C.ANX.\B1NE (Zoologie) (voyez Linotte
Cannabine (Botanique). — !Vom donné à jolusieurs espèces de plantes; ainsi : VEupatoire chanvrine (Eupot. cannabinumylAu.); la Guimaure à feuilles de chanvre (.ilthaa cannabina, Lin.) ; le Chanvre du Canada [Apocijnum cannabinum. Lin.); le Galcopsis telru/dl ou Cannabina; enfin et plus particulièrement la Cannahine de Crète (Datiscn cannabinn. Lin.) (voyez D.wisque et les autres mots cités plus haut).
CANNABINÊES (Botanique). — Petite famille de plantes Dicotylédones qui faisait autrefois partie des Urticées et qu'Endlicher en a extraite à cause principalement de ses .S étamines insérées au bas du calice, son ovaire libre avec un ovule suspendu, son fruit qui est un caryopse indéhiscent, son embryon en crochet ou contourné en spirale et dépourvu de péiisperme. Cette famille habite les régions tempérées et ne comprend que deux genres, le Chanvre et le Houblon. G — s.
CANNABIS (Botanique). — Nom botanique du chanvre.
CANNAMELLE. — Voyez Canne a sucre.
C.\NNE A SUCRE, Canamelle, Cvnnamelle (Botanique), de canna, roseau, et inel, miel; canne mielleuse. — Nom vulgaire du genre Saccharuin , Lin. ; de l'arabe soukur, d'où les Grecs ont fait sakchar, les Latins saccharum, les Anglais suja)', les Allemands sic ier, et enfin le.s Français sucre, appartenant il la famille des Grnmine'es, tribu des Andropogone'es. Les canamclles sont de grandes plantes à panicule rameuse, composées d'épillets portant à leur base de longs poils. Ces épillets sont géminés et biflores, â fleur inférieure neutre, â une seule glumelle, à fleur supérieure hermaphrodite à deux glumellcs; celles-ci sont hyalines, c'est-à-dire présentant la transparence du vei:re. La C. officinale (S. officinarum. Lin.), qui est la camte à sucre proprement dite, est une plante qui s'élève souvent à 4 mètres. Ses feuilles, qu'on ne voit guère qu'à la partie supérieure, parce qu'à la base elles so dessèchent au fur et à mesure que la plante grandit, sont allongées, étalées. Sa panicule, qui atteint qurlqucfois jusqu'à I mètre de long, est très-soyeuse. On s'accorde généralement aujourd'hui à penser que cette espèce est originaire des Indes orientales. Les Chinois, dit-on, ont connu l'.art de la cultiver et d'en extraire le sucre près de '201)0 ans avant les Européens. Selon Robertson, les Égyptiens, après l'établissement de leur monarchie, furent les premiers peuples qui liront connaître à l'Europe les productions d(^ l'Orient. Ils introduisirent ainsi la canne à sucre par leur commerce. La canne d'Otahiti est la variété la plus importante et la plus généralement cultivée dans les colonies. .\pportée do l'île de France par Bougainville, elle a passé do là aux Antilles et ensuite sur lo continent du nouveau monde. Les propriétés du suc qu'on extrait des tiges de la canne se retrouvent à peu près semblables d;uis la C. violette [S. violacrum, Tussac.l, cultivée dans l'Inde et en Amérique, et dans la G. de Chine i.S. sinense. Roxb.); l'une est eniployui' s|v'liali'nirnt pour la fabrication du rhum, l'autre contient ,.ii(.ir.' |ilii^ (1. m iT (|ue la canne ordinaire. G — s. C.wM i -,1(111 ircnomic domestique). — Voyez Sfcrr, CAN.M.IJI.IUjI. vBotani(iue), Airelle des Murais, Vacciiiiuni o.iyi.iiccos. Lin. — Voyez Airelle.
CANNELLE (Matière médicale), et non pas Caneub
CAN
CAN
comme quelques-uns l'ont écrit. — Seconde (icorce des jeunes branches du cannelier {Laiirus cùtnamomum), qui croît surtout dans l'ile de Ceylan ; cet arbre, qui s'élève à 7 ou 8 mètres, appartient à la famille des Laurinées, de de Jussieu. Ses feuilles ressemblent à celles du laurier comnmn ; ses fleurs dioiques situées à l'extrémité des rameaux exhalent une odeur suave. Le fruit est une drupe ovale, d'un brun bleuâtre. La cannelle se tire des branches de trois ou quatre ans; après l'avoir enlevée, on l'étend sur des linges et on l'expose au soleil, où elle sèche en se roulant; sa couleur est jaune ronge; elle a une saveur trèsaromatique. On distingue dans le commerce plusieurs espèces de cannelle dont la qualité dépend de l'âge, de la culture, de l'exposition. La première espèce, dite C. fine ou de Ceylan, est mince comme une carte, roulée, d'une couleur fauve, d'un goût agréable et doux, sans arrièregoût. La seconde, la C. moyenne ou de Cai/enne, se rapproche de celle-ci par l'odeur et le goût ; elle est plus pâle et plus épaisse ; enfin la dernière espèce, la moins estimée, c'est la C. grossière ou de Chine; celle-ci est encore plus épaisse, rougcàtre, d'une odeur plus forte, d'une saveur moins agréable. On préfère la cannelle fine pour les usages médicinaux. On distingue encore la C. mate, qui provient du tronc du cannelier de Ceylan ; c'est une variété de la première espèce ; sa cassure est fibreuse et brillante; elle est d'une qualité inférieure. Le prix élevé de la cannelle de Ceylan rend son usage assez rare en médecine, et on lui substitue le plus souvent celle de Chine, qui est beaucoup moins aromatique et moins sucrée. La cannelle est un médicament éminemment tonique et cordial ; on l'emploie en poudre; son huile essentielle et son eau distillée entrent dans la composition des potions, etc. La grande quantité d'huile essentielle que contient la cannelle l'a fait rechercher comme aromate et comme condiment.
On trouve encore dans le commerce, sous le nom de cannel/e, des écorces dont l'odeur et la saveur se rapprochent de la véritable ; ainsi on appelle C. hlanehe celle qui est fournie ou par le Drimtjs aromatique, suivant les uns, ou par le Winteriana cannella. La C. de Cuchinclime ou de Malabar est l'écorce du Laurus cassia ; enfin on désigne encore sous le nom de C. giroflée une écorce qui provient d'une espèce de myrte, le Myrtiis cai-i/opltyllata, nommé aussi l)ois de crabe ou Capelet .
CANNELURE (Chirurgie). — On donne ce nom h une espèce de sillon creusé dans un instrument dans le but de servir de guide à un autre instrument; ainsi on appelle cannelure du cathéter, le sillon qui existe dans la partie convexe de cet instrument et qui sert i guider ceux qu'on veut introduire dans la vessie pour opérer l'extraction de la pierre à travers l'ouverture faite avec l'instrument tranchant.
CANNEixtiE (Botanique). — Ce sont des sillons arrondis, plus ou moins profonds qui séparent les côtes longitudinales dont sont pourvues certaines tiges; dans ce cas on les appelle liyes cannelées.
CANON (Hippologie). — On appelle ainsi chez les bestiaux et chez le cheval l'article des membres qui représente la paume de la main de l'homme, ou la plante du pied. Selon les espèces, on y trouve un ou plusieurs os parallèles, entourés des tendons des muscles extenseurs et fléchisseurs. Ces os .sont, aux membres antérieurs, les métacarpiens; aux membres postérieurs, les métatarsiens. Le canon fait suite à Yavunt-hras ou à la jamlie, et précède le paturon, auquel il s'unit par l'articulation nommée boulet. Ses formes et ses dimensions importent pour les aptitudes des races (voyez HiproLociE, Baci:s).
Ca\0;\ lArtillerie). — Un canon est une bouche à feu destinée à InnccT des projectiles pleins. Nous no parlerons que des canons français.
Tout canon se compose de deux parties : la culasse de M en A et le corps de A en D. La culasse comprend le
Fiç. kn. — Canon ordinaire.
bouton et le cul-de-lampn. Le corps comprend le premier renfort de A en H, le deuxième renfort de I) en C, In volée de C en D. Les accessoires sont les anses, les lou rillons et le grain de liunière. Toutes les parties de la piOcc sont reliées par dus moulures. On donne im renfle-
ment à l'extrémité de la volée pour appuyer la ligne de mire. La portion de la pièce qui reçoit la charge se nomme unie.
On distingue les canons en canons de campagne, de siège, de place et de côte, de marine. Dans les pièces i âme lisse le calibre ou nom de la pièce était le poids du projectile en livres. Depuis le commencement du siècle dernier, les calibres ont subi bien des remaniements.
Consultersurcepoint les traités spéciaux d'art militaire.
Quant au système actuel, il diffère surtout des précédents par suite de l'adoption générale, en 1858, des canons rayés. Il se compose de six bouches à feu, savoir : un canon de 24 rayé de siège et de place ; deux canons de 12 rayé, id.; un canon de 4 rayé de campagne, un canon de 4 rayé de montagne. Dnns ce système les pièces sont dénommées i)ar le poids approximatif de leurs projectiles en kilogrammes .
Les canons rayés ne diffèrent des anciennes pièces à âme lisse que par les rayures. Celles-ci sont formées par des canaux plus on moins profonds, creusés sur les parois de l'âme. Toutes les pièces possèdent six rayures égales et également espacées ; la forme de ces rayures est la même pour tous les calibres, les dimensions seules diflèrent. La courbe suivant laquelle elles sont tracées est une hélice de pas très-allongé, de gauche à droite et de dessus en dessous, pour un observateur placé à la culasse et regardant la bouche du canon. Le pas de l'hélice et la profondeur de la rayure varient avec le calibre ; pour le canon de 4 rayé de campagne, la rayure a à peu près un centimètre de profondeur.
Les projectiles lancés par les canons rayés ont tous la même forme ; ce sont des projectiles creux, pouvant être employés comme boulets ou comme obus, et munis d'ailettes de zinc qui s'engagent dans les rayures.
Leur vitesse initiale est bien moins forte que dans les canons lisses, elle ne dépasse pas -300 ou 32S"> par seconde; mais, par suite de leur forme, ils subissent une déperdition notablement moindre, et finalement ils portent plus loin et avec plus de sûreté (voy. Projectiles, AfpOt).
OiitsiER. — Un obusier est une bouche à feu qui lance un projectile creux a])pelé obus, destiné â agir surtout par son éclatement. La différence essentielle qui existe entre le canon et l'obusior, c'est que, dans le canon, le rayon intérieur est, partout le même, tandis que, dans l'obusior, la portion AB qui reçoit la charge est d'un diamètre
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Fis. 406. - Obusier.
plus petit que le diamètre de la pièce. On la nomme chambre.
Les obusiers employés par l'artillerie française ont toujours été désignés par le diamètre extérieur de l'obus. Ceux qu'on employait tout récemment étaient :
Les obusiers en bronze de 0",22, (r,I(i, I'°',l2;
Les obusiers en fonte de C",22 de côté, de 0'",22 de place.
Quand l'obusior est chargé, l'obus a sa fusée (voyez Fusi-e) tournée du côté de la bouche de la pièce, sans (luoi il courrait le risque d'éclater dans l'âme au moment du conp.
Canon-obusier. — On a adopté, en 1853, un canon de 12 lançant â la fois des boulets et des obus; comme le diamètre d'un boulet de 12 livres se trouve être de (1",12, les obus lancés par cette pièce étaient de 0'",12. On l'a appelée canon-ol/usier de 1 2.
Comme mesure transitoire pour les batteries à cheval, on a en même temps adopté un ancien canon de 8, foré au diamètre 0",r2l, et on l'a nommé canon-obusier de 12 léger.
MomiEn. — Un mortier lance de gros projectiles creux appelés liomlii's.
Tout mortier est formé d'une bouche à feu très-courte reposant par deux tourillons sur di'ux flasque» en fonte (voyez Affût) réunis par deux rnirciniM^s m Un^. Vm: anse faisant corps avec le mortii-r ii.rMiri lir !,■ s,|,;ii(.r des flasques. Tous le» mortiers h-inrais simi m hrnu/e, excepté le mortier â pliu|ue de U"Vi2 de la marine, qui est eu fonte.
CAN
CAN
les uioi-ticrs de 0"^3^ 0 ,.l, u .- . f°""^- 1 ni,».;ors les mortiers ont une cli ambre.
Comme les "1^"^'"=' ''^'^trécit en une caviié ou on
ïiiruî::t:nr^ffic;^-- dits. M «...«.-
val. . ^^„ Ti sert à éprouver la poudre
enTanîà^t un"™" fonte 11 est .gaiement en fonte et a 0";i9 de diamètre intcueuj^ ^ ..
CANONS (rABmcAT.oN Dt . ^^^^ ^^ ^^^ parties de
les canons est le.^™".^''i7'^°ec une tolérance de I parcuivre et U parties d - »^' v^^^^^e bronze est plus tenace tic d-étainen P "^ °",^ ,°;°'rour prolonger la durée des '\ "ces"on y vi^se """ y'i'"''-« en cuivre dans lequel est percée la Inniitre. ss.b\e, en coquille.
P On moule le bronze e" te^re en s ^^^^ ,^ ^^^^^.|.^.
jl/o»/«3e ™^f,':;^-„-ou es à noyau,de manière à être
les mortiers =^^"^,^,,^°%^.^"e%crait trop long et trop peni-
obtenus creux-, leur [oniy^ dimensions étant impos-
ble. En moulant un '^»"°"; ntr là coulée et devant être sibles à obtenir exactement pai la conlce,e^ ^^^^^^ ^
pourtant '-^^""^f ^'^î^dîquant à peine les moulures,
grand que la P '=<:^','^i,„ ''".^u'à la dimension voulue. On
'^'''?"'i^^?Wen out^V^moùle beaucoup plus long
a soin de fa re en o"'"; "" ,„ pg^r plusieurs raisons :
que ne dcat 1 être 1-^ Piece^ et. [«' P i^^^^^ent . jes cras-
Te métal subit ""f,«^'' P.f^ce ; enfin la densité du métal ses viennent nager à la surlace ^. ^^^ ^^^^^ ^^
,efroidi ne ^^^™.\\P^\f,f "i^ndant son refroidissement bronze ne P«« Pf^/"; pe^a aller en longueur jusqu à Cette masse addmve,qmpe i„t,,^
I mètre ou 1";^"'.,'^^,,"°";" argileuse, mélangée de boiirre
Le r"'?^ h^h e defus de crottii\ de cheval. La derde vache et ""^ibee de jus ae c ^^ ^^^^^^^ ^^
nière de ces substances donne ^^^^,^^^ ^^
^^ehe sert à rendre soM^i^^ le ^^^j^^éunies enmoule. Le ■"7'e ^«^,V^^"rselotte, celii du corps du casuite : le .•"o"le de a masseio , ^^ ^^^ p^^,^^,^
non, celui de la «"/,'^^*'': .\ "„ terre, soit en plâtre, en ou construit un m«de le, so t en t^rr^ paille d'abord, entourant un (roî^ssea» conique eno l'^^^ ^^ ^^^^^
et ensuite de ';0;;'^;^^^"'e pour qu'on puisse facilement Le t™^^^s^^",,^f,',°'"fSondu moule, retirer ensuite la l'enlever après a fO"'"'.'!" rintérieur du moule, paille et briser le modèle dan^lintene j,^
P Pour opé^er.conimod n..n on d,spose ^^^^^. ^^^^^^
sur deux co"^^'"^*^-,};"?"'' de aire sécher les diverses
un mouvement de "'P'I'^^f^^,, ^e de leur pose, en a-
, couches de terre au fur et i me^^^^ précaution, le
^^l±^ ^^^ ler'e' la'ierre' détJ^irait le mo-
et de boucher l'ouverture ainsi forn.ée par une plaque cîvculaUràpP''l---««*''-''' '<>"'■'"<'"•
Fig. W7. — Moulage dcî
s du oanon.
- le modèle, aaii^ ccm^i^.^^ --- -
,uiii.u.v -" .-- - ', ■ de la terre détruirait le mo rétrécissement POs''^"f' ^ ^fg.'^s on l'entoure de couches dfele. Une fois qu il est atiievc, u"^ ^^^ frpt.tes et
'dfele. une fois qu'il est ^^^"^^^^^'è^l frettes et successives de terre, et «"^e^o^'f/^.^e ainsi formé; on des tringles en fer. ^e m""'''., h'^rasse, puis on le fait brise le modèle dont "" '« .°,'''-'"''^oi,^ de la culasse cuire entièrement par pa, .es- L« ^7^,,, „oche,s qui est placé dans un 't"'°; ^P ';'^',i,,ps du canon. Les trois servent à le re ler à eelm du coip^ a profonde,
moules sont «'"f "•='"'P°,"^'on les réunit ensemble en voisine du métal, en fusion. «'^ '^^/."^'^ye avec de la lS.rl&e?::îé^X^:;o^;^eux. Le bronze estalors
-^iS^^^r^iondutnodMe^PÇ^-
quelques opérations ^elica « "n arnv ^^^^^^ ,^
]fcle convenable en «PP^^I^.^f,;^,^,,-;^, ," trouiscau. Le dimension vonlue et faisant tour , ^^.^.^.^^ ^^ ^^
moule du corps du canon est ^ • j„ j es anses plalong i cause des anses et ««s tourim ns. ciel 4 l'aide d^"Vf '7™7,;'airê Si el e int on circ,nne même, sont en cire ou ^M^^ff^^iJ^e ^t on vide ainsi la fois le moule fait, on les au ^,^ on
cavité qu'elles ■'^P';^;';,; fi, i^our les enlever. Dts n'attend pas l'^-J,^,,"^";' ,r 01 ou 0",02 est appliquée qu'une légère couche de • ,"' " ^ ^ , [(.^p on sur elles, on les scie Pf»' '. «^"^"^ ioVl et l'on remet avec retire les deux parties •i^if^'^cc Pa" le opération se soin la calotte de erre ^^" P "'^'^' ^'^, ., ^^ ^„^oi,ule rien fait pour les '«""»«"=• .'f Ai" .''',; "bières couches du Sè^«r;Sr;u^\erdM;^e retirer le tourillon
i;„ n-ins ce moulage, les diverses
Moulage au s"'"''^- — P,'^"^„,^i „" ôiodèle en cuivre
parties du moule sont f=V';^,;f„Vb"en plu grande ra-
sable, au moment de a coulée ^^bn un ret a ^^^^ dans les petites cavités 'l^ ^^^^ P'^J»» parties du métal tures du moule, ^ennent se ogcr de parnes
en fusion, très-riches en ^.1=''" ^..''P^^Kin da^s l'autre est l'endroit où les mou es ^,f™b°''^;\\é' ""d'.^ne résistance alors formé d'un "îf'f' f "j^'^f„:,'^nt ce procédé a bien moindres que le mélange, ^''^""^nj'. :, "peut être perdes avantages sous d'autres rapports ipoiui'^^^ fectiouné, et s'il n'a pas encore été adopte ce^^ ^ ^^^^ Sn;^a^tV;tt^eirùv^er,e''s'^duc"at^onsd'ottvHerset de s'exposer à des écoles '"évitaWes ^^^ ^^^ ^^^
Moulage ^« f ?" i^ ès7.^a^n afs e^doit^tre rejeté. Le très-presses, ma'» '' f^ "^^je, obtenues avec deux momoule est forme de deux parties om ^^^
dèles dont chacun est la niome de '^ P'^=/'^,„ menons coulée horizontalement; or, d^P> >= «^.«^."^e inconvénient de voir pour le mouUtge '^^^^f^'^^'J^j fj^.ence que le dése produit pour celui-ci avec ceue ^^^ ^^^^
^^W^aSCotéel tlrSel Feu et dans toute 'T^^ê^Lntsép.i^desonmcml.on^nc^ "
forage, le '«".''"«^.fJ^enous "'insistions pas sur leur est assez clair pour q»"^ °°"^ " !" lumière en cuivre et
sphères dans 1 intérieur de la p.cce ^^^ ^^^ ^^^^
r ^f°f S-une forn^^xaSent cylindrique à l'intéfer forgé, d une lorme ^^ . prfoente sensiblement
rieur et dont la surface f t«"'^"/^ P^^^e que l'épaisseur la forme d'un tronc de <='^"«: ""^ "^f .'onverture. Le vide vers le fond son Plus grande q« ^ ;';«;,\^,,.e„e du intérieur s'appelle .«'"'j^^f \°. ' ^g • un qtàdon qui fourcanon ou 6o»c/.6se trou vent bras s • un^ff^ ,^,,^J ,i,ert
nit un des points de la ''ff„^.®, " „o;térieure ou tonne, re à fixer la baïonnette ; sur la par e postérie ^^^^^^^^^
est soudée '^^ »'«f «'''' t' Pn'rest percé le canal de la trempé très-dur, ^^J^l^^^^^l^Jl' ITionn.rve est fermé lumière et qui "^ÇO-'o^^^-^i'^n-s'ie droite à gauche, afin
^-'ier^h^sr&^-^-in^^œ^-':
fet:^".^-ur's^^'^^n de la ligne de
'"'replnssimpledescanonsdertts^^ ?:i,rC"f^^:tior^^s='-ons^reparquel-
fusil du fer /'» t et «""■'.• ",,J,-,:fju canon et on 1 étire un peu supérieure au P^'^f.f ' ;;Ve niince, d'épaisseur sous le martmot en "'"f^'^^^n'e la ?ôrme d'un' trapèze uniforme, qui, vue 4 P'^/'P'l'ô, 'jse .1 un nouvel étirage, très-allongé. La ^^-'^'l^'^'f-f^'"' mince on forme de trafournit la lame a '7''';»; '"H!'?„a^sseuri la grande base pèze allongé, présentant plus d^P^^^^"^ ^ ,J^ chaulïéo f,ui doit former le tonnerre La la,me i cano ,^ ^^^^^^^^^^ l, rougo^^cerise es r^ -'J^^ J^^^^^^^^ ,rouve en portede manière que la "anic" ja lame :\ entrer dans la
i-fanx; on "btient, ei fo aut la 1^^^^^^^ ^^^ ^^ rapproche fourche, une ospeM de "" f f ' ^ut alternativement
ri^s.'^"î-i::ne^--.o-o--^--^
CAN
CAN
enclume présentant des cannelures et d'une broche, tige en fer qu'on introduit dans le canon. On ne peut souder plus de 0",05 à ()'",(IG en deux chaudes et il en faut une iroisitme pour parer l'ouvrage; un canon de fusil d'infanterie de r',08 de longueur ne reçoit pas moins de soixante à quatre-vingts chaudes. En soudant le canon, l'ouvrier a soin de répartir également le métal sur le pourtour. On soude ensuite la masselotte et le canon est prêt pour le forage. Pour forer le canon, on se sert d'un banc de l'orerie ordinaire; les forets sont fixes; les lames ont la forme d'un tronc de pyramide quadrangulaire. On enlève très-peu de métal à la fois pour éviter plus sùi-ement les défauts de l'orage ; on emploie de vingt à vingt-deux forets, qui n'agrandissent le rayon de l'àme que de U""", I eu moyenne. Le travail de la forge et celui du forage ont rendu le fer aigre et cassant ; on est obligé de le recuire recuit de passer au polissage intérieur et extérieur. Le avant donné, il faut dresser le canon, c'est-à-dire faire disparaître les renflements ou les dépressions et les ploiements qui ont pu survenir pendant le travail. On polit l'àme et on l'amène au calibre définitif en faisant passer une série de forets qui enlèvent environ 0°',001 de métourne ensuite l'extérieur sur un tour ordinaire; et l'on tal. On enlève les irrégularités et les ondes produites par le tour; ce travail s'exécute au moyen d'une meule en grès et prend le nom à'emou/age. Pour qne le canon soit terminé, il ne reste plus qu'à tarauder l'intérieur du Sonneire, y visser la culasse, braser le guidon et le tenon, percer la lumière dans la masselotte et donner à ces pièces leurs formes définitives au moyen de la lime et du burin.
Les considérations théoriques indiquent que la résistance d'un tube à la pression intérieure est la plus faible dans le sens des génératrices et la plus forte dans la section droite. Or, d'après la fabrication, les fibres du fer sont dirigées dans le sens des génératrices et la résistance dans co sens n'est produite que par la cohésion des libres, tandis que dans la section perpendiculaire elle est produite par la résistance à la rupture de tout le faisceau des fibres. Il peut, de plus, arriver que des défauts dans la soudure amènent un aflaiblissement dans le sens des génératrices. Ou a cherché à diriger les fibres du fer et la soudure obliquement aux génératrices, afin de remédier à ces inconvénients, et on a fait les canons tordus, à ruhan, à rubans triangulaires.
Canons tordus. — On fabrique un canon ordinaire, mais après ch.aque soudure, on tord la partie soudée sur elle-même; on arrive ainsi petit à petit à faire faire à peu près vingt tours aux fibres du fer. Les fibres et la soudure sont alors enroulés en hélice.
Canons à ruhan. — La torsion qu'on fait subir au fer lui enlève une partie de ses qualités et peut faire changer le sens des fibres ; on a enroulé autour d'un tube en tôle un ruban en fer de 0"',0I5 à 0'",0l8 d(^ largeur sur n",l)OG d'épaisseur au tonnerre, et on l'a soudé suivant l'hélice dont le pasestdeO",OI8 àO",02fl. Le tube en tùle disparait dans le forage. Ces canons sont plus résistants que les canons tordus. On obtient d'excellents canons en formant le ruban de languettes de fer et d'acier superposées.
Cannns à rufians trianr/u/airei. — On a obtenu de très-bons canons en employant deux rubans en forme de prismes triangulaires légèrement :iiiiiiicis d'un bout à l'autre ; on enroule un ruban, cr i|Mi ilMunr une vis triangulaire, dans les filets de laquelle nu •~n\ii\r l';niire ruban. Le forage et le tournage de ces canuns si Dr, ment de la même manière que pour le canon simple. Si lUn iumpe
un canon à ruban de fer et d'acier dans i Iiqui m- ;iiiile,
les deux métaux sont diversement attaqués et on obtient des dessins variés ; ces canons s'appellent cannns damas ou datnnssés. M. M.
CANSTADT (Médecine, Eaux minérales).— Petite ville d'Allemagne, MO kilomètres de Stuttgard (Wurtemberg). Il y a plusieurs sources d'eaux salines gazeuses chlorurées sudiques, d'une lempér.aturc de 18 à ï()° cent. ; elles contiennent jusqu'à !)«',ii;i(l de principes fixes par litre, dont le chlorure de sodium et le carbonate de chaux forment la majeure partie; de plus, 0"',!i8:f de gaz acide carboniqui' libri". Elles sont fonchuites et franchement laxatives.
CANTAI.OI I' If.rli. iiltun). - Variété do jlWrwf.
CANTIIAlilDI'.S /.Mcl.ieieniédicalcSCnHMmTsCleoir., Oliv.; A/c/w, Lin.; /.i/////, Eab. — L'étyinolngie de ce mot n'est pas connue ; seulement on «ait qu'il a été employé par .\rislolc pour désigner un insecte qui a ses ailes dans un étui. — Sous-genre li' Insectes roimptrres /n'teroinêrrs, du L'rand genre Melnr, do Linné, tribu di^s (Jantliarir/in, fainillc de» Tracliéltdei ; caractérisé par un corselet près-
canle. (Loni;.=iOi»,018.)
que ovoide, un peu allongé et rétréci antérieurement et tronqué postérieurement, la léte un peu plus large que le corselet. Dans le petit nombre d'espèces de ce sousgenre, on remarque particulièrement la C. des houtii/ues {Me/oë vesicatorius. Lin.), nommée aussi C. vésicante. Mouche d'Espagne, ou simplement Mouche {fig. 408). On la reconnaît à la belle couleur vert doré dont elle brille; ses élytres sont de la longueur du corps, qui est oblong, subcylindrique; ses antennes sont noires et filiformes. Ces insectes paraissent dans nos climats vers le milieu de juin; ils vivent en grandes familles dans les régions chaudes et tempérées, sur les frênes le plus souvent, ou sur les lilas, les troènes, les saules, les chèvrefeuilles, et répandent au loin une odeur particulière, vive et pénétrante, qui affecte désagréablen-.ent l'odorat. C'est au mois de juin et de juillet qu'on en fait la récolte, en secouant les arbres qu'elles habitent. On les fait périr par la vapeur du vinaigre, et, après les avoir séchées au soleil, on les conserve dans des bocaux de verre ou de faïence exactement fermés. Le corps de la canthuride est long de 0°',01d à O^iO'iO; elle est très-commune en Espagne, enitalie, et même en France, et, quoiqu'elle ne vive guère que huit ou dix jours, elle mange les feuilles des arbres avec une telle voracité que bientôt on les voit dépouillés de leur verdure. Leurs larves, qui vivent de racines dans la terre d'oii elles ne sortent qu'à l'état parfait, ont le corps mou, d'un blanc jaunâtre ; elles ont six pattes courtes et écailleuses. Une autre espèce, que Fabricius désigne sous le nom de Villata, se trouve aux États-Unis d'Amérique, où on l'emploie aux mêmes usages. Elle se trouve en abondance sur les pommesde terre. L'analyse chimique des cauth arides, ébauchée parThouvencl, faite avec plus d'exactitude par le docteur Beaupoil, a acquis un nouveau degré de perfection dans les mains de Rnbiquet, qui y a découvert, entre autres éléments, une substance particulière blanche, cristalline, insoluble d:ins l'eau, soluble dans l'alcool bouillant, dans l'éther et dans les huiles, et à laquelle on a donné le nom de Canlharidme.
Les cantharidcs ont été employées en médecine de temps immémorial ; Hippocrate déjà les faisait prendre à l'intérieur. Elles entrent dans la composition d'un grand nombre de préparations externes surtout ; ainsi, en première ligne, les vesicutoires (voyez ce mot), la pommade èpisjiastique verte, le taffetas re'sicant, la teinture alcoolique, le inn de canlharides, Vlniite de cantliarides, etc. Quelques-uns de ces médicaments ont été employés à l'intérieur, mais il faut qu'ils soient maniés par des mains habiles, leur us;ige pouvant déterminer des accidents formidables du côté de la vessie. F — n.
CANTMARIDIES (Zoologie). — - C'est la sixième tribu de la faïuille des Ins-ecles trachélides (voyez CANTiivniiiEs), qui forme le seul genre Meloë, de Linné. Elle se distingue par les crochets des tarses qui sont profondément divisi's et paraissent comme doubles. La tête est généralement grosse, large et arrondie postérieurement. Ci's insectes contrefont les morts lorsqu'on les saisit, et plusieurs fiwit alors sortir par les articulations de leurs (lattes une lii|iieur jaunâtre, caustique et d'une odeur lléuétrautc. Diverses e^pèees, les .IWo/'v, les Mi/.'nl,r,'t,
les ranlhnridrs, smil eirip'n\(TS ediil V'Mr.Hmn s, et
quel(|Uef(iis à l'illlen. III- r un |iilis ,inl Miuml;illl;
mais ce dernier us.-uv est irés ii:ui;;ereii\ jV^yr/, \liioi:).
CANTIIlvHE (Zoologie), Canihurus,Cu'^. — Genre do Poissons {irnnlhiijitériigiens, de la famille des Spaniides, distingués par un corps élevé, épais, le museau court, la bouche peu fendue, mâchoires non protractilos, dents on velours ou en cardes serrées. Parmi les espèces qu'on trouve dans la Méditerranée, on peut citer le C. vulgaire [Sparus c<inlliarus, Lin.), gris argenté, r.iyé Iimigitudinalement de brim. C'est le Cantlirm de Hiùiilelet. Ha chair est peu estimée. Une autre espèce à peu près do même couleur, comme sous le nom de llrèaie de nier (.S. irnma, Lin.), Carpe de mer, a une chair blanche et légi'Te.
CANTIIUS (Anntoniic), du grec Itnnllius, le coin de l'œil où se forment les larmes. — On a donné le nom do Cnnthui aux angles de l'œil ou commissures des pau-
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,^éres. Le Petit C.^C^;!:''i:[J,^:'^:ie:^é
Vos maxillaire. j c„,„j„/a, diminutif de
CANULE (M'-^decme , en Utm c^^ u„'driqae ouvert
rm^tr.ok'èrcuTr^^--houc; elles peuvent être flexibles, droites, courbes etc^ sous-genre des CAOL-ANE lZ°«'»g"^i;„7 genre roWues, appartenant Tortues de "'«'"rd'i.S^rATt la r«/»rfo ca--e(/a de aux Beptiles *'<""^f,^; .ort'.es franches, la carapace Gmelin ; elle a, comme 1«^ ^^'^^^^t j„,,aposécs; sa tite recouverte de P^'l"/„„^ ^^,f es brune on' marron l'once; est plus grosse, et sa ^u ,eui y^^.^„ ,Vtlan-
cUe habite la M'^^"*"; "^dimensions aussi considérables tique, et n'atteint Pf ^ '^^J' "^/^^^ est d'environ r,:io, que la tortue fraude. Sa on ucu ^ . s.,.o,.ace ;
e't son poids ^ él^^^'^^, 'f^nciSèut en mollusques ; sa
foiu'nit une huile bonne à '^J"'^!; , „.,o„ie,. Vulgairc-
CAOLTCHOUC Chmiie ^.'.^«'-"""^f 'dessiccation du
ment gomme e/«?fi9-' ^,.°Sns fli es à divers arbres,
suc laiteux q";secoule d incisioi^iaue ^,^
C-- ./«.av«, e t--^-/,^'r D-aut'ès'plantes encore Java, au BieMl, i la ^^^y""'- ^^e quelques traces
peuvent en f^^^^l'' ■ °" f "u'I^'^e^ ma" du
Sans nos Euphorb.acéey nd,S.,ne , m ^ ^^ g^^,
commerce provient P«\T;";,. ^^^' sous forme de poires cahucha. Il «t .'"P^r^ifér dSs et généralement de lisses ou tatouées d*^ «^'^f ^.^,\t'de'p„reté, il soit blanc couleur brune, q"»'^'^»;.'' ' '''^ ,e^ on fabrique d'abord translucide. Pour fo™\«, «f P°'''eu nrts la forme d'une
convenable, puis "" "'<=', are f-tiTèmcnt expulsée, moule se détrempe et peut ^Ij-; '"";"-"^^; commence à ex- Depuis quelques ^""^'6; P^„P^^~fe,"é dans des flapédier en Europe le ^"^J'''-^^^^J^^Z Ce suc, tel qu'il ïons esaçtemeutrcmphs et bien bouc >^ ^^ eonsistance nous arrive, est jaune 8"^=^, "^^ P'''^ '/ u, .,. Le caoutchouc delà crème; sa Posante", est a. ,Ji-- ^g^j,,^.
s'y trouve en emulsion c csi-M^'^^^^^^^ ,^„d
géant au milieu d'une liqueur d ""^ ^"^^Ji l'albumine ?e suc dans cet '^'«' f Vf ^ ;\^"^, ^^en* enti ainànt avec elle végétale qu il contient se coaS"ie ui e liqueur,
le caoutchouc qui vieiit "fl^^ Vifnli S couche ^^^^^ L'alcool P-'odu.t le uK-me cire. A pliqut^en ^^ ^^^ ^^^^^
sur un corps sohde, H se Çoa^u ^ jaunâtre,
brane de caoutchouc ^^If^^^t emoM'i. Malheureuse
P'îr^::outcUouc pur est -lide ^.anc transhtçid. Pm^
l'obtenir en cet état, -nn^f\^ 'l^Tnv^n,, ou d'acide lume d'eau additionnée d »" Pcu ue x, ^^^^^^^
chlorhydrique et on ' '" ° ,-e ?, e 'ou peut fermer percé en son fond d une ouvert ic que lo P^^^^^^^ l volonté. Au bout de v'nf^^t-nuat.o Jimcs 'e ^^
est monté comme »> « l^' ;;,-'^^'^^ p de nouvelle eau, en écoulecelui-çi,etonle einpiacop.r dissolve plus
continuant ainsi J/'^^u A « Q c 1 e^u ne i^^^
rien. Il ne reste plus qu i 'l?;'^^.^ <^; 1 0 ijo?. A une tem-
ceal^emien t'ie plus'tu, plus susceptibles de s'agglu-
»„.r» I4R pt 15î.".il devient visqueux et
compose et donne heu ^ ',^,'oruiatioi. i „), bout bures d'hydrogène; I "f^deux W'^w^e (^ « ^J^ .„^ l^t^^ "(^^rrnier e^tVpourVe'caoutd'ouc lui-même,
S;rî;iduSLoivà^c^-..ip.^.e^
et 1 alcool; u i esi uus i^^ i;„„lrt( s obtenus par la dissicurs carbures d'hydi-ogene liquides obteo p^^^^^
colorante ;(." de ■"'\"';f,^\= ,,f,, ^' n est formé par la
ciauN. bu vant K.s conoi^ contraire, d'une sou-
"l'Tet d'une éïàsticé que les différentes températures fie Ihangeiom plus désjî-mais. Dans ce dernier cas, U pone iV?°™ trutî^erdrcaoulchouc sont très-nombreux'e 'se multrplient diaque jour : ou emp oie le
lie,- dans la composition de Ucalewu^^ o i>"^'
n«., employée au caltatage des 1^^""" "'V ' ;;■ ,t, et
conslrucuons marines. On (.i f^'"'''!;';' ';,-,:, ^^^i^ d'une élasticité très-grande, des 11 str..aw.u-.d- h .11,, e,
. il ,,,,6 «ondes canules, bouts de sein, etc. boli i uuic ^i Kpr è.^ de là plupart des réactife ch,tr,u,ues
c!;;lni:^sii?':â.ra:;"c-Se^;^î^x^
noS d'adde sulfhydrique, tenant i .c; l"'^,,'^.,, '^^ "■i"il sur le soufre qu'il contient ; aussi a phq a- dos ;:;;mbreux appanils cl"™''?'""- '^[J!^^ ! " " nt,4ir^
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sit ion desquels entre le caoutc/iouc filé, c"est le caoutchouc volcaiii-é iiu'on préfère.
Drpuis quelques années on emploie le caoutchouc durci par la pression à la confection de cylindres pour la filature du lin. En l'unissant à la magnésie, au brai sec et au soufre, on lui donne assez de dureté pour qu'on ait pu l'employer avec avantage à la fabrication de peignes, de tabatières, de boites, et même d'objets d'ameublement, comme tables, secrétaires, commodes, etc.; c'est ce qu'on appelle le caouiclio^tc durci. Mais une des applications, jusqu'à présent la plus importante peut-être, est celle qu'on fait de cette substance à la fabrication de chaussures ou vêtements imperméables.
Les tissus imperméables sont simples ou doubles.
Les tissus simples se préparent en enduisant l'étoffe d'une couche de caoutchouc liquide ou, mieux, dissous dans un mélange de sulfure de carbone et d'alcool, et laissant sécher. Les tissus doubles sont plus difficiles à préparer. ]1 paraîtrait que M. Besson fabriquait de ces tissus dès 1793; M. Champion s'en occupa également en ISl I ; mais cette industrie était restée à l'état d'essai en France jusqu'au moment où MM. Rattier et Guibal, en important d'Angleterre le procédé de M. Mackintosh, de Glasgow, dont ils s'étaient rendus acquéreurs, lui eurent fait subir de grandes améliorations. Ces Iiabiles fabricants emploient l'enduit de caoutchouc à l'état pâteux, afin qu'il. ne puisse pas traverser l'étoffe et en salir l'extérieur; un cylindre règle l'épaisseur de la couche, et aussitôt que celle-ci a été appliquée, une seconde étoffe est appliquée dessus, et un second cylindre compresseur l'y fait adhérer, tout en égalisant encore la couche de caoutchouc dont l'excédant s'écoule par les bords du tissu. Une dessiccation lente et un apprêt convenable terminent la préparation de ces étoffes, que l'on emploie ;\ la fabrication de paletots, de manteaux, de matelas gu coussins que l'on gonfle en y insufflant de l'air.
Le grand inconvénient de ces étoffes imperméables, employées comme vêtement, c'est qu'en préservant de la ■ pluie elles arrêtent la circulation de l'air autour du corps, et empêchent ainsi l'écoulement des vapeurs fournies par la transpiration cutanée; aussi voit-on, dès que le temps est un peu froid, ces vapeurs se condenser sur la surface interne du vêtement qui se mouille rapidement. Cette humidité, d'une part, et de l'autre l'obstacle à la transpiration cutanée, sont deux inconvénients trèsgraves, et le caoutchouc n'a pas encore donné la véritable solution du problème de la fabrication de tissus imperméables. Cette solution ne sera réellement trouvée que lorsqu'on sera parvenu à faire des étoffes qui, comme le duvet de cygne, de canard ou d'oie, soient à la fois imperméables à l'eau et perméables à l'air.
Caoutchouc volrjinisé. — Caoutchouc combiné avec une petite quantité de soufre qui augmente son élasticité et surtout lui donne la propriété de conserver cette élasticité par le froid et In rbali'ur.
M.M. Hancock, dr liirruiiiL'Iiam, inventeur du procédé, et son associé Broil in,.', \oli :ini-.rnt le caoutchouc à chaud, soit on iminerge.uil ili'^ fuillrs pendant dix A quinze minutes dans du soufre fondu à 120°, soit en le triturani ;\ chaud avec lO à 12 p. 100 do soufre, ou avec 7 p. lOll de soufre auquel on a ajouté 5 p. KiO de carbonate de plomb.
M. Parkes, do Birmingham, a imaginé un autre procédé à peu près généralement suivi aujourd'hui, et qui a l'énorme avantage de pouvoir s'appliquer à des olijels tout confectionnés et de ne pas leur donner d'odeur désagréable. Les objets en caoutchouc sont plongés dans ime liqueur formée par un mélange de 25 parties de chlorure de soufre liquide avec l (lUfl parties de sulfure de carb»ne. An bout d'une minute, ces objets sont retirés, séchés dans une éluve i 22 ou 2à° traversée par un murant d'air. Dès qu'ils sojit scr*. ils «ont plrHi-
gés de nouveau dans la liqueur où ilsrc^i' ni i luinuic
et demie, séché» à l'élnve, puis lavés da',-. uim .Ii solution alcaline, et enfin i l'eau pme. I.a ilnn c> ijr l'innner- Bion varie du reste un peu avii- 1' pu 'in dis objets; mais elle doit être toujours tn ^ ' "m h , • n- si le c;ioulchouc prenait plus de 15 p. 100 ci. ..m i."|iK di' soufre, il dcvieiulrait dur et cassant.
Ciioulcliouc en feuilles. — L'industrie fait une grande consommation de caoutchouc en fouilles, et, connno cette substance est toujours d'un prix tissez élevé, que l'on doit par conséquent pouvoir l'utiliser sans perte, M. Nickel ainmginéen IS.'J7de la traitcrdela n..uiièresuivanlo.
Les poires livi'ées par le commerce, ainsi que les décliels et rognures, sont d'abord ramollis à l'eau bouillante dans une chaudière chaulTéc à la vapeur; elles sont
ensnite lamini'Ts entre deux cylindres constamment chanlirs |,;ii- lin liN'i d'eau chaude, qui, en maintenant la niiilli'ssr (In ruoulclioiic, rendent le laminage plus facile; aiJièï trois ou quatre laminages successifs, le caoutchouc a pris la forme de longues plaques feutrées, que l'on fait dessécher à une douce température. Lorsque les plaques sont sèches, ou en introduit 25 kil. dans un pétrin en fer, très-solide, et on les pétrit énergiquement pendant trois heures, de manière à on former une pâte molle, homogène, que l'on introduit immédiatement dans un moule en foute, à parois très-épaisses, où on la soumet à la pression d'une presse hydraulique très-puissante. On obtient ainsi un gâteau dur, compacte, que l'on découpe en lames au moyen d'un couteau bien tranchant, constamment mouillé d'un filet d'eau et animé d'un mouvement de va-et-vient très-rapide, à la manière des scies des scieries mécaniques.
Caoutchouc filé. — C'est à Vienne que l'on &, dit-on, fabriqué pour la première fois des tissus avec du caoutchouc. Cette substance était découpée à la main et chaque ouvrier pouvait produire en une journée de travail de 90 à 100 mètres d'un fil irrégulier et d'un prix trèsélevé, dont les usages étaient conséquemment très-bornés. Ce n'est que depuis l'importation de cette industrie en France et les perfectionnements qu'elle reçut particulièrement de MM. Rattier et Guibal, qu'elle a acquis le développement qu'on lui voit aujourd'hui.
Pour filer le caoutchouc, on coupe en deux parties égales une poire dont on a enlevé le goulot, on ramollit ces deux parties en les plongeant dans de l'eau bouillante, et on les soumet à une très-forte pression, de manière à les transformer en disques suffisanmicnt résistants. Chaque disque est monté sur un axe en fer qui lui imprime un double mouvement de rotation lente sur lui-même, et de transport encore plus lent dans son propre plan. La machine qui produit ce double mouvement porte un arbre horizontal, sur lequel est montée la lame d'un couteau circulaire qui plonge constamment dans de l'eau froide en même temps qu'elle tourne sur elle-même avec une très-grande rapidité. Chaque rondelle de caoutchouc est découpée par cette machine on un ruban mince, dont la largeur est égale à l'épaisseur du disqucetdojit 1 épaisseur est réglée par la quantité dont le disque avance parallèlement à lui-même à chacune de ses révolutions. Chaque ruban est ensuite découpé en lanières uniformes sur une autre machine formée par deux axes horizontaux, dont les mouvements de rotation sont dépendants l'un de l'autre et qui portent un égal nombre de couteaux circulaires faisant fonction de cisailles circulaires. L'écartement des couteaux montés sur un même arbre règle la largeur des lanières.
Une fois amené dans cet état, le caoutchouc est introduit dans de l'eau chaude qui le ramollit, puis étiré au quintuple ou au décuple par la traction d'tui dévidoir sur lequel il s'enroule. Le dévidoir /uusi chargé de fil est inlrmlnit ii:H)s une chambre dont la température est mainli'iinr .-ni sj basse que possible. Au bout de quelques jours yW II iii- Imposition au froid, le fil a perdu son élasticité; il peut être dévidé sans reprendre sa longueur première et soumis aux opérations du tissage; puis quand le tissage est opéré, en passant sur le tissu un fer chauflé à un degré convenable, le caoutchouc reprend son élasticité et sa longueur primitive, et le tissu se rétracte d'autant.
Lr Cilimi' dn caimiclinuc peut encore s'opérer d'une autre ni;iiii.rr fuNilii' sin- inie |iriipriéti' de celle substance driiiiiM li. |Mr M. (il rjiil. On prr'|iare une p:ite de caoutchouc eu (Muplii\:iiil lr snlfnrr d.' railiiinr mêlé avec 5 p. 100 d'alcool muIi .:ii)v : irlui ci loniinil ili l'eau qui s'o|)pose â une \i iii.iiiii' ilr si.inih.ii. I.r irninichouc ramolli par cette liquiur :.r iiiahi\e et |nul Llrr passé facili'Uienl h la filière. On obtient ainsi des fils d'uiuliamè- Ire encore trop fort; mais si on les allonge au sextuple et (|u'on les soumette .'i une température de 1(10", ils conservent cette longueur qui vient de leur être donnée, et peuvent supporter de nouveau uu pareil étirage. En réitérant l'opération un nombre de fois convenable, on parvient à doimer aux llls un degré de finesse extrême.
Les fils de caoutchouc sont ordman-ement entourés d'une gaine en coton ou en s ie au moyen d'un métier ;l lacets, et servent lunnédliilinimi ilans iri étal p"ur colliers ou bracelets, ou bii II Il ,uix inéiirrs ordinaires; depuis quelque l' inp , 1 1 |ir,iiil,inl, un sujiprimo celte eriVi'Ioppe et on euqilmr, au uiuyeu du métier à la J:icqnarl,le caoulchouc filé nu,enayai"itsoin que l'étolfe, de coton, fil ou soie, le recouvre complélomont.
CAP
CAP
Mastic au caoutchouc. — L'invention dn mastic au «aoutchouc est duo à M. Maissiat; il le prépare en mélangeant du caoutchouc fondu à 210° avec de la chaux ■éteinte, en quantité égale à la moitié du poids du caoutchouc ou égale à ce poids, suivant que le mastic doit être plus ou moins mou, tout on restant ductile. Si l'on voulait que le mastic séch.àt à l'extérieur, on mélangerait deux parties de caoutchouc avec une de chaux et une de mnimm.
Le caoutchouc n'est connu en Europe que depuis un sitcle environ ; un nonmié Fresneau en fit la découverte à Cayenne, mais les Indiens savaient fabriquer avec Un de véritables tissus imperméables. La première description scientifique qui nous parvint du caoutchouc est due il La Condamine, en 1751. M. D.
CAPACITÉ. — Se dit, en géométrie, du volume d un corps ; mais on emploie plus communément ce mot pour désigner le volume intérieur d'un vase. C'est en ce sens que l'on appelle mesures île capacité, le litre et ses dérivés, le stère ou mètre cube et ses dérivés qui servent d'uni'tés pour la mesure des volumes.
En chimie., la capacité de saturation d'un acide se mesure par la quantité pondérale d'oxygène contenue dans la portion de base qui sature 100 parties en poids de l'acide. Ainsi 100 grammes d'acide sulfurique supposé anhydre , exigent pour être saturés une quantité de potasse, de soude, d'oxyde de fer, etc., telle qu'il y entre 20 grammes d'oxygène ; 20 est donc la capacité de saturation de l'acide sulfurique. De même, celle de l'acide azotique, également supposé anhydre, sera 14,8 ; celle de l'acide carbonique, 3G,3G... La connaissance de cette capacité est souvent invoquée et utilisée dans la pratique (voyez AciiiES, Sels).
En physique, la capacité calorifique à'un corps a pour mesure la quantité de chaleur qui est absorbée par l kil. de ce corps, lorsque sa température monte de 1". Cette quantité de chaleur elle-même s'appelle chaleur spécifique (voyez ce mot). Ces deux expressions, chaleur spécifique et. capacité calorifique, sont souvent prises l'une pour l'autre.
CAPELET (Vétérinaire), du latin caput, tête, petite tête. — On donne ce nom à une tumeur qui se développe sur la pointe du jarret du cheval ; elle peut être le résultat de chocs, de frottements contre des parties dures, ou de la fatigue, de l'usure par suite de travau;; prématurés ; dans ce dernier cas, le capclet est souvent incurable. Quoi qu'il en soit, c'est une tumeur arrondie, plus ou moins volumineuse, molle, sans fluctuation, indolente, le plus souvent sans hoiterie, et qui peut exister sur un seul jarret, ou sur les deux. Le traitement consiste d'abord dans l'emploi des émollients, puis des résolutifs, des astringents ; s'il devient chronique, les vésicatcires, les pommades mercurielles, iodurées, etc.; enfin, lefeu, mais avec beaucoup de prudence, à cause de la dépréciation qui peut eu résulter. Cette maladie passe pour difficile à guérir.
CAPELINE (Médecine), du latin caput, tête.— Espèce de bandage dout le but est de coiffer une partie du corps comme un bonnet coiffe la tête. On distingue la C. des amputatiotis, qu'on emploie à la suite des amputations du bras, de l'avant-bras, de la cuisse et de la jambe ; la C. de la clavicule, qu'on a surtout conseillée dans les fractures de l'apophyse acromion (voyez ce mot) et de l'épine de l'omoplate-, enfin, la C. de la tête ou bonnet rf'Hi/)/"J'.'''a(e, employée autrefois dans les plaies du crâne, et surtout pour rapprocher les sutures écartées ; il se fait avec une bande roulée A deux globes inégaux; on applique le milieu sur le front, et, au moyen des croisés et des renversés, ou recouvre entièrement la tête du malade.
CAPENDU, CotiHT-PENDU, Brinette des Belges (Horticulture). — Variété de Pomme à laquelle on a aussi donné le nom de liardin ; c'est un fruit de grosseur moyenne, gris rongeàtre d'un côté, assez chargé de vermillon de l'autre; la chair en est très-fine, et l'eau trèsdouce et fort agréable; elle se mange ilr (l.'i-.njlnv h lu fin de février; plus tard, lorsqu'elle est li.l'c, .llr .lr\ i.nt insipide. Son nom lui vient de ce qu'illi' .i la ipn m' grosse et courte. Le pommier qui la proiliiit se innnmo le fcnouillet roui/e. Pline <li>igiie déjA cette variété sous le nom de Mnliita curli/irndii/uin.
('.\l'll,l,\lHi;(Hiisi-AiM,CAi'ii.LAniES (Vaisseaux) (Anatoiiiii', IMi\^inlf.nic). — l'.nlrc les dernières ramifications di's arirn's ii;iiis rliaqui- parlie du corps et les origines des veines qui eu rcin|)iirteni le sang, le système circulatoire est continué par une quantité de vaisseaux excessivement lins,vibiblcs seulement il la loupe ou au microscope,
et qui établissent la communication entre les artères et les veines ; a- smui 1rs i nj^u'auxcapillaires. C'est dans leurs tubes si (leliis rt -i i,.|iiis, que le sang éprouve les phénomènes )ilij si,,|(i i(|ii,.s ot chimiques qui changent saco-
ispillalre gio:
;lrc (1).
loration. Les vaisseaux capillaires, placés entre les extrémités de l'artère pulmonaire et les origines des veines pulmonaires, forment le réseau capillaire respiratoire où, par la respiration, le sani/ noir se change en sany rourje. Les vaisseaux capillaires répandus dans tous nos organes entre les derniers rameaux des branches de l'aorte, et les premières racines destinées h former les veines caves, constituent le réseau capillaire nutritif; c'est là qu'en nourrissant nos organes le sanq rouge devient sang non: La figure 409 montre un point de ce dernier réseau observé au microscope pendant la vie, dans la membrane qui unit les doigts de la patte postérieure d'une grenouille. Les globules que l'on voit dans l'intérieur des vaisseaux sont les corpuscules organisés que contient le sang et que l'on nomme globules du sang ; leur mouvement même permet de suivre le courant du sang dans les vaisseaux. Pour donner une idée juste de leur calibre, je dirai que les plus fins vaisseaux de notre figure n'ont guère dans la nature que O'°"',015 de largeur. On voit en A le rameau artériel qui amène le sang ; en V est la racine veineuse qui le remporte après qu'il a traversé le réseau.
Capillaire (Botanique), de capillus, cheveu. — Nom vulgaire d'une espèce de Fougère, qui est V A/liante cheveu de Vénus [Adianthutn capillus Veneris, Lin.), ainsi nommée p;irce que ses tiges et ses feuilles sont très-fines et simulent, jusqu'à un certain point, des cheveux. Pline prétend qu'on la désignait ainsi parce qu'on l'avait reconnue propre à faire croître et à embellir la chevelure. Cette espèce est aussi communément appelée Capillaire de Montpellier. C'est une plante qui habite les endroits couverts et humides de l'Europe méridionale et du nord de l'Afrique. Ses feuilles sont longues de 0'","25à 0™,30, bipinnées, glabres, d'un beau vert, et exhalant un léger arôme dout on a tiré parti en médecine. Beaucoup trop vanté autrefois, il ne faut pourtant pas le regarder comme tout à fait inerte; le C. de Canada (A. pcdiitum. Lin.), jouit des mêmes propriétés. Actuellement encore on les emploie, soit en infusion, soit en sirop, pour faciliter l'expectoration dans de légères affections de poitrine. Ils forment la base du sirop de capillaire souvent prescrit dans les bronchites légères.
On donne souvent le nom de Capillaire à d'autres espèces de Fougères, telles que le C. commua noir (A. nigrum. Lin.), et le C. blanc du polytric (Asplenium trichomanes. Lin.).
Les organes des plantes fins comme des cheveux sont dits cafiillaires.
C. \PILLMRES (Physique), du latin capillus, cheveu. — Sr liii ilrs liihrs d'un tW"<-petit lalihre intérieur, comme (■rii\ '|iii' l'iiii cmiiliiic à la cniifei-tidn des lliomiomètres; sr au ;ui>si lie. pliéiioinèues auxijuels les divers liquides donnent lieu dans ces tubes.
Si nous plongi^ons un tube capillaire dans de l'eau, nous verrons celle-ci s'élever dans l'intérieur du tube,
(1) rortion trcs-crossic du réseau snnRuin capillaire de la membrane iulerdi|;Ualc d'une Riciiouillc. — A, dcniicr ramu»oulc artériel. — V, premier ramuseiile veincuï ne des vaisseau» capillaires.— n, r, rameaux Je eommuuioalion avec les <tutrc9 vaisseaux capillaires.
CAP
notablement au-dessus de son niveau extérieur; nous aurons un phénomène capillaire. On appelle capillarité la force qui le produit.
Par extension, on donne le nom de phénomènes capillaires à des faits auxquels sont étrangers les tubes étroits, mais qui se rattacheul cependant à la même cause, la capillarité.
Voici les lois auxquelles sont soumis les phénomènes capillaires :
1" Quand un tube est plongé dans un liquide qui le mouille, ce liquide est soulevé dans le tube et sa surface terminale y est concave.
2" Quand le liquide ne mouille pas le tube, ainsi que le fait le uicicuie, il est au contraire déprimé, et sa surface terminale est convexe.
De même, si un liquide est renfermé dans un système de vases comnuiniquants dont l'une des branches soit capillaire, suivant que le tube sera mouillé ou non, le liquide s'élèvera ou se déprimera par rapport à son niveau naturel. C'est ce qu'on voit dans la figure 4lO : le tube ABC contient de l'eau et le tube A B'C du mercure.
3° La hauteur à laquelle un liquide est soulevé dans un tube dont il a mouillé les parois est indépendante de la nature de ces parois ; la couche excessivement mince qu'il forme à la surface, constitue le véritable tube capillaire qui produit l'ascension -du liquide. Il n'en est plus Fig. 410. .4 .■.•ii.i^.n H dépression ainsi quand les parois ne sont pas mouillées.
4° La hauteur de la colonne soulevée ou déprimée est d'autant plus grande que le tube est plus étroit, et lorsque le diamètre de celui-ci ne dépasse pasO'°,(i02 ou 0",003, on peut admettre que la hauteur du liquide intérieur au-dessus ou au-dessous de son niveau extérieur est en raison inverse de ce diamètre.
6° Il u'existe aucun rapport entre les densités des liquides et les grandeurs des phénomènes capillaires qu'ils produisent.
()° Cependant, quand il s'agit d'un même liquide dont la température change, on voit la hauteur de la colonne diminuer à mesure que la température s'élève et que le liquide se dilate, et cette hauteur varier « ]>cu près dans le même rapport que la densité.
"° En chauffant convenablement un liquide, on peut changer son ascension en une dépression dans un même tube.
8° Les ascensions ou les dépressions capillaires se produisent aussi bien entre des lames rapiii'ochéos, parallèles ou inclinées l'une sur l'autre, que dans l'intérieur des tubes cylindriques.
!)° Toutes les fois qu'un liquide touche à un corps solide, sa surface s'infléchit vers le corps et y prend une forme concave ou convexe; elle n'est plane qu'à p;utir d'une certaine distance du corps. Si deux corps sont éloignés l'un de l'autre d'une quantité moindre que le double de cette distance, les doux courbures se joignent, se prolongent mutuellement en une courbe continue, et le» phénomènes capillaires apparaissent.
10" La courbure de la surface d'un liquide dans le voisinage d'un corps solide est due à l'intervention de di'ux forces : d'une part, l'attraction du solide sin- le liquide; de l'autre, l'attraction du liquide sur lui-même. C'est ensuite la courburt; de la surface (|ui détermine l'ascension ou la dépression du liquide dans les csjjaccs capillaires. A l'époque où Pascal rédigea son Trciild sur l'équilibre des ln/iirurs, il ignorait encore l'existence des phénomènes capillaires, et cependant c'est à peu près vers cette époque <in'ils furent, pour la première fois, soumis k de» observations régulières par Hho, Bonelli, Fabri, Sturmius..., et par les académiciens de Florence. Ce fut Newton qui, le premier, les rattacha à l'attraction de la matière sur la matière, à l'aide de la(|uclle il ;ivait expliqué les loi» du système du monde. Ce n'est, toutefois, qu'en IgOS que lu théorie do ce» ))liénomènes fut réelleuicni élid)lie par Lapinro dmis deux suppléments au X" U\ie de .son Traité de la mdcanirjiie lélestc.
CAP
Nous réunissons ici quelques nombres qui pourront donner une idée de l'étendue des phénomènes capillaires.