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Fip. 565. — Cime scorpioide Je ta praiid.
cimes d<'S plantes à feuilles alternes, il n'y a qu'une seule bractée ou une seule feuille à la base de l'axe primaire, et il n'en provient qu'un seul axe latéral, et toujours ainsi de suite, de manière à produire un enroulement de l'iniioresccnce, que Ion a comparé à la courbure de la queue d'un scorpion, et d'où l'on a tiré le nom de cime sc'irjji'jïde. La. Grande Consotuie, Herbe du Cardi nnl, Consoude officinale {Sympliytum officinale. Lin.) en ofl're un exemple {fig. 6(16J. 4° ('. contractée. M. Ru'per a désigné sous ce nom une cime dont les axes très-raccourcis rapprochent 1rs fleurs jusqu'à les rendre presque sessiles. Exemples: YdCillet de pneteiDianthus burbatus. Lin. [Caryoptii/llées])., et plusieurs autres œillets ; un bon nombre de Labiées.
CI.MICAIIIE (Botanique), Cimicifuga, du latin cimex, punaise, et fugo,'yi mets en fuite. — Genre de la famille des Renonculacées, tribu des Pœoniées, qui se compose d'un petit nombre d'espèces. Ce sont des plantes vivaces : feuilles 2-3 terriiséquécs, à segments incisés, dentelées ; fleursen grappes, blanches. LtiC. fétideiC fœtida, Lin.), haute de près de 2 mètres, rameuse, striée, est une plant%trè»-fétide qui croît en Sibérie; les habitants s'en servent pour cliasser les punaises qui fuient son odeur.
CIMOLEE (TeiitiK) (Matière médicale). — C'est par ce nom qu'on désignait une espèce d'argile grise qu'on tirait d'une des Iles de l'Archipel, nommée Cimolix. On l'employait comme astringiTiic A l'intérieur ; le plus souvent on l'appliquait & rexléri<'ur sur les parolites (voyez re niof) et autres tumeurs. Elle est remplacée aujourd'hui par la boue des couteliers, qui contient beaucoup d'oxyde
(I) Ditpoiition de It cime ftcorpioï<lc. — a, me primoirc *• Q«ur tcrmintle. — b, ut lecuudtirc. — c, ne lerliaire,
etc.
de fer, et h laquelle on a donné aussi le même nom de terre cimolée.
CINABRE (Chimie), du grec cinnabari. — Sulfure de mercure composé d'une proportion (100) de mercure et d'une proportion (16) de soufre. On le trouve dans la nature et notamment en grande quantité à Almaden et à Idria, où il forme le principal minerai du mercure (voyez MERCunE).
Les échantillons massifs très-purs du cinabre naturel sont d'un violet foncé devenant d'un beau rouge par la pulvérisation. Ils sont employés dans la peinture sous le nom de rouge de cinabre, cinabre, vermillon ; mais la plus grande partie' du cinabre consommé parles peintres est un produit artiliciel obtenu soit par voie sèche, soit par voie humide (voyez Vermjllon).
CINAR.\ (Botanique). — Nom scientifique de Vartichant. en grec kinara (voyez Artichaut).
CIN.\RËES et non Cynarées (Botanique), du grec kinara, artichaut. — Tribu de la famille des Composées, qui correspond à peu près à l'ancienne famille des Cinarocéphales. D'après la méthode de de Cundolle, ses caractères sont les suivants : style des fleurs hermaphrodites épaissi-noueux supérieurement et souvent garni de pnils rassemblés en pinceau ati niveau du renflement, divisé en deux branches, tantôt soudées, tantôt distinctes, pubescentes sur la face extérieure ; lignes stigmatiques atteignant le sommet des branches où elles deviennent confluentes. Cette tribu, toujours dans la même classification, se subdivise en sous-tribus qui sont : 1° Cai.endd- L.4CÉES; genres principaux: Souci [Calendula, Neck.), Othonna, Lin., etc. ; 2° Arctotidées : Arctotis, Gaertn. ; Gorteria, Gœrtn. ; 3° Échinopsidées : Boulette [Echinops, Lin.); 4° Cardop.atées : Cardopatium,lass.; 5°XÉ- BAXTHÉMÉES : Xeronthemum , Tourn. ; 6" Carlinées : Arctium, Dalech.; Carlina , Tourn.; 7° Centairées : Centaurea,'l.\n.; Chardon bénit [Cnicus, Vaill.); 8° Car- THAMÉEi : Carthamus, Tourn.; Carduncellus, Adans. ; 9" SiLYDÉES: Silybium, Vaill.; 0«o/)Orrfo7î, Vaill. ; Cardon [Cinara,\'M\\.); Chardon {Cardwis, Giertn.); Bardune [Lappa, Tourn.); 10° Serraïulées : Rhuponticum, de Cand. ; Serrntula, Lin., etc. G — s.
CINAROCÉPHALES ou Cynarocéphales (Botanique). — Famille de plantes dicotylédones établie par de Jussieu dans sa dixième classe, comprenant les plantes à fleurs composées et nommées Synanthérées par Richard. Cette fiunille est spécialement caractérisée par les capitules composés tous entièrement de fleurons et répond, par conséquent, aux Fleuronnées ou Flosculeuses de Toui^ ncfort , aux Carduacées de Richard. Aujourd'hui , la classe des Composées s'étant considérablement accrue, les subdivisions sont devenues plus nombreuses aussi et les Cinarocéphales correspondent à la tribu des Cinarées adoptée par M. Brongniart dans sa classificasion.
CINCHONINE (Chimie), C'»H"Az«0«. — Alcaloïde qui se rencontre dans les quinquinas en même temps que la quinine et la cinchovattne, mais en plus forte proportion que ces dernières substances dans les quinquinas bruns et gris, Quiiir/uina gris de Loxa {Cincitona condamiiiea). Quinquina gris de Lima (Cmchona lanceoliila). La ciuchonine est solide, cristallisée en aiguilles brillantes, limpides ou en prismes quadilatères; sa saveur est très faible; elle est \wu soluble dans l'eau, plus soluble dans l'alcool bouillant, insoluble dans l'étlier ; ce dernier caractère la distingue de la quinine. Par une chaleur ménager, elle fond d'abord, se volatilise ensuite, en diirinant de-, flocons de cristaux légers comme l'acide beuioique. CbnulVée avec la potasse, elle donne la quinoléine. iillc dévie à droite le plan de polarisation de la lumière, tandis que la quinine et la plupart des autres alcaloïdes le dévient à gauche. Pour l'extraire, l'écorce pulvérisée des quinquinas gris est épuisée par l'eau bouillante additionnée d'acide chlorhydrique, la solution filtrée et conci'iitréc est additionnée de carbonate de soude jus(|u'ù cess;ui(in de précipité. Celui-ci est recueilli et traiié par l';il( m.l ( mu miré et bouillant qui, par le refroidisseuieni, liii>.e (k'|ioser la cinchonine cristallisée. Les sels de cuichujilne sont très-amers, plus solubles que les .sels de quinine qui leur correspondent. Ils sont colons en vert par le manganate do potasse. Le sulfate de cinchonine est (iiie|i|ner<iis employé en médecine comme tunique et iiiili-iiénintiipir, im:i\s ci's deux prepiiélés sont bien moins pinnonr.'is i|ne d.ins les scN de <|uinine. Aussi y aur.iit il uu grarjd iiiléiél ;\ pouvoir transformer facilement la cinchonine si peu employée en quinine dont l'uction fébribuge est si puissante. Cette traiisforniation