lyon sont à l'abri de cet inconvénient. Leur prix est un peu plus élevé.
Balance bascule, Basclle balance de Quintenz, nom de son inventeur. — Très-employée dans le commerce et les administrations de transport. Nous en donnons une vue fig. viiSj, et une coupe {/ig. 26»,, destinée à mieux faire
Fi». iS'.. a. Coiileau «lirai du Ooiii Fi:. 455. 1(1. CoiLlcau de rune des eilr' d'appui du ba*»in coiTu?!iiondanl (Tifpl Fig. 256. Ucuie; piùcel vues de profil.
proche possible, en sorte que la balance étant en éq chargée ou non, si ou récarte un peu decetti' |)ll^ili"ll iii'i le doigt, elle y revienne par une série d'usciliaiinns /-- - /entes. C'est pour satisfaire à cette coiuIummi i|n'' I' ■< fléaux des balances de précision sont surmontes en leur milieu d'une vis sur laquelle on peut faire mouvoir un écrou , on élevant ou abaissant celui-ci ; on fait mouvoir dans le même sens, mais beaucoup plus lentement, le centre de gravité du fléau.
■i" Pour que lu sensibi ité d'une balance reste constante
comprendre les détails de sa construction. Un plateau Ali dont un des bords se relève en BC est destiné à recevoir les objets à peser. Ce plateau qui fait c^;;?^ "^«Ç 'J pièce D s'appuie d'une part sur le '«"«'■/„^;. 7„,?„ ' ; kutre part il est accroché dans un anneau qui lei^iiie fnféHcuremMit la tringle K. Le levier FG construit en forme de fourche et que nous avons dessiné de profil est
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